Député de la 8ème circonscription du Nord (Croix, Roubaix, Wasquehal, Wattrelos), maire de Wattrelos, vice-président de Lille Métropole Communauté Urbaine en charge des Finances et des
Ressources, je vous propose de découvrir mon blog.
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A l'heure où j'écris ces lignes, la Nation rend hommage aux dix soldats français morts en Afghanistan. Le Président de la République aura fait rendre un hommage digne, républicain et trouvé les mots de réconfort indispensables pour les familles. Chacun sait que je ne soutiens pas sa politique, et que parfois, et même trop souvent, sa manière d'exercer ses fonctions ne me satisfait pas, voire m'indigne, mais pour cette cérémonie, je lui donne acte de la tenue et de la qualité de l'hommage à ces jeunes hommes morts au combat.
Cela n'empêche pas qu'en tant que citoyen comme en tant que responsable politique, il me paraît essentiel que la lumière la plus claire soit faite sur la mission dans laquelle ces jeunes soldats ont trouvé la mort. Plus j'écoute la radio, les paroles officielles, plus je cherche à m'informer, plus je ne cesse de bousculer dans ma tête bien des questions qui me paraissent toutes plus importantes les unes que les autres.
Qui a décidé de cette mission : l'Otan ? Le commandement français ? Le commandement afghan ?
Pourquoi a-t-on envoyé ces jeunes soldats en reconnaissance à pied ? Pourquoi la zone n'avait-elle pas été survolée préalablement par des drones ? Nous ne sommes plus dans le Djebel en 1958 et cela me paraît ahurissant qu'il n'y ait pas eu de reconnaissance aérienne.
Où sont les drones français ? Si nous n'en n'avons pas, pourquoi n'avons-nous pas utilisé les drones américains ?
Comment s'est passé l'appui aérien ?
Pourquoi les communications ont-elles mal fonctionné ?
Est-ce que les responsables de l'unité parlaient anglais ?
Quels sont les moyens matériels de nos soldats en Afghanistan ? Sont-ils suffisamment équipés pour leurs missions ?
Pourquoi le Chef des Armées, après son excellente initiative d'aller sur place immédiatement, n'est-il pas resté plus longtemps pour analyser les causes de ce dramatique événement ? Avait-il d'autres priorités ?
Je ne dois pas être le seul à me poser toutes ces questions. La France doit la vérité aux familles des victimes. Le Gouvernement vient d'annoncer un débat avec vote le 22 septembre prochain. Il ne faut pas être grand stratège politique pour y voir – face noire de cette suggestion de vote ! – une manœuvre politicienne du Pouvoir afin d'obtenir une division de la Gauche sur la présence de notre armée en Afghanistan.
Et déjà, on voit le Président de la République sous-entendre que la Droite, qui va voter pour, elle, veut lutter contre les Talibans, le terrorisme, qu'elle est courageuse, qu'elle soutient nos soldats… Sous-entendu : si la Gauche ou des députés de gauche votent contre, c'est que la Gauche, c'est tout l'inverse ! Ce raccourci manœuvrier est – s'il est l'intention cachée de ce vote – stupide.
Car il y a bien un problème sur la présence française en Afghanistan ! Si en 2001 la France a envoyé des hommes là-bas, c'était pour appuyer les forces régulières afghanes, les former afin qu'elles puissent lutter avec une plus grande efficacité contre les Talibans. Si au printemps le Président de la République (contrairement d'ailleurs à ses engagements de campagne présidentielle d'avril 2007) a décidé d'envoyer des renforts à la demande des Américains, il ne faut pas oublier de dire que la mission a changé depuis 2006. Les forces françaises au sein de l'ISAF, dont la mission était le maintien de la paix et la sécurité à Kaboul, sont engagées désormais dans la lutte contre la guérilla avec les Américains dans l'opération Induring freedom (Liberté immuable) !
Les justifications de cette opération (lutte contre le terrorisme, retour de la démocratie, liberté et meilleures conditions économiques pour les Afghans) apparaissent au fil du temps et des évènements de plus en plus surréalistes. En effet, après sept longues années, sur tous ces points, que constater d'autre que l'échec de la stratégie militaire ? Quid de la liberté pour les Afghans dans ce pays en guerre ? De la démocratie ? Quant à la situation économique, elle se détériore chaque jour un peu plus, alors que la corruption, elle, ne faiblit pas.
Alors, oui, il faut qu'il y ait débat. Si nos soldats sont en Afghanistan, il faut que leur stratégie soit claire, que leur mission soit précisée, et que leur protection soit assurée au mieux, ce qui suppose d'éviter des risques inutiles et d'utiliser les moyens de protection adaptés.
C'est à l'aune de ces questions, et des réponses qui seront apportées que j'exprimerai mon vote. Car, comme celle de chaque homme, la vie d'un soldat est précieuse, ô combien !
- à Monsieur le Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité sur les inquiétudes exprimées par les acteurs de l'insertion par l'activité économique dans le Nord - Pas-de-Calais, quant à la baisse des crédits d'État pour l'année 2008. En effet, pour ces acteurs qui remplissent une mission de première importance (mise en situation réelle de travail et d'apprentissage des personnes en difficulté et leur accompagnement social individualisé) la dotation de l'État pour 2008 est largement en baisse par rapport à 2007 : 400 Keuros de moins. Lire la suite (J.O. du 12 août 2008).
- à Monsieur le Premier Ministre sur l'impérieuse nécessité, dans la Révision Générale des Politiques Publiques, de conserver un interlocuteur gouvernemental de l'économie sociale : une Délégation Interministérielle à l'Économie Sociale doit être maintenue. En effet, l'économie sociale représente dans notre pays près de 2 millions de personnes salariées, et participe à la réalisation de 10 % du PIB. Lire la suite (J.O. du 12 août 2008).
Bien entendu, je publierai les réponses dès leur parution au Journal Officiel.
- à Madame la Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative sur la situation des services de soins palliatifs dans le département du Nord. La loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie constitue, de l'avis général, une avancée majeure dans l'accompagnement de la fin de vie, en posant le principe de l'accès pour tous aux soins palliatifs. Or l'actualité a relancé le débat sur les moyens mis en oeuvre pour l'application de cette loi. Lire la suite (J.O. du 29 avril 2008). Réponse parue au J.O. le 5 août 2008
- à Monsieur le Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité sur les conséquences de l'application du décret n° 2008-96 du 31 janvier 2008 relatif à la gratification des stagiaires, particulièrement pour les travailleurs sociaux en formation. Si la gratification des stagiaires prévue par le décret du 31 janvier 2008 constitue une reconnaissance du statut de stagiaire, elle est source de véritables difficultés concernant les travailleurs sociaux en formation. En effet, pour ces professionnels, les stages constituent la moitié de leur formation en alternance. Lire la suite (J.O. du 5 août 2008).
- à Monsieur le Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité sur la situation salariale difficile des aides à domicile. Si le Gouvernement encourage fortement le maintien à domicile des personnes dépendantes et bien qu'une cinquième branche de la sécurité sociale pourrait être créée pour prendre en charge la dépendance, dans le même temps les salariés de ce secteur voient leur situation professionnelle se dégrader. Lire la suite (J.O. du 5 août 2008).
- à Madame la Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative sur les évolutions qu'il serait souhaitable d'apporter à la formation des infirmières en les intégrant dans le dispositif LMD. En effet, une étude réalisée en 2007 par le ministère de la santé situe la profession d'infirmière à la première place des professions sensibles susceptibles de connaître des mutations profondes. Lire la suite (J.O. du 5 août 2008).
- à Monsieur le Ministre de l'Education nationale sur les conséquences de la réduction de moyens en personnels mis à disposition de l'association Solidarité laïque, association complémentaire de l'école, reconnue d'utilité publique. Ses programmes en France et dans plus de 25 pays permettent l'accès aux droits fondamentaux. Elle agit contre les inégalités et les exclusions. Lire la suite (J.O. du 5 août 2008).
Bien entendu, je publierai les réponses dès leur parution au Journal Officiel.
« Pas de quoi pavoiser », écrit en effet Le Monde d’aujourd’hui.
C’est vrai, le vote sur la révision constitutionnelle de ce lundi 21 au Congrès de Versailles n’est bon pour personne.
Il ne l’est assurément pas pour la Gauche, qui n’a pas réussi à préserver son unité. L’arbre Jack Lang (qui a au moins
le mérite d’avoir toujours dit qu’il était favorable à cette réforme, puisqu’il avait été le vice-président de la commission qui en est à l’origine) ne doit pas cacher la forêt des dizaines de
voix de gauche qui ont voté avec la droite, pour des raisons qui ne sont pas toujours glorieuses.
Jack fait de ce point de vue, un bouc émissaire commode mais la posture de bon nombre de députés et sénateurs radicaux de gauche (ils auront été 17 à voter pour la réforme) interpelle, surtout
après les informations qui, ça et là, filtrent sur des marchandages plus ou moins discrets.
J’ai de l’amitié pour beaucoup d’entre eux. Mais, à aucun moment, dans aucune réunion du groupe SRC (socialistes, radicaux et citoyens) dont ils sont membres – et encore la semaine précédent le
scrutin – ils n’ont émis la moindre réserve sur le vote négatif du groupe ni sur leurs envies de voter positivement. C’est clair, cela crée un malaise, et il était temps que la session
s’arrête.
Mais le résultat n’est pas non plus bon pour la Droite, même si la majorité relative nécessaire est atteinte. Car les
méthodes employées laissent un goût amer à beaucoup d’élus. Un de mes voisins d’hémicycle, sénateur centriste, m’a dit avoir eu 3 fois au téléphone ce dimanche Nicolas Sarkozy (pourtant en
week-end alors à Marrakech) pour lui demander de voter oui… Il se sera finalement abstenu !
Les débauchages, les pressions, les menaces notamment avec le prochain redécoupage électoral, ont eu lieu tous azimuts. Le téléphone a chauffé, et on
l’a compris la semaine suivante avec les annonces de la carte militaire, l’impartialité de l’Etat a été plus qu’écornée. Et tout cela pour un résultat bien maigre : une voix de majorité. Là
aussi, cela laissera des traces.
Dans l’absolu, tout cela n’est pas glorieux. Certes, le Président peut avoir le sourire aux lèvres. Il voulait sa réforme de la Constitution, il l’a eue… comme tous les défis qu’il paraît se lancer, moins pour le fond que pour la forme, et pouvoir ainsi dire, pour paraphraser Pierre Dac et Francis Blanche : « Il peut le faire ! ».
Sauf que sur le fond, c’est moins drôle que les affirmations de Francis Blanche.
Car que retiendra-t-on de cette réforme constitutionnelle ? Qu’elle a été adoptée au cœur de l’été, à marche
forcée, par un pouvoir pressé de la faire adopter avant les élections sénatoriales de septembre.4
Qu’elle a été votée par des débauchages individuels et des manipulations qui n’honorent pas la démocratie, ni l’appréciation qu’ont nos concitoyens de leurs institutions et responsables
politiques.
Qu’elle consacre plus que jamais, comme l’écrit Robert Badinter, une monocratie présidentielle, la prééminence du pouvoir d’un seul homme.
Dommage en fait, vraiment dommage. Je crois que tant les travaux de la commission présidée par Edouard Balladur (qui
dissimule à peine son amertume) que notre démocratie méritaient mieux que cette révision-là, et surtout que ce vote-là !