Député de la 8ème circonscription du Nord (Croix, Roubaix, Wasquehal, Wattrelos), maire de Wattrelos, vice-président de Lille Métropole Communauté Urbaine en charge des Finances et des
Ressources, je vous propose de découvrir mon blog.
Cet espace d'expression est aussi le vôtre ; n'hésitez pas à y laisser vos commentaires. Bonne visite !
C’est même un
besoin malheureusement croissant.
Car depuis quelques mois, au travers de mes permanences et de mes contacts quotidiens avec la population, par les messages que me font passer mes services sociaux, je constate une
augmentation des situations difficiles, et pour tout dire, de la pauvreté.
Ainsi, malgré des crédits déjà abondés, il nous faudra de nouveau, à Wattrelos, augmenter les lignes d’action sociale du CCAS car les demandes de soutien pour la restauration scolaire, pour les
chèques énergie… bref les demandes d’aides familiales sont en très nette hausse.
Même si le nombre de RMIstes semble stabilisé, et même en légère baisse, il reste élevé, beaucoup trop élevé (autour de 1000 allocataires à Wattrelos).
Notre population compte aussi nombre de licenciés du textile qui vivent avec l’allocation de solidarité spécifique, nombre de familles subissant les dures contraintes des plans de surendettement…
Il arrive même que des gens dorment dans leur voiture, des femmes notamment qui sont rejetées du domicile familial, parfois avec les enfants, et qui n’ont nulle part où aller. Sans parler des
aînés dont la petite retraite ne suffit pas pour vivre sans être aidés, et ça, c’est un fait nouveau et dramatique !
Toutes ces personnes, auxquelles s’ajoutent les jeunes qui prennent leur indépendance, nous sollicitent pour obtenir un logement à faible loyer, et je me dis souvent que notre offre est
insuffisante, même si nous faisons tout pour l’augmenter.
Alors je me réjouis quand une nouvelle résidence sociale est inaugurée, comme c’est le cas aujourd’hui, à Wattrelos. Nouvelle résidence ? Pas tout à fait : elle date de 1967, mais sa
réhabilitation, qui a duré 25 mois et qui s’est achevée ces derniers mois, donne l’illusion que l’immeuble est récent. Il se situe au 350 rue des Patriotes, et accueille notamment des
travailleurs migrants, propose des logements d’urgence… et héberge huit femmes sur les 89 personnes qui habitent le lieu.
Lorsque je suis devenu maire, il y a huit ans, l’une de mes premières préoccupations a été la rénovation de notre habitat. Aussi avais-je convoqué à l’époque les bailleurs afin que les actions
entreprises soient coordonnées et que notre volonté politique, forte, soit entendue.
Car à Wattrelos, c’est le message que je martèle et c’est l’une des lignes directrices pour la Municipalité que j’anime, tout le monde doit trouver à se loger selon ses besoins et ses
capacités.
La rénovation de cette résidence sociale Les Peupliers, inaugurée hier sous la pluie – inauguration pluvieuse, inauguration heureuse – est donc une vraie satisfaction. Continuons !
Le Parti socialiste est entré dans la phase préparatoire de son congrès. A partir de la mi-septembre, les motions qui seront soumises au débat et au vote des militants seront présentées. D'ici là, le Parti conduit un autre moment fort, celui où chacun peut exprimer ses idées à travers ce qu'on appelle une contribution (s'agissant d'un débat, je trouve le mot d'ailleurs bien choisi!).
Deux types de contributions peuvent être présentées: des contributions générales (il devrait y en avoir une quinzaine) qui ont vocation précisément à couvrir une approche globale (philosophie politique, analyse des situations, propositions de programmes et de mode d'organisation du Parti), et des contributions thématiques, qui portent sur un sujet particulier sur lequel les signataires de la contribution désirent mettre l'accent.
C'est pour cela que pour ma part, en tant que Député du Nord, membre du Conseil national, et Délégué national du PS aux institutions financières, j'ai souhaité déposer avec quelques amis une contribution thématique pour porter au débat la nécessaire lutte contre l'exclusion financière.
Pour beaucoup de Français, le quotidien, c'est un plan de surendettement, l'interdiction d'avoir un carnet de chèques ou une carte bancaire, c'est l'inscription dans des fichiers pour de longues années, ce sont des sacrifices financiers lourds, si lourds qu'ils ont davantage l'impression de survivre que de vivre ! Ils sont dans une situation financière inextricable, pénible à supporter, qui pèse sur les relations humaines et sociales.
Trop de ménages modestes n'ont pour horizon que de douloureux efforts à accomplir, et sont exclus financièrement de la société de consommation. Des revenus, ils ne connaissent que le minimum à vivre. Ils se sentent confinés dans les difficultés, marginalisés, exclus de la société. Ça, je le vis chaque jour comme député de l'agglomération roubaisienne et comme maire...
Considérant que l'accès à l'emprunt et aux moyens de paiement est un quasi droit de l'homme dans une société moderne comme la nôtre, une question de dignité humaine, voilà pourquoi, avec mes amis signataires, nous proposons dans cette contribution plusieurs pistes pour contribuer à faire du projet social des socialistes un projet efficace, utile et émancipateur pour tous.
Pour lire la contribution Combattre la pauvreté, c'est combattre l'exclusion bancaire, cliquez ici.
On le sait, un nouveau système d'immatriculation pour les véhicules entre en application le 1er janvier prochain.
L'immatriculation sera désormais attachée à nos véhicules et non plus à notre domicile, avec délivrance d'une carte grise provisoire dans l'attente que la carte grise définitive nous soit envoyée sous pli sécurisé. Or, ce certificat provisoire va poser problème pour les travailleurs transfrontaliers, ou ceux qui ont des parents de l'autre côté de la frontière... car cette carte grise provisoire ne permet pas de se rendre à l'étranger !
J'ai attiré l'attention du Gouvernement à ce sujet en déposant une question écrite.
Pour lire le texte de ma question, cliquer ici.
- à Madame la Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales sur le devenir des implantations territoriales, notamment dans le Nord - Pas-de-Calais, des compagnies républicaines de sécurité. Lire la suite (J.O. du 22 avril 2008). Réponse parue au J.O. le 1er juillet 2008
Placé de fait au cœur de la présidence française, le non des Irlandais au traité simplifié de Lisbonne sonne le glas d'une ratification rapide dont, d'évidence, la Présidence française n'aura pas l'honneur. Sur le fond, ce non peut paraître paradoxal, compte tenu des bénéfices incontestables tirés de l’Union européenne, par l’Irlande, à travers les fonds structurels et une fiscalité avantageuse. L’Irlande a dit non pour la deuxième fois à un référendum traitant de l’Union européenne.
Un tel vote s’explique sans doute par une mauvaise campagne du oui, une faible mobilisation de ses tenants et naturellement une campagne efficace du non. Pour autant, la tonalité de cette campagne contre le traité de Lisbonne ne peut être assimilée à celle que nous avons connue lors du non français du 29 mai 2005. En Irlande, il s’agissait d’une campagne à dominante conservatrice qui a séduit un électorat plutôt conservateur et catholique. En France, nous avions plutôt affaire à un non social et sociologique.
Il faut éviter, face à cette décision du peuple irlandais, trois solutions, tout aussi négatives :
- il n’est pas question de demander un nouveau vote, contrairement à ce qu’a préconisé un peu rapidement le Président de la commission européenne ;
- la perspective d’une nouvelle renégociation ne semble pas non plus envisageable : l’Union européenne est fatiguée de cet exercice ;
- enfin, il ne peut être question de continuer sans les Irlandais ; il s’agit donc de tenir pleinement compte de l’avis exprimé par une majorité de ce peuple.
Pour autant, je suis plutôt enclin à penser qu'il faut poursuivre le processus de ratification, tout en évitant toute tentation de passage en force.
Cette nouvelle déconvenue démocratique intervenue en Irlande traduit cependant un divorce évident entre les peuples et la logique communautaire, entre les peuples et les leaders européens. J'en suis convaincu.
Il importe donc de relancer au plus vite, au-delà des questions institutionnelles, un grand débat sur l’idéal européen. Et ainsi de surmonter le rejet systématique des peuples – que l'on observe depuis quelques années – vis-à-vis d’une Union européenne en grande difficulté. Celle-ci est en effet de plus en plus vécue comme une menace, comme une contrainte, voire comme un risque pour les acquis populaires. Il est donc urgent de refaire de la politique en Europe et pour l’Europe, et de s’évader des questions purement institutionnelles.
On voit bien aujourd'hui que la construction politique de l’Union européenne suppose un contenu économique, social et financier largement différent. Au vu des priorités que Nicolas Sarkozy a conféré à la Présidence française (environnement, immigration, sécurité) je ne suis pas certain que celle-ci va modifier considérablement les choses ! Le contenu de l'agenda de la Présidence française ne répond ni aux attentes majeures des peuples ni aux besoins fondamentaux de l'Europe. Rien qui satisfasse les agriculteurs qui n'y arrivent plus, les pêcheurs étranglés financièrement, les salariés victimes de délocalisations, les citoyens écœurés des injustices fiscales, les entreprises qui voudraient bien s'appuyer sur des politiques de recherche et d'innovation puissantes, les économies qui ont besoin de gros investissements dans les infrastructures de transport... Rien donc de majeur ne peut être attendu qui puisse faire progresser l'Europe sociale, l'Europe de la recherche, l'Europe des citoyens.
Il devient urgent de redéfinir clairement le projet européen et de proposer davantage que la paix du continent. Si c'est un objectif nécessaire, il est loin d'être suffisant. L'Union européenne doit disposer d'un budget à la mesure de ses ambitions de cohésion interne et de solidarité internationale. Elle a besoin d'un projet fraternel, humaniste et solidaire. C'est pour ma part ce que j'attends de l'Union européenne.