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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 09:48

En cette fin d’après-midi, je suis avec mes collègues maires de Tourcoing et de Roubaix, Michel-François Delannoy et René Vandierendonck, aux côtés de Gilles Pargneaux, candidat PS pour notre circonscription aux élections européennes du 7 juin.

La conférence de presse qui nous réunit a pour objet de faire passer les messages socialistes de cette campagne et appeler les électeurs à se mobiliser car :

 

-         il est temps de changer de modèle économique et social, et de dire non à la politique de dérégulation mise en œuvre à l’échelon européen par 2/3 des chefs d’Etat actuellement au pouvoir : nous étions des millions en France à le dénoncer dans la rue en janvier, en mars et récemment lors du 1er Mai ; il ne faut pas que cet élan soit classé sans suite. Nous voulons plus d’Europe et mieux d’Europe !

 

-         il est temps de protéger les salariés et de construire une Europe sociale, de donner du pouvoir aux syndicats dans la discussion européenne (développement des conventions collectives, création de comités d’entreprises européens avec droit de veto, harmonisation de l’assiette de l’impôt des sociétés dans toute l’Europe…) ;

 

-         il est temps de remettre le service public au premier plan de la construction européenne ;

 

-         il est temps de préparer l’avenir de nos enfants et d’aller plus loin dans la présentation de l’environnement avec un plan climat et un plan énergétique commun.

 

Pour tout cela, les socialistes d’Europe se sont accordés en rédigeant un manifeste commun. Il prévoit de développer le budget de l’Europe en empruntant, à l’instar de ce que les Etats-Unis ont réalisé dans le cadre d’un ambitieux plan de relance de la consommation.

 

Pour ma part, j’ajoute aux propos de Gilles que nous souffrons très certainement d’un déficit d’Europe : sans elle, on fait bien moins que lorsqu’elle nous aide. En France, notre région a jusqu’à présent bénéficié d’aides consistantes de l’Europe (les départements des Dom-Tom mis à part). Pour prendre un exemple concret, notre Cité des Sports, dans le quartier du Crétinier à Wattrelos, n’aurait jamais vu le jour sans les financements européens. Autre exemple : le reconquête de nos friches industrielles a un besoin essentiel de cet effet de levier que représentent les fonds structurels européens (… qui sont actuellement en repli : c’est inquiétant !). Le maire de Roubaix complète : sur les 140 millions d’euros investis à Roubaix depuis 1998, 40 millions viennent de l’Europe !

 

Bref, le 7 juin, chaque voix comptera pour promouvoir l’alternative socialiste, la seule crédible car la seule à proposer à la fois le changement et des solutions. De la majorité parlementaire qui se dégagera des urnes se dégagera l’axe de la politique menée par l’exécutif (la commission européenne).

 

Le 7 juin, s’il fait beau, on peut aller à la pêche, ou à la mer, ou ailleurs… mais après avoir voté, et voté Gilles Pargneaux !

 

 

 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 16:50

Le groupe socialiste m' a confié la responsabilité du suivi du projet de loi sur la fusion des Caisses d'épargne et des Banques populaires, passé en commission des finances la semaine dernière. Ces dernières semaines, j'ai donc conduit des auditions pour rencontrer les représentants syndicaux des salariés des deux groupes.

 

Ce matin, j'ai deux réunions importantes : celle des commissaires socialistes de la commission des finances, puis celle du groupe socialiste où je dois présenter et expliciter nos projets d'amendements. Ceux-ci porteront sur : la gouvernance du groupe (composition du conseil de surveillance et organisation des pouvoirs dans le nouvel organe central des Caisses d'épargne et des Banques populaires) ; la réaffirmation des missions d'intérêt général et de l'identité coopérative de ces réseaux bancaires ; la moralisation financière (lutte contre les paradis fiscaux) ; la préservation des réseaux, de leur présence sur le territoire ; la défense des intérêts des salariés.

 

La ligne politique que je propose à été approuvée et tous mes projets d'amendements adoptés à l'unanimité. Je n'aurai pas travaillé pour rien !

 

Rendez-vous maintenant pour le débat en séance publique lundi 18 mai à… 21h30 ! C'est là qu'aura lieu, et dans les jours et nuits qui suivent, la vraie bataille.

 

 

 

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 22:04
Le travail d'un parlementaire consiste aussi à interpeller le Gouvernement sur un certain nombre de sujets. Au Journal Officiel de ce jour est parue la réponse à ma question posée à Madame la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi sur l'organisation administrative de la surveillance et du contrôle des marchés.

En effet, la circulaire du Premier ministre du 31 décembre 2008 relative à l'organisation départementale de l'État (prise dans le cadre de la révision générale des politiques publiques) bouleverse significativement l'architecture administrative de la concurrence et de la répression des fraudes en faisant disparaître les directions départementales de la concurrence et de la répression des fraudes (DDCRF)
stricto sensu.

Il est indispensable, compte tenu des missions essentielles des agents des DDCCRF, que cette réforme n'aboutisse pas à un affaiblissement du contrôle et de la régulation des activités sur le territoire... (lire la suite)

Voici la réponse obtenue.



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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 16:41

Ce matin, à la communauté urbaine de Lille, je signe par délégation de Martine AUBRY la 2e convention de services comptable et financier avec Madame Claude REISMAN, trésorier-payeur général de la région Nord - Pas-de-Calais.

 

Cette convention est à la fois la confirmation d’un partenariat, l’aboutissement d’un long travail et l’affirmation d’une conviction.

 

Le partenariat, c’est celui qui lie la Communauté urbaine à la Trésorerie générale, avec pour objectif d’optimiser la gestion des échanges financiers entre les deux administrations pour une meilleure maîtrise des deniers publics. Devenu vice-président au budget auprès de Pierre MAUROY en 2001, j’ai lancé en effet ce chantier pour mobiliser les services de la Trésorerie et ceux du service des finances de LMCU pour qu’on modernise ensemble nos procédures, qu’on les simplifie et qu’en se connaissant mieux les uns les autres, on travaille mieux ensemble pour être plus efficaces.

 

Cela a donné lieu à une convention de partenariat en novembre 2001 (traitement des mandats de paiement, réduction des délais de règlement) et à la 1ère convention de partenariat des services comptable et financier en novembre 2003. Depuis, il y a eu un gros travail de nos services respectifs et cela nous a beaucoup mobilisés.

 

Alors aujourd’hui, je suis particulièrement satisfait qu’avec cette seconde convention, nous engagions une nouvelle étape (2009-2012) à travers 4 axes de travail en commun et 16 mesures : c’est notre programme de travail pour les années à venir.

 

Tout cela répond à ma conviction, que si « on a de bonnes finances, on pourra faire de bonnes politiques » ! A la communauté urbaine, dans le programme de Martine AUBRY, nous l’avions inscrit : nous sommes persuadés qu’en travaillant à assainir nos finances, nous parviendrions à trouver des marges de manœuvre financières. C’était le programme, nous le faisons. La convention, son utilité, ce sont trois mots :

 

Ø économie : être économes, c’est être plus efficaces. L’objectif, c’est de mettre moins d’argent dans les paperasseries, dans les frais de structure, pour pouvoir en mettre plus dans les politiques d’actions communautaires. C’est pour cela que dans cette 2e convention, on met le paquet pour la dématérialisation (des documents budgétaires, des bordereaux, des mandats de paiement…).

 

Ø crédibilité : notre budget communautaire est sincère mais en améliorant

encore la qualité de nos comptes (par exemple, sur les immobilisations et le patrimoine), on en améliorerait encore la crédibilité. L’objectif ? Viser la certification des comptes de LMCU…

 

Ø performance : avoir de bonnes finances, c’est avoir une gestion comptable et budgétaire de qualité.

 

Etre économe, crédible et performant : c’est l’objectif qu’a la Communauté urbaine de Lille pour sa politique financière. Avec Alain BERNARD, maire de Bouvines, vice-président à mes côtés, j’y travaille. Ça prend du temps. Mais il y a bien des économies à réaliser.

 

 

 

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 08:01

J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer les propositions de loi que le groupe socialiste a défendues le 30 avril dernier dans l'hémicycle. La Droite (UMP et Nouveau Centre) les a rejetées. Mais je veux souligner nos propositions, que les manipulations de procédure de la majorité parlementaire ont empêché d'aboutir. Car le combat contre les inégalités et pour la solidarité, est et reste un combat d'une actualité brûlante !

 

Il est pour nous, socialistes, le combat qu'il faut mener ! Car dans la crise qui secoue l'économie et la finance, il est fondamental de réaffirmer des valeurs fondamentales : celles de la justice sociale.

 

C'est ainsi que nous proposions, ce 30 avril, de compléter notre proposition (n° 1544) sur Hauts revenus et solidarité (qui visait notamment à supprimer le bouclier fiscal) de plusieurs amendements pour :

 

1. instaurer, au sein même du conseil d'administration d'une grande entreprise, un comité indépendant des rémunérations qui devra remettre un rapport à l'assemblée générale des actionnaires sur les rémunérations des dirigeants de l'entreprise et sur la politique passée et à venir de rémunération de la société. Ce comité contrôlerait ainsi les rémunérations, notamment celles de ses dirigeants.

 

2. rendre transparente la rémunération des dirigeants d'une société, un plafond serait fixé par le conseil d'administration soumis à l'avis du comité d'entreprise. Cela donnerait aux salariés, via leurs représentants, une information sur la rémunération de leurs dirigeants. Cette rémunération devrait être validée par l'assemblée générale des actionnaires. Ce plafond est fixé sous la forme d'un rapport entre la rémunération la plus élevée et la plus basse rémunération constatée dans l'entreprise.
Les écarts de rémunérations au sein notamment des grandes entreprises sont en effet devenus incompréhensibles. Ainsi, les dirigeants des entreprises cotées au CAC 40 gagnaient en 2007, toutes formes de rémunérations comprises, en moyenne l'équivalent de 300 à 400 SMIC à temps plein, ce rapport atteignant même parfois 1 000 SMIC ! A titre d'exemple, le directeur général de la BNP-Paribas, Baudoin Prot, avait perçu en 2008, selon le rapport financier de la banque, 3 913 734 euros, soit plus de 325 SMIC ! De tels écarts ne sont pas acceptables.

 

3. limiter les indemnités de départ ou golden parachutes. L'indemnité de départ d'un dirigeant de société ne peut être excessive. Thierry Morin devrait quitter Valeo avec 3,2 millions d'euros alors que l'équipementier automobile est en difficulté. Serge Tchuruk aurait perçu 5,7 millions d'euros de parachute doré en quittant Alcatel, Noël Forgeard devait percevoir 2,5 millions d'euros à son départ de EADS et Antoine Zacharias a reçu 13 millions d'euros à son départ de Vinci.
Nous, nous pensons qu'il pouvait être raisonnable de limiter l'indemnité totale de départ du dirigeant à "deux fois la plus haute indemnité de départ en cas de licenciement d'un salarié".

 

4. limiter les montants des retraites dites chapeau pour certains dirigeants à la retraite. Ce régime différentiel permet à un ancien dirigeant de percevoir un pourcentage fixe de son ancien revenu. Mais la retraite chapeau ne peut pour autant être excessive et amener la pension à un niveau trop élevé.
La Sécurité sociale n'est pas mise à contribution car elles sont entièrement financées par les entreprises qui, pour faire face à ces dépenses futures, sont contraintes de provisionner ces sommes. Ainsi, selon les rapports financiers, la Société générale aurait provisionné 33 millions d'euros pour six mandataires sociaux au titre de leur retraite supplémentaire à prestations définies. La BNP-Paribas aurait provisionné 28,6 millions d'euros pour ses quatre plus hauts responsables, soit en moyenne 7,15 millions d'euros.
Nous, nous pensons que cet élément – qui figure dans le contrat de travail des dirigeants – ne devrait pas être supérieur à 30 % « de sa rémunération la dernière année de l'exercice de sa fonction ».

 

5. replacer les stock-options dans leur mission d'origine compte tenu des abus observés en matière d'attribution et de réalisation des stock-options, en particulier dans les grandes entreprises, celles-ci devrait être limitées à aider les sociétés qui viennent de se créer et accompagner le risque pris par les créateurs d'entreprises. C'est pourquoi l'attribution de stock-options devrait être interdite sauf dans le cas d'une société  ayant moins de cinq années d'exercice.

 

Plafonnement des exonérations, limitation des parachutes dorés, des retraites chapeau et des stock-options, voilà de vraies réforme de moralisation économique et de justice sociale.

 

Malheureusement, la Droite a dit non !

 

Le combat continue !

 

 

 

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 10:30

Non, ce n’est pas mon prochain objectif ! C’est juste que ce matin, j'ai donné le départ, avec mon ami Jean-Claude Isebaert, président du comité des fêtes du Fresnoy, des 50 kilomètres à la marche de Roubaix.

 

Comme à chaque fois, je tiens à être sur la ligne de départ pour encourager les 22 participants car, député de Roubaix, je suis un fidèle ami du club des marcheurs roubaisiens et de son président Louis Desroches (ph. des bénévoles ci-dessous) qui organisent la compétition… et qui organiseront d’ailleurs le championnat de France de la spécialité le 25 octobre prochain.

 

Roubaix et la marche, c’est une longue histoire : les 28 heures de Roubaix sont bien connues – c’est une épreuve internationale – et depuis le début de mon premier mandat de député (1997), je n’ai manqué aucune arrivée, aucune réception de remise des récompenses à la mairie de Roubaix. Je suis tout particulièrement admiratif de ces sportifs qui viennent à bout d’une si longue épreuve d’endurance, laquelle exige de remarquables qualités physiques et mentales de ténacité, de rigueur dans l’allure que l’on s’impose, de gestion des dépenses énergétiques, de résistance à la douleur…

 

Ce matin, nos athlètes – dont plusieurs Roubaisiens que je soutiens plus particulièrement bien sûr – courent une distance et non une durée : c’est une précision importante car de leur chrono dépendra leur qualification pour le championnat de France, la qualification étant acquise sous les 6 heures d’effort, soit une allure minimum de 8,3 km/h – un véritable exploit !

 

Voilà donc nos marcheurs lancés pour 25 tours de 2 km dans le quartier du Fresnoy : bon courage à eux et… allez Roubaix !

 

 

 

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 10:15

Demain, nous célèbrerons la journée de l’Europe ; après-demain, 10 mai, la commémoration en France métropolitaine de l’abolition de l’esclavage. Ce matin, nous nous recueillons et nous nous souvenons de la victoire du 8 mai 1945.

 

Victoire ? Oui, certainement : pour la paix, la liberté et la fraternité que nous connaissons aujourd’hui dans nos pays d’Europe. Victoire aussi sur une idéologie basée sur la haine, le racisme, la xénophobie, le nationalisme que 64 ans passés depuis 1945 n’ont pas réussi à complètement éradiquer mais qui, fort heureusement, n’est plus, loin de là, majoritaire – même si, à plusieurs reprises en Europe, des scores électoraux de forces extrémistes ont eu de quoi inquiéter légitimement !

 

Mais le 8 mai 1945 marque aussi un terrible échec : celui d’une humanité incapable de surpasser ses différences, de se respecter, de se comprendre par-delà les langues, les cultures, les traditions, et qui a placé toute son énergie durant tant d’années à se détruire.

 

La seconde guerre mondiale, c’est un chiffre, un seul, d’une violence inouïe : 62 millions de morts, dont une majorité de civils.

 

La seconde guerre mondiale, c’est aussi un monumental traumatisme qui nous affecte toujours aujourd’hui : l’évocation des crimes de guerre, des massacres, des camps de la mort, des expériences scientifiques sur des humains et bien sûr l’explosion de deux bombes atomiques au Japon… tant d’horreurs insoutenables mais encore si récentes dans l’Histoire !

 

La seconde guerre mondiale, c’est enfin le plus vaste conflit  de toute l’histoire, et ce constat accablant : entre 1939 et 1945, les hommes ont démoli davantage que durant toutes les guerres qu’ils se sont mené – en cumulant les dégâts – depuis leur apparition sur terre !

 

Ce matin, à Wattrelos, dans nos cimetières du Crétinier et du Centre, nous nous recueillons avec infiniment de respect pour nos soldats, nos résistants (ils furent nombreux) et nos habitants tombés par la guerre, pour la paix. Et nous exerçons le nécessaire, l’indispensable devoir de mémoire.

 

Car comme disait Albert Einstein : « Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais je sais qu'il n'y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrième... ». Avant d’ajouter : « Puisse la guerre nous apparaître un jour comme une erreur incompréhensible de nos ancêtres. »

Souvenons-nous. Et méditons.


Bon-8-mai-2009.pdfMon discours

 

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 22:43

Ce matin, dès 8h30, la Commission des finances de l'Assemblée se réunit pour auditionner Christian NOYER, gouverneur de la Banque de France, sur la situation des risques portés par les banques françaises. Le directeur général du FMI, Dominique STRAUSS-KAHN, a en effet estimé qu'aucune reprise durable ne serait possible tant que certaines situations bancaires n'auraient pas été purgées : qu'en est-il des banques françaises ?

 

Le gouverneur nous parle ainsi de l'exposition des banques françaises à des actifs toxiques (qui ne sont pas les subprimes, ces actifs hypothécaires américains) qui sont des produits structurés qui ont, en revanche, pour sous-jacent des produits du type subprime. Il s'agit pour l'essentiel de RMBS (qui sont des parts de titrisation adossées à des produits hypothécaires) ou de CDO (obligations adossées à des parts de titrisation). A fin 2008, les banques françaises ont pour encours nets (après constatation des éventuelles décotes) : 8,9 Mds € de RMBS ; 7,3 Mds € de CDO.

 

Parmi les risques, il y a aussi les expositions couvertes par les rehausseurs de crédits. En effet, les détenteurs de crédits à risques garantis par les monolines – sociétés d'assurance – ont considéré qu'ils étaient garantis. Mais ces établissements américains, réglementés par les autorités des Etats, n'avaient pas la capacité de résister à la vague de dépréciation : ils ont été d'abord recapitalisés puis dégradés, ce qui a réduit la garantie ! Pour les banques françaises, à fin 2008, les montants couverts par des monolines sont de 5,5 Mds €.

 

Sur ces trois catégories de risques liés aux subprimes américains, on arrive donc à une exposition des banques françaises pour 21,7 Mds € ! C'est le risque sur les actifs dits très toxiques. Le gouverneur relativise ce risque en soulignant qu'il se compare à 0,3 % du total du bilan des banques françaises.

 

Mais il ajoute – ce qui, de mon point de vue n'est pas rassurant (compte tenu des relations financières interbancaires et donc des risques de propagation des difficultés d'une banque à l'autre) – que les banques étrangères telles que Deutsche Bank (6 Mds €) ou Barclays (9 Mds €) sont exposées pour des montants bien plus importants que les banques françaises.

 

Et il complète son propos, en soulignant que les banques françaises peuvent connaître d'autres risques :

 

-         d'abord sur les opérations à effet de levier (type LBO) qui ont des sous-jacents européens. Les six grandes banques françaises ont 35 Mds € d'actifs LBO fin 2008, ce qui fait l'objet sous le contrôle de la commission bancaire de provisions ad hoc. Mais ce sont des risques modestement provisionnés ;

-         ensuite sur les CDPC (produits dérivés), où le risque n'est pas sur l'immobilier américain mais sur des entreprises. Ce risque s'accroît avec la crise économique et le risque de défaut des entreprises. C'est une zone de fragilité ;

-         enfin, sur les conséquences de la crise sur le portefeuille des banques. Les taux de défaut des particuliers et des entreprises vont augmenter, trimestre après trimestre. Pour l'heure, c'est encore modeste puisque les créances douteuses nettes du secteur bancaire français, ce sont 1,15 % des crédits à la clientèle fin 2008 (contre 0,95 % fin 2007).

 

Au final, le gouverneur souligne que les banques françaises ont déjà fortement provisionné leurs actifs (ex : les monolines le sont en moyenne à 61 %). Et il rappelle qu'on peut donc estimer à 25,5 Mds € les risques portés par les banques françaises liés à la crise financière (soit 16 % des fonds propres des banques françaises quand même !), à savoir : 7,5 pour Crédit Agricole ; 6,4 pour Société Générale ; 4,3 pour BNP-Paribas ; deux fois 3,1 pour Caisses d'Epargne et Banques Populaires (Natixis) ou encore 1,5 pour Crédit Mutuel.

 

Ensuite, le débat s'est focalisé sur la situation de la Société Générale, de Natixis ou de Dexia.

 

Si, globalement, le discours s'est – évidemment – voulu rassurant, il n'en est pas moins vrai qu'il ne peut, à mon sens, l'être pleinement pour au moins 2 raisons :

 

-         la hauteur des engagements directs en actifs toxiques ou liés : les montants identifiés sont déjà importants ! Qu'en est-il de tous ceux, indirects, dissimulés derrière des engagements des banques françaises à l'égard de consœurs étrangères qui ont, elles, des expositions aux risques plus fortes encore ?

-         cette vision apaisante repose en effet sur « une hypothèse que les banques européennes ne feront pas défaut » ! Quand on voit la situation des banques allemandes, les risques qu'elles portent et les faibles provisions constituées, peut-on réellement penser qu'aucune ne connaîtra de défaillance majeure ? Et quelle répercussion cela aura-t-il sur les banques françaises ? Là est la plus dangereuse onde de choc possible (sinon probable), je le crains…

 

 

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 22:25

Ce midi, je rencontre Gilles MICHEL, directeur général du Fonds stratégique d’investissement (FSI).

 

Le FSI a été constitué le 19 décembre dernier. Société anonyme, détenue à

51 % par la Caisse des dépôts et consignations et à 49 % par l’Etat, le FSI est doté de

20 milliards d’euros d’apports (dont 6 en numéraire et 14 en participations).

 

Ce fonds poursuit plusieurs objectifs que m’explique son directeur général : financer le développement des PME de croissance via le programme France Investissement ; favoriser la croissance d’entreprises innovantes de taille moyenne qui disposent d’un potentiel de création de valeur ; aider des entreprises de taille moyenne à émerger comme actrices de référence dans des secteurs en mutation ; stabiliser le capital de grandes et de moyennes entreprises qui jouent un rôle important dans leur secteur (c’est ce que le FSI a fait, par exemple, dans Valeo).

 

Le Fonds se veut actionnaire minoritaire et de long terme.

 

Gilles MICHEL m’explique cependant que le Fonds n’interviendra que « dans des projets rentables » (ce qui exclut une intervention sur une entreprise dont les responsables du Fonds estiment qu’elle est condamnée) et sur un montant minimal voisin de 10 millions d’euros.

 

J’étais allé à la rencontre du FSI en me demandant si je pouvais envisager son soutien vis-à-vis d’entreprises de notre agglomération qui pourraient avoir besoin de son intervention en capital.

 

J’avoue, de fait, être un peu déçu car j’aperçois beaucoup de freins à son intervention dans bien des entreprises locales, malheureusement : l’exigence de rentabilité (sur un « rendement-cible conforme aux exigences des investisseurs du marché » !), ce qui exclut de fait les affaires qui ont des problèmes majeurs et qui mériteraient, pour y faire face, d’être recapitalisées ; le seuil d’intervention, car 10 millions d’euros, c’est une sacrée somme, ce qui d’évidence ne concerne que les entreprises déjà de taille plus que moyenne (cela exclut donc de fait toutes celles plus petites !) ; l’ouverture du capital car ce n’est jamais facile pour un dirigeant d’entreprise d’ouvrir le capital de son affaire.

 

C’est donc intéressant pour moi de savoir que ce Fonds existe… mais ce n’est pas lui qui va aider à résoudre massivement les difficultés économiques de notre agglomération ! Ailleurs vraisemblablement non plus puisque ce Fonds n’est intervenu à ce jour que pour une vingtaine de dossiers… pour toute la France !

 

 

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 20:05

Ce soir, le conseil d’administration élu lors du congrès de Lys-lez-Lannoy (article du 15 avril dernier) s’est réuni pour mettre en place ses instances.

 

C’est à l’unanimité que le conseil d’administration m’a désigné à nouveau pour être président de l’Union départementale des élus socialistes et républicains.

 

A mes côtés, sur ma proposition, ont été élus quatre vice-président(e)s en charge de l’animation de territoire dans notre département :

 

Ø     Flandres-Dunkerquois : Jean-Pierre ALLOSSERY, maire d’Hazebrouck, vice-président du Conseil général ;  

Ø     Métropole : Martine FILLEUL, présidente du Conseil des territoires, vice-présidente du Conseil général ;  

Ø      Valenciennois : Marie-Noëlle COSTA, conseillère municipale de Valenciennes ;  

Ø      Avesnois : Christophe DI POMPEO, conseiller régional.

 

 

De plus, ont été élus une trésorière (Joëlle CROCKEY, adjointe au maire de Dunkerque), un trésorier-adjoint (Michel VANDEVOORDE, maire de Nieppe, conseiller général) et un secrétaire (Roger VICOT, adjoint au maire de Lomme, conseiller général).

 

L’équipe est en place ; maintenant, au travail !

 

 

 

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