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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 07:58

1-jmbCe midi, c’est comme député de Wasquehal que j’accueille le secrétaire d’Etat à la justice, Jean-Marie Bockel, au Gîte, ce restaurant wasquehalien tenu par une association qui forme des jeunes en rupture scolaire aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration.

 

C’est avec intérêt que le ministre visite la structure (qui fêtera ses 60 ans en 2011 !), posant des questions aux encadrants mais aussi aux jeunes qui le reçoivent aujourd’hui… avant d’aller prendre son repas au restaurant bien sûr ! Au menu : flamiche au maroilles, carbonades-frites et mousse au spéculos : bravo les jeunes pour la préparation et le service !

Mais pour l’heure, Jean-Marie Bockel répond  aux questions des journalistes en insistant notamment sur la nécessité de la prévention chez les jeunes en rupture avec la société – je ne peux que souscrire à cette analyse car chaque détresse est particulière, et les réponses doivent être humaines et partenariales. Comme le dit le directeur de l’association, évidemment à nos côtés ce matin : « On construit un adolescent entre l’amour et la loi ».

 

Jean-Marie Bockel aborde d’ailleurs davantage le sujet comme élu local (il était encore maire de Mulhouse… il y a dix jours) confronté aux incivilités, aux actes de délinquance, comme moi et tous les autres maires de France. Il annonce d’ailleurs dans son point presse, qu’à l’automne, probablement, se tiendront des Assises de la prévention afin de confronter les diagnostics de tous les acteurs dans le pays, d’améliorer les réponses et de trouver les moyens pour le faire.

 2-jmb

De fait, la société évolue constamment et les réponses doivent suivre cette évolution. A Wattrelos par exemple, s’est ouvert en 1994 un centre discret du Gîte pour adolescentes en rupture ; les éducateurs le soulignent : on constate depuis quelques temps chez les jeunes filles une certaine montée de la violence. De fait, elles sont confrontées à une obligation de masculiniser leur comportement pour résister elles-mêmes à la violence physique ou verbale qu’elles subissent. Ce phénomène n’est pas mineur.

 

Ceci dit, le ministre n’a rien à annoncer : ni  projet de loi (il estime qu’il y en a assez, et sur ce point, il n’a pas tort) ; ni moyens nouveaux (et là-dessus, c’est décevant quand on sait les manques criants de moyens de sécurité, notamment avec la réduction des effectifs de police). Pour autant à défaut de partager la thérapie, avec Jean-Marie, nous partageons le même diagnostic : en matière de prévention, c’est sur de l’accompagnement individuel qu’il faut s’appuyer (clin d’œil au Conseil général qui se mobilise à travers les clubs de prévention !), ainsi que sur des partenariats (et je lui rappelle combien, dans l’agglomération, ont été signés de contrats locaux de sécurité et de prévention de la délinquance).

 3-jmb

D’ailleurs, pendant le déjeuner, sur ce sujet, je lui évoque l’engagement – non respecté par l’Etat depuis – d’une Maison de la justice et du droit à Wattrelos, engagement pris par la garde des Sceaux, à l’époque, Marylise Lebranchu en décembre 2001. En 2002, changement de majorité, les MJD ne sont plus à la mode ! Je me suis battu, et avec le soutien des autorités judiciaires, Wattrelos a pu doter sa population d’un Point d’accès au droit… qui fonctionne ! Ne serait-il pas temps que ce PAD soit effectivement labellisé et transformé en Maison de la justice et du droit ? Au vu des services rendus, ce ne serait que… justice !

 

Ni le ministre, ni le procureur général de la Cour d’appel de Douai à qui j’en parle n’y sont réticents. Réponse bientôt…

 

 

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 16:17

Iris2.jpgDans ma circonscription, le Tournoi de la Pentecôte, c’est bien sur celui de l’Iris-Club de Croix ! C’est un rendez-vous historique, traditionnel à Croix, mais aussi au-delà, dans l’agglomération. De fait, depuis ma première élection comme député en 1997, je n’en ai raté aucun, même lorsque, de 2002 à 2007, le sort des urnes m’avait été défavorable.

 

Cette année, c’est la 54e édition.

 

J’étais à la salle des fêtes, fin mars, pour le tirage au sort, aux côtés de l’heureux Président Alain Penet, de son complice François Vilquin et de sa « manager général », la pétillante et omni active Corinne Bonvarlet.

 

Le rituel est très établi, de ce qui n’est pas seulement qu’une manifestation sportive mais surtout une fête. C’est même LA fête de Croix, avec défilé dans les rues… y compris de la Municipalité, c’est dire !

 

Celui-ci a eu lieu vendredi soir, après la réception d’accueil des délégations à l’Hôtel de ville. Les unes après les autres, les douze équipes ont été saluées, puis après avoir défilé devant l’entrée de l’Hôtel de ville, se sont ordonnancées dans un cortège… que clôturaient des danseuses brésiliennes (la nouveauté de cette année, qui suscitât de nombreux commentaires… mais que je ne répéterai pas ici !), juste avant que la Municipalité n’emboîte le pas. Avec mes amis socialistes et radicaux du conseil municipal de Croix, nous nous intégrons dans ce groupe, ma place étant, naturellement, aux côtés du maire mais… à sa gauche !

 Iris3.jpg

La compétition sportive se déroule ensuite tout le week-end, jusqu’à la finale du lundi, en fin d’après-midi devant plus de 3 000 personnes, et au terme de ce week-end particulièrement ensoleillé. Cette année, elle aura opposé Brondby (Danemark) au FC Porto (Portugal) : ce sont les Portugais qui l’ont emporté devant une tribune où, d’évidence, nos amis Lusitaniens de notre agglomération étaient nombreux ! C’est dire l’ambiance… Ce fut, et un, et deux… et puis trois ! 3-0 : la victoire est nette et honnêtement, le match fut bien disputé. Technique et fair-play ont également été au rendez-vous, tant mieux !

 01566.jpeg

C’est d’ailleurs ce qu’ont mis en avant les dirigeants du club lors de la traditionnelle - et tardive - cérémonie de remise des prix à la salle des fêtes de Croix. Devant les délégations attablées (photo), a pu même être remis cette année - et l’innovation mérite d’être soulignée - un prix du fair-play, remis par Mme Karine Bloch, Vice-Présidente nationale de la Licra.

 Iris1.jpg

Francine Langevin, députée suppléante, et moi-même avons remis plusieurs coupes et trophées. Ainsi, comme chaque année, au-delà de la coupe que j’offre, je remets surtout la plaquette d’honneur de l’Assemblée nationale (photo) à la première équipe française classée : cette année, c’est le RC Lens ! Dommage pour les autres équipes françaises engagées, Valenciennes, Wasquehal et Croix : une autre fois ?

 

 

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 09:34

Si, dès sept heures, je suis aux côtés de parents qui voient – avec émotion et quelques quarts d’heure d’attente fébrile (ils ne sont pas les seuls !) – revenir leurs enfants d’une semaine de classe transplantée en séjour dans les montagnes des Alpes, la journée si bien ensoleillée aura été celle où les manifestations auront jeté hors de chez eux des milliers de personnes.

 

D’abord, le vide-grenier du quartier Péri-Féérique (traduisez : rue Gabriel-Péri), où je visite les étals avec les élus qui m’accompagnent en déambulant sur les trottoirs, dans les rues de mon enfance et où je n’ai pas pu m’empêcher, justement, de passer au bout de ma rue, voir ma maison, celle de mes parents et des premiers pas… La bonne humeur est de mise et entre bises et plaisanteries, ce sont de bien sympathiques rencontres que celles de cette matinée… que je n’ai pas su conclure sans déguster de bonnes frites locales !

 

Après un passage au bureau et quelques dossiers, un regard rapide sur le parc urbain (que de monde, dans ce poumon wattrelosien que nous venons de doter de nouveaux jeux !), en route pour les chats ! Ne le dites pas à mon chien !

 chats-2.jpg

L’association Les Chats de France présente en effet, comme il y a deux ans, une de ses grandes expositions félines à Wattrelos : 300 chats s’y trouvent (220 en 2008) avec leurs éleveurs. Après avoir salué la présidente de l’association, Sonia Claudel, c’est toujours un plaisir et un émerveillement, il faut bien le dire (comme celui que je vois chez les parents et enfants, parmi les nombreux visiteurs), que je fais ensuite le tour des stands. Admiratif devant la beauté de tel animal ou impressionné devant sa taille (certains chats pèsent près de… trois fois le poids de mon chien !), toujours conquis par la qualité des soins apportés à l’animal présenté, séduit par l’amour qui lie maître (ou maîtresse souvent) et animal.

 

Les races présentées, à elles seules, valent la curiosité. Au très costaud et impressionnant, le doux géant, Maine Coon, répondent les majestueux Persan ou Siamois, ou l’énigmatique Sphynx et autre chat à peau d’ange, tandis qu’on est interpellé par le pelage bouclé, quasi laineux du Cornish ou du Devon Rex… même si pour ma part j’avoue une grande faiblesse pour le Chartreux bleu. Des aristocrates félins, je vous dis !

 

Des aristochats, même… si j’en juge par les noms de ces seigneuries. Si, quand le journaliste est arrivé, j’étais en train d’admirer Cognac, un superbe Maine Coon blanc, c’étaient après avoir vu les Chartreux bleus Amélie du Parc Royal et César des Coquelicots, qui côtoyaient Ebène du Domaine de la Licorne, un superbe Persan chocolat, à quelques mètres d’Elis de Naskshidil (Angora turc noir), à proximité de la plus belle de toutes, un Persan crème, la bien nommée… Emma Belle du Seigneur !

  copesindeux1.jpg

Après cette visite, c’est le morceau de bravoure de l’après-midi : dans un CSE plein à craquer, pas besoin de chauffer la salle pour nos célèbres Copés in Deux ! Il in faut peu pou ête heureux est le titre d’un spectacle désopilant, plein d’humour, qui flirte parfois avec l’émotion (comme avec le sketch SDF) et qui, sans jamais être grivois, manie avec habilité le patois pour semer partout le rire.  Très vite, dans la salle, ce n’est plus qu’un éclat de rire, franc, généreux… On rit de bon cœur, on rit de plaisir, de toutes ces garlouzettes de ces sacrés lascars.

  copesindeux2.jpg

Bien sûr, l’amour est au programme, celui de la rencontre avec Ch’est l’amoré (où le cœur de Valentin fait Tchi qui tchi qui boum… repris largement par le public), celui de l’absence le soir (dans un Are you lonesome tonight d’Elvis, devenu un savoureux Est c’que t’es tout seu c’soir ?),copesindeux.jpg ou celui de la brouille (où la Gaby de Bashung devient une Olga d’un Valentin braillou… qui fait rire à chacun de ses pleurs !). Mais il y a aussi beaucoup de connivence (entre père et fils) et d’amitié complice (entre Christian, Francis et Jacques) et cela donne des moments tendres, drôles et hilarants… même quand je suis la victime (consentante !) du fakir Nathanoj Eodal (comprenez Jonathan Ladoe) qui nous refait le coup de la Sérénité Pierre Dac jusqu’à s’intéresser à autre chose que le seul signe zodiacal… Mais bon, je ne leur en veux pas : c’est pour la bonne cause… le rire, et tout cela en patois, pardon in pato… ch’ti de Wattrelos !

  copesindeux3.jpg

Le pato de Wattrelos, c’est d’ailleurs l’hymne qui est entonné à la fin par la troupe, ce pato qui est nôtre, dont les carabistoulles ar’montent l’moral comme dit la chanson… Un hymne qu’ils auront été obligés de bisser sous une standing ovation du public… Quelle soirée !

 

Du vide-grenier, tradition de notre terroir, à notre pato d’Wattrelos, identité locale, cela aura été une belle journée populaire comme on les aime, où le monde afflue, une vraie belle journée culturelle au sens plein du terme… comme, à l’image de beaucoup de Wattrelosiens, je les aime !

 

 

 

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 09:43

Lutte-copie-1.jpegAvec humour, on me pardonnera de reconnaître que j’ai été davantage formé à la lutte… finale qu’à la lutte gréco-romaine ! Pourtant, qui ne connaît, depuis ses cours d’histoire ou de grec au collège, ces lutteurs hellènes ou romains qui s’empoignent fermement pour… lutter mano à mano ?

 

C’est de fait un sport tout en technique et en efforts musculaires, où la concentration est forte, poussée à un tel niveau que samedi, à Roubaix, un lutteur vaincu – pourtant un grand gaillard, croyez-moi – s’est effondré en larmes, avec le réconfort des applaudissements du public, à la fin de son combat.

 

C’est une très belle compétition qu’organise là l’association roubaisienne de lutte, sous la dynamique de son président Pierre Brien. Comme en 2009, ce sont près de 130 athlètes qui sont venus en compétition à Roubaix pour ce masters international, le 17e du nom !

 

Il y a quelques semaines, la conférence de presse (où j’étais… et de surcroît le seul élu présent) avait donné le ton du plateau réuni ce samedi. Des clubs moldaves, macédoniens, belges, français (de Lorraine,  de Paris, et plusieurs clubs de la région) ont envoyé leurs champions et, depuis dix heures ce matin, la compétition aura été de très haut niveau. Des champions d’Europe côtoient des champions de France et bon nombre de ces lutteurs, en lutte libre ou gréco-romaine, sont très titrés.

 

Ce n’est donc pas sans admiration que je regarde les finales, les subtilités des touches, des prises, les retournements de situation, et ce moment de la compétition où l’issue du combat bascule, où s’affirme le vainqueur, profitant de la maladresse ou de la faiblesse de celui qui sera finalement le vaincu.

 

Quoi qu’il en soit, c’est à des sportifs émérites qu’avec Henri Planckaert, adjoint aux sports de Roubaix, je remets volontiers trophées, médailles et coupes au terme de cette journée.

 

 

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 11:02

image PS programme retraites

Comme le souligne l'édito de Libération ce matin, deux bonnes raisons donnent à se réjouir de l' affrontement musclé qui s'est amorcé entre le gouvernement et l'opposition au sujet des retraites: tout d'abord parce qu'il ramène le débat politique sur le terrain des idées, et non plus sur des querelles de personnes; mais aussi parce que ce débat est un avant-goût des élections présidentielles 2012, avec deux modèles de société qui s'affrontent au travers du rôle dévolu à l'impôt.

 

Depuis que ce mardi, le bureau national du PS a adopté ses propositions pour une « réforme juste, efficace et durable des retraites: un système universel et personnalisé », la guerre est ouverte, comme en témoigne la séance – bien acerbe – de questions au Gouvernement mercredi après-midi. Le Premier Ministre et ses collègues ne reculent en effet devant rien: invectives, grossières caricatures contre les propositions du PS, mensonges et manipulation des chiffres.

S'il est évident que notre façon de concevoir la société est différente, le dossier des retraites mérite mieux que des intox répétées... On attendrait plutôt de la part du Gouvernement qu’il apporte des réponses aux préoccupations des Français. En lieu et place, il se complait dans les orientations confuses, mais qui ne laissent aucun doute quant à l'objectif visé, celui de reculer l’âge de départ en retraite, en augmentant la durée de cotisations... Faut-il rappeler que c'est le PS qui a rendu public ses propositions de réforme avant celles du Gouvernement?

Dans tous les cas, je me félicite du projet adopté mardi soir, lequel est diamétralement opposé à celui proposé par Eric Woerth, et notamment sur l'âge légal du départ à la retraite, maintenu à 60 ans.

Dans ces propositions, réunies dans un document de 8 pages, le PS met en avant 4 objectifs prioritaires:

  • Conforter le niveau des pensions, c'est-à-dire le niveau de vie des retraités;

  • Faire une réforme juste, qui repose inévitablement sur des efforts partagés – en mettant à contribution TOUS les revenus, mais aussi équitable, en tenant compte de la pénibilité du travail;

  • Assurer la pérennité du système par répartition, et donc son financement;

  • Permettre davantage de choix individuels dans le cadre de garanties collectives ;

Parce que la réforme des retraites ne peut être abordée sous le seul angle de paramètres techniques de financement, elle doit avant tout permettre de prendre en compte les attentes des Français.

Aussi, les valeurs défendues au travers de nos propositions visent à:

  • Rendre aux séniors la place qu'ils méritent dans notre société;

  • Garantir des niveaux de retraites décents pour permettre la réduction des inégalités ;

  • Identifier de nouvelles ressources permettant une réforme équilibrée et durable;

  • Préserver la contributivité du système;

  • Prendre en compte la pénibilité du travail;

  • Redonner du sens à la solidarité intergénérationnelle et rassurer les jeunes générations.

Un projet pour un système de retraites qui se veut pérenne, juste et solidaire... que la droite qualifie de « bombe fiscale »: pour un Gouvernement qui a mis en place le fameux bouclier, et créé par la même 20 taxes supplémentaires, c'est « fort de café » - pour rester courtois!

> Pour prendre connaissance du Projet "pour une réforme juste, efficace et durable des retraites" cliquez ici

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 09:20

Cet après-midi, après la réunion de l’exécutif communautaire toute la matinée (où je présentais de gros dossiers), je suis à la séance de 15 heures à l’Assemblée car, dans le cadre de sa niche parlementaire (en fait la séance laissée à son initiative), le groupe socialiste, radical et citoyen présente une proposition de loi visant à abroger le bouclier fiscal.

 

Ce dispositif qui, de fait, a très largement vidé le contenu de l’impôt de solidarité sur la fortune et ainsi allégé – considérablement ! – l’impôt payé par les plus riches ou les mieux dotés en patrimoine dans notre pays, est non seulement très injuste ; mais son existence comme son maintien sont devenus profondément choquants et inacceptables dans le contexte national actuel de dégradation des finances publiques. D’autant que les chiffres sont éloquents !

 

Le bouclier fiscal, ce sont au total 5 362 contribuables qui, collectivement, ont reçu 537 millions d’euros, soit un chèque moyen de 100 192 euros !

 

            Ø Mais parmi ceux-là, 979 contribuables qui ont un patrimoine supérieur à 16,02 millions € ont perçu collectivement 368,2 millions € (soit 68,5 % du total !) et donc individuellement, en moyenne, un chèque de 376 134 euros !

 

            Ø Et les 100 plus gros bénéficiaires du bouclier fiscal en 2009 ont, eux, reçu un chèque de restitution de… 1 810 288 euros !

 

En matière de régions, ce qui concerne le nombre de bénéficiaires du bouclier fiscal, si Paris est en tête, le Nord est dans le peloton ! Ainsi, en pourcentage des bénéficiaires, par ordre décroissant, on trouve Paris (13,3 %), les Hauts de Seine (4,3 %), les Bouches du Rhône (2,9 %) puis… le Nord (2,8 %), juste avant les Yvelines (2,7 %) !

 

Alors cet après-midi, cette proposition de loi du groupe socialiste est identitaire, puissamment symbolique de l’effort de justice fiscale et de solidarité qui nous semble prioritaire aujourd’hui dans notre pays ! Ce message-là, la Majorité gouvernementale ne le comprend pas, même si certains députés de droite ne cachent pas qu’ils sont mal à l’aise devant la position du gouvernement, que défend – visiblement en service commandé – le ministre du budget François Baroin.

 

C’est donc par un artifice de procédure que le Gouvernement vide le débat, et combat notre initiative ! Dès son intervention liminaire, le ministre annonce que le Gouvernement demande la réserve des votes, ce qui veut dire… qu’il n’y aura aucun vote cet après-midi ! Ni sur les amendements, ni sur la proposition de loi elle-même : on peut parler (on ne s’en prive pas d’ailleurs… pour dénoncer le fond comme la forme !) mais on ne votera que… mardi prochain, après les questions d’actualité, quand la Droite sera certaine d’être majoritaire ! Manipulation…

 

C’est comme cela que, malgré notre présence en nombre, la Droite s’est sortie de notre initiative législative. Mais elle n’en a pas fini avec le sujet du scandaleux bouclier fiscal…

 

Nous continuerons le combat !

 

 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 18:35

Cet après-midi, à la commission des finances nous auditionnerons à nouveau Christine Lagarde, la ministre de l’économie, qui viendra nous présenter le nouveau projet de loi de finances rectificative pour 2010 (le 3e depuis le début de l’année !) qui reprend les conclusions prises lors du dernier conseil des ministres européen ECOFIN pour mettre en place le SPV (Special Purpose Vehicle), c’est-à-dire l’instrument juridique et financier qui constituera le fonds de stabilisation européen (doté de la garantie souveraine des seize Etats membres) qui lèvera sur les marchés des fonds pour prêter ou acheter de la dette souveraine de pays attaqués ou fragilisés (la quote-part de la France est de 20,38 %, pour 89,7 milliards €).

 

Mais ce matin, c’est Jacques ATTALI que reçoit la Commission des finances, pour faire le point sur les conclusions du rapport de la Commission qu’il a présidé il y a plus de deux ans maintenant.

 

● J. Attali dresse d’abord un constat sévère de la situation économique et sociale actuelle.

 

Il souligne ainsi le manque persistant de compétitivité de l’économie et l’impact de la crise sur l’économie et la croissance : l’investissement a fortement chuté, d’où un vieillissement du stock de capital, ce qui va dégrader la productivité globale des facteurs, et donc la croissance potentielle !

 

De plus, ce qui est inquiétant, c’est le manque de confiance de la population dans la communauté du destin de notre pays : 56 % des Français ont peur de devenir SDF ; 73 % des Français ont le sentiment que leurs enfants vivront moins bien qu’eux.

 

Depuis deux ans, dit-il, des choses sont allées dans le mauvais sens : la démographie, ce qui dégrade le ratio cotisants/retraités (1,5 en 2020, au lieu de 1,8 aujourd’hui) ; la baisse de la croissance potentielle (limitée de 1 à 1,5 %) ; une dette publique devenue insoutenable puisque le service de la dette se rapproche du seuil qu’il juge dangereux de 30 % des recettes publiques.

 

Voilà pourquoi, J. Attali persiste et signe sur les propositions de son rapport, dont il juge l’application des propositions plus qu’urgente !

 

● Une mise en œuvre inégale des réformes

 

D’après l’auteur du rapport, 60 % des mesures préconisées ont eu une traduction réglementaire ou législative (dont 37 % au moins partielle). Cela a surtout concerné l’innovation, la concurrence et le soutien aux PME-PMI, ainsi que l’enseignement supérieur et la recherche.

 

En revanche, il stigmatise que n’aient pas été reprises par le gouvernement, ses préconisations sur : la petite enfance et l’enseignement primaire ; la mobilité géographique ; l’accueil des étrangers formés ; la santé qu’il qualifie de « secteur de croissance » ; la réforme de la gouvernance publique.

 

● Il dresse donc un « tableau assez noir » de la situation et des réformes, même s’il ne faut pas oublier que la France dispose cependant d’atouts (secteurs d’excellence et d’avenir ; une démographie et un système éducatif qui sont les meilleurs d’Europe ; 5e pays exportateur de marchandises et 3e de services ; 1ère destination touristique mondiale…).

 

Aujourd’hui, avec la crise en cours, il estime primordiale la stabilisation de l’euro ; c’est pour lui LA condition de la croissance française. S’il ne se stabilisait pas, tous les discours sur l’investissement, sur la croissance, seraient sans lendemains. Et de mettre en garde : si tous les pays d’Europe se mettent à faire ensemble une politique de rigueur, c’est le désastre !

 

Il faut au contraire une coopération européenne plus étroite, et de ce point de vue, J. Attali estime qu’on a fait plus ces dix derniers jours que ces dix dernières années ! Et de préconiser des bons du trésor européens, une relance par des dépenses européennes, sinon, dit-il, « le processus de dépression collective est en marche »…

 

Pas très rassurant.

 

 

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:19

Cet après-midi, à la sortie des questions d’actualité, la Commission des finances auditionne la ministre de l’économie, Christine LAGARDE, sur le projet de loi que le Gouvernement a déposé sur la régulation bancaire et financière.

 

C’est à moi qu’il revient d’exprimer à la ministre la position du groupe socialiste. Honnêtement, ce n’est pas trop difficile car d’évidence, sur ce texte, on ne sent pas un large enthousiasme chez la ministre, ni chez le rapporteur UMP du texte, Jérôme CHARTIER, qu’on avait connu avec plus d’allant pour défendre ce que décide son cher Nicolas SARKOZY !

 

D’ailleurs, comme je lui fais observer, la ministre elle-même fait un lapsus savoureux puisque, dans sa présentation, elle parle de projet de loi de réglementation bancaire,… et non de régulation bancaire ! C’est bien le problème : ce texte est franchement court ! Il n’est pas à la hauteur de l’ambition  régulatrice affichée : ce n’est pas avec ça qu’on va contenir les effets déséquilibrants bancaires et financiers qui déclenchent et accentuent la crise. Il n’y a rien sur la régulation des nouveaux produits financiers tels que les CDS, rien pour contenir les conséquences des LBO ; il n’y a pas de frein, dans ce texte, à la spéculation. A un moment où la technique va plus vite que la norme administrative, le Gouvernement n’oppose, avec sa loi, qu’un patchwork de quelques dispositions ponctuelles, souvent très techniques et anciennes (comme l’ouverture des fichiers Fiben aux assureurs-crédit… qui est dans les cartons de Bercy depuis près de dix ans… et qui vient de trouver un texte fourre-tout pour espérer devenir loi de la République !).

 

Comme je le dis à la ministre, c’est un « texte prétexte », trop peu adapté au contexte !

 

Témoin, ce dont la ministre et le rapporteur se rengorgent, à savoir la création d’un conseil de la régulation financière et du risque systémique ! C’est LE point d’orgue du texte, ce qui est sensé tout changer dans la régulation bancaire et financière en France ! En fait, c’est une création Canada Dry… Pourquoi ? Parce que ce CRFRS créé a pour membres : la ministre de l’économie ; le gouverneur de la Banque de France, président de l’autorité de contrôle prudentiel (qui regroupe maintenant les autorités du contrôle des banques – la commission bancaire – et des assurances – l’ACAM – fusionnées récemment) ; le président de l’autorité des marchés financiers ; et le président de l’autorité des normes comptables. Or, que fait ce conseil ? Il remplace une instance qui existait déjà, le collège des autorités de contrôle des entreprises du secteur financier… Et qui était membre de ce collège ? Les mêmes que ceux du conseil créé… auxquels s’ajoute le président de l’autorité des normes comptables ! C’est sans doute une bonne idée mais franchement, difficile de voir dans cette réforme une disposition en quoi que ce soit révolutionnaire…

 

Alors, j’interroge la ministre sur trois sujets :

 

Ø      les moyens dont va disposer, dans les années à venir, l’autorité de contrôle prudentiel (qui contrôle les banques et les assurances) car il n’y a pas de contrôle sans moyens humains et financiers pour l’exercer de manière efficace ;

 

Ø      les agences de notation, dont l’enregistrement sera dorénavant assuré par l’AMF, mais sur lesquelles il serait bon de renforcer les contrôles en matière d’indépendance et de déontologie, et surtout les sanctions possibles ;

 

Ø      les assureurs-crédit qui, dans le contexte de crise économique actuelle, par les positions de défiance qu’ils prennent sur certains secteurs d’activité (je pense en particulier aux cafés et restaurants) contribuent au retrait des positions des banques sur ces entreprises et, ce faisant, littéralement à l’étranglement du secteur d’activité.

 

Car ce n’est pas avec ce texte qu’on va vraiment renforcer la régulation bancaire et financière en France ! Une occasion ratée… C’est pourquoi le groupe socialiste vient de demander, dans le cadre de ses possibilités d’initiative parlementaire, la création d’une commission d’enquête sur la spéculation ! On n’a pas fini d’en parler…

 

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 09:58

Ce matin, après être allé veiller au départ des enfants de Jean-Zay pour notre ville jumelle de Guarda (Portugal) et mes rendez-vous usuels municipaux avec la population wattrelosienne, je rejoins d’autres députés du Nord (Bernard Roman, Alain Cacheux, Christian Bataille, Gilles Pargneaux…) à la porte de la préfecture. Comme chaque lundi, la Fédération du Nord du PS manifeste devant la préfecture à Lille pour attirer l’attention de l’opinion et des pouvoirs publics sur la dégradation de la situation de l’Education nationale.

 

Chaque semaine, un courrier est, à cette occasion, remis au directeur de cabinet du préfet, destiné au Président de la République.

 

Aujourd’hui, à nouveau, nous remettons un courrier destiné à Nicolas Sarkozy pour dénoncer les conditions de la prochaine rentrée scolaire, en France comme dans le Nord, pointer les pénuries d’enseignants et demander des vrais choix politiques qui privilégient une réelle priorité politique pour l’éducation. Pour lire le courrier au Président de la République, cliquezLettre ouverte education 3cliquez ici.

 

Compte tenu de l’actualité,  à savoir le débat qui va s’engager la semaine prochaine sur la réforme des collectivités territoriales, c’est le thème que nous affichons sur notre banderole : « Défendons nos territoires ». C’est le même sujet, de fait : la suppression des postes dans l’Education nationale, c’est appauvrir un service public majeur de proximité, celui de l’accès à l’éducation. Mais la réforme territoriale en cours, et surtout son volet financier qui va diminuer les ressources des collectivités, risque bien d’avoir pour conséquence un appauvrissement majeur des services publics locaux.

 

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 08:36

 

piscineEn philatéliste passionné que je suis, cette nouvelle ne peut que me réjouir : le premier timbre à l’effigie de notre Musée d’Art et d’Industrie, André Diligent, « La Piscine » a été lancé. Les deux créateurs du timbre Sylvie Patte et Tanguy Besset étaient venus dédicacer leur travail et répondre aux questions des passionnés dimanche 16 mai dans l’ancienne piscine municipale art déco.

  

Réjoui, mais pas surpris : j’étais en effet intervenu en mai 2008 auprès du Président du Groupe La Poste, Jean-Paul Bailly, en écho au projet du Cercle des Collectionneurs des Arts de Roubaix afin que ce timbre soit édité (voir mon article du 17 septembre 2008). C’est désormais chose faite ! Jean-Paul Bailly, que je connais bien, me l’avait personnellement annoncé le 12 septembre 2008. Promesse tenue : tant mieux !  

 

Ravi que le rayonnement de la Piscine, désormais national et international, soit matérialisé par ce symbole, devenant ainsi le premier monument roubaisien à être immortalisé sur un timbre : 2 600 000 exemplaires, ce n’est pas rien ! Avis aux amateurs, il est disponible à la vente à la boutique du Musée mais aussi dans tous les bureaux de poste dès demain, mardi 18 mai !

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