Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 15:40

Drapeau-polonais-en-berne.jpgC’est une tragédie, un drame qui secouent la Pologne et que vivent les Polonais, et tous ceux qui aiment la Pologne et son peuple, déjà si souvent touchés par les temps durs et parfois les horreurs de l’histoire.

 

L’accident qui a coûté la vie au président polonais, Lech KACSZYNSKI, à son épouse, à nombre de ses collaborateurs, à l’élite militaire et administrative, au président de la banque centrale et à bien des membres de la classe politique polonaise, voit ses conséquences terriblement dramatiques d’autant plus accentuées qu’il a eu lieu pour un déplacement commémorant une des plaies les plus vives que l’histoire ait laissées au peuple polonais, à savoir le massacre de Katyn, et qu’il s’est produit précisément en terre russe, chez le grand voisin, avec lequel les relations sont toujours difficiles et méfiantes.

 

Tout cela se retrouve dans le creuset de l’ampleur du recueillement de toute la population polonaise depuis dimanche. Nous, Français qui avons dans l’Histoire si souvent été si proches d’elle, qui avons au fond du cœur toujours une ferveur particulière quand on nous parle de la Pologne, nous ne pouvons que vivre sa douleur avec émotion, affection et tristesse.

 

Je ne partageais pas nombre des options politiques du président disparu. Mais il était, jusqu’au terme de ses fonctions, la Pologne, la voix de la Pologne, celle de nos sœurs et de nos frères polonais. Face à la mort, à l’injustice qui frappent à nouveau ce pays aimé, la politique s’efface devant le partage de la peine.

 

Je pense à nos amis de Siemianowice, notre ville jumelle, à son Conseil municipal à qui je viens d’adresser un message d’amitié. Je pense aussi à tous mes concitoyennes et concitoyens de Wattrelos ou de l’agglomération roubaisienne, enfants et filles ou fils de cette terre de Pologne, venus travailler ici dans nos villes, qui sont nos frères, nos sœurs et qui sont aujourd’hui blessés, touchés par ce drame. Au nom de tout le conseil municipal de Wattrelos, et en mon nom personnel, je veux leur dire ma sympathie, mon affection et ma compassion.

 

Dès ce matin, j’ai fait mettre le drapeau polonais en berne au balcon de l’Hôtel de Ville (ph. en haut). Jumelée avec Siemianowice, amie de la Pologne, Wattrelos est aux côtés de la population polonaise dans son deuil.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 19:00

Impossible, quand on est député de Roubaix, de ne pas être à l'arrivée de Paris-Roubaix.

 

Pour moi, la question ne se pose même pas. Depuis que je suis parlementaire, je n'en ai raté aucun. Alors, après un passage au repas annuel de l'association wattrelosienne d'amitié franco-hongroise Kossuth et deux heures de travail à mon bureau, en route pour le mythique vélodrome de Roubaix.

 

 

Ce lieu est magique. C'est toute une histoire, des exclamations, des encouragements , des applaudissements qu'on entend au fond de notre mémoire, même quand il est vide.

 

 

Ce n'est pas le cas cet après-midi ! Les tribunes, les stands sont noirs de monde, et sur grand écran, la course se déroule en direct.

 

 

Dès mon arrivée, plus de suspense : Fabian Cancellara est en tête, très nettement en tête. Plus personne ne pense que la victoire ne puisse lui échapper. A l'arrivée, il aura plus de deux minutes d'avance sur le suivant : il a vraiment bien marché... Pardon, bien roulé !

  0001

Alors, les préparatifs de l'arrivée s'engagent. Mon ami, Alain Bernard, maire de Bouvines, président des amis de Paris-Roubaix, apporte le (célèbre) pavé qui sera remis au vainqueur, et que celui-ci, dans un cérémonial établi, embrassera tout à l'heure. Alain me le confie un instant (cf. photo), et si le poids du pavé est notable, j'avoue une certaine fierté à avoir ce trophée entre les mains. Aucun ch'ti ne peut ne pas avoir un pincement émouvant, comme je l'ai à cet instant...

 

 

Henri Planckaert, adjoint aux sports – qui remettra le trophée – et miss Roubaix et ses dauphines me rejoignent au centre de la pelouse, avec l'équipe organisatrice ASO et les médias. Je salue Gilbert Duclos-Lasalle et j'engage une conversation avec 0002Bernard Hinault (photo). Lui, le blaireau, le vainqueur de 1981, souligne volontiers la victoire de Cancellara : « C'est magnifique, c'est un champion en super-forme en ce moment »… et on le sent admiratif ! Il faut dire que, quelques jours à peine après avoir gagné le Tour de Flandres, gagner Paris-Roubaix après une telle échappée, F. Cancellara a fait fort... (un doublé rare : même Eddy Merckx n’y est pas parvenu !).

 

 

D'ailleurs, voilà l'instant le plus magique : l'entrée dans le vélodrome. Le speaker l'a annoncé. Tous les regards se tournent vers l'écran. On l'annonce, il arrive, il est là... Et là, c'est plus qu'extraordinaire. C'est un seul et unique et puissant cri, une clameur à nulle autre pareille qui accueille le champion ! Son maillot rouge, son rythme rapide, c'est lui... Les applaudissements l'accompagnent tout le long de son0003 tour et demi de piste, jusqu'à ce qu'il arrive à la tente d'arrivée, à quelques mètres de moi, où il s'effondre dans un mouvement de joie et de fatigue mêlées (photo) ! Ça se voit, ça se sent, il est plus qu'heureux. Chacun l'est autour de lui, chapeau champion !

 

 

Voilà que les deuxième et troisième arrivent, puis les quatrième et cinquième, avec un duel entre eux, mais Tom Boonen ne remontera pas, il restera cinquième. La déception est perceptible dans les , où les drapeaux belges et flamands sont nombreux. Le premier Français arrive, il est neuvième : il s'appelle Hinault... mais Sébastien !

 

  0004

C'est l'heure de la remise des trophées. Je congratule le vainqueur de cette reine des classiques (photo), superbe course : pour la gagner, il faut aller chercher au plus profond de soi-même. Dans quel état j'ai vu arriver, toutes ces années, des coureurs quand la météo avait été plus humide, boueux, crottés, on ne voyait plus que leurs yeux ! Cet après-midi, pas de boue, mais des efforts, beaucoup d'efforts...

 

 

Encore un très beau moment que cet après-midi, où tous les Français se sont sentis Roubaisiens... De bien belles images. Les amis de Paris-Roubaix et mes copains du vélo club de Roubaix Lille Métropole peuvent être heureux de cette journée. D'ailleurs après l'arrivée, ils organisent une petite réception... uniquement avec des produits du Nord. Odeur – et succès garanti – de la tarte au maroilles, bière du Ch'ti et pour moi, 0005limonades... de couleurs (j'ai goûté à la violette et au pamplemousse rose !). Pas mal du tout. Et chacun de se donner rendez-vous à l'année prochaine.

 

 

Pour l'heure, pour moi, pas question de tarder, on me réclame à Wattrelos pour la remise des prix chez les pêcheurs du plan d'eau A.-Verbrugge. Faut que j'y aille... c'était le challenge du maire !

 

 

 

Partager cet article
Repost0
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 08:53

Herman-Van-Rompuy.jpegCet après-midi, à la communauté urbaine de Lille, se tient l’assemblée générale de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, qui va consacrer le passage de présidence de Stefaan DE CLERCK, ministre fédéral belge de la justice (ancien bourgmestre de Courtrai) à Martine AUBRY, présidente de LMCU, jusqu’alors vice-présidente de l’Eurométropole. Cette assemblée est honorée de la présence d’Herman VAN ROMPUY, tout nouveau président du conseil européen.

 

Aux côtés de Martine AUBRY a aussi pris place Rudy DEMOTTE, ministre-président de la région wallonne. C’est dire si la séance est exceptionnelle.

 

Ÿ Nouvelle présidente, Martine AUBRY accueille ses hôtes en rappelant l’Europe des fondateurs et en soulignant le travail immense qui attend Herman VAN ROMPUY car nous avons besoin d’une Europe puissante et intégrée.

 

L’Europe des Régions est déjà une réalité. 230 régions sont représentées à Bruxelles mais l’Europe des métropoles est encore à son balbutiement.

 

Ici, dans la métropole, nous étions prédestinés à nous réunir. Notre frontière naturelle n’existe quasiment pas. A Lille, nous avons été flamands, bourguignons, français et espagnols avant d’être définitivement français. Il a cependant fallu la force de conviction de Pierre MAUROY pour dépasser bien des frontières. Après la COPIT en 2000, le GECT en 2006, le 28 janvier 2008, l’Eurométropole est née. Depuis elle travaille dans trois directions :

 

            Ø D’abord, l’Europe de la culture. La Flandre, la Wallonie, la Communauté urbaine se sont investies ensemble dans la culture (Lille 2004, Europe XXL…).

 

            Ø Le développement économique : nous construisons ensemble des opportunités d’avenir (tels que les textiles techniques innovants, le Pôle Image avec Tournai et Courtrai ; le pôle nutrition-santé où l’on travaille avec la Wallonie).

 

            Ø La vie quotidienne de nos concitoyens : amélioration des relations SNCF et SNCB ; tourisme (vers un office de tourisme eurométropolitain virtuel ?) ; schéma d’aménagement pour une métropole « mixte, durable et attractive ».

 

Puis vinrent les prises de parole de : Stefaan DE CLERCK, président sortant, qui fit observer malicieusement à Martine (« Tu deviens présidente tous les deux ans : 2008, 2010… »), avant de souligner que « l’Eurométropole est arrivée à l’âge de la maturité » et qu’elle permet de « montrer que l’Europe est concrète » ; Rudy DEMOTTE, qui conclut sur une citation d’Umberto ECO : « La langue de l’Europe, c’est la traduction »… en assemblée générale où le bilinguisme fut la règle, il s’attira un franc succès !

 

En réponse, Herman VON ROMPUY a voulu insister sur la "créativité" de l'Eurométropole. A ses yeux, c'est un laboratoire. Au-delà de l'identité de chaque pays, le dépassement des frontières peut aussi être un renforcement au niveau individuel. Bien collaborer, supprimer des obstacles est un défi.

 

C'est grâce à la volonté que s'est construite l'Europe. L'Eurométropole suit la même approche pragmatique (économie, mobilité, santé,...).

 

Avancer, c'est important. La construction européenne est aussi complexe que la construction belge.

 

Les objectifs sont éternels. Une bonne collaboration n'est jamais terminée. Ce qui est important, ce ne sont pas les étapes, mais la direction.

 

L'Europe pour être forte a besoin des régions. Elle a besoin d'une stratégie coordonnée. Nous devons nous battre pour conserver nos atouts, notre modèle rhénan. L'Europe ne pourra atteindre un meilleur taux d'emploi qu'avec le concours de régions innovantes et compétitives.

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 16:21

« Donner plus à ceux qui ont plus » : telle est la conclusion d’une analyse chiffrée des politiques fiscales menées en France depuis 2002, et surtout depuis 2007.

 

La politique fiscale depuis 2002 a été marquée par une forte baisse des impôts au profit des ménages les plus aisés. Les deux-tiers des baisses d’impôts de la période, soit 20 milliards d’euros par an sur un total de 30 (exactement : 18,4 Mds € sur 28,4 Mds €) ont été consacrés aux plus riches. C’est le cas de l’essentiel des réformes phares décidées par l’exécutif depuis 2002 : de la réforme de l’impôt sur le revenu (IR) à la baisse de l’ISF et de la fiscalité des successions et donations, en passant par la création du bouclier fiscal et la réduction d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile.

 

Cette redistribution au profit des plus aisés a été financée par des prélèvements équivalents sur les classes moyennes. Ces prélèvements ont notamment transité via la fiscalité locale (qui est passée de 4,9 à 5,8 % du PIB) et les prélèvements sociaux (la ponction a été de 8 Mds € sur les classes moyennes). C’est ce qui explique que les prélèvements obligatoires soient restés stables sur la période. Au total, plus d’un point de la richesse nationale (20 Mds €, donc) a été pris des poches de tous les Français pour être donné aux ménages les plus riches. La Droite mène une politique de redistribution à l’envers.

 

Les baisses d’impôts appauvrissent l’Etat. Depuis 2002, les recettes fiscales de l’Etat ont baissé d’à peu près 10 % ! La redistribution réalisée est au demeurant financée par les prélèvements sur les jeunes et les générations futures. Les baisses de recettes fiscales ont en effet été en partie financées par l’endettement, via un creusement du déficit budgétaire, qui devra in fine être remboursé par les générations futures.

 

La politique fiscale a été orientée vers la rente, en contradiction avec l’objectif affiché de revaloriser le travail. C’est une révolution discrète : depuis 2002, la fiscalité du patrimoine et de ses revenus a été considérablement et systématiquement affaiblie, là encore au profit des ménages les plus aisés. Ainsi, la loi dite TEPA de l’été 2007 a permis une baisse des droits de mutation d’un coût de 2,3 milliards € au seul bénéfice de ceux qui ont la chance d’hériter un capital. Ainsi un couple de 50 ans peut transmettre un patrimoine de 1,5 million d’euros à ses deux enfants en franchise totale d’impôt au terme de deux donations puis d’un héritage pour le capital restant. La réduction des droits de mutation n’a de fait concerné qu’une minorité de ménages… les plus aisés !

 

Injuste socialement, cette politique fiscale est d’autant plus critiquable qu’elle s’accompagne :

 

Ø      d’un bilan économique médiocre, avec une série de mesures fiscales contre-productives pour la croissance et l’emploi : une redistribution sociale à l’envers qui affaiblit la consommation populaire, des exonérations pour les heures supplémentaires qui ont provoqué une forte accentuation du chômage, des mesures clientélistes chères et bien peu efficaces économiquement comme la baisse de la TVA pour la restauration ;

 

Ø      d’un bilan budgétaire préoccupant, avec un endettement public qui dérive rapidement (cf. article du mardi 6 avril).

 

 

 

Partager cet article
Repost0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 15:10

Voici un article que j’ai eu le plaisir de lire sur le site www.lunion.org qui présente le projet de l’Union, commun aux villes de Wattrelos, Roubaix et Tourcoing :

 

« DOMINIQUE BAERT, LE TROISIEME HOMME

 

Le 8 avril 2010  -  Ils font l'Union

 

Portrait de celui qui garantit les financements

 

Dominique Baert est un bourreau de travail. A 50 ans, cet homme à la moustache « Troisième République », que l’on croirait sorti tout droit d’un épisode des Brigades du Tigre, se voue entièrement à ses fonctions d’élu local, de premier vice-président à la communauté urbaine de Lille et de député. Trois casquettes qu’il porte avec le même engagement, et auxquelles il applique un même leitmotiv : « On est là pour servir, pas pour se servir ». Compte tenu de son long parcours à la Banque de France, dont il a été l’un des dirigeants, on le croit sur parole. Mais de toutes, la fonction de maire est celle à laquelle Dominique Baert tient le plus. Ce fils de Wattrelos dit y mettre tout son cœur et toute sa passion.

 

Parler le langage des entreprises

 

Et les Wattrelosiens le lui ont bien rendu en 2008 en le réélisant au premier tour avec près de 70% des voix. A propos de son aptitude à dynamiser les parcs d’activité de sa ville, son directeur de cabinet  raconte : « Pour faire venir les entreprises, il parle leur langage. Il les aide à faire leurs montages financiers, est capable d’étudier leurs comptes. Comme il est capable pour un habitant en situation de surendettement de proposer des consolidations de crédit » Un vrai Robin des bois, économe et pragmatique.

 

La porte d'entrée de Wattrelos

 

L’Union ? Seuls 10% de ce territoire font partie de sa commune. On imagine donc que cette friche de projets n’est pas sa priorité. Et pourtant. Il suffit d’arriver à Wattrelos par la voie rapide urbaine pour se rendre compte que les friches qui s’étendent en amont de part et d’autre du canal formeront, une fois réinvesties, une porte d’entrée inespérée pour Wattrelos. Alors, un voisin « intéressé », Dominique Baert ? Son directeur de cabinet explique : « Si on entre dans la ville par une friche dégradée, ce n’est pas très incitatif, et c’est l’image de la ville qui en pâtit. » Pour autant, le mandat métropolitain de Dominique Baert lui fait appréhender l’Union au-delà de son propre « jardin ». En tant que premier vice-président de Lille Métropole en charge des Finances, il est garant de la pérennité des financements nécessaires au développement du projet intercommunal et s’investit aux côtés de ses homologues tourquennois et roubaisien, dans un trio de compétences idoines, pour le nouveau fer de lance de l’ambition métropolitaine.

 

Surfer sur la dynamique

 

En tant qu’élu local, il apporte aussi sa pierre. La première concerne d’importants travaux de voirie, sur les axes dits « habitat-travail » et au niveau du mal-nommé rond-point des Couteaux, propres à fluidifier les flux et à ouvrir la ville sur ses voisines et jusqu’en Belgique. Et puis Dominique Baert cherche à établir des passerelles avec les grands projets de l’Union. Avec le pôle Images, par exemple : au centre-ville, l'immense friche industrielle de Saint Liévin est transformée de façon inespérée en espaces de tournage et le lycée Emile-Zola accueille une filière de communication vidéo, en écho au BTS audiovisuel de Jean-Rostand à Roubaix. Avec le CETI aussi, qui représente l’espoir de maintenir des activités économiques dans le textile de haute technologie. Et puis, à la frange de l’Union, il y a l’habitat à rénover, des secteurs à requalifier. « On aura un éco-quartier à l’Union, il est donc indispensable d’envisager un nouvel élan pour les secteurs Jouhaux, des Couteaux et des Villas à Wattrelos », déclarait récemment Dominique Baert à la presse. Le quartier de la Mousserie pourrait ainsi devenir le trait d'union entre le nouveau cœur du nord-est de la métropole et la cité Berlouffe. La rue de l'Union porte déjà bien son nom. »

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 22:02

L'Agence France Trésor vient de me transmettre, en tant que rapporteur spécial de la commission des finances, l'évolution trimestrielle des encours de la dette de l'Etat à fin mars.

 

Deux constats s'imposent :

 

Ø      la dette de l'Etat est passée de 1148 Mds € fin décembre 2009 à 1183,5 Mds € fin mars : la hausse est donc de 36,5 Mds € en trois mois (soit + 3,1 % !) ;

 

Ø      sur un an, la dette, qui était de 1063,8 Mds € fin mars 2009, a donc augmenté de 120 Mds € (soit + 11,2 % !).

 

La dette à moyen et long terme (OAT + BTAN), qui était de 899,7 Mds € fin mars 2009, est à 977,5 Mds € fin mars 2010. Elle dépassera les 1 000 milliards d'évidence dans les semaines qui viennent, avant juin !

 

Au demeurant, pour financer ses besoins (dont je rappelle que l'Etat finance la moitié de ses dépenses par le déficit, et donc par l'emprunt !), l'Etat vient de décider de lever une OAT 25 avril 2060... c'est-à-dire qu’il s'est s'endetté à 50 ans !

 

Quand on sait que l'essentiel des emprunts finance les dépenses de fonctionnement courant de l'Etat, on mesure l'aberration de la politique financière de ce gouvernement : il emprunte à 50 ans pour financer les dépenses qu'il fait en 2010 ! C'est un sacré chèque tiré sur les générations à venir. Et une énorme rigidité sur nos dépenses publiques pour les prochaines décennies.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 16:56

Cet après-midi, l'Assemblée est sollicitée par le Gouvernement pour voter le projet de loi sur l'ouverture à la concurrence des jeux d'argent en ligne. D'évidence, ce texte suscite un malaise.

Malaise parce que la semaine dernière, les débats ont été émaillés d'incidents en tous genres : un collaborateur du Président de la République est même monté au « plateau », pour faire pression sur le vice-président qui présidait la séance ! Et cela en dépit de la séparation des pouvoirs ! Et en dépit de la nécessaire sérénité des débats parlementaires !

 

Malaise parce que des députés de l'actuelle majorité, que l'on voit généralement assez peu dans les débats, étaient curieusement présents et sont même intervenus pour soutenir un texte qui d'évidence (c'est de notoriété publique) concerne directement des sociétés gérées par des membres de leur famille.


Malaise parce que ce texte gouvernemental, qui vise à ouvrir à la concurrence les jeux d'argent en ligne, est le premier des textes que le Gouvernement et sa majorité ont mis en débat au lendemain des élections régionales... ne voulant pas entendre les Françaises et les Français qui, en s'abstenant ou en renouvelant leur confiance aux présidents socialistes de région, ont exprimé notamment leur désarroi devant un quotidien qui leur est toujours plus difficile ! La crise les tenaille et le Gouvernement leur répond : « Faites vos jeux ! ».


Malaise parce que, et toujours au lendemain du scrutin régional, la Majorité, se pliant à la volonté du chef de l'Etat, renonce à supprimer le bouclier fiscal ! Là-encore, l'actuelle majorité reste impassible devant l'impératif de justice fiscale et de solidarité nationale des plus riches à l'égard des plus modestes !


Malaise encore parce que ce texte gouvernemental propose finalement ni plus ni moins qu'une amnistie fiscale voire pénale aux sociétés de jeux en ligne établies en France qui, aujourd'hui, sont dans l'illégalité : certaines l'ont même « claironné » dans les médias ! Cette impunité est contraire aux valeurs républicaines et véhicule l'idée que tout est permis. Comment demander à chacun de respecter la loi quand le Gouvernement lui même offre ainsi l'impunité à ceux qui, aujourd'hui, violent la loi en ayant d'ores et déjà ouvert des sites de jeux d'argent en ligne à ceux qui, aujourd'hui, trichent ?


Malaise aussi parce que, à vouloir servir des intérêts privés, le projet de loi ne se préoccupe guère de l'intérêt général. En effet, le Gouvernement aurait pu choisir de moderniser les missions de La Française des Jeux et du PMU, et ainsi contribuer à alimenter les caisses de l'Etat ! Au lieu de cela, il a préféré un dispositif bénéficiant avant tout à des opérateurs privés ! Un dispositif qui, également, fait fi des préoccupations de santé publique et de risque d'addiction aux jeux !

 

Et précisément me reviennent en mémoire les témoignages des trois éducateurs AILE lors de l'Assemblée générale des centres sociaux de vendredi dernier au centre social du Laboureur. Tous évoquaient leurs inquiétudes devant les dépendances croissantes des jeunes de nos quartiers aux jeux déjà existants et disponibles (loto, tiercé...) : si demain on peut jouer en ligne, ce sera facile et abordable (c'est le but de la loi !), mais aussi potentiellement très destructeur. Car qui peut nier les risques pour les jeunes déjà dépendants d'être demain plus dépendants encore à tous les jeux... plus endettés demain aussi, plus pauvres, plus coincés financièrement ? Franchement, je suis outré, consterné de voir que le Gouvernement considère comme prioritaire après les élections régionales de faire voter l'Assemblée nationale (ça a été à l'ordre du jour, jour et nuit, de toutes les séances la semaine dernière !), de faire voter un texte pour faciliter l'accès aux jeux en ligne. Tout cela pour l'argent ! Mais combien de jeunes resteront sur le carreau, combien de vies seront broyées par ce mythe du gain facile, réalisable demain de chez soi ?


Malaise enfin car la Majorité a bloqué le processus législatif : décidée à faire adopter rapidement ce texte, elle a reporté le débat sur le crédit à la consommation(bien davantage espéré par les familles modestes). Elle a aussi refusé l'adoption d'amendements lors de cette seconde lecture (pour un vote conforme et aller plus vite vers le texte définitif !), niant par là-même la vocation des représentants de la nation à discuter, à amender. Ce n'est pas digne de notre démocratie !


Voilà pourquoi cet après-midi j'ai voté contre ! Contre le texte bien sûr. J'ai aussi voté contre pour dire au Gouvernement que nos concitoyens attendent de lui une autre politique que des textes destinés à servir les intérêts particuliers des amis du Président !

 

Pour preuve, cette déclaration de Nicolas Dupont-Aignan, député ex-UMP dans Libération : "La loi sur les jeux en ligne est un texte abject [...]. La Majorité veut faire plaisir aux "amis du Fouquet's", [...] qui veulent une part toujours plus grosse du gâteau du tout-fric."

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 11:23

Cet après-midi, la Commission des finances va auditionner François BAROIN, le nouveau ministre du budget, notamment sur la question du bouclier fiscal que même certains élus de la majorité critiquent de plus en plus ouvertement. Faut dire qu’il y a de quoi !

 

La Commission des finances vient d’obtenir une première estimation des résultats de l’application sur l’année 2009 du bouclier fiscal.

 

Rappelons que le bouclier fiscal permet à un contribuable de se voir restituer le montant de ses impositions au titre de l’impôt sur le revenu, de la CSG-CRDS et des prélèvements sociaux, des taxes foncières et de l’impôt de solidarité sur la fortune qui dépasse 50 % de son revenu.

 

Quelques constats forts méritent d’être faits sur les informations – encore partielles – transmises :

 

Ø      Le bouclier fiscal, dont le coût est supérieur à 585 millions d’euros sur l’année 2009, conduit à restituer à 16 350 contribuables (soit moins de 0,05 % des contribuables français) un montant moyen de 35 814 euros (pour 2008, c’était 563 M€ pour 15 446 bénéficiaires).

 

Ø      Les bénéfices réels du bouclier fiscal sont concentrés sur les ménages les plus aisés. Ainsi les 1 000 ménages les plus riches concentrent près de deux tiers (63 % exactement) du coût du bouclier fiscal. 979 bénéficiaires ont reçu un chèque moyen de 376 000 euros ! Cela a coûté 368 millions d’euros à l’Etat. Ces personnes disposent pourtant des revenus les plus élevés (supérieurs à 43 761 euros par an) et des patrimoines les plus importants (plus de 16,35 millions €).

 

Ø      C’est même surtout concentré sur ceux qui ont les revenus les plus élevés : 5 362 Français (qui ont tous des revenus fiscaux supérieures à 43 761 euros) ont globalement reçu 537 millions d’euros (soit 91,7 % des remboursements !).

 

Au-delà de la scandaleuse injustice de ce bouclier fiscal, extrêmement ciblé au bénéfice des plus aisés, des cas choquants existent parallèlement :

 

Ø      14 contribuables, dont le revenu déclaré est inférieur à 3 428 €, alors que leur patrimoine est supérieur à 16 millions €, ont reçu des chèques moyens de plus de 162 000 € !

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 08:10

logo anLe 9 juin de l’année dernière, j’interpellais par écrit la ministre du logement sur le versement des aides personnalisées au logement par les caisses d'allocations familiales.

 

En effet, le montant de ces aides est fixé en fonction des ressources perçues par l'allocataire au cours de l'année précédente. Ainsi, si une personne, tout en n'étant pas éligible à cette aide au cours d'une année déterminée, perd son emploi ou se trouve confrontée à une baisse conséquente de ses revenus au cours de l'année suivante, elle ne pourra être immédiatement assistée malgré la précarisation de sa situation.

   

Dans le contexte actuel de crise, cette problématique concerne de nombreux demandeurs d'emploi qui vivent de manière inédite une période de chômage. Aussi demandais-je si des dispositions ne pourraient être recherchées pour faciliter une meilleure adaptation des critères d'attribution des aides au logement à la situation personnelle réelle du demandeur et donc à ses besoins, ce qui passe notamment par une prise en compte de la perte d'emploi.

 

 

Le Journal Officiel m’apporte aujourd’hui la réponse de la ministre :

 

« En règle générale, les aides personnelles au logement versées aux ménages bénéficiaires sont calculées à partir des revenus imposables perçus au cours de l'année civile de référence (n-2).

 

Il en résulte un décalage temporel entre les revenus pris en compte pour le calcul des aides personnelles au logement et les ressources perçues par les allocataires pendant la période de versement ou au moment de l'ouverture des droits. Certains évènements, notamment la perte d'emploi, le passage à la retraite ou l'admission en invalidité, réduisent les moyens financiers des personnes de telle sorte qu'un ménage qui n'était pas éligible à l'aide puisse désormais [...]"

 

Pour lire la suite cliquez ici 

 

 

Partager cet article
Repost0
5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 11:18

 jubi12-2010.jpg

jubi7-2010.jpg

 

Ce matin, c’est le Jour J… comme Jubilaires. C’est la plus belle des cérémonies wattrelosiennes : jubi6-2010.jpgla réception à l’Hôtel de ville des ménages qui ont 50 ans de mariage (35 couples aujourd’hui), 60 ans (8 couples) et 65 ans de mariage (2 couples). Ces amoureux des noces d’or, de diamant et de saphir totalisent tous ensemble 2 360 années de mariage, plus de deux millénaires d’amour ! Comme je leur ai dit, si on remonte toutes ces années, ni Jules César, ni Vercingétorix n’étaient nés. 

 

Alors, je les accueille sur le perron de l’Hôtel de ville jubi5-2010.jpgavec mon adjointe au Nouvel Age et tous les élus écharpés, et je leur remets un bouquet de fleurs avant qu’ils ne s’installent dans les salons de l’Hôtel de ville. Là, Sylvie les accueille en leur chantant du Piaf : La vie en rose, puis l’extraordinaire Hymne à l’amour.

  

Je n’ai qu’admiration et respect pour tous ces ménages : j’en connais la plupart, et bien des souvenirs personnels, d’enfance même, me reviennent devant ces femmes et ces hommes qui sont de la génération de mes parents. jubi4-2010.jpgComme je leur dis dans mon discours, leur existence même « est une des richesses de notre ville ». Leur union a duré, leur amour fut grand, malgré les vicissitudes de la vie, comme en parle François Mauriac.

 

Oh, bien sûr, leur vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Mais leur vie, comme je l’écris, ce sont « de ces petites tensions qui cachent de grandes, si grandes attentions ». 

 

Pour eux, nous traversons l’Histoire pour évoquer les évènements majeurs de 1945, 1950 et 1960 et rappeler ce que furent les refrains des grandes chansons de cette époque.  Séquence émotions, humour aussi… applaudissements pour chaque série de jubilés.

 

Et pour conclure, je les félicite et les enjoins à rester ce qu’ils sont : une femme, un homme qui connaissent le bonheur à deux.

   jubi2-2010.jpg

Le bonheur à deux, c’est l’inattendu dans la banalité. C’est l’éclat de rire, qu’une fois rentré de votre journée de travail, votre conjoint s’ingénie à provoquer en vous. C’est la tendresse d’un regard, d’une main qui se tend, quand on n’a pas le cœur léger.

 

Le bonheur à deux, c’est le confort d’une épaule qui s’offre le soir, quand la lumière s’éteint après une journée difficile. Ce sont tous ces moments de folie ou d’insouciance que vous fait vivre votre complice de conjoint. C’est la tendresse au quotidien, c’est la complicité, c’est tout simplement être deux.

  

Alors longue vie, chers jubilaires, à votre bonheur à deux !

 

Pour lire mon discours, cliquez ici.

 

 

 

Partager cet article
Repost0