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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 15:29

Notre fête des Berlouffes, qui vient de s’achever avec succès pour la… 32e fois, c’est aussi pour le maire que je suis l’occasion de vivre un moment de rencontres, à la fois dense et privilégié.

 

Car marcher dans les rues de cet immense vide-grenier – qu’un journal régional qualifie de « plus grand de France »… et c’est peut-être bien le cas ! – c’est inévitablement croiser des visages familiers, saluer, embrasser, échanger une plaisanterie, mais aussi rencontrer d’autres Wattrelosiens avec qui spontanément converser, ne serait-ce qu’un instant. C’est un grand plaisir personnel.

 

Aujourd’hui, j’ai vécu une journée heureuse, entouré de gens qui, l’espace d’un moment, ont oublié leurs soucis, petits et grands, pour jouer au commerçant d’un jour ou pour dénicher la bonne affaire (il y en a toujours !) tout au long de ces 17 kilomètres de trottoirs.

 

Pour moi aussi, c’est le moment des bonnes affaires : une bande dessinée par ci, un album de timbres par là, une petite voiture de collection (qui ressemble furieusement – si ce n’est la couleur – à une Citroën LNA 1983 que je pratique !), un porte-clefs Betty-Boop, un service à café et même une tasse solitaire marquée (si, si !) d’une main avec une rose ! Bref, c’est ça aussi, chiner, s’acheter – pas cher – des tas de choses dont a priori on n’a pas besoin mais qui font bien plaisir.

 

Plaisir rehaussé par celui des dégustations sur plusieurs stands, visites qui sont dorénavant devenues de sympathiques et immuables rituels pour mon équipe municipale et moi-même : l’eau du Danube (avec modération !) chez nos amis de l’association franco-hongroise Kossuth, les moules-frites au Wattrelos football club et le café à la friterie du Moulin (avec champagne cette année car ma copine Isabelle fête cette année ses 20 ans… d’activité ! Bravo d’ailleurs pour son enthousiasme et la qualité de son accueil… et de ses frites !).

 

Les Berlouffes, ça se fête en famille, entre amis, c’est un moment joyeux durant lequel les Wattrelosiens sont fiers de recevoir et d’ouvrir les rues de leur ville aux visiteurs extérieurs, comme ils sont contents de se retrouver, d’aller saluer une connaissance qui tient un stand trois rues au-dessus, ou de croiser un copain d’avant perdu de vue depuis des années…

 

J’observe tout cela, je vis tout cela. Pouvoir offrir un peu de bonheur, fût-ce éphémère, un peu d’évasion à toutes celles et ceux qui font Berlouffes, comme on dit chez nous, c’est une vraie satisfaction. C’est d’ailleurs ce que j’ai dit, ce soir, à l’occasion d’une petite réception informelle, à tous les bénévoles chargés d’animer la fête par le biais de la reconstitution historique qui donne un supplément d’âme à la fête depuis quelques années : par leur engagement, chacun donne un peu plus de lustre encore à cette fête, dorénavant bien ancrée dans les esprits, ici à Wattrelos comme ailleurs.

 

C’est aussi ce que m’a confié mon invité du jour, Gilles Pargneaux, député européen et premier secrétaire de la fédération socialiste du Nord, ravi de sa journée (ph. ci-contre) : cette fête est un événement d’une qualité humaine rare qu’il faut préserver. C’est bien ainsi que je l’entends !

 

Alors voilà : Berlouffes 2009, même si elle a été moins ensoleillée que les années précédentes (quelques gouttes ne suffisant pas à gâcher la fête), a vécu et bien vécu, ce fut de nouveau une journée riche en émotions ; à présent vive(ment) Berlouffes 2010 !

 

 

 

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 16:23

Cet après-midi, j’ai appris une nouvelle qui m’a consterné au milieu d’un week-end paradoxalement très festif : la mort de mon ami Maurice Titran, pédiatre roubaisien mondialement connu.

 

Dans notre métropole, il fut en effet un pionnier dans le domaine de la pédiatrie, choisissant d’exercer son métier auprès d’une population souvent défavorisée et démunie, avec infiniment d’humanité. Visionnaire, il avait compris bien avant tout le monde l’importance de la vie in utero, qu’il faut « parler » à un bébé, que cela fait partie de son développement ; il déclarait d’ailleurs que la vie commence avant la naissance. L’enfant, l’enfance, le cœur de l’humanité et l’origine du monde, c’était sa cause, noble, généreuse, universelle. C’était sa vie.

 

Maurice avait également gagné l’un des grands combats de sa vie : l’obligation de faire imprimer, sur les bouteilles d’alcool, un pictogramme indiquant l’interdiction de consommer lorsque l’on est enceinte. Durant toute sa carrière, il avait été confronté à ce syndrome d’alcoolisation foetale qui fait des ravages et empêche de manière irréversible le développement correct du cerveau du bébé.

 

Je n’oublie pas que Maurice Titran avait été – et j’en avais été très flatté – président, de mon comité de soutien lorsque je m’étais présenté aux élections législatives de 2002. Nous nous estimions beaucoup. J’étais à ses côtés l’année dernière lorsqu’il a quitté ses fonctions (avec lui, on ne parle pas de retraite car ce n’était pas un métier qu’il exerçait, mais une mission qu’il remplissait) au CAMSP, et personnels, parents, enfants avaient voulu faire la fête à Maurice. Un superbe, très beau moment, tout en émotion, tout en sourire et en bonne humeur, comme Maurice l’avait voulu, comme Maurice était…

 

Avec sa disparition, à l’âge de 66 ans seulement, notre métropole et notre pays perdent un grand professionnel, un grand Monsieur tout simplement, qui aura fait progresser sa discipline, contribué à faire évoluer les pratiques et les mentalités, et laissé un souvenir ému et inoubliable à tous ceux qui ont eu la chance de le connaître. J’en fais partie. Je m’honore d’avoir été son ami : il restera le mien, à toujours.

 

Adieu Maurice, et au nom de tous les enfants, toutes les mamans et toutes les familles que tu as aidés pendant toutes ces années : merci. Tu concentrais sur toi, tant de vertus, tant de sincérité, tant d’engagements. Cœur et humanisme sont les deux mots qui te vont le mieux. Je peux aussi en ajouter trois : l’amitié, la fidélité et l’amour.



 

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 15:14

Cet après-midi, j’inaugure le village Renaissance, installé pour la troisième année sur la place Delvainquière.


Ce village, c’est un vrai plus auquel je suis attaché pour deux raisons : il apporte une animation supplémentaire de qualité au beau milieu du parcours des chineurs et il nous ramène quelques siècles en arrière, dans cette deuxième moitié du XVIe siècle où la fête puise ses origines.

 

Ces origines nous sont maintenant rappelées tous les ans, au moment de l’arrivée des trois géants wattrelosiens et de Jehan Berlouffe sur le parvis de l’Hôtel de ville à 11 heures le jour de la fête, mais également au moment du brûlage du mannequin après que Jehan s’est repenti : en 1566, des gueux (c’est-à-dire des protestants) en phase de rébellion furent assiégés par les troupes catholiques dans l’église de Wattrelos. A l’époque, l’histoire se conclut par un drame : l’église fut incendiée et 150 malheureux périrent asphyxiés ou préférèrent se jeter du balcon !

 

Cet épisode tragique de notre histoire, nous ne l’oublions pas et nous le commémorons, notamment grâce à ce village d’époque qui réunit, dans une ambiance reconstituée, des artisans confectionneurs de spécialités locales à déguster et des fabricants d’objets divers liés à la période, notamment un fondeur qui suscite l’émerveillement des enfants en leur faisant fabriquer des pointes de clous, ou ce vendeur d’armes médiévales (factices évidemment !) et de protections pour les chevaliers guerroyants… sans oublier nos artistes wattrelosiens – car l’art est intemporel – de l’Atelier des Arts, fidèles au poste !

 

 

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 14:42

C’est celui, vous savez, qui « a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école », pour reprendre cette chanson de France Gall dont je me suis acheté le 45 tours lors d’une brocante cet été.

 

Je chantais cela ce matin en me rasant… en me disant qu’à Wattrelos, cette rentrée 2009 a un visage plutôt sympathique.

 

Avant même l’ouverture des grilles, je suis à l’école Jean-Macé, au Laboureur, en compagnie de Jean-Pierre Mollière, inspecteur de circonscription. Autour de nous, dans la cour, sous le tout nouveau préau qui fait son effet, des enfants bien sûr, mais aussi des parents : il y a de la joie, des sourires, des retrouvailles, mais aussi forcément un peu de fébrilité car un jour de rentrée, on le sait bien, ce n’est pas un jour comme les autres. J’ai une pensée pour tous les directrices et directeurs qui, je le devine, s’affairent en ce moment-même dans leur école.

 

Ici, j’encourage ou je réconforte, c’est selon. Je regarde les files se former devant les enseignants avant de rentrer en classe, et la directrice Myriam De Smedt (ph. ci-contre, en compagnie de l'inspecteur) coordonner les opérations et orienter les élèves un peu perdus.

 

C’est une agitation bien sympathique qui rappelle des souvenirs. Mais ce matin, pour le maire que je suis, il y a surtout pas mal de sérénité dans l’air. De la sérénité et de la satisfaction. Car à Wattrelos, en cette rentrée 2009, on ouvre quatre classes (dans les écoles élémentaires Lakanal, Jean-Zay, Brossolette, ce qui était prévu et, surprise de la rentrée, aussi à l’école Voltaire), on n’en ferme aucune, et ce matin, chaque enfant a un enseignant devant lui : tous les postes sont pourvus.

 

C’est la confirmation d’une orientation : depuis quelques années, Wattrelos attire de nouveaux habitants, construit des logements plus qu’elle n’en déconstruit, et les projets à venir en matière d’habitat en centre-ville, à l’Union et bien sûr à Beaulieu me permettent de penser que cette tendance sera durable.

 

Les chiffres donnés par l’inspecteur sont suffisamment éloquents : les écoles de Wattrelos accueillent
5 251 élèves cette année, dont 3 601 dans les écoles publiques, chiffre qui a augmenté de 8 % depuis cinq ans : en cinq ans, pour les écoles publiques, ce sont près de 300 élèves en plus, et neuf classes de plus !

 

Deuxième élément de satisfaction : le très faible taux de rotation des directions d’écoles. Dans la cour d’à côté, à la maternelle Jean-Macé, Virginie Mervaux a souhaité se rapprocher de son domicile et passé le relais à Audrey Duchesne, l’une des institutrices de l’équipe. A Jean-Jaurès (école dans laquelle je me rends également ce matin pour saluer le nouveau directeur), c’est Bruno Blaecke, venu de Comines (et qui avait débuté sa carrière à Camus en 1984 !), qui succède à Delphine Gravez, qui faisait fonction de directrice. Et c’est tout ! D’évidence, c’est le signe que chez nous, ce n’est pas plus mal qu’ailleurs et, j’ai la faiblesse de le penser, plutôt mieux !

 

L’inspecteur souligne d’ailleurs que les efforts de la Ville en matière d’accompagnement culturel, sportif, informatique notamment ne sont pas étrangers à cette fidélité des directeurs et des enseignants à notre commune.

 

Enfin, je tiens à saluer le travail de mes services municipaux qui ont mené à bien des travaux importants dans les écoles cet été : à Camus (chauffage), à la maternelle Ferdinand-Buisson (peintures et faux-plafonds phoniques : l’équipe pédagogique, que je rencontre ce matin, se dit ravie de la qualité phonique !) et donc à Jean-Macé qui dispose à présent d’un vrai préau protecteur et, par surcroît, très élégant.

 

Cette photo de rentrée à Wattrelos est agréable à regarder, c’est sûr, mais je ne veux pas pour autant passer sous silence deux préoccupations : d’abord la pandémie grippale qu’on nous annonce et pour laquelle mes services sont mobilisés depuis plusieurs mois maintenant (un livret d’information a été distribué à toutes les familles), même s’il y a lieu de garder son sang-froid (ce qui me semble être tout à fait le cas chez les parents ce matin !) ; ensuite l’avenir du dispositif de Réussite Educative, financé pour la dernière année à 100 % par l’Etat et pour lequel je n’ai pas l’assurance irréfragable de la poursuite des financements, et donc que toutes les actions seront reconduites.

 

Je serai donc vigilant sur ces deux dossiers, avec déjà dans le viseur la préparation de la rentrée… 2010 que la prochaine loi de finances annonce destructrice en terme d’emplois (- 16 000 postes !).

 

Mais pour l’heure, tout va bien à Wattrelos et je n’ai qu’une chose à dire à tous nos écoliers et à leurs enseignants : très bonne année scolaire à toutes et à tous !

 

 

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 23:32

Le 3 septembre 1939, la Grande-Bretagne, puis la France déclaraient la guerre à l’Allemagne, après que cette dernière eût envahi la Pologne deux jours auparavant, sans déclaration de guerre. Dix mois après la signature des accords de Munich, la Seconde Guerre mondiale commençait. La cause officielle invoquée par l’Allemagne pour envahir la Pologne était le rattachement de Dantzig à l’Allemagne.

 

Depuis 1918 et le traité de Versailles, la ville de Dantzig (Gdansk en polonais) avait un statut particulier. Cette zone constituait un corridor permettant à la Pologne d’accéder à la mer, mais coupant la Prusse orientale du reste de l’Allemagne. La population du corridor parlait un dialecte polonais ; en revanche, le port et la ville de Dantzig, dans la basse vallée de la Vistule, étaient presque entièrement allemands. La conférence de la Paix avait décidé que Dantzig et la région voisine constituaient une ville libre contrôlée par la Société des Nations. Les Polonais bénéficiaient du libre accès au port (il s’agissait du seul débouché de ce pays vers la mer), tandis que la ville de Dantzig était administrée par une assemblée du peuple et un sénat, à la fois chambre haute et exécutif.

 

En octobre 1938, RIBBENTROP, ministre allemand des affaires étrangères, avait proposé à la Pologne un accord complétant celui de 1934 : cet accord aurait permis le rattachement de Dantzig à l’Allemagne. La Pologne opposa une fin de non-recevoir : le 5 janvier, le colonel BECK, ministre des affaires étrangères polonais, fut reçu à Berchtesgaden par HITLER, qui lui renouvela ses promesses d’amitié. Parallèlement, la Pologne avait conclu un accord avec l’URSS le 26 novembre 1938, réaffirmant le pacte de non-agression de 1932.

 

Pourtant, pour certains en Europe, la guerre parut inévitable : après la remilitarisation de la Rhénanie, l’Anschluss et la prise des Sudètes, la Pologne et le corridor de Dantzig apparaissaient comme les prochaines proies de l’Allemagne nazie.

 

Le cheminement fut ensuite implacable. Une crise importante éclate en mars 1939, où, invoquant une crise entre Tchèques et Slovaques, HITLER fait entrer le 15 mars les troupes allemandes à Prague, tandis que la Slovaquie proclame son indépendance.

 

Le 26 mars, l’Allemagne somme la Pologne de rejoindre le bloc antisoviétique et réclame fortement le rattachement de Dantzig. Le colonel BECK évoque alors explicitement le risque de guerre. Le 28 mars, Madrid tombe dans les mains de Franco. Le 7 avril, Mussolini envahit l’Albanie, là aussi sans déclaration de guerre.

 

Toute l’intense activité diplomatique que la France et la Grande-Bretagne déploient dans les mois qui suivront ne contrarieront pas les exigences allemandes.

 

Des années funestes pour le monde, pour l’Europe, et pour tant et tant d’habitants de nos villes, ici dans le Nord, se sont engagées ce 3 septembre-là.

 

C’était il y a 70 ans aujourd’hui. Ne l’oublions pas…

 

 

 

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 11:46

Comme elle l'avait annoncé vendredi en ouvrant les travaux de l'Université d'Eté,  Martine Aubry a consacré son discours de clôture de dimanche midi à s'adresser aux Français. Si à l'ouverture, vendredi, elle a surtout parlé aux militants et de la rénovation du parti (cf. mon article de samedi), l'objectif, dimanche, est de faire des propositions aux Français car il s'agit, pour les socialistes de conduire « une offensive de civilisation ».

 

Quelles sont les principales propositions formulées ? Elles concernent le soutien au pouvoir d'achat, un pouvoir accru pour les salariés, l'avenir de la jeunesse :

 

- des mesures d'urgence pour la consommation ;

- un remboursement de 200 euros de TVA pour les 16 millions de ménages modestes, non imposables, qui n'ont pas bénéficié du remboursement des deuxième et troisième tiers de l'impôt sur le revenu. Le coût est de 3,2 milliards d'euros, qui se retrouveront ici immédiatement dans la croissance et l'emploi ;

- le maintien des allocations familiales pour les enfants majeurs de plus de 20 ans ;

- face  aux entreprises largement bénéficiaires qui profitent de la crise pour transférer l'activité, une procédure de mise sous tutelle de l'entreprise par le tribunal de grande instance sur saisine des salariés en amont des licenciements ;

- un administrateur judiciaire serait nommé pour gérer l'entreprise le temps nécessaire pour faire cesser des pratiques contraires aux intérêts de l'entreprise et des salariés ;

- la création de 150 000 emplois-jeunes dans l'économie verte et des services aux personnes car « investir dans l'intelligence et l'avenir des jeunes, c'est aussi donner un sens à la société ».

 

Mais aussi, face aux scandales à répétition dans les banques et les grands groupes, il est urgent « de faire voter une loi s'inspirant de la proposition de loi de députés socialistes, plafonnant les écarts de rémunération, limitant fortement les bonus (une règle simple : qu'ils ne dépassent pas la part fixe du salaire), interdisant les parachutes dorés et les stock-options sauf pour les entreprises naissantes ». Il faut aussi « que l'Etat rentre dans les conseils d'administration des banques refinancées par la puissance publique afin de contrôler l'utilisation des 21 milliards d'euros d'argent public qui leur ont été versés ».

 

Là sont quelques mesures d'urgence pour les mois à venir, nécessaires dans la situation économique du pays, et pour faire face à l'urgence sociale. Mais, comme le dit M. Aubry, « il faut aller beaucoup plus loin ».

 

En analysant la crise, et en refusant la fatalité, les socialistes veulent s'attacher à construire un « nouveau modèle de développement économique, social, durable » : c'est le sujet d'une convention début 2010.

 

Une politique industrielle, une fiscalité adaptée, de nouvelles régulations, une vraie réforme de la santé, une nouvelle organisation du travail avec de nouveaux droits, répondre à l'exigence écologique, prôner une juste distribution des richesses, proposer une grande réforme fiscale profondément redistributive…

 

« Une offensive de civilisation ». C'est vouloir : une société fondée sur des valeurs d'humanité, l'égalité et la justice ; une société où le mieux-être supplante les injonctions à consommer à outrance ; une société qui développe de nouveaux liens entre les personnes, des solidarités concrètes et collectives, indispensables à une société du souci de l'autre et de la responsabilité ; une société d'individus respectés dans leur identité comme dans leurs inspirations.

 

Et de conclure que l'action politique se mesure à l'attention que la société porte à chacun, à l'attention que chacun porte aux autres et aux générations futures. Humaniser notre société, cela fait aussi partie de la mission de la politique. C'est retrouver la France que nous aimons, qui est aussi celle de la République et de la démocratie.

 

C'est sur ces bases que le Parti Socialiste veut « refonder ses idées », pour construire l'alternative en 2012. Aux militants, aux élus, aux sympathisants, à tous ceux qui veulent que cela change d'être à partir de maintenant « les activistes » de ce Projet !

 

 

 

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 07:18

Ce midi, je n’ai pas à prendre la voiture pour répondre à l’invitation qui m’est adressée : rendez-vous sur la place de mon quartier – le Touquet Saint-Gérard – pour y partager le verre de l’amitié avec les bénévoles du comité des fêtes et mes collègues conseillers municipaux. C’est la tradition : la page des vacances d’été se tourne avec le vide-grenier le samedi et le dimanche d’animations prévues dans le quartier quelques jours avant la rentrée des classes.

 

Je suis admiratif du formidable travail effectué par ces bénévoles qui mettent beaucoup de cœur à organiser et à animer ce quartier qui me fait penser à celui du Plouys, de l’autre côté de Wattrelos : le sens de la fête et de la solidarité y est particulièrement vivant, et les habitants forment une communauté qui fait plaisir à voir. Alors je le dis à la présidente du comité (et pharmacienne du quartier), Laurence Sueur, avec qui je trinque bien volontiers en lui demandant de féliciter de ma part toute son équipe pour cette université d’été wattrelosienne très réussie !

 

Il faut dire que les rues n’ont pas désempli, la veille, à l’occasion d’un vide-grenier servi par un temps estival. Hier soir, c’était la soirée guinguette avec Sébastien et son orchestre et il y avait du monde, à déguster frites et sandwiches : je le sais, j’en étais ! Et cet après-midi, le programme est particulièrement animé, avec de nombreux artistes annoncés sur le podium, un défilé carnavalesque dans les rues avec la présence de nos gilles… et même de Jeanne de Wattrelos, l’un de nos fameux géants remodelé cette année.

 

Bref, vous l’aurez remarqué : cette fête du Touquet, c’est un savant mélange de Berlouffes, de 14 juillet et de carnaval… Une fête identitaire d’un quartier. Une fête très wattrelosienne !

 

 

 

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 18:44

« La France qu'on aime », c'est le titre en effet de l'Université d'été du parti socialiste cette année. Elle prend le relais de celle des élus et s'étale du vendredi 28 au dimanche 30 août. Ce samedi, moi, je suis de retour à Wattrelos, mais j'ai pu assister hier après-midi aux premiers ateliers (notamment sur la social-démocratie en Europe), et surtout à la séance d'ouverture, marquée, ô combien, par le discours de la première secrétaire, Martine AUBRY.

 

Dire qu'elle était attendue est une évidence. Avec toute la pression médiatique qui s'est développée ces dernières semaines, s'exprimer n'était pas un exercice facile. Et tous les nombrilistes à chemise blanche et col ouvert de l'été en auront eux-mêmes été surpris : le PS a une patronne ! Martine, avec son discours, trouve le ton juste. Elle badine avec la salle, gonflée à bloc, et les militants lui rendent bien. Sur le fond, le cap est tracé et le cadre d'actions bien déterminé.

 

D'entrée, elle déclare que l'essentiel est que cette université d'été, ce soient « trois jours utiles pour les Français », en contestant, en proposant, en élaborant « un autre projet de société que le libéralisme financier », « un projet crédible et imaginatif, original et réaliste ».

 

Pour cela, il faut « être ouvert sur la gauche, aux forces de gauche, aux citoyens », avec un parti socialiste « fier de ses valeurs, enthousiaste à les faire partager ». Sa 1ère secrétaire s'est « fixée une feuille de route : la refondation des idées et la refondation de notre parti n'iront pas l'une sans l'autre ». Elle veut un « parti socialiste en mouvement, avec une pensée en mouvement ». Et de saluer les grandes réunions plénières de cette réunion de La Rochelle, ouvertes, aux syndicalistes, aux ONG… L'enjeu n'est pas de parler de stratégie électorale, mais « de ce que nous avons en commun, des valeurs que nous partageons, du projet que nous avons à construire ». Et de marteler « le projet a toujours précédé les alliances ».

 

Pour elle, « il ne faut pas confondre refondation et combinaison ».

 

Après avoir été assez silencieuse, elle est heureuse de s'exprimer devant les militants, car elle dit « préférer l'expression collective au chacun pour soi ». « L'alternance, ça se mérite ! Il nous faut être convaincants ».

 

La rénovation : comment passer des discours aux actes ?

 

Des décisions devront être prises par une convention nationale extraordinaire de modification des statuts avant l'été 2010. Les militants trancheront. Dès le 1er octobre, par une consultation militante, pour fixer le cap, sur cinq champs de réforme :

 

-         le non-cumul des mandats, condition du renouvellement des générations et d'ouverture vers la société (mandat unique des parlementaires ? limitation en même temps, ou successivement ?) ;

-         des primaires ouvertes (au 1er semestre 2011). Pour Martine Aubry, elles peuvent être « une opportunité pour nous », elles ne doivent pas être « un problème entre nous ». Il faut y travailler dans la sérénité et le sérieux ;

-          la parité, partout dans nos instances ;

-          le lien entre le choix des idées et celui des dirigeants, c’est-à-dire le mode de désignation de nos instances ;

-          comment garantir un civisme interne ?

 

Les relations avec les partenaires, pour une Gauche Solidaire.

 

Cela suppose :

 

-         de la clarté, dans le projet ;

-         de conjuguer le droit à l'identité et le devoir de solidarité ;

-         de savoir être généreux aux idées des autres. Mais aussi que tous respectent une « charte de bonne conduite », où nos partenaires respectent ce que l'on a fait en commun là où nous gérons ensemble ;

-         d'accepter le pluralisme.

 

« La maison commune est notre priorité ». « Si les démocrates et les humanistes veulent nous rejoindre, nous sommes ouverts », a conclu Martine Aubry !

           

Avec un discours aussi mobilisateur, ragaillardis, vous dis-je, étaient les militants !

 

 

 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 09:40

Depuis mercredi se tient à La Rochelle, l'université d'été des élus socialistes et républicains. Comme à l'accoutumée, depuis sept ans, j'y suis car, franchement, j'aime ce lieu de débat, de rencontres, de confrontation des expériences, de réflexion aussi sur les défis et les grandes questions d'avenir de nos collectivités territoriales. Et pour tout dire, je préfère cette université d'été là, à celle du parti socialiste lui-même qui se tiendra à partir de cet après-midi. Moins de caméras, moins de pression médiatique, moins de vedettes, moins de petites phrases… et plus de bon travail en commun.

 

Les ateliers se succèdent, je prends des notes, j'interroge, j'interviens, je pose des questions… Tous les élus, nous évoquons nos interrogations sur les conséquences du projet de loi portant sur la réforme des collectivités territoriales à venir à l'automne devant le Parlement, sur la réforme de la taxe professionnelle, sur les graves problèmes des finances des collectivités locales, sur le déménagement du territoire que conduit Nicolas Sarkozy, sur l'appauvrissement des services publics, sur la privatisation de La Poste, sur les difficultés de nos écoles, de nos hôpitaux, sur les dramatiques problèmes du logement et de l'habitat…

 

Voilà pourquoi, en concluant ces trois journées de travaux, Claudy LEBRETON, président de la fédération nationale des élus socialistes et républicains, lance un texte, adopté à l'unanimité, qui est l'appel à la mobilisation des citoyens et des élus de France, intitulé : La Démocratie, les territoires et les services publics en danger.

" Grâce à la décentralisation, les collectivités territoriales ont démontré leur efficacité pour apporter des réponses de proximité aux besoins des Français.

 

Aujourd’hui, deux projets du Gouvernement, l'un traitant de l’organisation territoriale, l’autre de la fiscalité locale, s’attaquent aux communes, intercommunalités, départements et régions de France. Ils menacent la démocratie locale et les services publics. Ils mettent à mal l’autonomie fiscale et financière des collectivités locales, et donc leur liberté.

 

Avec ces projets, c’est demain :

 - moins de constructions d’écoles, de collèges et de lycées pour nos enfants ;

 - moins de transports scolaires, de trains régionaux ;

 - moins d’accueil pour la petite enfance, pour les personnes âgées ;

 - moins de soutiens aux projets associatifs, à la culture, aux sports …


... parce que moins de moyens financiers pour les collectivités.

 

Qui peut croire que l’urgence est de détruire les services publics de proximité. L’urgence est ailleurs : l’Etat doit assumer ses propres responsabilités, celles de l’emploi, de la sécurité, de la santé, de la justice, de l’éducation…

 

Les deux projets du Gouvernement remettent en cause notre conception de la France, de la démocratie, de la solidarité.

 

La République n’est pas qu’un héritage. La République est aussi une promesse qu’il faut faire vivre : en approfondissant notre démocratie et non en restreignant les libertés, en confortant la décentralisation et non en lui faisant un procès infondé.

 

Les collectivités locales, véritable force économique, démocratique et sociale pour notre pays financent les trois quarts de l’investissement public. La crise actuelle démontre leur rôle majeur.

 

Les élus Socialistes et Républicains, lancent cet appel afin que les citoyens Français et les élus de la République se mobilisent pour préserver ce qui a fait ses preuves, pour que toutes les collectivités de France puissent continuer à assumer leurs compétences, maintenir le lien social et redistribuer aux hommes et aux territoires les plus en difficulté, les fruits de la création de richesse collective."

 

C'est, en effet, ce que nous ressentons tous, ici, à La Rochelle, dans nos villes et nos territoires…



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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:27

Le Ministère de l’Emploi a annoncé que 3,66 millions de personnes sont inscrites à fin juillet 2009 pour les catégories A, B et C, à Pôle Emploi, soit + 33 300 sur un mois (+ 0,9 %) et + 19,3 % sur un an ! Le nombre d’inscrits en catégorie A (aucune activité) s’établit à 2 535 200 personnes, soit + 0,4 % sur un mois, et + 25,6 % par rapport à juillet 2008.

 

Les demandeurs d’emploi de longue durée, inscrits dans les trois catégories A, B et C depuis plus d’un an atteint 1,22 million fin juillet (+ 15,2 % sur un an).

 

Les licenciements économiques ont bondi de + 62,1 % en un an !

 

 

 

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