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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 17:22

En commission des finances comme en séance, quand la Majorité a des doutes, et surtout quand l’opposition est mobilisée, des surprises peuvent se produire !

 

Comme je l’avais prédit dans mon article précédent relatif aux amendements au projet de loi de finances pour 2010, il arrive ainsi que des députés de la majorité votent contre l’avis du Gouvernement. La justesse des arguments utilisés a ainsi eu raison des consignes de vote quand l’amendement visant à la création d’une taxe exceptionnelle de 10 % sur les bénéfices retrouvés des banques a été votée dans la nuit du 23 au 24 octobre à la majorité de l’Assemblée !

 

Coup de théâtre qui n’a pas manqué de faire réagir le Gouvernement. Lequel a fait savoir peu après le vote qu’il demanderait le lundi 26 octobre à l’Assemblée, hier donc, de procéder à un nouveau scrutin, « parce que deux députés UMP s'étaient "trompés" dans leur vote. En pratique, le député UMP de Paris Jean-François Lamour, qui détenait la procuration d'un autre parlementaire, a expliqué qu'il avait voulu voter contre et non pour. Le scrutin aurait donc dû aboutir à une égalité, 42 voix pour et 42 contre », comme le soulignait le journal Le Monde du 23 octobre.

 
Après un week-end passé à rassembler ses ouailles bien divisées, le Gouvernement est ainsi parvenu à ses fins, puisque à l’issu du second vote de lundi, l’amendement n’a pas été voté…

 
Aujourd'hui, au nom du groupe, j’ai interpellé le Gouvernement sur sa politique fiscale injuste qui consiste tristement à « enrichir les riches et appauvrir les pauvres », en refusant de soutenir une mesure pourtant consensuelle et légitime, de surcroît exceptionnelle, qui aurait permis de dégager au moins 1 milliard d’euros.

 

Cette taxe exceptionnelle de 10% sur les bénéfices 2009 des banques aurait constitué un juste retour des choses : si les grandes banques françaises connaissent à nouveau des bénéfices positifs au delà des attentes, c’est bien grâce aux contribuables français qui les avaient soutenues à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros !

 
Quand on sait que la Suisse, la Belgique, les Etats-Unis et bientôt le Royaume-Uni ont déjà voté ou s’apprêtent à voter une telle mesure, on ne peut que regretter l’entêtement du gouvernement français…

 
Voici ce que j'ai dit à la ministre :




                         Madame la Ministre de l’Economie,

 

                        Dans un sketch, il y a quelques années, un humoriste voulait, je cite, « enrichir les riches et appauvrir les pauvres » !

 

                        Avec ce Gouvernement, c’est devenu la réalité.

 

                        La nuit dernière l’a encore prouvé. Dans nos dernières discussions sur le budget, vous avez à nouveau refusé de réduire le bouclier fiscal. Vous avez une fois de plus réduit l’impôt sur la fortune.

 

                        Et, comble de tout, vous avez demandé à votre majorité de supprimer la taxe exceptionnelle de 10 % sur les bénéfices 2009 des banques. Proposée par Didier MIGAUD, soutenue par le groupe socialiste, votée par la Commission des finances, et même une première fois votée par notre assemblée, y compris par des députés de votre majorité qui, eux, l’ont comprise, cette taxe est pourtant juste et légitime !

 

                        A ces députés, vous avez demandé de se renier, de renoncer à leur vote, et même d’essayer de faire croire qu’un de nos meilleurs escrimeurs olympiques, si habile à son art sportif, pouvait se tromper de « touche » !

 

                        Refuser cette taxe, c’est indigne face aux difficultés des Français, c’est incompréhensible face aux déficits publics, c’est tout simplement injuste !

 

                        Devant les Français je veux vous poser deux questions.

 

Ø Le déficit de l’Etat est de 145 Mds € en 2009, de 116 Mds € en 2010. N’est-ce pas justice de demander, par cette taxe exceptionnelle, 1 Md € aux banques qui, globalement, vont réaliser cette année plusieurs milliards de bénéfices ?

 

Ø Par ailleurs, l’an dernier, les banques étaient en crise. Les contribuables français ont apporté des dizaines de milliards pour les aider. Aujourd’hui, elles vont mieux. Certaines d’entre elles annoncent même vouloir provisionner 1 milliard pour payer des bonus à leurs responsables ! Comment, Madame la Ministre, voulez-vous faire croire aux Français que ces banques, toutes ensemble, ne pourraient pas verser un retour sur bonne fortune à l’Etat, à la collectivité, à ceux qui hier, je le rappelle, ont mis la main à la poche pour les aider ? A l’étranger, on le fait ! Mais pas en France !

 

                        Ce renoncement, Madame la Ministre, est plus qu’une erreur, c’est une faute !

 

(pour regarder la vidéo de ma question d'actualité et la réponse du Secrétaire d’Etat, accédez à l’article précédent).

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 16:36
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 08:51

Elles paraissent ce jour au Journal Officiel : j’ai posé trois questions écrites au Gouvernement, plus précisément :

 

-         au secrétaire d'État chargé des transports sur les difficultés pratiques que rencontrent les artisans et commerçants non sédentaires conducteurs de véhicules magasins. Ces professionnels utilisent en effet des véhicules magasins d'un poids total autorisé en charge de 3,5 tonnes ; or cette charge est cependant jugée insuffisante par de nombreux commerçants, lesquels constatent fréquemment des dépassements de charge de l'ordre de 1 tonne à 1,5 tonne. Ainsi, s'agissant du cas théorique d'un camion magasin de boucherie-charcuterie de type panoramique qui dispose d'une partie vitrine équivalente à la longueur du véhicule, les équipements professionnels de ce véhicule (groupe de réfrigération, vitrine, équipements complémentaires, trancheuse, hachoir, lot de bords) ne permettent de disposer au maximum, que d'une charge utile de 250 kg. Le plein de carburant, le poids du chauffeur et d'un salarié, la marchandise à vendre, conduisent tout naturellement, et quasi structurellement à un dépassement de la limite de 3,5 tonnes. Celle-ci constitue incontestablement un frein au renouvellement des véhicules magasins, pour l'immense majorité de commerçants non sédentaires qui ne sont pas titulaires d'un permis poids lourds. De plus, le secteur de la carrosserie spécialisée et des véhicules professionnels ne peut pas proposer des châssis renforcés ou des motorisations disposant d'une puissance cohérente avec le poids total autorisé en charge de ces véhicules. Or certains de nos partenaires européens ont porté la limite du permis de conduire les véhicules légers à 5 tonnes. Voilà pourquoi, je demande que soit portée de 3,5 à 5 tonnes la limite du poids des véhicules pouvant être conduits avec le permis « véhicule léger » (en assortissant éventuellement cette mesure d'un test de conduite à la charge des demandeurs).  

   

-         au secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation sur le régime fiscal des amortissements des véhicules magasins utilisés par les commerçants non sédentaires. L'achat de ce type de véhicule constitue en effet un investissement conséquent, de l'ordre de 50 000 à 200 000 euros hors taxes, dont le financement s'opère généralement par le recours au crédit bancaire ou au crédit-bail. L'amortissement comptable de ce type d'immobilisation s'opère sur cinq ans, alors que la durée de vie effective de ce type de matériel atteint fréquemment quinze ans. L'amortissement sur cinq ans représente une charge financière très lourde pour les créateurs d'entreprises et pour les artisans qui renouvellent leur outil de travail. Or le véhicule magasin ne doit pas être appréhendé sous le seul angle du transport, puisqu'en réalité, il s'agit bien d'une boutique qui devrait tout naturellement pouvoir être éligible à des durées d'amortissements de même nature que celles dont bénéficiait le commerce sédentaire. Ne serait-il pas opportun de faire bénéficier les voitures magasins d'une durée d'amortissement de cinq ans pour les voitures d'occasion au lieu de trois ans, et de dix ans pour les véhicules neufs au lieu de cinq ans ? Une telle décision permettrait aux créateurs d'entreprise d'avoir accès à un matériel dont le coût actuel constitue une charge trop importante, ce qui conduit bien souvent à l'abandon de certains projets de créations ou de reprises d'entreprise.  

 

 

 

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 09:35

 

Lundi matin, en recevant la presse, j’ai passé en revue les défis qui m’attendent en tant que maire et député, en cet automne que je considère comme particulièrement rude.

 
Laissons de côté les affaires Clearsteam, la polémique autour de Jean Sarkozy - qui ne donnent par leurs lettres de noblesse à la politique - ou la grippe H1N1 qui, pour préoccupante qu’elle soit, ne doit pas être le rideau de fumée qui cache une réalité autrement plus  inquiétante : à savoir les conséquences de la crise financière, qui s’est transformée en crise économique et sociale. 

 
L’automne est terrible pour les entreprises et les licenciements pleuvent : chaque jours, ce sont bien plus de CV que je reçois que jamais ! A longueur de rendez-vous ou de permanence parlementaire, l’emploi est la question essentielle, l’urgence cruciale. Pas étonnant, tous les indicateurs sont au rouge : avec la fin des cours bas du pétrole, le crédit serré, la hausse de l’euro et des taux d’intérêt, la stagnation des salaires, l’envolée sans précédent du chômage, le scénario du cauchemar n’est désormais plus impossible…

 

Et je devrais écrire cauchemars au pluriel :

- Cauchemar pour les habitants qui souffrent et s’inquiètent pour leur emploi, leur pouvoir d’achat et leurs soins ;


- Cauchemar pour l’économie et la société française, qui s’incarne dans le projet de loi de finances 2010, en prévoyant toujours plus de cadeaux pour les plus riches (grâce au bouclier fiscal, 834 contribuables ont reçu des chèques de 368.000€ !) et davantage de cadeaux aux entreprises avec les 11,7 milliards que coûtera la suppression de la taxe professionnelle (en dépit du fiasco de l’abaissement à 5,5% de la T.V.A. pour la restauration);

- Cauchemar pour les collectivités locales, qui verront leurs ressources s’assécher davantage du fait de la réforme de la taxe professionnelle. Cette réforme est l’arbre qui cache la forêt : le but du gouvernement, c’est de mettre au régime sec les collectivités territoriales afin de les entraver dans leur capacité à rendre des service à leur population (pour mieux gagner les élections à venir ?). Les effets cumulés de la réforme de la taxe professionnelle de la baisse des dotations aux collectivités vont avoir des répercussions dramatiques…

 

La réalité froide des chiffres est sans appel : pour la ville de Wattrelos, de 2002 à 2008, ce sont 1,5 millions d’euros de dotations en moins, 1,2 millions d’euros de manque à gagner pour 2009 et, à l’horizon 2010-2011, ce serait 1 million d’euros de moins… « Monsieur le Maire, qu’est-ce qu’on fait ? » : j’entends déjà la question que mes responsables de services, ou mes concitoyens poseront bientôt !

 

Comme ses voisines, Wattrelos et la 8ème circonscription subissent cette tendance implacable, mais veulent faire face, malgré la réalité comptable. Parfois, j’entends ça et là, je lis, j’entends, des critiques larvées, impatientes et je peux les entendre, et parfois les comprendre.

Néanmoins, à la réalité froide des chiffres correspond une conduite pragmatique et responsable de l’action politique. Quand il y a moins d’argent dans le portefeuille municipal, qu’il y a de lourd engagements contractuels à soutenir (Beaulieu), ou à honorer (la dette), l’équation est simple : soit on augmente les impôts, soit on réduit les services proposés.

 
Avec ma majorité, j’ai choisi à Wattrelos de ne pas toucher à la fiscalité (autrement que très marginalement : 0,4 point en 2009 !) et de tout faire pour garder les services indispensables. Et ce n’est pas simple. Me battre pour faire face aux engagements, assurer chaque mois, et jusque la fin de l’année, le paiement des salaires c’est un stress permanent. Quand on parle finances et dette, cela n’intéresse pas grand monde : tout le monde veut faire plus, jamais moins !


Faire des économies, ce n’est pas simple, cela implique des choix. Faire des choix, cela implique de renoncer à des options pour n’en retenir que certaines. C’est douloureux et délicat, comme l’illustre tout ce que j’ai vécu avec l’Office de la Jeunesse avant l’été : Car, au bout du compte, de quoi s’agissait-il ? De parvenir à économiser de 50.000 à 100.000 euros en un ou deux ans ! Et pourtant quel bazar cela a été ! Pourtant cela devait être fait.

 

Dans le nouveau contexte financier des collectivités locales que cet automne va irrémédiablement créer, chacun doit savoir qu’il n’est plus possible de demander à la ville de faire plus, quand chaque jour, elle se bat avec des moyens qui se résorbent à vue d’œil, pour éviter de faire moins…

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 15:52

Après la séance de nuit qui a terminé la discussion générale, ce matin commence l'examen des articles et donc des amendements. La bataille sera rude sur la réforme de la taxe professionnelle (article 2), sur laquelle nous commençons la discussion.

 

Avec mes collègues commissaires socialistes aux finances, j'ai cosigné plusieurs dizaines d'amendements que notre groupe a déposé, et que nous défendrons tout au long des débats. Ils concernent notamment :

 

Ø                  l'impôt sur les ménages, pour rétablir plus de justice fiscale : suppression du bouclier fiscal, des exonérations sur les droits de succession, ou de l'abaissement du taux de TVA dans la restauration ; abaissement du plafond des niches fiscales ; création d'un nouvelle tranche d'impôt sur le revenu pour les revenus élevés ;

 

Ø                  l'impôt sur les sociétés, en soutenant les PME innovantes mais en taxant les profits pétroliers, et surtout en créant une taxe additionnelle de 10 % sur les bénéfices retrouvés des banques (adoptée en commission !) ;

 

Ø                  la taxe carbone, pour chercher à supprimer le projet gouvernemental, ou au moins modifier la redistribution de la taxe ;

 

Ø                  la consommation des ménages, pour la soutenir : baisse de TVA, ou augmentation de la prime pour l'emploi ;

 

Ø                  les ressources des collectivités locales : majoration de la dotation globale de fonctionnement ; suppression des articles qui gèlent ou diminuent les autres dotations ;

 

Ø                  la réforme de la taxe professionnelle : suppression de la réforme ; modifications des affectations de la cotisation complémentaire, ou en revoyant le barème de celle-ci ; suppression du ticket modérateur payé par les collectivités et relèvement  du taux de plafonnement...

 

A côté de ceux-là, j'ai présenté dix-sept amendements qui visent en particulier à : réduire de 75 à 73 ans l'âge pour le bénéfice de la demi-part réservée aux anciens combattants ; faire évaluer positivement le fonds de garantie individuelle pour éviter l'étranglement des collectivités locales ou indexer la DGF ; plafonner la taxe foncière des veuves ; améliorer mon amendement de l'an dernier sur la taxe d'habitation des logements en friches industrielles (dit lofts à Roubaix) dont j'ai personnellement entretenu le ministre du Budget ; revaloriser la retraite du combattant ; supprimer la nouvelle fiscalisation des indemnités de départ à la retraite ; limiter les effets des avis à tiers détenteur...

 

Le débat dira la conclusion de tous ces sujets. Bien sûr, l'opposition n'est pas majoritaire, et dès lors, nos amendements paraissent condamnés d'avance à l'échec. Mais les tensions dans la majorité et les présences (aléatoires) des députés de droite dans l'hémicycle, les positions spécifiques du Nouveau Centre, et les votes des non-inscrits, rendent incertains les votes. En commission des finances, je l'ai déjà dit, des surprises ont eu lieu et des dispositions gouvernementales ont été battues. En séance aussi cela peut arriver ; cela va arriver... Et si, face aux projets déraisonnables du Gouvernement, la raison devenait majoritaire dans l'hémicycle ?

 

 

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 22:03

Ce midi, je rencontre Jean-Pierre JOUYET, président de l'Autorité des marchés financiers, pour évoquer avec lui la régulation des activités financières.

 

D'après lui, au niveau mondial, depuis la crise, des choses positives se sont produites.

 

Les organes politiques, le G20, qui se réunit plus régulièrement, l'institution du Conseil de la stabilité financière qui coordonne l'activité de l'ensemble des régulateurs, auxquels s'ajoutent les moyens du FMI, tout cela va dans le bon sens.

 

Depuis un an, les différents pays s'orientent vers une simplification des systèmes de régulation (ex : Conseil européen des risques systémiques avec, à côté, des agences spécialisées pour la régulation bancaire, des assurances et des marchés). Rappelons qu'il y a aujourd'hui 67 régulateurs européens.

 

J.P. Jouyet insiste sur le défi de la prévention et de la détection des risques.

 

Il y a eu externalisation des risques du système financier : les règles prudentielles vont maintenant conduire les institutions financières à garder leurs risques.

 

Il faut mieux capitaliser le système financier mais il y a désaccord sur les modalités : sur les activités de marché et de crédit, où faut-il produire l'évolution de fonds propres selon les risques (davantage sur les articles de marché que de crédit, ou l'inverse) ?

 

L'économie en Europe est financée aux 2/3 par le crédit. Aux Etats-Unis, c'est par le marché pour les 2/3 !

 

Et donc en Europe, si on renchérit la capitalisation sur l'activité de crédit, on renchérit le coût du crédit. Pas aux Etats-Unis. La régulation ne peut donc pas être la même des deux côtés de l'Atlantique.

 

Enfin, J.P. Jouyet, dit avoir découvert dans ses diverses fonctions qu'il n'y a pas de marché vraiment organisé. Il y a une opacité très grande. La moitié des transactions au niveau international ne sont pas rapportées à des régulateurs !

 

Où va-t-on organiser les marchés ? Où va-t-on créer des chambres de compensation ? Il est essentiel, si l'on veut que la zone euro vive, qu'il y ait une chambre de compensation sur la zone euro. C'est la BCE qui fera la liquidité. C'est la condition pour garder de l'influence sur la planète financière.

 

Que fera-t-on demain avec les nouveaux marchés ? Il y aura bientôt un marché du CO2. Il y a ceux des matières premières, ceux de l'alimentaire... C'est le développement durable de demain ! Les marchés sont à court terme, et ce sera un défi de bâtir ces régulations.

 

Président de l'Autorité des marchés financiers, J.P. Jouyet est dans son rôle, celui de concilier la protection de l'épargne et des épargnants, et les obligations de compétitivité.

 

 

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 07:11

Ce matin, la Commission des finances examinait pour avis le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010. J'y étais.

 

Au terme de cet examen, elle a rendu un avis négatif : des voix de droite ont rejoint celles des socialistes pour voter un avis négatif contre ce projet qui est une honte absolue. Il laisse en effet filer les déficits sans apporter de solutions et, qui plus est, ne répond pas aux problèmes de l’accès aux soins ni au financement des retraites.

 

La rapporteure pour cet avis, la députée UMP Marie Anne Montchamp, s’est abstenue avec beaucoup de courage. Il faut la saluer dans cette période où les députés de la majorité sont muselés par leur président de groupe et par l'Elysée.

 

Les députés du groupe socialiste, radical et citoyen voient dans ce vote négatif une confirmation des critiques qu’ils ont émises sur ce projet.

 

Rappelons que le déficit atteindra un niveau inégalé de 33,6 milliards pour 2010, et que le projet ne permet pas d’assurer le financement à moyen terme de la Sécurité sociale dont les besoins de trésorerie atteindront 61,6 milliards fin 2010.

 

Pour cela le Gouvernement prévoit de recourir à l’émission de billets de trésorerie sur les places financières européennes ! Il ferait financer ces émissions à 30 milliards par la Caisse des dépôts et l'Etat souscrirait une autre partie des billets de trésorerie ; on est en pleine absurdie : l'Etat souscrit des titres de sa propre dette... fût-elle celle de la Sécu !

 

Avec mes collègues socialistes, je me félicite de cet avis négatif, alors que ce Gouvernement s’accroche à son bouclier fiscal pour les plus riches et ne fait rien pour préserver notre système de protection sociale, hormis des mesures insuffisantes et injustes comme les franchises médicales ou la hausse du forfait hospitalier.

 

 

 

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 16:10

Ce soir, à l'Assemblée, commence l'examen de la 1ère partie de la loi de finances pour 2010. Au menu des heures et jours qui viennent, tout ce qui touche à la fiscalité, avec notamment deux énormes réformes : celle de la taxe professionnelle (art. 2) ; la création de la taxe carbone (art. 5). L'Assemblée va siéger jusqu'à samedi. Au prix, pour nous, commissaires socialistes aux finances, de séances de nuit (comme ce soir, à partir de 21 h 30), jusqu'à 1 heure du matin, de séances de matinée (de 9 h à 13 h) et du soir (de 15 h à 20 h).

 

Le groupe socialiste me demande de faire l'explication de vote du groupe sur la motion de rejet préalable défendue à la tribune par mon collègue et ami, député du Lot, Jérôme Cahuzac. Alors je dénonce un projet de loi de finances à qui l'injustice est consubstantielle.

 

Car l'injustice est partout dans ce projet de budget pour 2010 !

 

Injustice pour les générations futures quand on voit l'Etat s'enfoncer, année après année, dans les déficits. La réalité des chiffres est là. Dure, brutale, abyssale : 145 Mds € de déficit en 2009, 116 annoncés en 2010, auxquels s'ajoutent plus de 30 Mds € de déficit de la Sécurité sociale.

 

C'est du jamais vu : en trésorerie, le Gouvernement emprunte à court terme autant que ce qu'il dépense ! La crise de liquidités est à tout instant possible ! La spirale du surendettement est enclenchée... Pour satisfaire ses cadeaux fiscaux aux plus riches et aux entreprises, le Gouvernement est cigale. Mais les Français doivent le savoir : ces cadeaux, les dépenses d'aujourd'hui cachent les impôts de demain, des impôts qui seront à la taille des déficits d'aujourd'hui, donc lourds, des impôts qui seront indirects, donc injustes !

 

Injustice aussi lorsque le Gouvernement détruit des emplois publics. Ceux de l'Etat en tout premier lieu. 100 000 emplois publics supprimés depuis 2007 ; le premier plan social en France, c'est le Gouvernement et sa majorité qui le conduisent : 33 000 suppressions en 2010, dont 16 000 enseignants en moins, et même 3 500 policiers supprimés !

 

Injustice encore et surtout par les mesures fiscales de ce projet de budget.

   

D'abord parce que sont gonflés les cadeaux aux entreprises et à leur profitabilité au détriment de finances publiques qui sont déjà exsangues. Aux 2,4 Mds € de baisse de la TVA restauration, sont ajoutés les 12 Mds € pour la suppression de la taxe professionnelle, et même 700 millions € pour la baisse de l'imposition forfaitaire annuelle ! En matière d'impôts, les ménages paient, les entreprises s'allègent.

 

Injustice surtout lorsque ce projet de budget ne revient pas sur le bouclier fiscal, celui-là même qu'un collègue de la majorité la semaine dernière qualifiait de « super niche fiscale », et dont un autre reconnaissait que « le bouclier fiscal, c'est le paradis fiscal à domicile ! ». Oui, avec ce bouclier fiscal, le Gouvernement a fait de notre pays un lieu de détaxation pour les revenus les plus élevés, où dans certains quartiers, des contribuables aisés reçoivent de l'administration fiscale des chèques de plus de 150 000 € !

 

Face aux déficits, et alors même que les recettes fiscales s'effondrent, est-ce tolérable ? Non ! Est-ce juste ? Franchement, non !

 

Pourtant, la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, en son article XIII, énonce que « pour l'entretien de la force publique et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ». Et cet article poursuit : « Elle doit être également répartie entre tous les citoyens en raison de leurs facultés ». Cette déclaration est reprise, solennellement dit même le texte, dans le préambule de la constitution de 1958. Elle s'impose donc à tous et devrait s'imposer à ce gouvernement qui pourtant lui tourne le dos.

 

Ce budget est injuste. Il fait de l'injustice, une ligne politique ; il fait de l'injustice l'alpha et l'oméga de la politique économique et sociale menée. Voilà pourquoi il doit être sanctionné. C'est pourquoi, j'ai annoncé que le groupe socialiste, radical et citoyen votera avec conviction la motion de rejet préalable.

 

 

 

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 17:14

Ah, dites donc, je me tiens encore les côtes en revoyant la troupe patoisante Les Copés in Deux faire son numéro, dans le salon d’honneur de l’Hôtel de ville, à l’occasion du lancement officiel de la Semaine Bleue cet après-midi à Wattrelos !

 

Elle a une telle capacité à exprimer Wattrelos (la façon de se causer, l’humour, les images qu’elle fait naître et l’histoire de notre population) que c’est un bonheur d’assister à ses représentations. Personnellement, je ne suis pas près d’oublier ces Stars Sisters dont le coffre ferait pâlir la Castafiore elle-même ! Et je ne vous parle pas de leurs mollets ! Comme nos patoisants le diraient : « In n’da pris plein les z’y… et les z’orel’s » !

 

Quoi de mieux en fin de compte pour lancer, en toute convivialité, une Semaine Bleue que nous voulons joyeuse, distrayante et surtout, à mille lieux des petits et des grands soucis de la vie ? D’ailleurs, le généreux ciel bleu qui s’étale au dehors, en ce samedi après-midi, me semble augurer d’excellents présages pour la réussite de cette semaine d’animations.

 

Une semaine qui n’est d’ailleurs pas tellement spécifique tant le service municipal de l’action gérontologique, structuré au cours du mandat précédent, œuvre toute l’année au service de nos jeunes gens du Nouvel Age, comme je les ai baptisés. Avec cet objectif fondamental : rompre l’isolement qui peut faire souffrir selon que l’on soit géographiquement éloigné de ses proches, que l’on se sente seul (même au beau milieu d’un immeuble collectif !), que l’on n’ose pas rejoindre un club ou une association par crainte d’aller au devant des autres…

 

Nous nous efforçons de combattre cela ; c’est le cœur même de notre projet politique, de notre projet de société à Wattrelos : que personne ne soit laissé sur le bord du chemin.

 

En ce sens, je me réjouis que vienne de paraître un nouveau journal, L’gazette des aînés, un maillon de liaison de plus dans la grande chaîne de la communication qui lie nos aînés. Même que cela me rappelle mes années de collège, lorsque j’étais en charge du journal de l’établissement ! Je sais que c’est un vrai boulot qui nécessite de la rigueur mais aussi de l’audace pour se livrer, communiquer ses émotions, et je me réjouis que le premier numéro de cette gazette ait pu voir le jour en cet automne 2009 !

 

Je souligne également que pour nos aînés, ces prochains moins, ouvrira le domaine de la Roselière à Beaulieu, nouveau foyer-logement du quartier pour la construction duquel la venue d’un ministre (Borloo) a été nécessaire car l’Etat n’en voyait a priori pas l’utilité ( !). Tandis que deux nouveaux bâtiments devraient sortir de terre au centre hospitalier : la nouvelle résidence Saphir, ainsi qu’une unité de lits de soins de suite pour les séjours d’une durée moyenne.

 

On le voit : Wattrelos bouge, Wattrelos change et continue d’évoluer pour ses aînés. Ils ont droit au meilleur car, comme cela a été chanté (par l’bieau Jacques !) lors de ce lancement officiel, Wattrelos est leur trésor… dont ils sont parmi les plus beaux saphirs.

 

 

 

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 14:35

C’est la journée du bleu : avant de lancer officiellement la Semaine Bleue cet après-midi à l’Hôtel de ville (article ci-dessus), je suis présent ce matin – de retour de ma permanence parlementaire à Croix – à l’assemblée générale de la section départementale de l’ordre national du Mérite à Wattrelos, le fameux ruban bleu qui figure parmi les plus prestigieuses décorations françaises.

 

Wattrelos compte en effet quelques titulaires de cette récompense pour mérites distingués, des chevaliers mais aussi des officiers – élus, enseignants, médecins, responsables associatifs – et il était bien naturel qu’elle accueillît cette réunion à laquelle avait prévu de se joindre le sous-préfet de Valenciennes, Marc Burgh, que j’ai bien sûr salué, de même que le secrétaire du comité local de Cambrai, Jacques Verbrouck, à qui l’on remet ce matin une distinction rare, exceptionnelle : la grande médaille d’honneur de l’ordre national du Mérite (ph. ci-dessus).

 

A peine le temps de passer par la bibliothèque pour féliciter les participants et les lauréats d’un concours de nouvelles littéraires (article ci-dessous), et me voici de retour pour la conclusion de cette assemblée générale : je crois que, comme elle en est coutumière, Wattrelos a su dignement accueillir ces représentants du Mérite que la République a un jour reconnu comme étant parmi ses citoyens les plus… méritants !

 

 

 

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