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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 17:16

Cet après-midi, je suis au commissariat central de Roubaix en compagnie de Francine Langevin, députée suppléante, pour une présentation du matériel d’intervention et de surveillance qui a été acheté avec les fonds de la réserve parlementaire (30 000 euros) que j’ai réussi à obtenir en fin d’année dernière au profit de nos policiers (cf. article du 8 janvier) auprès du Ministère de l’Intérieur.

 

Je suis le seul député de France à permettre aux policiers de sa circonscription de pouvoir mieux s’équiper via sa réserve parlementaire (j’étais déjà le seul lors de mon premier mandat, entre 1997 et 2002, à le faire tous les ans). Et encore : je suis un député d’opposition, c’est-à-dire que je dispose de bien moins d’argent à mobiliser qu’un député de la majorité !

 

Mais peu importe : l’heure n’est pas à la polémique mais à la satisfaction de pouvoir permettre à nos policiers d’être encore plus efficaces au quotidien dans leurs missions de sécurité publique… et je ne connais pas de besoin plus crucial pour la population que le besoin de sécurité.

  

Ceux qui m’invitent aujourd’hui, ce sont le directeur départemental de la sécurité publique du Nord, Jean-Claude Menault, et le commissaire central de Roubaix, Jean-Pierre Torrano (ph. ci-contre).

 

Ce dernier nous énumère la liste impressionnante du matériel dans lequel le Commissariat a investi : des GPS pour les voitures, 4 VTT pour être plus discrets dans certaines zones (ils ont déjà permis l’interpellation d’un roulottier à Roubaix !), des appareils photos et des téléobjectifs, ainsi que des caméras miniatures pour une surveillance en douce, des flash balls, des gants de boxe pour l’entraînement, des lampes torche, des échelles télescopiques pour grimper sur les toits, des clés USB, des ordinateurs portables pour enregistrer les plaintes chez les personnes à mobilité réduite, des fax… et même du mobilier pour enfants destiné à équiper une pièce spécifique pour les très jeunes mineurs victimes de violences. On le voit : les missions de police sont larges et variées !

 

Tout cela représente un doublement annuel du budget d’équipement (hors véhicules) du commissariat de Roubaix !

 

C’est, pour le député que je suis, une façon de plus d’attester mon intérêt pour le travail difficile qu’effectuent au quotidien les femmes et les hommes de la police nationale. Sur les questions de sécurité, j’ai, à plusieurs reprises déjà, interpellé le Gouvernement quant à sa politique, inacceptable, de suppressions des emplois de sécurité : - 9 500 l’an dernier, - 5 000 cette année. Cela fait de moins en moins de policiers dans nos circonscriptions, dans nos villes, et je le dénonce !

 

Mais une autre forme d’action consiste à mobiliser les moyens à la disposition de chaque député pour aider concrètement les fonctionnaires de police de sa circonscription ! C’est ce que j’ai fait cet hiver en obtenant cette subvention !

 

Cela se gagne par le travail, par la fréquence des séances dans l’hémicycle, des séances de nuit, des interpellations en commission des finances (dont je suis le secrétaire)… Quelques jours avant Noël, la nuit, à l’heure où une poignée de députés est encore présente en séance et que l’on décide des imputations pour chacun, je suis là, à surveiller les mouvements inscrits dans les tableaux de chiffres. La ligne budgétaire concernée ne bouge du montant demandé que pour un seul député, je le disais plus haut : celui de la 8e circonscription du Nord ! Les responsables de la police le savent : la réserve parlementaire du député Baert commence à être connue dans toute la France !

 

 

 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 11:10

On s’en souvient, il y a 4 ans, près de 250 caravanes de gens du voyage s’étaient installés, après – déjà – des agressions verbales à l’encontre d’un de mes adjoints (à l’époque, c’était Henri Gadaut) et de mes policiers municipaux. Ce dimanche après-midi, je l’avais largement passé au téléphone à activer responsables de la police nationale, préfet de police, et général de gendarmerie pour obtenir que l’Etat soit logique avec les lois qu’il avait fait voter (dont une très récemment) et donc déploie les forces nécessaires pour empêcher l’intrusion, et la dégradation de cette superbe plaine de Beaulieu.

 

Las, alors que je venais d’obtenir que la gendarmerie intervienne, une décision contraire est prise par le Cabinet du préfet de police (de l’époque), et l’ordre est donné aux policiers de laisser passer, et donc de laisser toutes les caravanes s’installer !

 

J’étais écoeuré ; mon adjoint et mes policiers municipaux aussi !

 

Deux semaines plus tard, enfin, les caravanes sont parties. Laissant une plaine ravagée, pleine de crevasses, où les arbustes avaient disparu… Impossible de parler encore de parc ! Pour mes services municipaux, qui avaient réalisé peu de temps avant cet espace, pour les élus, pour les habitants, un seul mot l’emportait : le dégoût.

 

Et pour le Conseil municipal, un devoir : réparer ! Rendre à cet endroit l’allure qu’il n’aurait jamais dû perdre. Oui, mais qui va connaître précisément l’auteur du délit ? Comment savoir qui a coupé la clôture, défoncé tel ou tel endroit du terrain ? Impossible !

 

Certes… mais il y en avait pour plus de 23 000 euros !

 

Inacceptable, à mon sens, que ce soit le contribuable wattrelosien qui paie ! D’autant qu’ici, à Wattrelos, pour l’intégration des gens du voyage, avec l’aire d’accueil et la scolarisation des enfants, nous sommes en conformité avec la loi, et même exemplaires !

 

Voilà pourquoi – et même si ma Direction générale des services ou les avocats consultés ont tout fait pour m’en dissuader, tant ils doutaient de l’issue de la procédure – j’ai demandé qu’on engage une action en justice contre l’Etat ! Car c’est lui qui a effectivement donné l’ordre d’installation, qui a laissé faire et qui n’a pas été capable de trouver les moyens humains disponibles pour faire respecter les lois de la République !

 

Eh bien, j’ai eu raison de le faire. Car Wattrelos vient de gagner son action contre l’Etat. Je serai sans doute le premier maire – sur les arguments que nous avions construits – à obtenir cette reconnaissance de la responsabilité de l’Etat.

 

En effet, par son jugement du 11 juin 2009, le Tribunal Administratif de Lille (5ème chambre) :


           
- a reconnu qu’ « il appartenait au Préfet du Nord, qui avait été alerté des faits et saisi d’une demande en ce sens, de mettre à la disposition de la commune de Wattrelos les forces de police nécessaires pour exécuter cet arrêté et prévenir l’intrusion des gens du voyage dans le parc de Beaulieu » ;

            - a souligné qu’ « il n’est pas contesté que la commune de Wattrelos remplit les obligations qui lui incombent en matière d’accueil des gens du voyage » ;

            - a donc décidé de condamner « l’Etat à verser à la commune de Wattrelos une somme de 23 068 euros avec intérêts au taux légal » (capitalisés) ;

            - a en outre condamné l’Etat à verser 1 000 euros (pour couverture des frais de justice).

 

Alors, bien sûr, pour réparer, à l’époque Wattrelos avait dû payer, la rage au cœur ! Avec ce jugement, nous voilà remboursés ! Cela ne répare pas les aigreurs de ces moments-là mais cela apaise de voir notre bon droit reconnu.

 

 Le pot de terre a fait valoir son juste droit devant le pot de fer. Ce n’est que justice !



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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 10:30

Aujourd’hui paraît au Journal Officiel une question écrite que je pose au Gouvernement, plus précisément à la ministre du logement sur les effets pervers de l'application du dispositif de surloyer. En effet, la loi prévoit qu'un surloyer est obligatoire pour tout locataire dont les revenus dépassent de plus de 20 % les plafonds de ressources pour l'attribution d'un logement social (lire la suite).

   

 

 

 

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 11:06

Ce matin, debout à 5 h 10 pour être à la réunion du Parlement à Versailles. Les bus partent de l’Assemblée à partir de 9 heures et le début de la réunion du Congrès a lieu à 10 h 30. La séance de ce matin a pour objectif la modification du règlement du Congrès, laquelle va être examinée (pendant l’heure du déjeuner !) par le Conseil constitutionnel qui la validera – le contraire serait surprenant ! – car cette modification est nécessaire pour… que le Président de la République puisse s’exprimer cet après-midi (à 15 heures) dans l’hémicycle !

 

Ce matin, c’est donc une séance de forme en quelque sorte… pour préparer celle de cet après-midi.

 

En fait, cette séance est expédiée : 4 orateurs, 5 minutes chacun, un vote à main levée et la messe est dite ! A moins de 11 h, tout est fini ! Se lever si tôt pour ça, j’enragerais presque…

 

Mais le pire n’est pas la forme. Mais le fond : le fait que le Parlement soit convoqué pour écouter le Président de la République, qui arrivera à 15 heures et repartira immédiatement après la fin de son discours. Comme le dit Jean-Marc AYRAULT dans son intervention, au nom du groupe socialiste, les parlementaires seront " un élément du décor ". « Le Président ne vient pas pour un dialogue avec nous, mais pour parler au-dessus de nous ».

 

Notre régime constitutionnel est devenu très paradoxal : il n’est ni parlementaire ni même présidentiel (puisqu’en France, le Président a le pouvoir de dissolution par exemple !). D’ailleurs, dans un régime présidentiel, comme celui des Etats-Unis, quand le Président va parler devant le Congrès, il ne le convoque pas, il se rend à son invitation ! Ce n’est pas le cas dans la France de Nicolas Sarkozy.

 

Ici, le Président s’exprime devant l’Assemblée qu’il convoque, qu’il a le pouvoir de dissoudre et n’a à se soumettre ni à un vote ni même à un débat !

 

Comme le souligne Jean-Marc AYRAULT, « ce jour est le symptôme de l’effacement du Parlement ». D’ailleurs – est-ce une facétie des services du Château de Versailles – mais sur tous les fonds d’écran sur les téléviseurs dans les couloirs, c’est une représentation du XVIIIe siècle du Roi s’exprimant devant les Etats Généraux qui a été mise : tout un symbole !

 

Car c’est en effet dans la période monarchique que nous pourrons trouver, dans son histoire constitutionnelle, des références comparables à ce qui va se passer tout à l’heure.

 

La méthode fait incontestablement penser au « bon plaisir » du souverain. Bien des députés de droite (même si, plus tard, ils feront une standing ovation à Nicolas Sarkozy) le reconnaissent mezzo voce, et ne sont pas très à l’aise. Ce jour est le symbole de l’égoprésidence et d’une vassalisation du Parlement.

 

Voilà pourquoi, puisque tout est symbole, les députés et sénateurs socialistes en rappellent un autre en se retrouvant à 12 h 30 devant la salle du Jeu de Paume à Versailles, à quelques centaines de mètres du château… là où, en juin 1789, les députés du Tiers-Etat ont refusé de se soumettre au roi de France. J’y suis. Car vraiment, le changement de régime non avoué que connaît la France est préoccupant et doit être dénoncé.


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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 15:02

A l’occasion de l’examen par l’Assemblée de la loi de règlement sur 2008 (l’équivalent pour les budgets municipaux de ce qu’on appelle le compte administratif, c’est-à-dire le bilan des dépenses et des recettes effectives de l’année terminée), les rapporteurs spéciaux de la commission des finances ont à compléter le rapport du rapporteur général du budget par leur contribution sur leur domaine d’analyse.

 

La mission qui relève de mes prérogatives concerne Les engagements financiers de l’Etat. J’ai donc à formuler mes commentaires sur le rapport annuel de performance 2008 (RAP) présenté par le Gouvernement. Je viens d’en terminer ce projet.

 

Vous trouverez ainsi ci-après (cliquez ici) ces commentaires, lesquels seront publiés d’ici deux semaines.

 

Il s’agit de balayer la performance budgétaire des quatre programmes de la mission dont j’ai à rapporter : le programme Charge de la dette et trésorerie de l’Etat ; le programme Appels en garantie de l’Etat ; le programme Epargne ; le programme Majoration de rentes. Le premier est évidemment le plus consistant puisqu’en 2008, la charge de la dette de l’Etat aura représenté 44,5 milliards € (soit  un dérapage de 3,3 Mds € par rapport à ce qui était prévu lors de la loi de finances initiale pour 2008 !)…


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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 07:45

Disons, pour être plus exact, qu'il s'agit d'un cadeau que la Ville fait aux élèves de CM2, de ses écoles publiques et des écoles privées.

 

C'est une longue tradition à laquelle j'ai ajouté ma touche personnelle : auparavant, les élèves concernés venaient retirer leur dictionnaire en mairie ; à présent, c'est moi qui le leur apporte, dans leur école, pour expliquer l'importance de ce geste... et de l'investissement pour la Ville
(13 500 euros, soit 100 euros de plus qu’en 2008) !

 

Je dis trois choses aux enfants : d'abord que le passage au collège est un moment important dans une vie et que l'on s'en souvient immanquablement : ce dictionnaire est un cadeau pour les féliciter d'avoir bien travaillé cette année et d'avoir mérité leur passage en 6e ; ensuite, je leur dis que cela reste un outil précieux pour les devoirs, pour rechercher des informations, même à l'heure d'internet et des puissants moteurs de recherche ; enfin, le dictionnaire est un vrai livre qui peut être très agréable à parcourir : ce n'est plus le cas dans l'édition 2009 du Petit Larousse Illustré que je donne, mais je me souviens que quand j'étais gamin, je passais du temps sur les pages 2 et 3 où s'affichaient les drapeaux des pays du monde... Un très bon moyen de voyager sans quitter Wattrelos !

 

Soyons franc : aller dans les écoles, j'adore. Etre au contact des enfants, faire un peu de pédagogie citoyenne, les faire sourire, échanger questions et réponses est toujours un vrai moment de plaisir. Je crois que ce plaisir est partagé : cette année, j'ai même été amené à dédicacer chaque exemplaire remis à l'école Camus sur demande expresse, que dis-je : sur pression sympathique des enfants (ph. ci-contre) !

 

Je m’y suis prêté de bonne grâce, avant de les écouter chanter une chanson, accompagnés de leur directeur-instituteur-guitariste, en rapport avec le projet pédagogique développé cette année consacré à l'environnement. Manifestement, ma visite était attendue ! Cela me fait chaud au coeur.

Cela me fait oublier également les kilos de dictionnaires que j'aurai soulevés à la fin de ma tournée : près de 600 exemplaires à distribuer ! Je ne manquerai ça pour rien au monde !

 

 

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 09:03

Depuis près d’un an maintenant, l’Assemblée nationale m’a désigné pour participer à la session 2008-2009 de l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité. Comme Auditeur de cette 20e session, j’ai eu à participer à différents enseignements et séminaires, ce qui a pu être – je l’avoue – compliqué à gérer en terme d’emploi du temps (près de quatre jours par mois, mais j’ai refusé de prendre part au voyage d’études à l’étranger), d’autant que cette année n’aura pas vraiment été légère, pour moi, du point de vue du travail parlementaire.

 

Alors ce matin, c’est la fin de la session. Si celle-ci a été ouverte en octobre dernier par le ministre de l’Intérieur, les diplômes nous sont remis par le directeur de l’institut, M. Ventre, et son adjoint, le général de gendarmerie, M. Garcin (un de mes anciens co-disciples de l’IHEDN).

 

Donc, me voilà diplômé de l’INHES…

 

Plus que ce diplôme, dans cette formation, ce qui fut intéressant bien sûr, ce sont les informations, les échanges, les réseaux de relations nouées dans les secteurs de la sécurité et de la justice. Et surtout le travail en groupe (groupe de diagnostic de sécurité, sous la présidence de ma collègue, Isabelle Guion de Meritens, colonel de gendarmerie – photo ci-contre) où nous comparons les expériences, nous confrontons nos réflexions et cherchons ensemble des propositions sur le thème du rapport que nous venons, collectivement, de rendre aujourd’hui.

 

Le thème de notre travail : « Territoires, lien social, police du quotidien : quelles interactions et quels modes de gestion ? » (pour lire le rapport, cliquez sur la page de garde ci-contre)

 

Partant de l’enjeu de sécurité qu’ est la crise du lien social, et analysant ce qu’est, et ce que peut être, la gouvernance des territoires en matière de sécurité, nous nous sommes posés la question de ce que doit être la gestion de la police du quotidien.

 

De ce point de vue, il est clair qu’en leur état actuel – et cela se dégrade même progressivement – les modes de gestion étatiques du territoire et de la sécurité sont éloignés de la demande sociale ; il y a dans la société une demande croissante de sécurité, à laquelle l’Etat est loin d’avoir apporté une réponse efficace, si ce n’est le recours aux approches partenariales et territoriales des problèmes de sécurité.

 

Les réaffirmations de la citoyenneté (et notamment de la responsabilité de l’individu !) et de la proximité nous ont paru, consensuellement, être les lignes directrices des politiques à conduire.

 

Tout cela, c’était du boulot en plus. Mais une expérience intéressante, incontestablement.

 

 

 

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 14:35

Il y a quelques mois, le Bureau de la commission des finances de l'Assemblée nationale a demandé à chaque rapporteur spécial de dresser un bilan de trois ans de « mesure de la performance » en mode LOLF (loi organique relative aux lois de finances).

 

Ce travail donnera lieu à publication d'un rapport d'information rassemblant l'ensemble des contributions des rapporteurs spéciaux.

 

Comme je suis rapporteur spécial sur les engagements financiers de l'Etat, j'ai donc à apporter ma contribution à ce travail en analysant donc les rapports annuels de performance relatifs à ces engagements financiers de l'Etat fournis par le Gouvernement.

 

Il s'agit d'analyser la pertinence des indicateurs mis en place par la Direction générale du Trésor et la Politique économique, mais aussi des objectifs fixés et de leur réalisation ou non-réalisation.

 

C'est cette contribution que j'ai finalisée ce week-end et que vous pourrez lire, si cela vous intéresse, en cliquant ici.

 

 

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 23:58
Chacun sait maintenant ce que furent les subprimes : la crise financière, puis bancaire, puis économique et maintenant sociale qu'a déclenché, au niveau mondial, le dérèglement de ce mécanisme, nous le rappelle cruellement, si besoin est. Et le monde n'a pas encore fini d'en payer le prix !

Pourtant, le système financier se met à redouter une autre crise, dont la puissance est ignorée mais terriblement crainte, car cette fois ce ne sont pas que des banques qui risquent d'être touchées mais des entreprises : et elles risquent bien de tomber en cascade… avec leurs emplois avec elles !


C'est une vraie bombe à retardement qui menace. Et dont, semble-t-il, le mécanisme de déclenchement s'est mis en route. Signe peut-être avant-coureur, l'annonce, la semaine dernière, de la perte de 250 millions € du fonds d'investissement, PAI Partners (majoritaire au capital du fabricant de tuiles Monier) a mis le milieu financier en émoi.


De quoi s'agit-il ? De la facture des rachats d'entreprises à crédit, autrement dit des LBO.

Qu'est-ce qu'un LBO (leverage buy-out) ? C'est un montage financier qui permet le rachat d'une société en général non cotée, grâce à un effet de levier : les acheteurs ne paient qu'une fraction du prix de la société, le solde étant assuré par le recours à l'emprunt. Et c'est ensuite grâce aux bénéfices de la société rachetée que l'emprunteur rembourse la dette ! En 2006 et 2007 (période d'euphorie du marché), ils ont eu recours massivement à la dette (jusqu'à 90% de la valeur de l'entreprise rachetée !). L'idée était simple : mise minimale et retour maximum garantis ! En période de bas taux d'intérêt et de forte croissance, c'était un beau rendement !


Et c'est là qu'est le problème ! Que se passe-t-il quand la société achetée ne dégage plus assez de bénéfices pour rembourser les emprunts, ou pis, quand elle fait des pertes ?


Or, c'est bien ce qui se passe. Depuis l'automne 2008, les fonds de LBO accumulent les revers en raison de montages financiers à l'origine trop tendus ! Nous ne sommes plus en croissance. L'effet de levier joue dans le sens inverse. Et les montages sophistiqués implosent. Les fonds ne savent plus payer leurs dettes et les cèdent à leurs créanciers… et au final le système bancaire risque bien de se retrouver avec une ardoise supplémentaire.


Mais sait-on que des entreprises telles qu'Afflelou, Atos, Cegelec, Nocibé, Picard Surgelés… sont détenues par un fonds d'investissement, lui-même investisseur par LBO ? Aujourd'hui 5 000 entreprises, employant plus d'1,6 million de salariés, sont détenues ou accompagnées par de tels fonds. On mesure donc à nouveau les risques sur le tissu économique et sur l'emploi qu'un domino financier pourrait provoquer…


L'agence de notation Standard & Poor's explique ainsi qu'aujourd'hui en Europe, 79 % des situations de défaut de paiement des grandes entreprises concernent des sociétés sous LBO !

Voilà qui n'est pas rassurant, surtout quand on lit un analyste financier déclarer la semaine dernière : "Les conséquences de la crise sur le LBO sont encore devant nous"… Je redoute qu'il n'ait raison car rien dans les prévisions de récession, ni dans l'insuffisante consolidation des systèmes bancaires ne donne à penser que la vague puisse être endiguée ! Les gouvernements devraient s'en soucier, et d'urgence !


Car sinon, il est à craindre que l'été ne soit – financièrement – à nouveau chaud. Et que l'économie casino n'ait pas encore fini de faire des dégâts…


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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 01:44
En une semaine, plusieurs batteries de chiffres ont été publiées sur l'emploi, et malheureusement, tous vont dans le même sens : celui d'une dégradation terrible de la situation de l'emploi en France.


Ainsi, l'INSEE vient dede souligner que le taux de chômage a fait un bond brutal au 1er trimestre 2009 (+ 1,1 %)ient . En 3 mois, le nombre de destructions nettes d'emplois salariés a été aussi élevé que sur toute l'année 2008, confirmant la vive remontée du taux de chômage amorcée fin 2008 (il a atteint 8,7 % de la population active, contre 7,6 % au 4e trimestre 2008). L'INSEE souligne que la France n'a pas connu d'augmentation d'une telle ampleur en un seul trimestre depuis le début de l'année 1975 (date de démarrage de la série statistique) !


D'après le BIT (Bureau international du travail), à la fin du 1er trimestre 2009, il y aurait 2,5 millions de chômeurs ; dont 634 000 jeunes de moins de 25 ans (soit un taux en hausse très rapide : 22,7 %, + 2,4 points !).


Si les fins de CDD et d'intérim représentent plus du tiers des inscriptions à Pôle Emploi, plans sociaux et licenciements économiques pèsent sur les chiffres. Le Gouvernement anticipe une récession plus forte en 2009 qu'en 1993 et 1975. Le taux de chômage pourrait passer à 9,6 % en 2009 et 10,7 % en 2010 !


Il est clair que l'emploi salarié s'est effondré au 1er trimestre 2009 : la France a perdu 187 000 emplois salariés en 3 mois (- 1 % sur le trimestre précédent, soit - 1,9 % sur un an).


L'ACOSS (Agence centrale des organismes de Sécurité sociale) constate ainsi une diminution de 2,2 % de la masse salariale. "C'est le plus bas depuis que les données existent, soit depuis 1970", déclare un analyste.


La chute de l'emploi salarié au 1er trimestre 2009 représente donc plus de 60 % de celle, déjà importante, du 4e trimestre 2008 (- 106 800 postes) ! La dégringolade est nette dans l'industrie : -14 500 emplois au 3e trimestre 2008 ; - 30 600 au 4e trimestre 2008 ; - 53 100 emplois au 1er trimestre 2009. Cela se confirme dans la production industrielle : au mois d'avril 2009, elle a encore reculé de 1,4 % (après - 1,7 % en mars), soit - 20 % en un an !


L'Unedic confirme, elle aussi, cette tendance dans ses chiffres. Elle ne cesse, depuis des mois, d'assombrir les perspectives de chômage. Elle prévoit désormais 639 000 chômeurs de plus en France en 2009 et une destruction nette de – 591 000 emplois salariés en 2009 (et encore – 133 000 emplois détruits en 2010).


Du coup, l'Unedic devrait accuser un déficit annuel de 1,3 Md€, soit un déficit cumulé de - 6,3 Mds€ fin 2009… mais de - 10,9 Mds€ fin 2010 ! Ce qui immanquablement va conduire les gestionnaires de l'Unedic à chercher les moyens de financements de ces besoins financiers… Va-t-on vers une nouvelle hausse des cotisations ? Ou, pire encore, vers une réduction des indemnisations des demandeurs d'emploi ?


Alors que l'Etat réfléchit à réduire son déficit (- 100 Mds€ !), que la Sécurité sociale s'enfonce (-20 Mds€ !), il y a là une nouvelle crise financière qui menace. Avec, au bout, quels risques ? Sans doute de nouveaux prélèvements ! Déjà, je suis prêt à parier que le Gouvernement va augmenter les franchises médicales dès cet été !


A l'automne, je crains bien que les difficultés sociales et difficultés financières de bon nombre de Français, et notamment de mes concitoyens, se seront accrues !


Voilà pourquoi il est urgent, plus qu'urgent que le Gouvernement corrige sa politique économique et sociale : avec une relance plus dynamique, plus efficace ; plus de soutien aux plus modestes, et à ceux qui consomment ; moins d'injustice, avec la suppression urgente du bouclier fiscal…


C'est ce que je dirai, dans deux semaines, dans l'hémicycle, lors du débat d'orientations budgétaires.



 

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