Député de la 8ème circonscription du Nord (Croix, Roubaix, Wasquehal, Wattrelos), maire de Wattrelos, vice-président de Lille Métropole Communauté Urbaine en charge des Finances et des
Ressources, je vous propose de découvrir mon blog.
Cet espace d'expression est aussi le vôtre ; n'hésitez pas à y laisser vos commentaires. Bonne visite !
Ce dimanche matin, après la visite de la brocante du Comité des Fêtes du Ballon (superbe d’ailleurs, pour le nombre d’étals comme pour la fréquentation !), je suis invité à une
visite officielle du salon des chats qui se tient à la salle Salengro. Avec mes adjoints, disons-le tout net, nous avons fait un tour de salle passionnant !
Voilà une visite agréable car déambuler dans les allées d’une telle exposition féline est franchement sympatique… mais n’en parlez surtout pas à mon chien !
Les chats de France, tel est le nom de l’association organisatrice de cette exposition, et je m’étonne de constater que nous possédons, dans notre magnifique pays, autant de races de chats différentes ! Des chats sans poils, des chats de race maine coon (vous savez, ces superbes chats avec de longs poils très doux qui, adultes, pèsent près de 10 kg… J’ai d’ailleurs joué quelques secondes avec un chaton de trois mois : adorable ! Je serais reparti chez moi avec lui, mais heureusement, il n’était pas à vendre car à son âge, il est déjà plus gros que mon chien !), des chats persans, siamois, norvégiens…
Bref, un salon passionnant à tous points de vue, tant de celui des visiteurs (ils furent nombreux) que de celui des éleveurs, venus parfois de loin, lesquels ont trouvé là l’occasion de se rencontrer, d’échanger des informations avec les juges présents et de prendre des contacts toujours précieux.
Pour ma part, je suis reparti de ce salon enchanté, avec un tapis et des sets de table « griffés » à l’effigie de nos amis chats, histoire de rapporter un souvenir à la maison… à défaut de pouvoir y amener un pensionnaire supplémentaire !
Au sein de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, je suis Rapporteur spécial et, à chaque fin d'année, dans l'élaboration du Projet de Loi de Finances, j'ai donc un rapport à élaborer sur le programme qui m'a été imparti, à savoir : "Les engagements financiers de l'Etat".
Ce printemps, et jusqu'à la rentrée de septembre, j'ai été nommé membre d'une mission parlementaire de la Commission sur "Les fonds propres des PME", dont le rapporteur général est Nicolas Forissier (UMP). Cette commission est composée de quatre députés, de chaque sensibilité (UMP, Nouveau Centre, Verts, PS), et j'y représente le groupe socialiste. Nous avons mené plusieurs dizaines d'auditions, et rendrons notre rapport dans quelques mois.
Et voilà que, sur proposition de Didier Migaud, Président de la Commission des Finances, j'ai été désigné par la Commission co-président d'une nouvelle mission, la "mission d'information sur les normes IFRS". Nous sommes deux députés, l'un UMP, l'autre PS, avec l'objectif d'apprécier nos standards de comptabilité, les réglementations nationales et internationales de comptabilité des entreprises, de toute nature. Les conséquences sur les comptes des entreprises (les normes internationales IFRS seraient-elles – notamment pour les PME – mieux adaptées que le PCG, Plan Comptable Général, utilisé en France ?), mais aussi sur la sécurité financière et prudentielle du secteur bancaire, ainsi que les incidences en ressources fiscales de toutes ces normes comptables, sont lourdes. Ce n'est pas "grand public", et c'est vrai que le politique n'est pas au premier rang de l'action sur ces questions, mais terriblement important, à terme. J'ai été choisi pour conduire ces réflexions, je le ferai.
Voilà pourquoi ce matin je commence un nouveau programme d'auditions de professionnels, par Jean-François LEPETIT, Président du Conseil National de la Comptabilité, et ses collaborateurs, pour préparer la création de l'Autorité Nationale de Comptabilité, instance de régulation.
C'est donc une nouvelle, la deuxième, mission parlementaire qui m'est confiée. Rapport à rendre pour le 15 septembre !
Des
courses de vélos, ça a été à la mode pendant de longues années, puis ça le fut moins, même si à chaque proximité de Paris-Roubaix ou du Tour de France, on voit ressurgir dans nos villes et dans
nos campagnes des groupes de cyclistes !
Ce dimanche, dans le quartier du Ballon, après le Sapin Vert il y a quinze jours, le comité des Fêtes renoue avec la tradition. Il fait beau, sans faire trop chaud, mais il fait bon surtout.
C'est la fête des mères, mais cela n'empêche pas des familles d'être sur des chaises, sur leur trottoir, pour regarder passer les coureurs. Sympa, l'ambiance
!
Alors on m'a demandé de donner le coup d'envoi du départ. J'y suis allé avec Christophe, mon 1er Adjoint, et Robert, mon Adjoint à la Vie Associative. Ils étaient nombreux, tous ces
jeunes cyclistes à s'élancer dans la rue du Petit Tournai… Dès qu'ils sont partis, on est allés au Tabac du Ballon prendre un petit café. Incroyable : on a à peine eu le temps de traverser que
les premiers coureurs avaient déjà bouclé le premier tour du circuit !
Sympa donc, mais sportif quand même !
C’est une opinion partagée par
tout le monde : il en faut de la patience, du courage, du don de soi pour être une maman. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, je les trouve formidables et, en ce jour de fête des
mères, je l’ai dit… à la mienne, bien entendu.
Avec mon papa, je lui dois tout ce que je suis. Il y a quelques temps, un journal régional m’avait « soumis » à un questionnaire de Proust, me demandant notamment : si vous aviez
été une femme, qui auriez-vous aimé être ? J’avais répondu spontanément : « Ma mère, bien sûr ! Une femme simple, bosseuse et courageuse. Ma fierté serait qu’on dise la même
chose de moi. »
Des femmes courageuses, j’en ai également reçu hier en fin d’après-midi à l’Hôtel de ville à l’occasion de la réception que la Municipalité organise tous les ans en l’honneur des mères de
familles nombreuses.
J’ai décoré cette année cinq mamans de la médaille de la Famille française, dont l'une, Lucie, qui a eu 14 enfants (et 30 petits-enfants!) : elles représentent la reconnaissance de la nation pour les efforts et les sacrifices qu’elles ont consentis durant toutes ces années ; je vous propose de découvrir en cliquant sur ce lien le discours que j’ai prononcé à cette occasion.
En fin d'après-midi, je participe à un colloque au Sénat sur "La santé financière des collectivités françaises par rapport à leurs homologues européennes", organisé par l'agence de notation FitchRatings. J'y interviens comme Vice-Président aux Finances de la Communauté urbaine de Lille, et devant ce parterre de banquiers français et étrangers, de représentants de collectivités locales de toute nature, je dois plancher sur "l'intercommunalité, une spécificité française", en évoquant bien évidemment l'expérience de la Communauté urbaine.
Après avoir établi la "fiche signalétique" de la Communauté urbaine de Lille, je rappelle que la "communauté urbaine" est, en France, une intercommunalité obligatoire, car créée d'autorité (à l'origine) par la loi (en 1966). S'agissant de leur situation financière, à l'image de LMCU, les communautés urbaines :
- sont saines financièrement. A Lille, l'épargne brute est de 250 M€ pour des recettes de fonctionnement de 1116 M€ en 2007 ;
- agissent beaucoup. Ce sont des "machines à investir". A Lille, les dépenses d'équipement sont de 384 M€ en 2007 !
- s'interrogent sur leur avenir financier. En effet, leurs conditions d'équilibre financier se sont profondément modifiées depuis trois ou quatre ans, à l'image de LMCU confrontée à un "effet-ciseau", avec des recettes de fonctionnement en quasi stagnation (+ 1 %), et des dépenses de fonctionnement en croissance plus dynamique (de + 3 à 4 %) : d'où une diminution de l'autofinancement, avec la nécessité de lever des emprunts, alors même que le stock de dette est lourd (1600 M€).
Pourquoi cette évolution ? Parce que les réformes législatives des finances locales et de la décentralisation, et les politiques financières de l'Etat ont non seulement défavorisé l'intercommunalité, mais l'ont en réalité littéralement spolié :
- sur sa première ressource, la "taxe professionnelle unique" (1 /3 des recettes de LMCU) dont l'assiette a été amputée, tandis que les possibilités d'augmentation du taux ont été quasiment rendues impossibles ;
- sur la seconde ressource, les dotations de l'Etat (là encore, près d'1/3 des recettes de LMCU) à cause : d'une dotation principale (la DGF) qui est indexée systématiquement très en deçà de l'enveloppe nationale et de l'inflation (en fait, elle évolue comme la dotation forfaitaire des communes, donc de + 0,6 à + 1 % à peine par an !) ; des réductions – sévères – des dotations de compensation.
La réalité de l'intercommunalité / communauté urbaine aujourd'hui en France, c'est que près des 2/3 de ses ressources n'ont qu'une dynamique limitée.
Ce qui ne l'empêche pas d'innover. Ainsi, le débat s'est ensuite engagé sur l'Euro-métropole Lille – Kortrijk – Tournai, 1er GECT (Groupement Européen de Coopération Transfrontalière) créé le 28 janvier 2008, qui, sur un territoire de 145 communes, regroupe 2 millions d'habitants, pour structurer une euro-métropole franco-belge " polycentrique, triculturelle, et binationale".