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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 07:20

6 mai 2007-6 mai 2009 : le bilan des deux premières années de la présidence Sarkozy est bien loin des promesses de la campagne présidentielle !


Bouclier fiscal, baisse du pouvoir d’achat, augmentation du chômage, hausse de la délinquance violente, difficultés à se loger, à se soigner, franchises médicales, atteintes aux libertés, absence de véritable plan de relance pour faire face à la crise, pratique autoritaire et personnelle du pouvoir, étranglement des collectivités locales, démantèlement des services publics.... voilà ce que montrent les chiffres et les faits.

Quel triste bilan de ces deux années de la présidence Sarkozy (et encore, on pourrait y ajouter les cinq années précédentes où il fut ministre, puis n°2, des gouvernements Raffarin et Villepin !). Les promesses du candidat Sarkozy ne sont pas tenues et la situation de nombre de nos concitoyens s'est aggravée !

 

Face à cette politique inefficace et injuste conduite par l'actuel président, nous avons des propositions. Car une autre politique est possible ! Une politique plus juste et solidaire.

 

Le document intitulé Deux ans de Nicolas Sarkozy : l'échec que je vous invite à lire en cliquant sur le lien souligne l'absence de résultats de la présidence Sarkozy, en propose un décryptage et rappelle les propositions des socialistes.

 

 

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 22:08

L’information n’a fait que l’objet de brèves dans les journaux mais elle est pourtant malheureusement d’importance. Car elle confirme la dégradation des conditions de vie quotidienne et la dureté des temps pour bon nombre de Français.

 

Pour moi, malheureusement, ce n’est pas une surprise car, dans mes permanences, nombreux, très nombreux sont mes concitoyens qui me parlent de leurs problèmes financiers et m’interrogent sur la meilleure manière de faire face à leurs engagements financiers.

 

Alors, coups de téléphones et courriers aux huissiers, aux avocats, aux sociétés de recouvrement, aux banquiers, à la Banque de France et maintenant au médiateur du crédit, j’en fais beaucoup. Sans doute bien davantage qu’un autre maire ou qu’un autre député. Je passe beaucoup de temps à conseiller ou à monter des dossiers de surendettement, ou à aider à des procédures de rétablissement personnel.

 

Et cela ne faiblit pas. Bien au contraire. Pas besoin de statistiques nationales pour m’en rendre compte ! C’est une réalité quasi quotidienne dans ma vie d’élu.

 

Mais, cela se confirme dans les chiffres que la Banque de France a publiés hier, lundi 4 mai : en mars, la Banque – qui gère les commissions de surendettement – a reçu 21 747 dossiers de surendettement déposés par des ménages. C’est le chiffre le plus important depuis 1990, date de la création des commissions !

 

Triste record…

 

 

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 08:13

Le 20 janvier, dans le cadre des questions écrites que je pose régulièrement au Gouvernement, j'interpellais le secrétaire d'État chargé de la fonction publique sur la décision de supprimer au 1er janvier 2009 la prestation interministérielle Aide ménagère à domicile bénéficiant aux agents retraités de l'État âgés de plus de 65 ans. La réponse vient de paraître au Journal Officiel ce 5 mai (voir en bas de page). 

 

Je rappelais à Monsieur le secrétaire d'Etat que cette prestation, servie à plus de 30 000 fonctionnaires (près de 75 % de femmes de plus de 80 ans), joue pourtant un rôle majeur dans le maintien à domicile de ces personnes, leur offrant une alternative à l'institutionnalisation pour une participation de l'État relativement modeste de l'ordre de 24 millions d'euros par an.

 

Cette décision unilatérale des pouvoirs publics est injuste ; elle traduit concrètement une orientation politique socialement inacceptable qui consiste à réduire le périmètre de l'action sociale aux seuls fonctionnaires actifs et à créer une rupture d'égalité de traitement avec les retraités du régime général.

 

Les pensionnés de la fonction publique sont spoliés, d'autant plus que la prestation interministérielle d'action sociale Aide ménagère à domicile (AMD) est la seule prestation d'action sociale qui leur soit destinée!

 

Il lui demande donc de revenir sur cette décision, et de rétablir au plus vite cette prestation à des pensionnés qui, loin d'être des privilégiés par le niveau de leur retraite, se trouvent du fait de cette décision gouvernementale injustement floués.

Voici la réponse du Gouvernement.

 

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 18:16

Par nature, je me méfie des classements de l'activité des élus, tant les activités sont diverses et tant toute tentative de quantification de celles-ci risque d'être imparfaite. Alors, comme tous mes collègues, j'émets toutes les réserves sur l'exercice.

Cela dit, quand un classement fait plaisir, pourquoi le taire ? Car le travail d'un parlementaire, à la fois législateur (rédigeant les lois, les amendant) et contrôleur du Gouvernement (à travers rapports rédigés et questions posées, écrites ou orales) est consistant ; bien davantage que nombre de nos concitoyens en ont l'impression en regardant les mardis et mercredis les questions d'actualité ! Pour ma part, je me donne beaucoup à mon travail parlementaire et quand je m'aperçois qu'il est reconnu, comment nierais-je une satisfaction réelle ?

Surtout quand c'est Le Figaro qui le dit... ou plutôt qui l'écrit !

Chacun sait que ce n'est pas un journal de sensibilité de gauche…

Et pourtant, il vient de publier (le 22/04) une enquête sur le travail des parlementaires à l'Assemblée nationale, député par député. Le journaliste comptabilise les rapports parlementaires, propositions de loi, interventions en séances et en commissions, questions posées, et établit un palmarès des députés : du plus absent au plus actif.

Le plus absent, c'est le député UMP Pierre Bédier ; le plus actif, c'est le député PS Didier Migaud.

Pour ma part, je ne peux que me féliciter de ce classement car il me classe :

 

  1. 81e député le plus actif, selon ces critères, sur 577 députés au total (ce qui veut dire qu'il y en a 496 qui font moins bien audit classement !). D'après ce classement, je figurerais donc parmi les 15 % de députés les plus actifs à l'Assemblée…

 

2.       parmi les tous premiers députés du Nord – le 2e - en termes d'activités. Au 81e rang, cela me classe mieux que F. Vercamer (88e), Ch. Vanneste (121e ), M. Dolez (126e), B. Derosier (161e), F. Hostalier (164e), B. Gérard (193e), S. Huyghe (226e), A. Cacheux (230e), M.-Ph. Daubresse (294e), Y. Durand (320e), B. Roman (343e), M. Delebarre (351e), Th. Lazaro (420e), C. Gallez (426e), A. Bocquet (442e), Ch. Marin (489e), Ch. Hutin (514e), et surtout F.-X. Villain, député-maire de Cambrai qui, dans le Nord, est en queue du classement (570e, avec 0 intervention). Dans le Nord, il n'y a que mon collègue Patrick Roy, député-maire de Denain, qui figure avant moi dans ce classement mais à un très beau niveau (13e !) ;

 

3.       le 1er député de la métropole… d'après donc Le Figaro : cela le confirme une fois de plus, il faut trop souvent se méfier de ses amis et les députés de droite de la métropole en voudront sûrement au Figaro !

 

Un tableau vaut mieux que tout commentaire :


                                                 Interventions    Rapports          Questions


               

D. Baert (8e), PS                              65                    3                      54

F. Vercamer (7e), NC                       63                    0                      7

Ch. Vanneste (10e), UMP                 52                    0                      437

B. Derosier (2e), PS                          42                    3                      20

B. Gérard (9e), UMP                        35                    2                      88

    A. Cacheux (3e), PS                          28                    2                      5

M.-Ph. Daubresse (4e ), UMP          21                    3                      5

Alors quand des chiffres mettent en avant le travail accompli, ben oui, cela fait du bien !


J'ai déjà dit ce que je pense de tous ces chiffres : non, les interventions en séance, les rapports et les questions ne sont pas tout le travail du parlementaire. Mais cela en représente une large part.

 

 

 

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 09:58

Ce matin, je reçois, avec le Conseil municipal, les travailleuses et les travailleurs wattrelosiens qui fêtent leurs 20 ans, 30, 35 ou même 40 ans de vie professionnelle. En un mot : les médaillés du travail.

 

Comme de coutume, la grande salle du centre socio-éducatif est bien remplie. Il faut dire qu’ils et elles sont 204 à avoir mérité une médaille d’argent, de vermeil, d’or ou grand or que je leur remettrai, avec beaucoup de respect et d’affection (ainsi qu’un brin de muguet porte-bonheur, 1er Mai oblige !) après mon discours dans lequel je leur rends hommage.

 

Un hommage appuyé car derrière ces… 6 310 années de travail cumulées (!) se trouvent bien des efforts, bien des heures épuisantes, physiquement et / ou moralement, bien des sacrifices effectués. Derrière cette cérémonie se cachent de nombreuses tranches de vie, des histoires très différentes, des réussites, des échecs, bref, tout ce qui fait la vie et qui ne peut se résumer à ces quelques minutes de félicitations sincères, à ce bref instant de récompense que représente la réception d’une médaille.

 

Je sais tout cela, comme je sais que le 1er Mai à Wattrelos, ville de tradition socialiste et ouvrière, de luttes pour davantage de justice et d’égalité des chances, de progrès social aussi, a toujours une dimension particulière. Mes prédécesseurs ont connu des 1er Mai très revendicatifs, certains porteurs d’espoirs, d’autres de colère, et je ne peux m’empêcher de penser à eux, à leur héritage, à la façon dont ils ont toujours protégé leur population et ses intérêts.

 

Moi aussi, ce matin, je suis en colère. En colère contre ce qui est le moins supportable en ce monde : l’injustice. Le 1er Mai 2009 aussi est un 1er Mai de combat.

 

Car comment comprendre les décisions du Gouvernement actuel qui méprise ouvertement la détresse sociale, qui dépouille méthodiquement le code du travail, qui rend les riches encore plus riches grâce à son bouclier fiscal, qui ferme des tribunaux, des casernes, des salles de classes, qui supprime des postes de policiers (et ferme quasiment des bureaux, comme celui du Sapin Vert !), qui affaiblit nos hôpitaux publics pourtant gravement déficitaires ?

 

Comment justifier cet étranglement financier de nos collectivités locales qui représentent le premier échelon de l’aide au citoyen via leurs services publics – le vrai patrimoine des plus démunis – et leurs CCAS ?

 

Comment cautionner cette privatisation rampante et destructrice de notre société qui aggrave la fracture sociale dont le prédécesseur de Nicolas Sarkozy avait fait un slogan électoral, et qui torpille la justice sociale et l’égalité des chances ?

 

Ce 1er Mai 2009 a aussi une dimension politique, une portée symbolique forte et je le dis dans mon discours que je vous propose de découvrir 1er-Mai-2009.pdfen cliquant ici.

 

 

 

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 18:18

Ce midi, à la commission des finances de l'Assemblée nationale, nous auditionnons le nouveau patron du groupe Caisses d'Epargne / Banques Populaires, François Perol. Je me dois d'y être car le groupe socialiste m'a confié la responsabilité de ce projet de Loi.


Celui-ci a été présenté le 15 avril dernier en conseil des ministres et vise à créer un organe central commun aux deux banques mutualistes Caisses d'Epargne et Banques Populaires. Le texte fixe les missions de ce nouvel organe en matière de gestion des risques, de la liquidité, de solvabilité et de contrôle interne. Il s'agira d'une société anonyme à laquelle l'Etat apportera un montant de fonds propres de 5 milliards € !

François Perol explique qu'il s'agit de constituer le 2e ensemble bancaire français, avec deux spécialisations qui se confortent : celle des Caisses d'épargne vers les particuliers ; celle des Banques Populaires vers les professionnels.

Sur le papier, et vu comme cela, ce rapprochement peut paraître logique. Somme toute, on pourrait considérer ce projet de loi comme purement technique. En réalité, il ne l'est pas, ne serait-ce qu'en raison de son contexte.

Laissons de côté d'abord la polémique sur les conditions de nomination du dirigeant du nouveau groupe (cf. mon article du 25 mars 2009), même s'il n'est pas niable que cette désignation, imposée au forceps par l'Elysée, fragilise l'exercice des fonctions du nouveau président.

Dans mon intervention, au nom des commissaires socialistes, je pointe en revanche nombre de questions qui doivent être impérativement précisées, à notre sens, dans le texte ou à l'occasion des débats en séance. Ce sont :

 

>      le devenir des missions de service public et des fonctions d'intérêt général. Lors de la loi portant réforme des Caisses d'Epargne, en 1999, il a été beaucoup insisté sur le fait que les fonds des Caisses d'Epargne " appartiennent à la nation " ! Et ce projet de loi ne fait aucune référence au service public ? C'est un oubli politique majeur ! De même, pourquoi n'y aurait-il pas de parlementaires au conseil de surveillance de cet organe central ? Cela serait logique et sain, alors même que l'Etat va donner 5 milliards € à cet établissement !

>      
la gouvernance du nouvel organe : on a l'impression d'un nouveau patron tout puissant ! Quels seront ses contre-pouvoirs ? Comment peut-il être révocable ?

>      
la garantie sur les réseaux existants. Il y a beaucoup d'inquiétude dans les personnels et elles sont compréhensibles car dans nos villes et nos villages, il n'est pas rare que l'agence de la Caisse d'Epargne (la rouge) soit proche de celle de la Banque Populaire (la bleue) ;

 
>       la préservation des statuts du personnel et la représentation – légitime à mes yeux – des salariés au conseil de surveillance de l'organe central. Pourquoi n'y aurait-il pas de représentant, élu par les salariés, à ce conseil ?

>      
les conséquences financières, et les suites, des dépréciations d'actifs dues à Natixis, filiale commune des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires ;


>      
les conditions de la valorisation des participations pour la création de l'organe central. Car il est important – et après moi, Henri Emmanuelli le dit avec force – de savoir comment, et surtout à quel niveau de valeur, les apports d'actifs vont se faire ! Là-dessus, c'est silence radio de la part du Gouvernement comme des responsables du groupe ;


>      
la stratégie partenariale du nouveau groupe pour demain. En effet, la loi impose que Caisses d'Epargne et Banques Populaires soient majoritaires au capital du nouvel organe central. Dont acte. Mais le reste des fonds, ce sera qui ? Et pour quoi faire ? Dans 5 ans, quand l'Etat cédera sa participation, que se passera-t-il ? Ces questions-là sont importantes pour l'avenir des réseaux et des salariés. Pourtant, aucune réponse n'est formulée.

Ce sont tous ces sujets que ce midi je me serai efforcé de faire aborder en commission. Le week-end prochain, je vais travailler à préparer les amendements au projet de loi qui seront examinés en commission le 5 mai prochain, tandis que le texte vient en séance publique les 12, 13 et 14 mai prochain.

La bataille ne fait que commencer.

 

 

 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 10:41

Ce matin, au Journal Officiel paraît une réponse la question que j’avais posée le 13 janvier dernier au ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité sur la situation des 170 000 auxiliaires médicaux (orthophonistes, kinésithérapeutes, infirmiers...) cotisants et allocataires qui ont signé des conventions avec les caisses d'assurance maladie (lire la suite de la question). Voici la réponse.

 

 

 

 

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:13

C’est le message adressé par mon ami Pierre Moscovici (ph. ci-contre, au centre), député du Doubs, ancien ministre des affaires européennes de Lionel Jospin et ancien député européen (il fut même vice-président du Parlement européen), qui nous fait l’honneur et le plaisir d’être présent ce soir parmi nous, socialistes wattrelosiens, dans les locaux de notre section.

 

Notre section a en effet émis la bonne idée de l’inviter afin d’animer une réunion thématique consacrée à l’Europe, qui prend bien sûr pour cadre les élections européennes du 7 juin prochain.

 

Pierre est comme d’habitude souriant, disponible, affable et je suis très heureux de l’accueillir avec notre secrétaire de section Christophe D’Hulst, ainsi qu’avec les nombreux adhérents venus profiter de son savoir et de son expérience.

 

Pierre et moi, nous nous connaissons de longue date : il fut l’un de mes condisciples à la Fac, nous étions collègues au commissariat général du plan, nous avons été élus tous deux en 1997, battus – de peu – tous deux en 2002, et maintenant, son bureau à l’Assemblée nationale se situe juste en face du mien ! Comme il le dit, « nous sommes des amis sans guillemets », personnellement et politiquement proches.

 

Tous deux, nous avons envie d’une Gauche moderne, d’opposition et de proposition, mais aussi d’une Europe plus sociale, plus progressiste, qui s’oppose à tous les conservatismes.

Pierre débute d’ailleurs son propos en soulignant avec justesse que des rangs de la majorité du Parlement européen (754 députés) sera issu le président de la commission européenne. Il est donc très important que ce président soit un homme de gauche et de progrès afin de donner à l’Europe une impulsion basée sur la relance économique et sociale.

 

Pour cela, « il est temps de se bouger ! » martèle Pierre qui ressent un climat d’apathie et de désintérêt inquiétant pour ces élections européennes. Pourtant, près de 80 % de nos lois, en France, sont des lois européennes ! Un député européen a donc autant de pouvoir, sinon davantage, qu’un député français !

 

C’est la raison pour laquelle il faut voter, et bien voter. Donc voter socialiste. Car les socialistes européens s’engagent sur un programme de création d’emplois (10 millions), de développement des grandes infrastructures, sur une loi cadre protégeant nos services publics, sur le salaire minimum dans chaque pays, sur un programme ambitieux d’emprunt destiné à relancer notre économie, à augmenter la solidarité…

 

J’ajoute aux propos de Pierre qu’à Wattrelos, il faut voir ce que l’Europe a permis concrètement.

 

Par exemple, les fonds structurels européens nous ont été utiles dans la reconquête des friches industrielles du Sartel et du Peignage Amédée. Sans eux, nous n’aurions jamais pu financer la construction de notre Cité des Sports. Ces fonds sont aussi indispensables pour le financement des instruments pour l’emploi (Mission locale, Plan…) comme ils pourraient être particulièrement utiles, s’ils étaient plus conséquents, pour les échanges scolaires.

 

On le voit : l’Europe, c’est aussi du quotidien, et Wattrelos en a d’autant plus besoin qu’elle est ville frontalière. C’est par l’Europe que le dossier des transports transfrontaliers pourra aussi progresser, par exemple.

 

Bref, le 7 juin, votons, et votons pour une Europe socialiste, humaine, sociale, de progrès et qui tournera le dos au conservatisme !

 

 

 

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 09:38

Je viens d’obtenir des réponses à trois questions que j’avais posées à l'automne dernier au Gouvernement ; ces réponses sont publiées ce jour au Journal Officiel :

 

- le 25 novembre, j'interpellais Madame la Ministre du Logement et de la Ville sur la présence des gardiens et concierges d'immeubles dans les immeubles collectifs appartenant à des bailleurs sociaux dans les zones urbaines sensibles ou dans les quartiers en renouvellement urbain (lire la suite). R-ponse-35833.pdfVoici la réponse.

- le 28 octobre, j'interpellais Madame la Secrétaire d'État chargée de la Famille sur la capacité des familles à pouvoir accéder à des activités de loisirs sans hébergement pendant les périodes de vacances scolaires. Ainsi, dans la commune de Wattrelos, ville ouvrière et de tradition industrielle, depuis plusieurs décennies les enfants des familles ont pu être accueillis gratuitement dans les centres de loisirs organisés par la commune, avec un concours financier, en soutien, de la caisse d'allocations familiales de rattachement, à savoir celle de Roubaix-Tourcoing (lire la suite). R-ponse-33880.pdfVoici la réponse.


- le 9 septembre, j'interpellais Monsieur le Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique sur l'incohérence des dispositions appliquées à la fonction publique, notamment territoriale, de la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (dite TEPA). En effet, contrairement à certaines premières déclarations gouvernementales, les collectivités et leurs établissements publics ne sont pas concernés par la mesure relative à la réduction des cotisations patronales des heures supplémentaires (lire la suite)R-ponse-30298.pdfVoici la réponse.


   

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 10:53

La classe, c'est celle de M. Tafticht à l'école Lakanal de Wattrelos (dirigée par Madame Quenon), qui a été choisie, pour la 8e circonscription pour participer cette année à la 15e édition du Parlement des Enfants.

 

Le 13 juin prochain, en effet, un jeune Wattrelosien, délégué de cette classe, siègera à mon siège, dans l'hémicycle, à une réunion, présidée par le président de l'Assemblée nationale, avec des députés juniors venus de toute la France. Il aura à y voter une proposition de loi qu'il aura, préalablement, débattue le matin en commission. Bref, un travail réel comme celui des… vrais députés.

 

D'ici là, deux autres rendez-vous sont à prévoir : la visite du député dans la classe de CM2 pour discuter avec les enfants et répondre à leurs questions, puis une visite de toute la classe à l'Assemblée. Cette dernière aura lieu le 5 juin, et ce matin, je me rends effectivement dans la classe en question.

 

En réponse à une question d'un enfant qui me demande pourquoi je participe au Parlement des Enfants et pourquoi je viens dans sa classe, je dis très naturellement : "Parce que j'aime bien…"

 

Oui, j'aime cette rencontre, cette heure et demie passée à expliquer l'Assemblée nationale, la préparation de la loi, la fonction du député, ses missions, à écouter leurs questions, leurs interrogations et à les entendre expliciter leur proposition de loi.

 

Car ces jeunes ont travaillé ! Ils ont rédigé une proposition de loi qui vise à lutter contre les discriminations. C'est le député junior (Mathieu Magalhes, photo ci-contre) qui se lève et la présente. On en discute ensuite. Et un débat s'engage entre nous sur la justice sociale, sur ce qui est juste, sur toutes les discriminations (de couleur de peau, mais aussi de religion, de sexe, de corpulence…) et j'essaie d'être pédagogue.

 

Quand vient le temps des questions, c'est un moment que j'adore… et que je redoute. Qui n'a jamais été désarçonné par une question de bon sens, qu'on ne s'est jamais posée et qu'un enfant, avec sa bonne logique d'évidence, vous assène ?

 

Dès le début, stimulée par l'inspecteur Jean-Pierre Mollière (que je remercie de sa présence), une discussion s'engage sur ce qui est bon, donc ce qui est bien, où l'on peut évoquer ce qu'est la majorité, l'intérêt général et les valeurs fondamentales de la société. Ils sont extraordinaires, ces enfants, car sur quoi reviennent-ils ? Sur ce qui est juste ! Si les citoyens de demain qu'ils seront sont persuadés, comme le sont les enfants d'aujourd'hui, que ce qui est important dans la société, c'est la justice, notre société n'en sera que meilleure…

 

Cela dit, bien d'autres questions fusent : sur mon emploi du temps, sur l'âge auquel je me suis engagé en politique, sur l'organisation de mes fonctions de maire et de député… J'espère y avoir répondu aussi clairement que possible. Ce que j'aime, c'est donner des exemples et leur parler de ce qu'ils connaissent : on parle de mes interventions pour le collège Anne-Frank à Roubaix, l'hôpital de Wattrelos, les commissariats de police, les écoles de Wattrelos…

 

Ils sont impressionnés, je le sais, mais progressivement, cela se détend. Des rires, des interpellations, des doigts se lèvent rapidement… Je suis content. D'évidence, cette classe a fait un bon travail pédagogique. Chapeau donc à l'enseignant et à Lakanal (tiens au fait, sait-on que Lakanal fut…député de l'Ariège sous la Convention et fit voter en 1794 l'ouverture de 24 000 écoles primaires, et que l'enseignement se ferait dorénavant…en français ?).

 

Tout cela fut pour moi un vrai bon moment, agréable et émouvant aussi…surtout quand à la fin, le député junior s'est levé pour venir m'offrir de la part de sa classe (ils ont tous signé un petit mot !) un livre de Philippe Claudel, Le monde sans les enfants. Franchement, c'était plus que du bonheur ! Maintenant, grâce aux enfants de Lakanal, je vais savoir ce qu'est un zoboïde à triple laser et où se trouve le Kafiristan…

 

Merci aux CM2 de Lakanal… et rendez-vous le 5 juin à Paris !

 

 

 

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