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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 09:13

Ce vendredi 10 février, après l'intégration de la Communauté de communes des Weppes et la prise de compétences, notamment voirie, au Département, la MEL votait son Budget 2017.

 

Président de la Commission des Finances de la MEL, je suis intervenu dans le débat au nom du "groupe socialiste et personnalités".

 

Pour lire mon intervention, cliquer ci-dessous.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:49
Budget 2017, pas plus d'impôts mais davantage d'investissements !

Le Conseil municipal de Wattrelos s'est réuni ce jeudi soir (veille du vote de celui de la MEL) pour voter son Budget. L'ordre du jour était même particulièrement copieux puisqu'outre le Budget, le Conseil municipal se prononçait sur un très gros dossier - le plus important de tout le mandat - le réaménagement du Centre Ville (avec le financement des opérations de la ZAC du Centre), la stratégie de Sécurité et de Lutte contre la délinquance, le règlement local de publicité, la délégation de service public pour les marchés, et le règlement intérieur du Parc urbain.

 

Mais voilà, tout cela a été voté, souvent à l'unanimité, et Wattrelos a adopté son Budget 2017. Un budget de 59,69 M€ au total (qui augmente de 1,1 %) où :

- les dépenses de fonctionnement baissent de 0,6 % (puisque les recettes de fonctionnement diminuent sous l'effet de la diminution des dotations de l'Etat) ;

- les dépenses d'investissement augmentent de 16,2 % ;

- pour la 8e année consécutive, il n'y a pas de hausse des taux des impôts locaux, mais où les TAP restent non-payants, et où nous n'augmentons pas massivement les tarifs municipaux ;

- pour la 6e année consécutive, l'endettement de la ville diminue (la dette a baissé de 2 millions € en 6 ans) ;

- les charges financières payées par la ville (conséquence de ce désendettement et des bas taux d'intérêt qui nous sont octroyés par nos prêteurs) poursuivent leur allégement : ils sont de 2,06 M€ en 2017 (au lieu de 2,35 M€ en 2012 : sur 5 ans, ils auront baissé de 12 % !).

 

Aussi, je n'ai pas manqué de tacler vertement l'opposition lorsqu'elle ne cesse de rabâcher que nous sommes étranglés par les intérêts de la dette communale, car il faut savoir dire la réalité, parler et regarder notre histoire. Ainsi ai-je comparé la situation d'aujourd'hui avec celle de 1996. Il y a 20 ans donc :

- l'excédent total de gestion était de 3,20 MF soit 487 k€ : en 2017, il est de 3,8 M€ (soit plus de 8 fois plus !) ;

- les charges financières étaient de 21,74 MF, soit 3,31 M€ : en 2017, elles sont de 2,06 M€ (soit 40 % de moins !) ;

- les intérêts de la dette représentaient 8,3 % des dépenses : en 2017, ce sont 3,9 % des dépenses !

 

C'est important d'avoir de la mémoire !

 

Pour 2017, nous portons des investissements plus consistants donc qu'en 2016, et qui se regroupent sur 6 grands thèmes : Sports, Accessibilité, Sécurité, Modernisation (notamment informatique) des services, Grands projets, Entretien du patrimoine.

 

Nous respectons nos engagements, nous consolidons l'équilibre financier de la commune, nous réussissons à maintenir les (nombreux) services publics wattrelosiens sans recourir à la hausse de la fiscalité locale : c'était l'ambition de la majorité municipale pour préparer ce Budget 2017. Le pari est réussi.

 

Pour lire la présentation synthétique du Budget 2017 de Kamel KHITER, Adjoint aux Finances, cliquer ci-dessous.

 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:43

 

Juste après la fin de mes études à Sciences Po, c’était l’été 1981, et passant des concours administratifs dont j’attendais les résultats, j’ai souhaité collaborer au travail d’un parlementaire socialiste. C’est ainsi que j’ai été présenté à Jacques Moreau, député européen français, qui venait de remplacer Jacques Delors (récemment nommé Ministre de l’Economie et des Finances du Gouvernement de Pierre Mauroy), comme Président de la Commission Economique et Monétaire du Parlement Européen. J’étais militant de la section socialiste de Wattrelos, et le courant étant très bien passé entre nous, je suis devenu l’un des collaborateurs (bénévoles) de Jacques.

 

Je le suis resté plusieurs années, même après mon entrée à la Banque de France. J’ai continué à lui rédiger des projets de questions à l’exécutif européen, de discours, des réponses à des courriers, des notes de réflexion sur la politique économique et sociale de la France.

 

Je garde beaucoup de nostalgie de cette période où la gauche venait d’arriver au pouvoir, pleine de rêves et d’illusions, et où les députés européens français devaient affronter régulièrement interrogations et sarcasmes de nos collègues, allemands - rudes- surtout, sur les politiques menées (nationalisations, industrielles, de relance et de dévaluation) : Jacques était en première ligne, et des argumentaires et des réponses, j’en ai rédigés ! Jacques Delors mettra fin à cette période avec le tournant de la rigueur début 1983.

 

Mais je garde surtout beaucoup d’affection, de reconnaissance et de respect pour Jacques Moreau. Il m’aura donné mes premières chances, fait écrire mes premiers travaux parlementaires, mes premières lettres ; il m’aura permis de connaître la grande machine européenne de l’intérieur, sa technocratie, mais aussi sa fraternité entre des peuples qui ne parlent pas la même langue mais partagent le même idéal européen, pour la paix et le vivre ensemble après des siècles de guerres.

 

Jacques Moreau était un réformiste. Il avait été secrétaire national de la CFDT de 1974 à 1979, après avoir été secrétaire général de la fédération CFDT des industries chimiques de 1970 à 1974. Il a siégé au Parlement Européen jusqu’en 1984, avant d’être le Secrétaire général du Comité  Economique et Social Européen de 1987 à 1992. Comme le dit son faire-part de décès, il fut « un grand syndicaliste et un militant inlassable de la construction européenne ». Il fonda en 1985, et en fut le vice-président, Europe et Société RDS (réalités du dialogue social).

 

L’histoire retiendra qu’il fut parmi ceux qui engagèrent la CFDT en 1978, par un « recentrage », sur la voie du réformisme ; son rapport sur « l’action revendicative » reste dans l’histoire de la CFDT et du syndicalisme. Il y remettait en cause l’unité d’action privilégiée avec la CGT, plaidait l’autonomie syndicale par rapport aux partis politiques et la relance des négociations avec le patronat. Je lui dois beaucoup de mes réflexions, sur le rôle du dialogue social dans les entreprises, la nécessité de savoir allier efficacité économique et progrès social. Socialiste de cœur et de raison, puissamment social-démocrate, toujours réformateur et surtout passionnément européen, tel fut cet homme qui m’a donné, à moi, le jeune homme de 22 ans à l’époque, l’envie d’être le serviteur fidèle de toutes ces causes ! Jamais je ne m’en suis éloigné…

 

Merci Jacques de ce chemin parcouru ensemble, et de notre amitié depuis si longtemps maintenant. Repose en paix auprès de ceux qui ont, à gauche, su, comme Pierre Mendès-France et Pierre Mauroy, être promoteurs de l’idéal européen.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 10:12

Que ce soit dans mes fonctions ou comme homme, j’ai l’habitude de dire ce que je pense. Et dans ma vie politique, j’ai au plus profond de moi une obsession, celle de défendre l’intérêt de ma ville Wattrelos et de mes concitoyens, et l’intérêt de mon pays. Seule cette obsession guide mes choix !

 

En pratique, je me suis donné une double règle : l’esprit de responsabilité ; l’exigence de vérité.

 

La responsabilité, en ce début 2017, est de tout faire pour éviter que Marine Le Pen soit au second tour de l’élection présidentielle, avec son programme de chaos social et économique, mais aussi, dans le duel avec l’extrême-droite s’il doit avoir lieu, que l’alternative ne soit pas François Fillon et son programme de purge sociale ; ici, à Wattrelos, à Roubaix, ce serait des souffrances en plus, des moyens dramatiquement en moins pour nos écoles, nos hôpitaux, nos policiers, nos services communaux, nos contrats aidés ! Il faut tout faire pour éviter cela. Je me refuse à laisser la France gouvernée par Fillon et la droite dure et conservatrice pour les 5 prochaines années : nombre de mes concitoyens en souffriraient bien trop ! Je ne me résous pas à laisser faire.

 

La vérité, est de tirer la sonnette d’alarme : au secours, le socialisme des illusions est de retour ! Mais enfin, n’a-t-on pas encore compris combien le jeu des promesses irréalisables, infinançables, a joué des tours cruels à la gauche et aux socialistes en particulier ? On se fait plaisir, on annonce des choses infaisables, et on sème le terreau de sa propre perte ! Pourquoi la gauche n’a-t-elle jamais réussi en France à se faire réélire après qu’elle ait exercé le pouvoir pendant 5 ans ? Et avec Benoît Hamon, ça recommence, le socialisme des délires est reparti ! Ce n’est vraiment pas ma conception de la politique : je ne supporte pas qu’on mente aux Français, qu’on ne leur dise pas la vérité et qu’on sème des illusions, des engagements intenables ! Cela ne fait qu’alimenter le discrédit des citoyens pour la politique ! Le projet du candidat Hamon me paraît dangereux à cet égard.

 

A vrai dire, à mon sens, Benoît Hamon se trompe :

 

> parce qu’il représente une impasse politique pour le PS. Son projet a été construit pour poser des problématiques de fond, irréalisables à court terme, mais susceptibles d’alimenter une réflexion, un dessein dans une contribution de Congrès socialiste, bref de bâtir des utopies pour socialistes en mal d’idées ! Ça a marché, ça a séduit, ça peut lui servir à être candidat et à faire campagne, mais cela va lui donner un destin à la Podemos, à la Jeremy Corbyn ou à la Bernie Sanders, un destin où la dérive vers la gauche de ces candidats travailliste et démocrate ont eu pour conséquence que la gauche n’a pas gagné les élections, qu’elle ne gère pas, et que c’est une droite dure, avec Theresa May d’un côté, et Donald Trump de l’autre, qui gère la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ! Vous voulez avoir une gauche « pure et parfaite », une gauche utopiste ? Génial : vous offrez le pouvoir à la droite dure ! Et qui souffre ? Les plus modestes, les plus faibles ! Ça ? Je m’y refuse !

 

L’utopie, ça fait peut-être du bien dans la tête, certainement dans les cœurs des militants socialistes, mais ça fera du mal pour les Français, notamment ceux qui auraient besoin de la gauche au pouvoir, qui ont des besoins sociaux, qui auraient besoin d’emplois, et qui vont avoir la droite à cause de l’irresponsabilité d’une partie de la gauche !

 

Les militants auront rêvé le temps d’une primaire ; mais les Français risquent eux de déchanter le temps d’un quinquennat (au moins).

 

Car la stratégie politique de Benoît Hamon est sans avenir. Oh, il ne devrait pas avoir trop de difficultés à obtenir que le candidat Vert se retire de la course (les Verts sont empêtrés dans leurs problèmes financiers et de parrainages : se rapprocher du candidat socialiste – en échange sans doute d’arrangements financiers – leur paraîtra salvateur).

 

Il en sera tout autrement de Mélenchon. S’il compte obtenir son retrait, Hamon se trompe. Et si Mélenchon ne se retire pas, ma conviction, c’est qu’Hamon se cornérisera, se marginalisera (à 5/6 % ?) sans espérance de figurer au 2nd tour. Le choix d’Hamon est une stratégie cul-de-sac pour le PS ;

 

> parce qu’il représente une impasse économique. Je l’ai dit, tant de promesses, ce sont autant de dépenses pour demain ! Et les dépenses – inconsidérées – annoncées sont les déficits de demain et les impôts d’après-demain !

 

La France se remet difficilement de la période Sarkozy, et des énormes déficits légués (Etat, dette, Sécurité sociale). Les Français ont fait de gros efforts, en impôts et en économies au début du quinquennat, et malgré le redressement des finances publiques réalisé, les grandes priorités nécessaires à la France ont été financées (Education, Sécurité, Défense, Emploi, Culture). Faut-il prendre le risque d’ouvrir les vannes, alors que nos équilibres financiers et budgétaires sont encore fragiles, et que la dette est à 2 200 Mds € ? Ce serait très risqué, et avec surtout potentiellement très coûteux pour les finances publiques, pour les impôts des ménages et des entreprises, et pour les emplois.

 

> enfin, parce qu’il représente un comportement personnel que je réprouve. Il a armé des bras qui ont pourri l’ambiance de ce quinquennat, et torpillé la crédibilité des réformes réalisées. Comme l’a dit mon collège député-maire de Trélazé ce matin dans un communiqué, « les députés frondeurs », amis souvent de Benoît Hamon, « ont saboté ce mandat » ! Comme bon nombre de députés loyalistes, disciplinés avec les choix majoritaires du groupe, j’ai personnellement vécu comme une blessure leurs amendements répétitifs, leurs attaques incessantes en Commission des Finances, ou dans l’hémicycle, leurs recherches de votes d’opportunité avec la Droite ou d’autres fractions de la gauche, avec pour seul objectif de faire battre le gouvernement, ses textes ou la majorité du groupe majoritaire ! Et ce serait ces camarades-là qui maintenant nous diraient « qu’il faut se plier à la majorité », et soutenir Hamon ? Pas question pour moi !

 

Hamon, c’est un socialisme d’illusion ; moi, je préfère un socialisme de gestion.

 

Hamon, c’est un socialisme du délire ; moi, je préfère un socialisme de responsabilité.

 

Hamon ne veut pas gagner vraiment la Présidentielle de 2017 ; moi, je ne veux pas que mes concitoyens la perdent et souffrent demain ! Hamon ce sera Defferre en 1969, et la Droite qui risque de rester au pouvoir. Je ne m’y résous pas.

 

Grande est mon amertume, forte est ma déception. Mais mon énergie et ma combativité sont intactes. Socialiste depuis près de 42 ans (moins 2 ans qui m’ont été imposés parce que, déjà, j’avais fait le choix de la défense des intérêts de mes concitoyens !), très mitterrandien, je dis « laissons du temps au temps ». En tout cas, un peu de temps pour décanter cette journée de dimanche. Une Primaire (à 3/3,5 % de votants) ne fait pas une élection présidentielle, réfléchissons-bien. Mais décidément non, Hamon pour 2017, non moi, je n’y crois pas !

 

Ce n’est pas qu’une question de choix d’homme, c’est une question de ligne politique.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 09:18

Pôle Emploi établit chaque trimestre la statistique des reprises d’emploi dans notre région des Hauts-de-France. Les chiffres du 3ème trimestre 2016, qui viennent d’être publiés, sont particulièrement encourageants. Ils sont même clairement bons. En effet :

- 100 900 reprises d’emploi dans la région au cours du 3ème trimestre, soit + 6 % sur un an : c’est le niveau le plus élevé depuis la création de cet indicateur il y a 4 ans !

- sur un an, cela représente + 350 000 reprises d’emploi (depuis le 3ème trimestre 2015) !

- la Région Hauts-de-France se classe au 4ème rang de l’ensemble des régions en termes d’évolution annuelle.

 

Sur un an, le département du Nord affiche la plus forte progression d’emploi salarié de la région avec une hausse de + 1,1 % plus élevée qu’au niveau régional (+0,5 %). C’est particulièrement dans ses bassins (Cambrésis, Douai et Flandre Lys), que l’on trouve la majorité des plus fortes augmentations annuelles des retours à l’emploi.

 

Et, même si notre bassin d’emploi connait une évolution en-deçà de la moyenne régionale (+5,9 %), le bassin d’emploi de Roubaix-Tourcoing-Wattrelos aura connu 7902 reprises d’emploi (soit + 4,8 %) au 3ème trimestre 2016.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 08:53

Le second tour de la primaire vient d’avoir lieu. Les résultats du second tour étaient inscrits dans ceux du premier, et dans les ralliements d’entre-deux tours. La victoire nationale de Benoît Hamon, pour nette qu’elle soit, à 58 % contre 42 %, m’attriste et m’inquiète.

 

En revanche, je suis heureux qu’à Wattrelos, sur les 968 suffrages exprimés, 487 votants aient choisi de s’exprimer pour Manuel Valls (50,3 %), contre 481 (soit 49,7 %) ayant voté pour Hamon.

 

Je veux rendre hommage à la combativité, à l’engagement, et à l’esprit de responsabilité de Manuel Valls. Dans le contexte d’une Primaire secouée par le renoncement de François Hollande, Manuel Valls a fait une campagne de responsabilité et de sérieux, et courageusement, a assuré le bilan du quinquennat, un bilan plus qu’honorable, qui aura remis la France à flot, l’aura réformée en profondeur, et qui, comme lui je le pense, sera rehaussé dans l’appréciation collective dans les années qui viennent.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:42

Janvier 2017 marque une avancée très importante dans le dossier des pensions alimentaires impayées qui rendent la vie quotidienne très difficile pour nombre de parents séparés, dont une très grande majorité de femmes qui élèvent seules leurs enfants.

 

Depuis le 1er janvier 2017, l’Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (ARIPA) est en service. Placée auprès de la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, cette agence s’appuiera sur les 22 Caisses d’Allocations Familiales et 300 agents spécialisés dans le recouvrement des impayés de  pensions alimentaires.

 

Dès le premier mois impayé, l’ARIPA, sur présentation du jugement fixant la pension alimentaire ou l’accord amiable homologué, versera directement au parent isolé le montant de la pension alimentaire non versé par l’ex-conjoint. L’Agence, elle, se chargera de recouvrer les sommes non versées, jusqu’à 24 mois d’impayés, auprès de l’ensemble des parents débiteurs, y compris par des saisies de salaires ou sur les comptes en banque.

 

Cette avancée est essentielle : en France, une famille sur cinq est monoparentale, à 85% composée de femmes assumant seules la charge de l’éducation des enfants. Dans 30 à 40% des cas, malheureusement, les pensions alimentaires à la charge de l’ex-conjoint sont totalement ou partiellement impayées.

 

Dès 2015, le gouvernement de Manuel Valls avait créé une Garantie contre les impayés de pensions alimentaires (GIPA) permettant aux Caisses d’allocations familiales de verser le complément d’allocation de soutien familial ( ASF) en cas de défaillance du débiteur, les CAF se chargeant de récupérer les montants dûs par les mauvais payeurs. Depuis fin 2014, grâce à cette garantie,  le taux de recouvrement des pensions alimentaires est passé de 43% à 59%.

 

Avec la création de l’ARIPA, c’est une nouvelle étape vers la fin des pensions alimentaires non payées qui est franchie. L’ensemble des services proposés par l’agence est accessible depuis le nouveau site internet www.pension-alimentaire.caf.fr ou à partir d’un numéro national unique (0821 22 22 22).

 

Cette avancée sociale est importante. Elle vient protéger les familles séparées, et surtout les femmes contre cette véritable « violence économique » que constitue le non-paiement par l’ex-conjoint de la pension alimentaire ! Permettre aux parents séparés de mieux faire respecter leurs droits, les accompagner sans passer par des procédures judiciaires longues et coûteuses, c’est autant de risques de précarité financière et de risques de conflits qui seront évités pour toutes ces mères et leurs enfants. Une mesure sociale juste…

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 15:58

C’est entouré de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale, et de Didier Guillaume, Président du Groupe socialiste au Sénat, que le Premier Ministre, Bernard Cazeneuve, a présenté ses vœux, ce mercredi soir, à sa majorité.

 

Evidemment, cette cérémonie traditionnelle se déroule dans le contexte des échéances électorales, lesquelles seront un moment fort pour le pays. Et, dans ce contexte, le Premier ministre tenait à adresser deux messages.

 

Le premier c’est que, dans ces moments, il faut savoir s’attacher à la réalité. Et quelle est la réalité des faits ? C’est que, lorsque la majorité est arrivée aux responsabilités en 2012, l’appareil productif français était dans un état calamiteux, l’investissement était en berne, on avait des comptes publics et sociaux où déficits et dettes explosaient, le commerce extérieur était dégradé, et la France avait réussi à se fâcher avec la plupart des pays.

 

Aujourd’hui, la Sécu est revenue à l’équilibre, le déficit de l’Etat est passé de 5,5 à 2,7 % du PIB, les marges des entreprises ont été reconstituées, les investissements repartent, le chômage diminue, notre diplomatie agit, on a recréé 60 000 postes dans l’Education Nationale et la formation des maîtres, recruté 9 000 emplois dans le renseignement et la police, face à la crise des réfugiés nous avons fait ce que nous devions faire, pour l’hébergement d’urgence on est passé de 80 000 places à 140 000 places, on a mis en place un plan contre l’exclusion…

 

Comme il l’a dit à la majorité cet après-midi lors des questions d’actualité, Bernard Cazeneuve a martelé : « Soyez fiers de ce que nous avons fait ! ». « Nous n’avons pas tout réussi, mais nous avons toutes les raisons d’être fiers de ce que nous avons accompli ».

 

Le second message est que, si nous voulons rassembler, « le rassemblement ne peut que se faire dans la sagesse », ce qui suppose des points d’équilibre autour desquels le rassemblement peut se faire.

 

« Nous sommes les héritiers des grandes conquêtes que la gauche n’a réussi à obtenir que lorsqu’elle s’est confrontée au réel. On ne rassemble pas son camp aux marges, mais au centre ! »

 

Et de conclure : « Je ferai tout pour que cet espoir soit possible ».

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:11

Lundi matin, très tôt, je suis l’invité de France Bleu Nord pour commenter les résultats du 1er tour de la Primaire. Sur le fond, ma conviction est faite depuis longtemps : pour le Parti socialiste voter sur sa gauche, et déporter le centre de gravité du Parti vers la gauche de la gauche, cela ne peut pas accroître les chances de gagner la Présidentielle : au contraire, ce serait renoncer à vouloir la gagner ! Et cela, je m’y refuse !

 

Voilà pourquoi, pour moi c’est clair : dans cette Primaire, Hamon c’est non, franchement non !

 

> Parce qu’Hamon fait l’impasse sur la Présidentielle de 2017

Il y a une gauche qui préfère râler que gérer, critiquer que gouverner. Cette gauche-là se complait dans l’opposition, Mélenchon en est l’exemple par nature ! Et pour cette gauche, il ne faut pas gagner l’élection, mieux vaut être dans l’opposition, c’est plus confortable ! On prend moins de coups !

Et c’est bien la trajectoire d’Hamon !

D’ailleurs, lui-même le reconnaît. Dimanche soir, à qui se compare-t-il ? Au travailliste anglais Jeremy Corbyn, et au démocrate américain, Bernie Sanders ! Deux perdants ! Ils ont tous deux fait donner un coup de barre à gauche à leur parti : résultat, la droite dure gouverne dans les deux pays, Theresa May en Grande-Bretagne, et Donald Trump aux Etats-Unis !

La belle réussite ! A se déporter à gauche, on ouvre un boulevard à la droite !

 

> Parce que le projet d’Hamon est un socialisme de l’illusion, de l’irresponsabilité et du délire

Benoît Hamon dit avoir deux projets, l’un social, l’autre écologique. Certes, mais quid de la question financière, quid de la question économique ? Pour sympathiques que soient ses utopies qui constitueraient certainement des références pour une Contribution au Congrès socialiste, et capables de faire rêver et mobiliser des militants avides (et ils ont raison) de changer la vie, elles ne sont en rien réalistes, ni au regard des équilibres économiques français, ni des réalités internationales ! Ses propositions ne sont que dépenses nouvelles, impôts nouveaux, charges nouvelles pour les entreprises et ménages français.

Supprimer le CICE ? Ce sont 40 Mds de charges en plus pour les entreprises, une dégradation de leur compétitivité, des pertes d’emplois rapidement. Dépenser et creuser les déficits publics, cela veut dire recommencer à endetter la France (alors que les Français, sous le quinquennat de François Hollande ont, par leurs efforts, enfin réussi à stopper la course folle de la dette ! Enfin elle diminue ! Et il faudrait tout remettre en cause ?).

 

Sait-il, Benoît Hamon, que la France emprunte encore chaque année 180 Mds € sur les marchés financiers pour se financer ? Aujourd’hui, grâce à la crédibilité de la politique menée, les taux d’intérêt payés par la France sont très faibles ! Si, avec Hamon, la France perd cette crédibilité en se lançant dans des dépenses inconsidérées, elle paiera plus cher l’argent qu’elle a besoin d’emprunter. Or, une augmentation de + 1 % des conditions d’emprunt, ce serait en deux ans, + 4 Mds € de dépenses d’intérêts en plus à payer pour le Budget de l’Etat ! Et + 1 %, c’est vite fait. Alors, comment va faire Hamon pour payer ces intérêts, il va encore augmenter les impôts ? Lui qui ne cesse de critiquer les banques, pourquoi préfère-t-il payer des intérêts aux banquiers plutôt que de donner de l’argent pour faire fonctionner les services publics, ouvrir des classes dans les écoles, payer des policiers ?

Et on ne peut qu’avoir peur lorsqu’il parle de ne pas rembourser les dettes : qui peut croire qu’une telle position va renforcer la crédibilité de la France ? Le projet d’Hamon va vite ramener la France au rang de la Grèce.

Il dit que « les vieilles recettes ne marchent plus » : sauf que les vieilles recettes, c’est lui !

 

> Parce qu’il ne sera que le « porteur d’eau » de Mélenchon

Encore une fois, se déporter vers la gauche de la gauche, c’est se résoudre à ne pas gagner la Présidentielle ! Car enfin, regardons la réalité en face : Mélenchon est à 13/15 % ; les enquêtes placent Hamon à 5/7 % ; ensemble cela avoisine les 20 % ! Comment fait-on avec ce « plafond de verre » de la gauche de la gauche pour atteindre 51 % et gagner la Présidentielle ?

A vrai dire, comme les communistes pour les vingt premières années de la Vème République avec les gaullistes (époque ou l’existence d’un fort parti communiste incapable de se hisser à plus de 50 % a permis à la Droite de se maintenir au pouvoir), Mélenchon est aujourd’hui le meilleur allié de Fillon ! Et Hamon risque de l’être avec lui ! Car dans la critique et la protestation, Mélenchon sera toujours meilleur qu’Hamon, lequel sera distancé par le premier.

Renforcer la gauche de la gauche, c’est renoncer à figurer au 2nd tour de la Présidentielle, et donc à la gagner !

Et cela, je ne l’accepte pas ! Maire d’une ville ouvrière, où des gens sont en souffrance, dans la pauvreté, je n’ai pas envie qu’ils souffrent demain davantage encore : moins de fonctionnaires, moins d’hôpitaux, moins d’enseignants, moins de dotations aux collectivités locales, moins de contrats aidés… moins de moyens pour permettre à ceux qui ont peu de vivre mieux, c’est cela le programme Fillon ! Renforcer Mélenchon, c’est permettre à Fillon de gagner l’élection présidentielle et d’appliquer son programme de purge.

 

> Enfin, parce que dans les grands rendez-vous du quinquennat, Hamon n’a pas été là !

Moi, je suis un député de la majorité, fidèle et loyal au Président et à ses gouvernements, pour qui j’ai été candidat ! Mais je garde de cette législature le pire de mes souvenirs politiques : avoir été trahi par les nôtres ; par ces « frondeurs » qui, de nos rangs, ont refusé les votes de la majorité, n’ont cessé de désobéir, de s’abstenir, parfois de voter contre, de ne pas respecter les règles de la majorité tout simplement ! Leur comportement a été de l’irresponsabilité politique. Benoît Hamon a souvent été de ceux-là, ses amis toujours !

Et c’est inacceptable. Car ce sont ces comportements-là qui ont pourri la vie du quinquennat, qui ont savonné la planche de François Hollande et des socialistes en général, qui ont entaché la crédibilité de l’action gouvernementale. Quand, dès qu’une mesure est annoncée, des députés socialistes se précipitent devant les caméras pour la critiquer, comment veut-on que l’opinion publique la positive ? L’électeur de gauche s’est trouvé perdu devant ces discours contradictoires, qui étaient du pain bénit pour l’opposition ! Quand ces députés, dans l’hémicycle, quémandaient des voix de la Droite, ou ajoutaient les leurs à la Droite pour faire battre le gouvernement, c’était à vomir !

Sauf qu’Hamon a souvent été de ceux-là ! Ses amis toujours. Ainsi, en 2014, il s’abstient sur la déclaration  de politique générale du gouvernement Valls ; il s'abstient sur le volet recettes de la Loi de Finances pour 2015, sur la Loi de Finances 2015 elle-même et celle de la Sécurité Sociale (ce qu’il votera en revanche en 2016 et 2017). Il vote en revanche la Loi de Finances pour 2016, mais s’abstient sur celle de 2017 : comprenne qui pourra !

 

Sur la sécurité des Français, c’est consternant : il n’a pas participé aux votes sur la prolongation de l’Etat d’urgence, ni en février, juillet et décembre 2016 ! Il a voté contre la Loi Constitutionnelle de protection de la nation (février 2016), et s’abstient sur la Loi renforçant la lutte contre le crime organisé et le terrorisme (mars 2016) !

Et dans le contexte d’aujourd’hui, de tensions internationales et de terrorisme environnant, Benoît Hamon prétend être candidat à la Présidence de la République ? Non, ce n’est pas possible !

 

En ce début 2017, j’ai peur pour mon pays : avec le Pen, c’est la rupture de la cohésion sociale et le chaos économique ; avec Fillon, la purge sociale ; avec Mélenchon, l’impuissance sociale et le naufrage économique. Le camp du Progrès ne peut se résoudre à aucune de ces perspectives pour la France.

 

Rien n’est encore joué ; dans le match « présidentielles », on n’est pas encore dans la finale, ni dans la demi-finale ; heureusement, mais dès maintenant, il ne faut pas se tromper de chemin, sinon ce sera l’impasse ! Pour moi, c’est clair, Hamon, c’est non !

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 11:16

Ce lundi 23 janvier, je suis l'invité de France Bleu matin pour commenter les résultats de la primaire de la Gauche :

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