Député de la 8ème circonscription du Nord (Croix, Roubaix, Wasquehal, Wattrelos), maire de Wattrelos, vice-président de Lille Métropole Communauté Urbaine en charge des Finances et des
Ressources, je vous propose de découvrir mon blog.
Cet espace d'expression est aussi le vôtre ; n'hésitez pas à y laisser vos commentaires. Bonne visite !
A Wattrelos, ce n’est pas
la garden party, pas d’invités triés sur le volet, pas de chichis – pas de m’noules comme on dit en ch’ti : le 14 juillet, c’est tout le monde au parc urbain pour faire la
fête, partager un après-midi forcément ensoleillé en famille ou entre amis, profiter des stands des nombreuses associations wattrelosiennes, et bien sûr applaudir gratuitement nos vedettes sur le
podium en fin de journée.
Cette année, nous comptions deux invités d’honneur : le gentleman-imitateur Eric… Baert (aucun lien de parenté avec moi, je le précise, même si on est devenus très copains !), qui était en quelque sorte le régional de l’étape car il m’a confié avoir habité deux ans à Wattrelos, rue du Mont-à-Leux, et Sheila, que je ne vous ferai bien sûr pas l’affront de vous présenter : c’est toujours l’une des artistes préférées des Français, parmi les plus populaires, et je dois avouer que, moi-même, je suis sensible à son talent et à son énergie. Allez, je le reconnais, je suis fan…
Il faut la voir reprendre ses tubes, au milieu de ses danseurs et de ses choristes, enchaîner les chorégraphies et transmettre sa joie de chanter et son bonheur d’être sur scène face au public… c’est tout simplement épatant après 40 ans de carrière !
Bien sûr, j’étais parmi les milliers de personnes qui ont réservé un triomphe à nos vedettes, et j’ai même eu le privilège de les rencontrer en coulisses. Vous le savez : les personnalités que nous recevons ne repartent jamais de la Cité des Berlouffes sans leur poupée Berlouffe ; je me suis donc fait un devoir – un plaisir ! – d’en remettre une (ainsi qu’un lion en peluche, animal emblématique de notre ville) à Eric et à Sheila, et de leur expliquer ce que ces poupées représentent pour les Wattrelosiens.
Tous deux les ont disposées sur le tableau de bord de leurs voitures en repartant de Wattrelos avec le sourire et, je le crois, le sentiment d’avoir été chaleureusement accueillis. J’en ai profité pour leur glisser que s’il veulent revenir le deuxième dimanche de septembre pour notre fête des Berlouffes, ils seront bien sûr les bienvenus !
C’est même un
besoin malheureusement croissant.
Car depuis quelques mois, au travers de mes permanences et de mes contacts quotidiens avec la population, par les messages que me font passer mes services sociaux, je constate une
augmentation des situations difficiles, et pour tout dire, de la pauvreté.
Ainsi, malgré des crédits déjà abondés, il nous faudra de nouveau, à Wattrelos, augmenter les lignes d’action sociale du CCAS car les demandes de soutien pour la restauration scolaire, pour les
chèques énergie… bref les demandes d’aides familiales sont en très nette hausse.
Même si le nombre de RMIstes semble stabilisé, et même en légère baisse, il reste élevé, beaucoup trop élevé (autour de 1000 allocataires à Wattrelos).
Notre population compte aussi nombre de licenciés du textile qui vivent avec l’allocation de solidarité spécifique, nombre de familles subissant les dures contraintes des plans de surendettement…
Il arrive même que des gens dorment dans leur voiture, des femmes notamment qui sont rejetées du domicile familial, parfois avec les enfants, et qui n’ont nulle part où aller. Sans parler des
aînés dont la petite retraite ne suffit pas pour vivre sans être aidés, et ça, c’est un fait nouveau et dramatique !
Toutes ces personnes, auxquelles s’ajoutent les jeunes qui prennent leur indépendance, nous sollicitent pour obtenir un logement à faible loyer, et je me dis souvent que notre offre est
insuffisante, même si nous faisons tout pour l’augmenter.
Alors je me réjouis quand une nouvelle résidence sociale est inaugurée, comme c’est le cas aujourd’hui, à Wattrelos. Nouvelle résidence ? Pas tout à fait : elle date de 1967, mais sa
réhabilitation, qui a duré 25 mois et qui s’est achevée ces derniers mois, donne l’illusion que l’immeuble est récent. Il se situe au 350 rue des Patriotes, et accueille notamment des
travailleurs migrants, propose des logements d’urgence… et héberge huit femmes sur les 89 personnes qui habitent le lieu.
Lorsque je suis devenu maire, il y a huit ans, l’une de mes premières préoccupations a été la rénovation de notre habitat. Aussi avais-je convoqué à l’époque les bailleurs afin que les actions
entreprises soient coordonnées et que notre volonté politique, forte, soit entendue.
Car à Wattrelos, c’est le message que je martèle et c’est l’une des lignes directrices pour la Municipalité que j’anime, tout le monde doit trouver à se loger selon ses besoins et ses
capacités.
La rénovation de cette résidence sociale Les Peupliers, inaugurée hier sous la pluie – inauguration pluvieuse, inauguration heureuse – est donc une vraie satisfaction. Continuons !
Ce matin, je reçois à l’Hôtel de ville, comme de coutume lorsque l’année scolaire se termine, les enseignants
wattrelosiens, mais également bien sûr l'Inspecteur de la circonscription Jean-Pierre Mollière, ainsi que les Délégués Départementaux de l'Education nationale. Cela permet de mettre en valeur leur
travail, mais aussi de mettre à l’honneur celles et ceux qui partent en retraite, ou sont mutés, voire, comme c’est le cas aujourd’hui, reçoivent les palmes académiques.
Evidemment, proximité de la fête nationale et de la venue de Sheila à Wattrelos obligent, je ne peux que commencer mon propos par le fameux « mais oui, mais oui, l'école est finie » !
Cela fait sourire l’assistance ; cela nous place surtout dans un climat de convivialité et de complicité que je souhaite pour cette réception.
Car à Wattrelos, Municipalité et monde enseignant sont en coproduction éducative. Je le sais, et je leur dis : le métier d’enseignant est un beau métier, un métier aussi dur que passionnant, aussi pressant qu'exigeant, aussi utile qu'indispensable, aussi indépendant d’un point de vue pédagogique que contraint par les règlements ou par les difficultés sociales que vivent les familles des quartiers qui entourent nos écoles.
C’est surtout un métier où l’on doit concilier l’humilité comme la ténacité, le respect comme l’ouverture, le civisme comme l’humanisme, pour tout dire l’enseignement comme l’éducation.
Aujourd’hui l’année scolaire se termine, mais pour les enseignants, comme à mes yeux, les interrogations sont lourdes : d’annonces en décisions, de réformes en lois, on coupe, on bouscule, on renonce, on change semaine après semaine et au final, on réorganise, on désorganise, sans qu'on comprenne si finalement tout cela sera un progrès pour celui, le seul qui devrait compter aux yeux du décideur public, à savoir : l'enfant !
C’est vrai qu’en un an, la communauté éducative est secouée : suppression de 11 500 postes à la rentrée 2008 ; réforme de la carte scolaire ; celle des conditions de grève des enseignants ; refonte des programmes ; débat sur la fermeture des écoles maternelles ; obligation de service minimum ; suppression de l’école le samedi… avant que ne bruissent les bruits d’une nouvelle suppression de 22 500 emplois en septembre 2009.
Ici à Wattrelos, la Municipalité entend réaffirmer, malgré tous ces vents mauvais (comme aurait dit Verlaine), son soutien prioritaire à l’éducation, en complétant le projet éducatif et en s’efforçant de rendre la tâche des enseignants plus aisée.
Voilà ce que sont les messages qui me paraissent importants ce matin, avant qu’avec émotion et humour il ne soit rendu hommage aux retraités du jour, et au principal du collège Neruda qui quitte notre académie.
Pour lire mon discours, cliquer ici.
Depuis quelques jours, je
fais la tournée des écoles de Wattrelos, publiques et privées, pour y distribuer les dictionnaires que la Ville offre aux enfants de CM2 qui s’apprêtent à passer au collège.
Autrefois, les familles étaient invitées à venir retirer ces dictionnaires en mairie, mais pour ma part, je considère qu’il est
beaucoup plus solennel d’aller dans les classes expliquer ce geste aux élèves. Alors, depuis trois ans, je distribue.
Et je dis à ces futurs collégiens qu’il s’agit bien sûr d’un cadeau que la Ville leur fait : en 2008,
ce sont 536 dictionnaires qui sont ainsi donnés pour un coût de 10 419 euros. Je leur dis
aussi que c’est un coup de main qu’on veut leur donner pour leurs études : à l’heure d’internet et des moteurs de recherche, le dictionnaire reste un précieux compagnon au moment de vérifier
l’orthographe d’un mot, de savoir ce que signifie une maxime, où se trouve tel pays dans le monde, de découvrir l’histoire d’un homme ou d’une femme célèbre…
Quand j’étais gosse, je passais du temps sur les pages des drapeaux de ces différents pays, et je rêvais… C’était ma manière de voyager sans quitter Wattrelos !
Ce matin, en remettant ces dictionnaires aux enfants de l’école Curie – pour le coup, ce sont eux qui sont venus à moi car ils étaient en visite en mairie (photo ci-dessus) – je leur ai raconté tout cela… et j’ai même reçu à mon tour un cadeau de leur part : un disque de gospel chanté par deux classes de l’école à l’occasion de la fête de fin d’année.
J’avais particulièrement apprécié leur prestation ce week-end pendant la fête du village de Beaulieu où ils se sont produits dimanche matin : ils ont mis l’ambiance, et les applaudissements avaient été nombreux ! A présent, je vais avoir le temps de réécouter cela tranquillement. Merci à eux !
Lors du conseil municipal, hier soir, j’ai voulu revenir sur la soirée du mercredi 14 mai, perturbée par un orage d’une rare intensité. Son positionnement statique et la densité des pluies qui en une heure ont saturé les réseaux d’assainissement et inondé de nombreux quartiers confèrent à cette intempérie un caractère de ce fait exceptionnel.
Les services de la ville se sont mobilisés, avec l’appui des services et moyens communautaires, et sont venus en aide à la population en procédant au pompage des caves et au nettoyage des rues jusque tard dans la nuit.
J’ai bien sûr suivi le déroulement des opérations toute la soirée grâce aux informations communiquées par les services et les élus qui ont coordonné les équipes sur le terrain.
Dès le mardi 20 mai, j’ai reçu les populations les plus touchées (Mont-à-Leux, Ballon) pour envisager avec les responsables communautaires les dispositions possibles aux fins d’améliorer la protection des biens en telles circonstances. L’identification des personnes sinistrées a permis de monter un dossier de demande de classement en catastrophe naturelle pour qu’un maximum de personnes soient indemnisées (159 personnes se sont fait connaître).
La lutte contre des évènements climatiques de cette importance (il s’agissait d’un orage classé cinquantenaire quant à la violence des précipitations) nécessite d’envisager une nouvelle fois des moyens liés hélas aux augmentations de fréquence de ce type d’événement. En outre, la répétition sur d’autres secteurs de la communauté dans les jours qui suivirent a amené le conseil de communauté à mettre en place une veille météorologique et un programme d’entretien de grande ampleur sur l’ensemble du réseau d’assainissement afin d’en optimiser le fonctionnement.
J’ai, pour ma part, demandé aux responsables communautaires, d’étudier la mise en place de protections complémentaires (portes étanches) sur les biens les plus exposés mais surtout de compléter l’ouvrage de tamponnement du Mont-à-Leux.
Il n’est pas certain que la mise en place du deuxième bassin de tamponnement de 8000m3 comme il en était question à l’origine soit la solution la plus pertinente ; car outre que les études techniques et la procédure seront longues et que le coût sera très élevé, les 8000m3 supplémentaires n’auraient pas suffi à contenir le niveau des eaux du 14 mai dernier, et à éviter les inondations (la masse d’eau tombée était bien plus consistante que cela).
Dès lors, j’ai le sentiment qu’il faudrait examiner au plus vite la perspective de création d’un déversoir sur les terrains environnants, car il permettrait de délester le bassin lorsque ses capacités sont saturées, et bien sûr un niveau d’accueil bien plus large que 8000m3 : ça irait plus vite, d’autant que ce serait moins coûteux. Les études hydrologiques de faisabilité sont en cours. Lors du Conseil de Communauté du 13 juin dernier, le vice-Président concerné, Damien Castelain, a publiquement fait droit à ces demandes wattrelosiennes, et les a même soulignées comme caractéristiques de ce que pourrait être la politique d’assainissement de demain de la Communauté urbaine.