Député de la 8ème circonscription du Nord (Croix, Roubaix, Wasquehal, Wattrelos), maire de Wattrelos, vice-président de Lille Métropole Communauté Urbaine en charge des Finances et des
Ressources, je vous propose de découvrir mon blog.
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Ils étaient de nouveau plusieurs centaines, ce week-end, pour la quatrième lan party proposée par la Ville et organisée par l’association Nexen.
Une lan, c’est une compétition de jeux vidéo en réseau. Et comme Wattrelos a la volonté, depuis quelques années, d’être une ville numérique et de développer les fameuses NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) qui facilitent les relations avec l’Administration, et plus largement les relations entre les gens (ce blog l’atteste !), il me semblait naturel qu’un tel événement puisse trouver sa place dans notre ville.
Alors, de toute la France, ils sont revenus, les « gamers » : des joueurs avertis (la compétition est une manche officielle de la Coupe de France) et d’autre plus… aventuriers, comme la trentaine de Wattrelosiens qui ont tenté leur chance avec beaucoup de courage et que je suis allé soutenir le vendredi soir et le samedi matin avant que ne commence le tournoi. Bon, au final, ils n’ont pas gagné mais ils auront au moins participé : bravo à eux !
Il y avait également des stands destinés au grand public par l’association wattrelosienne 3 Clics : à la fin de la vidéo ci-dessus, on me voit en… « guitar hero » ! J’ai bien pratiqué la guitare quand j’étais adolescent mais je ne me serais jamais imaginé tenir virtuellement le riff de Smoke on the water !
Tout ça pour dire que je suis fier du virage qu’a opéré la Municipalité en ce début de siècle, car ce genre d’événement, c’est aussi un message envoyé à la jeunesse qui est pour moi une priorité majeure : par les jeux, les fêtes proposés, par son action en faveur de la culture, du sport, de l’éducation, la Ville veut dire son attachement à cette jeunesse qui est aussi son avenir. En la sensibilisant à l’informatique et aux ordinateurs, je veux combattre tout risque de « fracture numérique » pour mes concitoyens demain.
Comme quoi, on peut s’amuser et être sérieux.
Bien sûr, j’ai signé la proposition de parrainage pour Ségolène Royal : le jour même où, le matin, j’ai reçu au courrier la lettre du Conseil Constitutionnel avec le bordereau de parrainage, dès l’après-midi je postais en retour au Conseil Constitutionnel ledit parrainage.
Je n’ai pas de raison majeure de retarder ma signature : socialiste je suis ; je soutiens la candidate socialiste. D’abord parce qu’elle est la candidate de mon parti, qu’elle porte les valeurs auxquelles je crois, et parce qu’elle est LA candidate susceptible de faire gagner la Gauche et de battre la Droite de Nicolas Sarkozy.
La campagne présidentielle n’est pas un concours où chacun peut participer, ce n’est pas une foire aux suffrages. C’est un moment de débat, c’est un moment de construction ; on y construit l’avenir du pays et des citoyens. La règle des parrainages est à mes yeux juste.
Ceux qui ont la responsabilité de pouvoir désigner, parrainer un candidat ont une vraie responsabilité : choisir celui, ou celle, qui pourrait demain présider la France !
Contrairement, c’est vrai, à bon nombre de mes amis à Gauche, et y compris à bon nombre de socialistes, je suis favorable à l’élection du Président de la République au suffrage universel et, même si je ne néglige pas la nécessité de corriger certaines de nos règles institutionnelles (notamment sur le fonctionnement parlementaire), je suis attaché à ce Président (ou cette Présidente) « clé de voûte de nos institutions ».
Alors soyons clairs : à ce moment important de la vie démocratique et institutionnelle, je ne pense ni souhaitable ni nécessaire qu’il y ait une ribambelle de candidats. Car à terme, un trop grand nombre de candidats ôte toute signification au résultat obtenu : croit-on d’ailleurs que la démocratie gagne à voir se présenter 20 ou 30 candidats ? Qui n’a pas déjà entendu nos concitoyens plaider pour avoir – à juste titre – une pluralité des choix (pour pouvoir exprimer leur sensibilité), mais qui ne les a pas aussi entendu dire ne pas savoir qui choisir, tant il y a de candidats ? Paradoxe de la démocratie, bien sûr.
Voilà pourquoi mon choix est responsable et clair : c’est pour Ségo.
Je suis fidèle en amitié, et je m’en honore.
Aussi, dès qu’il m’a invité, c’est devenu un incontournable de mon agenda, il fallait que j’y sois ! Ce vendredi, un Croisien parmi les plus célèbres, Jean Gomanne, fête ses années de
chansons, et à cette occasion, il a invité ses amis – j’en suis ! – et a sorti un nouveau CD, un « Florilège » (c’est son titre, avec une Tour Eiffel en fond d’image) de ses
chansons. Pour être franc, c’est de la chanson comme je l’aime, française, chantant l’amour et la vie, de ces chansons que nous avons tous un jour fredonnées, et
que nous conservons tous dans un coin de notre tête.
« Ca sent si bon la France » ; « C’est magnifique » ; « A l’auberge du Cheval Blanc » ; « Toutes les femmes sont belles »… « Comme d’habitude » !
Jean est rayonnant et heureux, et il a raison de l’être. Ses sympathiques amis qui tiennent ce café mythique du LAF se sont même déguisés d’habits de fête pour lui et ses hôtes ! Le sourire est sur toutes les lèvres, c’est chouette.
J’ai beaucoup de respect pour ces artistes qui, comme Jean, ont passé leurs samedis soirs, dimanches midi, à faire des déplacements, à animer des bals, à pousser la chansonnette, à semer un peu de bonheur autour d’eux dans leur passage. Dans un film récent, Quand j’étais chanteur, G. Depardieu était émouvant. Mais tous ces artistes ont du mérite. Avec toutes ses années de carrière, Jean leur fait honneur. C’est un grand, et j’ai pour lui respect et amitié.
Ce midi, séance de travail, un sandwich vite avalé, avec Francine Langevin, avec qui je me présenterai aux prochaines élections législatives : elle a accepté d’être ma suppléante et j’en suis heureux. Car on travaille bien ensemble, et je crois que nous nous complétons également bien.
Comme moi, Francine connaît les quatre villes de la 8ème circonscription du Nord : native de Roubaix, elle habite Croix depuis près de 40 ans où elle est conseillère municipale, chef de file de l’opposition municipale et secrétaire de la section socialiste de Croix-Wasquehal.
Syndicaliste, militante associative, travaillant dans un Centre communal d’action sociale où elle est au contact des plus démunis, son dynamisme et son expérience de terrain me correspondent, ses compétences sociales me complètent, moi qui ai une formation d’économiste et de spécialiste de questions financières. Mais nos volontés d’agir nous réunissent.
Elle et moi savons que l’urgence est aujourd’hui sociale : la pauvreté, l’exclusion, la précarité ont explosé ces dernières années et nous ne pouvons nous y résoudre.
Tout comme il nous semble inconcevable de se résigner à voir appauvrir encore plus nos écoles, nos hôpitaux, nos services publics : s’il ne fallait qu’une raison, une seule raison de s’engager à Gauche, et ne pas vouloir laisser notre pays et notre agglomération encore 5 ans aux mains de la Droite, ce serait celle-là !
Notre objectif est donc de faire gagner la Gauche pour porter à Paris la parole, les souffrances et les espoirs des habitants de Croix, Roubaix, Wasquehal et Wattrelos. Pour défendre l’emploi, combattre les discriminations, préserver la cohésion de nos quartiers et la protection sociale, impulser une vraie politique de logement et d’éducation, et construire un calme durable dans nos cités.
Ce midi, dès la fin de l’assemblée générale, direction Dunkerque. Mon ami et complice, son maire Michel Delebarre, m’a invité au Carnaval pour lancer du balcon de l’Hôtel de ville les célèbres « kippers »… pendant que lui lancera également – privilège du maire – des homards (selon la célèbre apostrophe de la population dunkerquoise : « Delebarre, des homards ! »).
Qu’on se rassure : si les harengs saurs – dits kippers – sont sous film plastique (mais l’odeur est bien là, j’en atteste !), les homards eux sont en plastique : 6 seront lancés, et ceux qui les attrapent peuvent les échanger dans une poissonnerie de la ville (en pratique, ils ne le font jamais, trop fiers de leur trophée !).
D’ici là, me voilà déguisé : sitôt arrivé sur le parking, me voilà en « carnavaleux ». Dominante bleue, chapeau et masque… pour faire discret (cf. photo). Soyons franc : tout cela est très raisonnable, et cela le restera jusqu’au moment où tous les invités du maire se trouveront affublés… d’un « boa » (d’un mauve superbe !) que ni Régine ni Zizi Jeanmaire n’auraient dédaigné. On rit, Michel est épuisé mais en forme (le miracle du maire en fête dans sa ville !), mais je ne me vois pas encore trop exubérant.
La foule s’agglutine sous le balcon. C’est superbe de couleurs, de parapluies, de jaune, de rouge, de bleu, de vert, de tout cela mélangé et de bonne humeur. C’est qu’elle peut en contenir du monde, cette place ! Et elle est noire de monde.
Enfin, ça y est : on ouvre les fenêtres, on grimpe sur le balcon, une clameur monte. Au premier kipper, c’est un cri général qui s’élève. Au premier homard, c’est l’émeute. Extraordinaires mouvements de foule. Impressionnant ! Caméras, télés, photographes immortalisent la scène.
Que c’est beau le Nord en fête. Que c’est bon quand on peut tout oublier. Tous ici, en haut et en bas, déguisés, nous sommes pareils : on est là pour cela, pour dire notre plaisir de rire, de sourire, de passer un moment de joie.
Déjà vingt minutes et il n’y a plus de harengs. Des tonnes sont devenues des poissons volants. Les fenêtres se referment… Dommage. La fête est finie ? Non. Bien sûr, partout dans la ville, elle continue.
Je n’y tiens plus. Je rejoins la foule, une bande se forme. Au coin de l’autre place là-bas, une marée humaine s’avance. Des rythmes secouent tout le public alentour. Je plonge dans la masse. Plonger dans la "Vischerssbende" parmi les "masqueloures" et les "berguenaeres" relève de l'exploit sportif. On y retrouve Rosalie, Marguerite, Rose, Charlotte, Marie et Raymonde évoquant "tet'ches", "wiches" et "picheloures" en toute liberté. Il est vrai "qu'on n'est pas là pour faire des manières..." Quelle chaleur, quel moment ! Voilà que résonne, porté par mille, par dix mille, par cinquante mille voix, « l’hymne à Jean Bart ».
Une communion entre une population et une chanson. Une identification. J’en ai plein les yeux, plein les oreilles. Et un moment d’orgueil : je me souviens que l’écrivain Jacques Duquesne, qui a écrit une biographie de notre célèbre Corsaire du Roi, m’a confié qu’à l’époque Jean Bart s’écrivait Jean Baert !
Le soir tombe, il faut rentrer. J’ai encore du travail ce soir, mais je suis heureux. Ah, le Nord est une superbe région. Et qu’est-ce que je l’aime…