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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 14:57

Après les enfants au Parlement, l’après-midi est pour moi celui de la jeunesse, ou plutôt des jeunesses en action !

 

Kermesse à Notre-Dame de la Mousserie où, à la descente du train, cela fait du bien de se restaurer… comme chaque année car c’est pour moi une habitude d’y déguster merguez et frites de Catherine (la directrice), aux côtés de Dany (une de mes élues… par ailleurs institutrice à l’école) ! Cette année, pêché de gourmandise, ce sera en plus glace (au chocolat, bien sûr !). Les gamins font plaisir à voir, ce sont eux les vedettes sous les crépitements des appareils photos des parents agglutinés au pied du podium qui immortalisent l’instant, tout en ne perdant pas de vue les évolutions du petit ou de la petite. Enfin quand je dis les parents, ils ne sont pas tous au pied du podium car beaucoup sont installés à leur table, autour des stands de jeux ou… s’affairent justement à tenir les stands, très nombreux comme chaque année (fléchettes, carabines, pêche miraculeuse, maquillage, circuit électrique, tirlibibi… il y en a pour tous les goûts !) : l’association des parents d’élèves est spécifiquement dynamique, il est vrai !

 jean-zay2010.jpg

Autre fête d’école, avec des parents très mobilisés aussi, et la fête est belle également au groupe scolaire Jean-Zay, à quelques centaines de mètres. Cette année, élémentaire et maternelle font la fête ensemble ! C’est réussi ! Je suis accueilli par des tas de petits Mickaël Jackson (c’est l’année !) vampirisants, plus thriller que nature ! Beaucoup de joies, de bonne humeur, tout cela sous le regard de nos jeunes écoliers portugais de Guarda de passage pour une semaine à Wattrelos : belle découverte pour eux que d’arriver pour la fête de l’école de leurs correspondants. Fête sympa, vraiment ! Bravo Marie-Suzanne (élémentaire), bravo Brigitte (maternelle) !

 savate.jpg

La jeunesse, en action, je continue de la rencontrer ensuite. A la Cité des Sports d’abord, où le club de boxe française La Savate wattrelosienne organise un inter-club pour les petits licenciés. Ils ont belle allure, nos jeunes Wattrelosiens sur leur ring avec leurs gants de boxe. La boxe française, ce n’est pas que de la boxe. C’est plus subtil : les pieds aussi jouent un rôle, et le sportif doit composer sa stratégie et ses mouvements, souvent vifs, rapides et précis dans la touche, avec ses poings comme avec ses pieds. C’est souvent impressionnant de rapidité et surtout de technique. La compétition, avec notamment le club de Tourcoing, est de bon niveau et surtout, quoique sérieux, les jeunes prennent plaisir à leur sport.

 gauloise2010.jpg

Les gymnastes de La Gauloise, lors de leur fête de fin d’année, sont tout autant sérieux dans leur exhibition et la présidente Francine Maguerre peut être satisfaite : les tribunes sont pleines, malgré la chaleur… La buvette marche bien et les démonstrations se passent dans l’enthousiasme. Petites, petits, grandes et grands, chacun s’élance ou réalise sa prestation de tout son cœur ; un petit mot particulier pour les plus petites, très touchantes dans leurs gestes appris depuis à peine quelques mois : d’ailleurs, c’est sûr, à l’applaudimètre, elles sont championnes !

 

 

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 14:11

cetis2.jpgCe matin, aux côtés de la présidente de la Communauté urbaine de Lille, du préfet de région et de mes collègues maires de Roubaix et Tourcoing, 1ère visite de chantier du CETI, le centre européen des textiles innovants qui se construit actuellement dans la zone de l’Union.

 

Le chantier est impressionnant par son ampleur : deux bâtiments immenses sont sortis de terre et se dressent fièrement, le long du canal, entre la tour Mercure et la tour Terken. Les travaux vont bon train et ne souffrent d’aucun retard, nous affirme Jean Badaroux, directeur de la SEM Ville Renouvelée qui construit ce CETI et qui nous guide dans ses espaces en construction, Martine Aubry, René Vandierendonck, Michel-François Delannoy et moi-même, accompagnés par de nombreux élus (dont Pierre de Saintignon et Patrick Kanner, vice-présidents du Conseil général), ainsi que de mon premier adjoint Christophe D’Hulst.

 

Le CETI est un pont entre notre passé et le futur. Parce que si l’industrie textile traditionnelle, si profondément ancrée dans notre agglomération, durant tant de temps et de générations, a fini de s’effondrer au début de la décennie, il reste une volonté et un savoir-faire qui, eux, n’ont pas disparu. Ces deux qualités vont pouvoir s’exprimer grâce aux textiles innovants, c’est-à-dire les textiles de demain qui nécessitent recherche et développement.

 

La façon de travailler au CETI, ensemble de bureaux et de laboratoires de différentes tailles, sera à la fois axée sur le travail du textile, avec des machines modernes ayant vocation à pouvoir être placées de différentes manières en fonction de la demande, et la conception innovante, c’est-à-dire le prototypage, la production de petites séries, ce qui sera unique au monde.

 

L’idée est de raccourcir les processus d’innovation qui, aujourd’hui, sont disséminés et répartis aux quatre coins de la planète. D’ailleurs, le montage financier éclaire bien cette priorité : la moitié du financement est dédiée à la construction des bâtiments ; l’autre moitié aux équipements pour travailler les filages tricomposants – rares à l’heure actuelle – et des textiles non tissés inhabituels.

 

C’est à un cabinet d’architecture roubaisien qu’a été confiée la conception du CETI, dont l’aventure a débuté en… 2002 ! Si le projet a mis du temps à trouver sa concrétisation, c’est qu’il fallait établir les partenariats et prévoir les subventions nécessaires pour cet investissement dont le montant est estimé entre 40 et 50 millions d’euros : 5 millions d’euros pour l’Etat, 2,6 pour LMCU (auxquels il convient d’ajouter 1,4 million pour LMCU en tant qu’actionnaire de la SEM), 1,5 million pour le Département ; la Région participera quant à elle au financement des machines.

 cetis1.jpg

Luc Saison, l’architecte désigné (à gauche sur la photo), nous explique que le CETI est le porte-étendard de cette zone de l’Union qui unit les trois villes de Wattrelos, Roubaix et Tourcoing. Le premier bâtiment comportera un grand parvis pour pouvoir accueillir des manifestations et, à l’étage, des bureaux et des laboratoires. Le second bâtiment sera le moteur du CETI : c’est là que se trouveront les grands labos adaptés aux recherches. L’alimentation en énergie de ces deux bâtiments se fera par le dessus et par le dessous (sous-sol avec galeries techniques).

 

Quant à l’allégorie architecturale choisie – pour reprendre le langage poétique de Luc Saison – c’est le métier à tisser qui a été choisi, avec un effet de faille horizontale dans les bâtiments de laquelle émergeront une forêt de poteaux rappelant les fils du métier à tisser (en même temps, cette architecture offrira une vue transversale sur les jardins intérieurs).

 

Voilà donc le CETI qui prend forme ; la fin de chantier est prévue l’année prochaine. C’est en tout cas un beau symbole et un beau signal de reconquête urbaine et industrielle dans une agglomération qui a terriblement souffert, et qui veut se tourner résolument avec espoir vers son avenir.

 

 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 09:13

belgrade222.jpgCe mercredi, et jeudi, je participe à la 35e session plénière de l’assemblée générale de l’Assemblée parlementaire de la coopération économique de la Mer Noire (APCEMN). Je représente l’Assemblée nationale, et mon collègue sénateur (UMP) Bernard FOURNIER représente évidemment le Sénat. Notre délégation française (photo) est en effet officiellement observatrice de cette rencontre semestrielle entre les parlements des pays de la Mer Noire, à savoir l’Albanie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Géorgie, la Grèce, la Moldavie, la Roumanie, la Russie, la Serbie, la Turquie et l’Ukraine.

 

Après avoir été accueilli par Alexey Kudriavtsev (ph. ci-contre), secrétaire général de l’ APCEMN, je rejoins les délégationsBelgrade2.jpg qui vont siéger, ces deux journées durant, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale de la République Serbe.

 

Le thème de cette session est : « Le rôle des parlements dans le renforcement des principes du droit international ».

 

La cérémonie d’ouverture est présidée par Slavica DJUKIC-DEJANOVIC,belgrade-presidente.jpg Présidente de l’APCEMN, présidente de l’Assemblée nationale de la République de la Serbie, que je salue (photo) au nom de l’Assemblée nationale française, et de son homologue français, Bernard ACCOYER. Insistant bien sûr dans son discours d’ouverture sur le rôle des parlements nationaux, notamment en tant que législateurs, la présidente met en avant que « la Serbie voit son futur dans un renforcement de la stabilité de la région », et « au progrès de son développement économique ». Elle souligne que son pays est attaché « au respect des normes de droit international », et « au maintien de sa souveraineté territoriale ».

 

Dans l’ordre du jour de cette assemblée générale, qui se veut lieu « d’échanges d’opinions », comme le dit la présidente, au-delà des questions administratives et financières plusieurs thèmes viendront en débat dans ces deux jours : le cadre juridique pour la réglementation par l’Etat de l’aviation civile dans les Etats-membres de la CEMN ; la sécurité alimentaire dans la région de la Mer Noire ; protéger les femmes contre la violence dans les Etats-membres de la CEMN. 

 

Qu’une telle assemblée aborde ce dernier thème me paraît hautement symbolique et mérite d’être souligné. La résolution adoptée (pour la lire,RAPPORT Belgradecliquez ici) évoque ainsi que « la violence contre les femmes constitue un des plus grands défis au progrès sur l’égalité entre les sexes et la protection des droits de l’homme ». Elle reconnaît que, dans « beaucoup d’Etats-membres de la CEMN », il y a « une diminution générale du statut des femmes », et une augmentation du « risque de formes multiples de violence dans les sphères publique et privée » ; elle pointe « le manque de législation spécifique dans certains Etats-membres », lequel « contribue à l’impunité ». Et elle conclut en soulignant « une volonté politique ferme et un engagement envers la mise en application des normes établies… pour éliminer la violence contre les femmes », ce qui suppose des lois pour « criminaliser » celle-ci, mais aussi « des mesures de prévention et d’aide, aussi bien que des initiatives visant à changer les attitudes et les croyances sociales qui encouragent la violence masculine ».

 

S’il n’y avait qu’une seule raison d’être de tous ces débats, ce serait bien, à mes yeux, celle-là ! Et cette recommandation qui souligne combien il faut « protéger les droits des femmes, comme partie des droits de l’homme ».

 

Dans cette assemblée générale, la délégation française intervient dans la discussion générale liminaire. Comme c’était l’Assemblée nationale qui, par ma voix, était intervenue à la 34e session, à Moscou (cf. blog du 23 novembre 2009), cette fois, c’est le Sénat qui s’exprime en notre nom. Dans son intervention, mon collègue sénateur insiste sur l’existence de la Cour Pénale Internationale, symbole « des normes internationales de plus en plus contraignantes et acceptées par la majorité des Etats de la planète » et, puisque 38 Etats ont signé le statut de Rome (qui a posé les bases de la CPI), « mais sans l’avoir encore ratifié »… ce serait bien qu’ils le fassent ! Et là, on peut effectivement penser que, dès lors, si la conclusion de traités, de conventions « est une prérogative de nos gouvernements », il peut appartenir aux Parlements de contribuer à « donner vie à ce droit international et pour le renforcer ». Nous, parlementaires, avons notamment « le pouvoir du verbe ». Mais plus institutionnellement, il serait plus qu’utile de travailler à :

 

Ø adapter les traités à la réalité de la société, notamment en matière de droits de l’Homme ;

Ø mettre en place des procédures d’abrogation des traités manifestement obsolètes.

  Belgrade3

Je suis complètement d’accord avec cette intervention qui, pour théorique et technique qu’elle soit,  n’en est pas moins de qualité. Dans ces débats dans cette région de la Mer Noire si fondamentale pour la stabilité du continent européen, la France, par sa représentation parlementaire, aura été présente… tant mieux ! Et tant pis si, avec toutes ces réunions, je n’aura pas vu grand chose de Belgrade…

 

Pour lire le communiqué de presse, cliquez ici.

 

 

 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 15:07

Peut-être était-ce un piège, et alors certains Israéliens se sont jetés dedans. Mais c’est surtout un acte inqualifiable, inadmissible, inacceptable qui s’est produit ! L’attaque par des troupes israéliennes d’une flottille à vocation humanitaire, d’associations, de femmes et d’hommes de bonne volonté, est déjà impossible à admettre s’agissant d’une intervention dans les eaux internationales… car ne serait-ce qu’au niveau du Droit, cela ne peut être toléré : il n’y avait pas mise en cause de l’intégrité et de l’inviolabilité territoriale, et aucun pays ne peut s’émanciper de cette règle du droit international.

 

Mais aux yeux même de la cause supérieure de l’Humain, celle de l’humanité, la ligne de l’inadmissible a été franchie. Du sang a coulé. Des vies ont été brutalement interrompues. Il y a eu des morts… tout cela pour arrêter quelques bateaux ! S’il n’y avait pas morts d’hommes, le mot ridicule l’emporterait, tant cette attaque armée est disproportionnée. Mais la brutalité des actes commis, ces armes qui ont été opposées à des manches ou à des gourdins est abjecte. C’est tout simplement honteux !

 

L’ONU s’est dite « choquée », l’Union Européenne demande une enquête. C’est bien le moins… Moi qui, ma vie durant, n’ai rien espéré d’autre que la paix, que les peuples israélien et palestinien puissent vivre en paix, en harmonie, dans le respect et la tolérance mutuels, je ressens un mal être, un dégoût, une profonde amertume. Israël n’aurait pas dû ! Au banc des nations, il doit être condamné !

 

Nul ne peut reprocher à un Etat de défendre ses frontières et son existence. Mais quand on sait quelle est la terrible situation de Gaza, quand on mesure les terribles et insupportables conséquences sociales et humaines du blocus de Gaza imposé par Israël, comment ne pas comprendre que des mains se tendent, que des approvisionnements cherchent à se faire vers ce peuple palestinien outragé, confiné, condamné par ses voisins à un injuste appauvrissement. Chercher à affamer son ennemi n’est pas le meilleur moyen d’inciter son peuple à s’asseoir à la table des négociations et de construire, par la tolérance, une paix durable.

 

Dirigeants d’Israël, je ne sais pas qui a donné cet ordre d’attaque stupide et criminel ! Mais vous avez commis un acte odieux ! Des droits de l’homme ont été dramatiquement violés ! Aucune démocratie, aucun démocrate ne peut cautionner cela.

 

Alors que le monde célèbre le 60e anniversaire de la création de l’ONU, le chemin est d’évidence encore long pour que, partout sur notre planète, la volonté de faire respecter le Droit sache faire reculer la force, surtout quand elle est illégitime et illégale !

 

 

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 16:14

_IMG6490.JPGCertes, la fête des mères, ce n'est que demain, mais le marché aux fleurs crée une opportunité de mettre ce jour les mamans à l'honneur.

 

D'abord, toutes les mamans hospitalisées au Centre Hospitalier de Wattrelos à qui je rends ce matin visite avec mes adjointes. Puis lors de la réception à l'Hôtel de ville des mamans que je décore de la médaille de la famille française. Cette année... seule une maman wattrelosienne reçoit cette médaille.

 

Gwendoline Macker, son mari et ses quatre enfants se sont donc joints aux élus pour l'inauguration du marché aux fleurs, ce qui marie parfaitement bien les deux événements, fête des mères et fête des fleurs.

 

Bravo au Cercle horticole, représenté par son fidèle président Dominique Dumoulin, qui organise avec la Ville le marché aux fleurs. Que le beau s'installe sur la place Delvainquière le temps d'un week-end, avec cette diversité de choix, de couleurs, cette harmonie, ces efforts pour rendre les stands attractifs, cela me va bien, même si à mon sens, il faut réfléchir à une évolution de ce marché aux fleurs pour les années qui viennent.

 _IMG6510.JPG

Ensuite, bien entendu, je me tourne vers Gwendoline, la maman que la République met à l'honneur. Un proverbe japonais dit que "l'amour d'une mère est plus profond que l'océan". Je le vois ce matin dans les yeux de cette maman émue, dont je salue le courage et le don de soi au quotidien car, pour être mère, il en faut !

 

Nulle fonction n'est la plus belle, nul investissement n'est plus profond, car être maman, c'est à la fois la chance d'une vie et une obsession de tous les instants pour s'assurer que les enfants vont bien. Quand on devient maman, c'est pour toujours !

 

D'ailleurs, je trouve que notre société a encore beaucoup d'efforts à faire pour que les mères puissent concilier leurs obligations avec leur vie de femme. Des écarts entre hommes et femmes continuent de perdurer, et il est de la responsabilité de la collectivité d'agir pour lutter contre cela. C'est tout le sens de cette année de l'enfance que l'on a décrété à Wattrelos pour 2010 avec l'ouverture de deux crèches, pas moins : la réouverture à la rentrée de la crèche du Sapin Vert, stupidement incendiée en 2007 (elle gagnera la capacité d'accueillir 10 enfants supplémentaires au 1er janvier), et l'ouverture récente de la crèche de Beaulieu dans l'espace Maurice-Titran (avec une halte-garderie et un réseau d'assistantes maternelles).

 

Dans une ville aussi jeune que Wattrelos, l'enfance est une véritable priorité municipale ; Antoine de Saint-Exupéry ne l'aurait pas contesté, lui qui écrivait que « l'on est de son enfance comme on est d'un pays ».

 

Et avant de décorer Gwendoline Macker de la médaille de la famille française, je cite ces mots d'Henri Salvador, sans doute interprète de tous les enfants en cette période de fête des mères : « Maman, tu es la plus belle du monde car tant d'amour inonde tes jolis yeux ».

 

Bonne fête à toutes les mamans !

 

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 18:27

denise1Moment de gaieté… et moment d’émotion collective, ce soir au Crétinier où l’on donne officiellement à la salle de l’amicale le nom de Denise-Lemahieu, ancienne présidente décédée il y a quelques semaines.

 

Il y a là de nombreux amicalistes bien sûr, les époux Rolland (Denis et Michèle, la nouvelle présidente), Miss Wattrelos et ses dauphines (car c’est l’amicale qui organise le concours), mais aussi l’une des filles de Denise, Martine, après qui je prends la parole.

 

Moment difficile durant lequel se mêlent des sentiments ambivalents car Denise adorait la vie, la défendait et n’aurait pas voulu que l’on soit triste ce soir. Pourtant, comment ne pas l’être, comment croire qu’elle nous a quittés…

 

Denise était mère de quatre enfants, plusieurs fois grand-mère et arrière-grand-mère. Elle était fière de sa famille. Mais elle n’avait eu de cesse d’élargir cette famille en prenant la présidence de l’amicale : ici, ce soir, mais au-delà de ses murs aussi, il y a beaucoup d’enfants de Denise !

 

D’elle je conserve trois images : une femme infatigable, humaine, éternelle.

 denise4

L’image d’une femme infatigable d’abord. Infatigable au service de cette amicale à laquelle elle s’identifiait : elle croyait à son ancrage dans la vie du quartier. Denise, c’était cette voix qui s’élève lors de l’assemblée générale, un son de cloche, puis le silence qui se crée dans la salle après cet appel à l’ordre. C’était une femme de caractère, derrière lequel se cachait une grande sensibilité, de l’affection. Spontanément, pour les amicalistes et ceux qui la connaissaient, c’était « mamy » ! Naturellement, Denise était la mamy que tout le monde voudrait ou aurait voulu avoir, profondément sincère. Pour ma part, j’ai toujours aimé sa formidable envie de vivre, cette façon de contourner l’obstacle coûte que coûte malgré les difficultés d’une vie qui ne lui avait pas fait de cadeau. Elle avait su se retrousser les manches, au sens propre comme au figuré, pour devenir aide ménagère… tout en restant une bénévole d’un rare niveau d’investissement à l’amicale !

 

Denise était aussi passionnément humaine. Quand il avait fallu relancer le concours Miss Wattrelos, elle avait relevé le gant avec humanité, avec ce souci de considérer les candidates comme des papillons devant sortir de leur cocon. Elle les aimait et les considérait toutes, les gagnantes comme les autres qu’elle ne négligeait pas, n’oubliait pas. Je lui disais qu’elle était notre, et en particulier ma « Miss Wattrelos perpétuelle ». Elle aura été notre Académicienne des miss… car elle les symbolisera à jamais.

 

Enfin, je conserve le souvenir d’un anniversaire. Le sien. C’était une surprise, cela se passait dans cette salle et j’avais été mis dans la confidence bien sûr. En cadeau, je lui avais offert une lampe, symbole de cette lumière qu’elle avait toujours dans les yeux et le cœur, symbole de ce qui reste allumé quand tout s’éteint. Pourtant Denise s’est éteinte et sa disparition m’a sincèrement profondément peiné. La République l’avait distinguée en 1999 d’une médaille Jeunesse & Sports on ne peut plus méritée. Elle avait été fière aussi de son titre de Super Nana senior la même année, arborant une tenue de charleston puis de footballeur de l’U.S. Wattrelos : quel humour, quel sens de l’autodérision ! Je me suis enfin souvenu de son intronisation dans la confrérie du carnaval en 2004 qui l’avait ému aux larmes, car c’était une reconnaissance pour elle, pour son parcours associatif.

 

Ce soir, notre ville honore sa mémoire et j’en suis fier. Nous en sommes tous fiers. En dévoilant la plaque Denise-Lemahieu sur ce mur de l’amicale (une proposition que j’allais faire aux amicalistes… au moment où ils me l’ont faite !), nous figeons dans le temps le souvenir d’une femme de cœur, d’une grande dame de Wattrelos. C’était une amie, et ce mot n’est pas faible sous ma plume.

 

En entrant à l’amicale, chacun aura désormais une pensée pour Denise. Ce n’est que justice car elle fut l’âme du Crétinier.

 

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 09:33

ass2.jpgComme dans la chanson, « on s'était donné rendez-vous... » aujourd'hui même à l'Assemblée, avec ma classe Parlement des enfants 2010 ! Et quel rendez-vous !

 

En effet, je ne suis pas peu fier de recevoir en compagnie de Francine Langevin, ma députée suppléante, à l'Assemblée, au cœur même de la démocratie, la classe dont la proposition de loi a été sélectionnée par l'Académie de Lille ! Fierté pour le parlementaire que je suis, fierté aussi pour toute une classe et son enseignante, Anne-Lyse Descamps, de voir ainsi reconnue la qualité du travail fait. En tête de classe, bien sûr,  Yasmine, ma députée junior, Flora, sa suppléante (voir blog du 1er avril 2010).Photovendredi-copie-1.jpg

 

Et aujourd'hui la visite de l'Assemblée a été un peu magique: visite – surprise que je leur ai réservée – des salons de l'Hôtel de Lassay, où se trouvent la Présidence de l'Assemblée. Les enfants ont aussitôt deviné le nom des différents salons : celui des jeux d'enfants, bien sûr, mais aussi celui de la musique ou, plus difficile encore, celui des quatre éléments (avec l'eau, la terre, etc). Bravo ! Le guide que nous a mis à disposition est remarquable, tant mieux pour les enfants !

 

Ensuite, visite du Palais Bourbon, où ils se sont émerveillés dans la bibliothèque ou encore lors de la traversée – rapide – des salons proches de l'hémicycle pour cause de séance. Et bien sûr, l'hémicycle, depuis les travées du public où ils ont découvert le travail des députés in situ : après leur avoir donné les explications nécessaires, je suis allé rejoindre mes collègues qui débattaient de la réforme des collectivités locales (cf. article du 26 mai 2010).

 ass1.jpg

Ils ont ainsi découvert les éléments architecturaux de ce bâtiment national, mais aussi lieu de travail où s'élaborent les lois. Et comme aujourd'hui était un vrai jour exceptionnel pour ces jeunes Roubaisiens, ils ont aussi rencontré ma collègue et amie Élisabeth Guigou (qu'il avaient vu quelques minutes auparavant sur les écrans alors qu'elle intervenait dans l'hémicycle), par ailleurs ancienne garde des Sceaux, et aussi le Président de l'Assemblée lui-même, Bernard Accoyer, qui a pris le temps de les saluer et même de faire une photo avec eux ! (photo ci-contre)

 AN-ph-DB.jpg

Et pour finir, j’invite tous ces jeunes pour un déjeuner dans un restaurant voisin de l'Assemblée (photo), avec comme je le leur avais promis en avril dernier : notamment du coca, des frites et de la charlotte au chocolat ! Comme eux, je me suis régalé !

 

Dès le 5 juin prochain, je retrouverai avec plaisir Yasmine, ma députée junior, qui reviendra avec son enseignante, Mme Descamps, et sa Maman pour la tenue du AN-ph-DB2.jpgParlement des enfants. C'est elle qui siègera à ma place dans l'hémicycle et qui débattra en commission des trois propositions de lois retenues finalement.

 

Mais avant, cet après-midi pour ces jeunes Roubaisiens, après l'Assemblée, c'est la Tour Eiffel qui les attend. Décidément quelle belle journée, belle en rencontres et belle en découvertes !

 

 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 07:51

A l’occasion du débat sur le projet de réforme territoriale, lors d’une conférence de presse des présidents des associations d’élu(e)s de gauche, ceux-ci ont présenté une déclaration commune pour dire notre opposition du projet de réforme des collectivités territoriales actuellement en débat durant l’Assemblée.

 

Ils dénoncent « une menace sérieuse pour l’intervention publique locale » :

 

« Nous, représentants des associations d’élu(e)s de gauche, socialistes, communistes, citoyennes, progressistes, radicales et écologistes, réaffirmons notre attachement aux collectivités locales, communes, départements et régions, pour les services indispensables qu’elles rendent aux citoyens, pour leur engagement en matière de politiques publiques innovantes et de développement solidaire et durable, et pour leur capacité à apporter un nouveau souffle à la démocratie et à la citoyenneté.

 

Dans le contexte de crise majeure que nous traversons aujourd’hui, le projet de réforme des collectivités et des finances locales porté par le gouvernement constitue une menace d’une gravité sans précédent contre l’intervention publique locale et pour les enjeux de développement et de croissance durable qui lui sont associés.

 

Il porte les germes d’une régression démocratique unique dans l’histoire de la République, masquant, sous des arguments aux accents populistes, un mouvement brutal de recentralisation, anachronique au regard de l’environnement européen, de l’histoire de la décentralisation et des défis environnementaux.

 

Nous exigeons le retrait du projet de loi car la réforme voulue par le gouvernement conduit à un recul de la démocratie territoriale.

 

Le projet gouvernemental planifie l’affaiblissement simultané des régions et des départements. Le conseiller territorial consacre le cumul des mandats, la confusion des fonctions et l’éloignement des élus de leurs concitoyens. Il annonce, à terme, la disparition des départements et des régions et du principe de subsidiarité.

 

Le projet gouvernemental porte une atteinte sévère à  l’autonomie locale en privant les collectivités de compétences institutionnelles et fiscales, dont certaines pourtant reconnues constitutionnellement. – Comme l’illustre le cas du « Grand Paris », exemple de démarche autoritaire et de reprise en main par l’Etat de prérogatives relevant des élus locaux, ou comme les conditions de création des métropoles telles que prévues dans le projet de loi.

 

Le projet gouvernemental réaménage la clause de compétence générale : pure hypocrisie cependant si les moyens financiers ne sont pas associés aux capacités d’intervention des collectivités.

 

Nos associations d’élus sont fermement opposées à la création du conseiller territorial et aux modes de scrutin qui lui sont associés, qui font fi de la parité, de la représentativité des territoires et de la diversité des habitants.

 

L’accélération du calendrier d’adoption de la loi montre la fébrilité du gouvernement face à l’opposition croissante de très nombreux élus, y compris dans les rangs de la droite, et de nos concitoyens, conscients des enjeux politiques et sociaux de cette réforme. 

Nous en exigeons le retrait: les collectivités locales sont le moteur de la vitalité de notre pays : véritables « amortisseurs des crises », elles protègent nos concitoyens dans leurs besoins par des services publics dynamiques. Elles constituent le principal soutien aux secteurs culturel, sportif et associatif ; enfin, elles sont la clef de voûte du développement économique des territoires et de la création d’emplois de proximité.

 

Réalisant 73% de l’investissement public, les collectivités ont un rôle prépondérant dans l’économie nationale. 800 000 emplois dépendent directement ou indirectement de la commande des collectivités.

 

La suppression de la taxe professionnelle, la baisse des dotations, le report des charges de l'Etat sur les différentes collectivités alors que celles-ci n'ont pratiquement plus d'autonomie fiscale programment l'asphyxie financière des collectivités et l’aggravation des inégalités entre les territoires. C'est la traduction d'une recentralisation autoritaire des pouvoirs au détriment de la démocratie.

 

Ce processus de centralisation obère les possibilités d'actions diversifiées des collectivités. Il condamne les fortes capacités de relance dont les collectivités sont porteuses.

 

Nous refusons une réforme fondée sur la poursuite d’intérêts partisans et dont les conséquences démocratiques, sociales et politiques s’avèrent dramatiques pour l’intérêt général.

 

Nous nous prononçons en faveur d’une grande réforme de l’organisation territoriale, démocratique, ambitieuse et solidaire, associée à des moyens humains et financiers adaptés.

 

Notre conception d’une réforme juste est celle qui conduit à réduire les inégalités territoriales et fiscales, qui fasse vivre la démocratie locale, qui donne aux collectivités les moyens de répondre aux besoins de la France confrontée aux défis économiques, sociaux et environnementaux.

 

Nous demandons solennellement aux parlementaires, dans leur diversité, aux centaines de milliers d’élus de France, aux personnels territoriaux, aux  associations et aux citoyens de notre pays de se mobiliser, ensemble, pour obtenir le retrait de ces réformes.

 

Nous en appelons à un nouveau Pacte Républicain entre l’Etat et les collectivités. »

 

Etienne Butzbach, Président de l’ARECA, Elus du Mouvement Républicain et Citoyen

André Chassaigne, Président de l’ANECR, Elus Communistes et républicains

Jean–François CARON, Président de la FEVE, Elus Verts et écologistes

Claudy Lebreton, Président de la FNESR, Elus Socialistes et républicains

Patrick Molinoz , Président de l’ANEGRR, Elus de la Gauche radicale et républicaine

 

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 18:15

Si le Gouvernement a fini par reconnaître les difficultés rencontrées par les Français nés à l’étranger ou nés de parents étrangers pour le renouvellement de leurs pièces d’identité, les députés de la majorité, ont, aujourd’hui encore, refusé de les résoudre en votant contre notre proposition de résolution sur « l’égale reconnaissance des titres d’identité de tous les citoyens français sans distinction d’origine ou de lieu de naissance » (accessible ici). 

 

En tant que maire, je suis bien au fait des problèmes liés à cette rigueur accrue dans la vérification de la nationalité française, dont la presse s’est, fort heureusement, emparée, avec des témoignages malheureusement pour la plupart affligeants et indignes de notre pays. Ici, dans notre agglomération, zone frontalière et donc d’immigration multiple, les « tracasseries » pour le renouvellement des titres d’identité sont très mal ressenties. Bien de mes concitoyens m’en ont fait part. 

 

Bref inventaire des événements :

  • Le 11 janvier 2010, Jean-Marc Ayrault, président du groupe SRC adresse un courrier au Premier Ministre, l’alertant sur les conséquences d’une réglementation « inutile et humiliante ».
    Le 12 janvier 2010, le député socialiste Serge Blisko pose une question d’actualité au gouvernement, réclamant que soit enfin mis un terme à cette situation inacceptable. Le ministre de l’Intérieur reconnaît les difficultés auxquelles sont confrontés certains Français qui souhaitent renouveler leur carte nationale d'identité et indique que des instructions ont été adressées aux préfets afin de clarifier la situation, par le biais d’une circulaire du 2 décembre 2009.
  • Le 10 février 2010, la députée radicale de gauche (groupe SRC) Annick Girardin pose à son tour une question d’actualité au gouvernement : Brice Hortefeux admet qu’il reste encore « ici ou là », quelques « tracasseries »…
  • Le 25 février 2010, le Premier Ministre répond au courrier de Jean-Marc Ayrault, réaffirmant que la rigueur accrue dans la vérification de la nationalité française des demandeurs est due à la mise en place, en 1995, de la carte d’identité sécurisée dont le principal objectif était la lutte contre les fraudes à l’identité. Il indique avoir demandé au ministre de l’Intérieur de confirmer les instructions auprès des Préfets afin que le certificat de nationalité ne soit pas systématiquement demandé et de s’appuyer, quand la situation le permet, sur la « possession d’état de Français » pour délivrer une carte nationale d’identité.
    Le 1er mars, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, et celui des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, adressent une nouvelle circulaire aux préfets, ambassadeurs et consuls pour simplifier de façon "radicale" les démarches de renouvellement des papiers d'identité. Mais les témoignages de nombre de demandeurs continuent d’affluer.
    A l’initiative du député socialiste Jean-Pierre Dufau, le groupe SRC décide de défendre, le 20 mai 2010, une proposition de résolution pour une égale reconnaissance des titres d’identité de tous les citoyens français, sans distinction d’origine ou de lieu de naissance.

 

En dépit d’un consensus a priori large sur les bancs de l’hémicycle, notre proposition de résolution a connu le même sort que notre proposition de loi abrogeant le bouclier fiscal : elle a été rejetée…  

Notre devise et notre tradition de « nation des droits de l’homme » n’ont jamais été aussi mises à mal : c’est indigne de notre passé et regrettable pour notre présent.  

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 16:19

Le 10 juin prochain, ce sera le 10e anniversaire de la loi sur la parité votée alors à l'initiative du Gouvernement de Lionel Jospin. Pour la majorité socialiste et plus largement de gauche d'alors, il s'était agit en effet de poser les conditions devant favoriser une place accrue des femmes dans les compétitions électorales. Cette loi faisait suite à la révision de la Constitution initiée l'année d'avant, le 8 juillet 1999, et inscrivant dans notre Loi fondamentale que la « loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives » et « les partis et groupements politiques contribuent à la mise en oeuvre de ce principe ». Les chiffres ont confirmé dans les actes, la volonté politique:  aux deux scrutins législatifs depuis cette date, en 2002 et en 2007, c'est à gauche que les députées sont les plus nombreuses.

 

Pour autant, en 10 ans, les progrès faits sont.... modestes : mes 109 collègues  femmes (sur 577) ne représentent que 18,9 % de l’effectif, ce qui place la France au 58e rang mondial et au 19e rang parmi les 27 Etats de l'Union européenne. C'est donc un bilan mitigé. Et cela d'autant plus que les partis politiques appliquent finalement la loi de 2000 à l'envers. En effet, la loi de 2000 prévoit une diminution du financement public pour les formations politiques qui ne présentent pas à parts égales des candidates et des candidats. Et précisément, pour nombre d'entre elles, mieux vaut les pénalités... plutôt que les candidates !

 

Pour éviter ce détournement de la loi, le Groupe socialiste radical et citoyen a déposé une proposition de loi, soumise au vote cet après midi. Elle vise à aller plus loin que celle de 2000 : elle propose la suppression de l'aide publique aux formations politiques qui ne respectent pas l'obligation d'investir autant de candidates que de candidats ! Reconnaissons que c'est une manière forte de poser le débat, et d'exiger des avancées concrètes !

 

Mais alors que quelques jours plus tôt le Premier ministre lui même avait envisagé la possibilité « de sanctions financières insupportables », sa majorité a voté massivement contre notre proposition de loi, de même qu'elle votera sans doute dans quelques jours en faveur de la création du conseiller territorial, véritable recul de la parité au niveau local (car de fait, avec le scrutin uninominal, celle-ci sera plus difficile à assurer que sur le scrutin de liste régional actuel).

 

 

 

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