Député de la 8ème circonscription du Nord (Croix, Roubaix, Wasquehal, Wattrelos), maire de Wattrelos, vice-président de Lille Métropole Communauté Urbaine en charge des Finances et des
Ressources, je vous propose de découvrir mon blog.
Cet espace d'expression est aussi le vôtre ; n'hésitez pas à y laisser vos commentaires. Bonne visite !
Il s’agit du CLIC de Roubaix-Wattrelos, c’est-à-dire le Centre local d’information et de coordination destiné à aider ceux que l’on appelle à Wattrelos les
représentants du Nouvel Age, c’est-à-dire les seniors.
Ce CLIC a joliment et opportunément été baptisé « Riv’Age » afin que toutes les personnes qui en ont besoin y accostent et y trouvent une « berge » rassurante, un espace
d’écoute, d’information, d’accompagnement dans les démarches de tous types dès lors qu’on a 60 ans et que s’ouvre une nouvelle période de la vie.
Une structure qui répond à une vraie nécessité car aucun élu ne peut avoir la certitude que malgré toutes les actions entreprises à destination des personnes âgées – et elles sont nombreuses à
Wattrelos ou à Roubaix – une personne, une famille ne reste sur le bord du chemin, dans la difficulté ou dans la douleur.
Chaque semaine ou presque, je rencontre des personnes âgées désemparées, qui ont perdu leurs repères parce que la compagne ou le compagnon s’en est allé. Vous connaissez la fameuse citation de Lamartine : un seul être vous manque, et tout est dépeuplé…
C’est vrai : dans notre action municipale, on a le sentiment, à juste titre, de faire beaucoup… même si bien sûr on ne fait jamais assez. D’où l’intérêt de ce CLIC pour aider à lutter contre
la solitude, le vieillissement, la maladie. Il dispose de réponses dont les gens ne soupçonnent parfois même pas l’existence ; c’est un véritable instrument de rupture lorsque l’on est
engagé dans une spirale négative.
Et c’est un instrument qui me plaît d’autant plus qu’il s’inscrit dans une démarche de partenariat entre nos villes de Roubaix et Wattrelos, nos CCAS, nos hôpitaux et bien entendu le Conseil général qui pilote les 30 (il y en aura 33 à terme) CLIC du Nord. Il est bien évident que les problématiques de santé ne s’arrêtent pas aux frontières des communes et que les réponses et les compétences doivent être partagées.
Une exigence nécessaire à l’heure où l’offre de santé de proximité est menacée par la politique gouvernementale (cf. article précédent) : si rien ne change, on ne pourra bientôt plus assurer
l’accès aux soins pour tous. Ce n’est pas acceptable, et c’est pour cela qu’il faut se battre. Je m’y emploie.
Cet après-midi, à l'Assemblée nationale, je pose la question suivante à Madame la Ministre de la Santé au sujet de la préoccupante situation financière des hôpitaux publics, notamment celui de Roubaix :
" Monsieur le Président,
Mes chers collègues,
Madame la Ministre de la Santé, les hôpitaux publics vont mal, très mal même. Le Gouvernement les a délibérément négligés, a organisé leur mise en déficit (notamment en baissant brutalement les tarifs de 3 %), et avec la réforme annoncée de la carte hospitalière, veut les contraindre à réduire leurs services ou à disparaître !
Le Gouvernement avait pourtant les moyens de les aider !
Dès l'été 2007, dans les désormais trop fameux 15 Mds € de « cadeaux fiscaux », vous avez décidé de réduire le "bouclier fiscal" de 60 à 50 %, ce qui est un "cadeau" d'1 Md € de l'Etat pour rembourser – et oui "rembourser" ! – l'impôt des plus riches des riches ! Ce qui, soit dit en passant, ne les a pas fait revenir en France!
0r, 1 Md €, cela représente, mes chers collègues, la totalité des déficits cumulés, l'écart entre les dépenses et les recettes de tous les hôpitaux publics de France ! Si vous aviez fait, Madame la Ministre, le choix politique de donner 1 Md € aux hôpitaux publics, tous seraient en équilibre et nous n'aurions pas aujourd'hui dans toutes nos régions tant d'hôpitaux à qui maintenant le Gouvernement demande de couper dans les dépenses, de licencier du personnel, ou même de disparaître !
Dans le Nord – Pas-de-Calais, par exemple, ce sont 17 millions d'euros de déficit à l'hôpital de Lens, ce sont près de 300 suppressions d'emplois que vous demandez à celui de Lille ! Dans ma circonscription, à Roubaix, le déficit de l'hôpital Provo est de 6,3 Millions € et 200 emplois sont menacés ! La situation est grave. Les élus et les personnels sont terriblement inquiets, comme l'est une population déjà durement touchée par vos franchises médicales, et qui ne sait pas si elle aura encore longtemps accès à tous les services de son hôpital public !
Madame la Ministre, l'accès aux soins pour tous est vital ! Aussi ai-je trois questions à vous poser :
- êtes-vous prête à demander l'annulation du bouclier fiscal à 50 % pour pouvoir avoir les moyens de remettre à flot les hôpitaux publics de ce pays ? Ce ne serait que justice car vous reprendriez de l'argent aux plus riches pour permettre l'accès aux soins de tous les Français !
- avez-vous conscience que la politique du gouvernement est en train d'étrangler progressivement la quasi-totalité des hôpitaux publics du pays ?
- allez-vous dégager les moyens nécessaires pour redresser les finances des hôpitaux et éviter la disparition d'hôpitaux publics, de services, et donc éviter que ne se dégrade l'offre de soins dans nos régions ? "
La ville hongroise de Mohàcs, jumelée avec Wattrelos, fête ce week-end ses grandes festivités de Saint-Jean Nepomucene, avec deux séries d’hôtes d’honneur. D’abord, une classe de l’école Condorcet, emmenée par son directeur Jean Leclercq, qui, comme cela se fait chaque année passe une semaine sur place (les enfants logent dans des familles hongroises), avant que les enfants hongrois ne viennent eux-mêmes à Wattrelos en juin prochain (ils seront là du 18 au 25 juin).
Ensuite, un ensemble de musiciens de l’école de musique, saxophonistes talentueux emmenés par Fabrice Siesse (ci-contre), dont la prestation était l’un des points d’orgue de cette fête 2008, s'est produit d’abord le vendredi soir dans un concert au Centre culturel, avant de se produire en plein air, devant une foule nombreuse, le samedi soir, juste avant le défilé des bateaux illuminés (majestueux au demeurant !) et le feu d’artifice sur le Danube !
De fait, Wattrelos a été à la fête, si j’ose dire… vu le nombre de fois où son nom a été cité pendant tout ce week-end.
Je les ai rejoints pour ma part vendredi après-midi, pour aller encourager nos musiciens dans leur concert, ce qui m’a permis d’aller saluer nos enfants (et même de faire une partie de baby-foot avec eux – photo – pour leur plus grand plaisir, mais aussi, je le reconnais, pour le mien).
Samedi midi, les Hongrois ont voulu nous faire goûter la traditionnelle goulash… et je n’ai pas pu m’empêcher d’y mettre la main (ci-contre) !
Tout cela avant que, le dimanche matin, mon collègue maire de Mohàcs, Josef Szeko, reçoive les enfants en mairie (ph. ci-dessous), lesquels ont chanté pour tous les présents, et remette à l’école Condorcet un superbe tableau de sa ville qui trônera bien, au retour, dans l’école wattrelosienne ! Tout cela sous les yeux de familles hongroises nombreuses, ravies d’avoir un nouveau petit garçon ou une nouvelle petite fille chez eux, un copain ou une copine de France pour leur propre enfant !

C’est cela les jumelages : des relations humaines, des échanges culturels, des moments de fraternité. C’est cela la vraie Europe.
Ce matin à la Commission des Finances de l'Assemblée avec le Président Didier Migaud, nous auditionnons Yves-Laurent SAPOVAL, Délégué interministériel à la Ville et au Développement social urbain, responsable des programmes Rénovation urbaine et Equité sociale et territoriale. A la Commission, nous sommes exigeants sur les objectifs des politiques publiques et sur leur évaluation budgétaire.
Bien évidemment, l'élu de l'agglomération roubaisienne que je suis ne peut pas ne pas interpeller le Délégué sur des questions qui posent problème dans ce qu'est la politique de la Ville sur le terrain. Trois types de sujets, de ce que je ressens comme maire mais aussi de ce que j'entends de mes collègues élus, doivent être mis en avant, et je le fais vertement :
- sur les techniques de la politique de la Ville. D'abord sur les procédures, car avec la création de l'Acsé (Agence nationale de la cohésion sociale), le sentiment dans les quartiers, et pour les élus, est qu'elles sont devenues complexes et centralisées ; d'autre part, sur les financements qui sont notifiés tardivement (c'est vrai de la notification des enveloppes, mais aussi des décisions spécifiques de subventions proprement dites) ce qui pose des problèmes aux collectivités, et surtout aux associations pour les avances de fonds ;
- sur les moyens humains, à la disposition de la politique de la Ville. L'ambition affichée est-elle compatible avec le fait que dans le même temps l'Etat réduise drastiquement les contrats aidés, et surtout soit restrictif sur les postes "d'adultes-relais" ?
- sur les périmétres d'intervention des politiques de la Ville. Le Gouvernement a-t-il l'intention de revoir les "zones urbaines sensibles" (M. SAPOVAL nous confirme que c'est prévu pour 2009, que la méthode est en cours d'élaboration, mais que celle-ci se fera sur la base des données de l'INSEE du dernier recensement) ? Que doit-on penser du silence absolu du gouvernement Fillon sur les zones franches urbaines ; envisage-t-il des révisions (M. SAPOVAL confirme la stabilité du dispositif et des périmètres. Le Gouvernement ne souhaite pas de modifications, sauf adaptations juridiquement imposées) ?
En conclusion, j'ai également interpellé le Délégué interministériel à la Ville sur deux autres sujets sur lequel je pense utile de le sensibiliser particulièrement. D'une part, l'existence des Préfets délégués à l'égalité des chances, que je considère avoir été une innovation administrative utile, et sur lesquels le Gouvernement ne s'est pas exprimé : M. SAPOVAL confirme leur présence, même s'il n'est pas prévu d'en accroître le nombre.
D'autre part, je signale la difficulté, s'agissant de l'insertion par l’économique pour les projets ANRU, la règle de n'autoriser des recrutements que sur le seul quartier ANRU est trop restrictive (et risque de ne pas être suffisamment efficace pour la création effective d'emplois), et qu'il faudrait – selon peut-être les situations locales – autoriser un périmètre qui soit celui des quartiers CUCS.
Comme on le sait, le Gouvernement a engagé ce qui s'appelle la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), laquelle consiste à passer au crible un certain nombre de dépenses de l'Etat pour y réaliser des économies substantielles. Cette RGPP est conduite par des décisions arrêtées en Conseils de Modernisation des politiques publiques présidés par le Président de la République.
Comme le dit le Rapporteur Général du Budget : « Même les politiques considérées comme intouchables doivent être remises à plat… »
Alors méfiance, car le prochain Conseil de modernisation des politiques publiques devrait se tenir fin mai, et serait consacré au "social".
Il se murmure que, s'agissant des politiques de solidarité, pourraient notamment être envisagées : la décentralisation de l'allocation adultes handicapés (AAH), jusqu'à maintenant financée par l'Etat (cela voudra-t-il dire que ce sont les Départements qui devront la payer ? et avec quelles ressources ?) ; la suppression de la "prime de Noël" pour les chômeurs ; la fin de l'exonération de la taxe d'habitation pour les bénéficiaires du RMI ; la prise en compte du patrimoine dans l'accès à l'APA (allocation personnalisée d'autonomie)…
Si cela devait se confirmer, ce serait scandaleux ! Car, une fois encore, pour avoir dépensé l'été dernier 15 Mds € de "paquet fiscal", et avoir creusé les déficits, le Gouvernement veut maintenant serrer la vis, et pour cela, il s'attaque aux prestations et aux ressources des plus modestes !
Solidarité, vous avez dit solidarité ?