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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 14:58

Cela m’a mobilisé depuis avril 2008.

 

Cela représente 43 personnalités auditionnées, un rapport de 150 pages (sur lequel j’ai largement passé les quatre jours de mes vacances de la semaine dernière), et au final 30 propositions.

 

La Commission des finances a en effet décidé d’une mission d’information sur les nouvelles normes comptables, confié, comme à l’accoutumé pour ce type de mission, à un député de la majorité et un député de l’opposition. Ainsi, le 30 octobre dernier (cf. article publié à cette date dans ce blog), avec mon collège Gaël Yanno, député (UMP) de Nouvelle-Calédonie, j’avais fait un point intermédiaire de notre travail, en traitant du rôle des normes comptables dans la crise financière internationale.

 

Ce matin, nous présentons nos conclusions en commission des finances, puis à la presse. Le rapport sera disponible la semaine prochaine, diffusé par les services de l’Assemblée. Voté à l’unanimité de la Commission, il sera spécifiquement transmis par le président de la commission à Madame Lagarde, ministre de l’économie, et nourrira la position française pour le projet international du G20.

 

Cela a été pour moi un gros travail et je suis heureux qu’il soit terminé. Je vous invite à prendre connaissance de la synthèse du rapport et de la liste des propositions (Synth-se-rapport-normes-comptables.pdfcliquez ici) qui ont été remises ce matin aux députés.

 

De même, pour vous le présenter, je ne peux faire mieux que de vous inviter à lire l’article que lui consacre ce jour La Correspondance Economique (et le Bulletin Quotidien) : Correspondance--conomique.pdfcliquer ici.


 

 

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 14:33

Ce soir, en commission des finances, nous examinons le nouveau projet de loi de finances rectificative pour 2009 (dit plan de relance) et je suis aux côtés des commissaires socialistes pour défendre nos amendements.


Nous nous sommes particulièrement battus pour faire passer un amendement qui suspendrait l’application du bouclier fiscal pour 2009 : vu la situation sociale créée par la crise économique et financière, ce ne serait que justice qu’il soit mis un terme à ce dispositif qui diminue honteusement les impôts des plus fortunés !

 

Il s’en est fallu de peu que nous gagnions (par 15 voix contre 12, la droite UMP a rejeté l’amendement !).

 

Nous sommes parvenus à faire passer un amendement du président – socialiste – de la commission des finances, Didier Migaud, pour interdire aux banques qui bénéficieraient des mesures de soutien gouvernementales d’effectuer des opérations dans les paradis fiscaux – état ou territoire – « qui ne prête pas assistance aux autorités administratives françaises en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ». C’est pour nous, socialistes, une mesure de moralisation indispensable. Si l’Etat aide des banques, encore faut-il que celles-ci n’utilisent pas cet argent dans des paradis fiscaux…

 

Le Président de la République a dit l’avoir demandé aux banques ; en réalité, il a menti car de l’aveu même des banquiers auditionnés récemment par notre commission, cette demande ne leur a pas été formulée ! Nous l’introduisons, nous, dans la loi : on verra l’attitude du Gouvernement la semaine prochaine lors du passage du texte en séance !

 

Pour ma part, je défends vigoureusement ce soir un amendement pour relever de 5 724 euros (niveau actuel) à 11 500 euros l’abattement pour l’imposition des associations à la taxe sur les salaires.

Dans le contexte actuel des graves difficultés financières qu’elles traversent, les associations connaîtraient, si cette mesure était adoptée, une mesure de soutien réel. Car avec ce niveau d’abattement, cela permettrait aux associations de ne pas supporter de taxe sur les salaires à hauteur de deux emplois à plein temps payés au SMIC. Cela serait, de surcroît, favorable pour l’emploi, alors même que le chômage des jeunes est en forte augmentation.

Malheureusement, le rapporteur général du budget et les députés de la majorité de droite votent contre cet amendement.

 

Dommage ! Une occasion manquée…

 

 

 

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:03

J’ai connu des prises de parole plus faciles.

 

Rendre hommage publiquement à un ami de Wattrelos décédé quelques jours auparavant, comme il en fut question lors du vernissage du Salon des Artistes cet après-midi, est un exercice particulièrement éprouvant.

 

Il le fut aussi pour Claude Sauvage, nouveau président de l’Atelier des Arts, qui fut le premier à évoquer, avec émotion et courage, la mémoire de Michel Couillet (voir article du 4 mars). J’y ai associé, pour ma part, celle du sculpteur Raymond Droulez, qui était à nos côtés l’an dernier à l’occasion de ce même Salon des Artistes et qui nous a quittés brutalement au mois de mai.

 

C’est donc le salon de l’émotion et cet après-midi, nous sommes tous inconsolables, même si l’on sait qu’un artiste ne meurt pas… parce que ses œuvres lui survivent. Je dédie donc ce salon à Michel Couillet : il restera à jamais le sien… même si le mauvais sort a voulu qu’il nous quitte à quelques heures de cette 39e édition. Peut-être, depuis, a-t-il déjà rejoint ses copains en tablier blanc au panthéon des artistes.

 

De l’émotion, on en trouve et on en ressent aussi, toute différente bien sûr, en parcourant les travées de cette superbe exposition où se côtoient 274 œuvres – dont 43 sculptures – dans la galerie et la grande salle du CSE. J’ai remarqué beaucoup de couleurs vives, j’y ai croisé des visages, saisi des tranches de vie, voyagé dans des paysages…

 

Qu’il doit être difficile d’être membre du jury, comme le sont Thérèse Seynhaeve, Alain Delsalle et Patrick Duprez, et de devoir attribuer des médailles d’or, d’argent et de bronze à 3 des 141 artistes présents, comme le veut la tradition !

 

Je salue aussi l’Atelier des Arts qui trace le superbe sillon de l’amour des arts avec obstination et succès : la nouvelle équipe qui l’anime assure la continuité salvatrice et féconde de l’ancienne. C’est ce que Michel Couillet aurait voulu.

 

 

 

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 20:46

 


Ce soir, j’inaugure la Cité des Sports en présence du plus célèbre des champions d’escrime français : Jean-François Lamour.

 

Il faut dire que cette Cité des Sports est devenue, depuis septembre, un haut lieu de l’escrime, avec sa grande salle de 12 pistes, dont 8 de compétition, qui pourraient servir de base arrière pour les entraînements des Jeux Olympiques de Londres – c’est en tout cas un souhait légitime au vu de la qualité de cet équipement et des besoins qui devront alors être satisfaits.

 

En attendant, cette salle est utilisée par les membres du club d’escrime de Wattrelos qui forme depuis de nombreuses années de fines lames (et qui ne disposait pas de locaux dignes de leur talent jusqu’à présent), par les enfants fréquentant l’école municipale de sport, et par les enfants des écoles et de collèges de Wattrelos : cela fait du monde !

 

Nous sommes d’ailleurs accueillis par le maître d’armes Sébastien Souris et par ses élèves… qui n’en reviennent pas de pouvoir rencontrer Jean-François Lamour, une idole pour les pratiquants français puisqu’il fut médaillé d’or au sabre aux Jeux de Los Angeles et de Séoul mais aussi 13 fois champion de France !

 

Mais nos jeunes tireurs ne sont pas les seuls à avoir l’honneur de lui serrer la main : les boxeurs de la Savate, les nombreux pratiquants des arts martiaux (deux dojos) et les joueurs de baseball du club des Indians, tous sont ravis de pouvoir présenter leur discipline et les superbes installations dont ils disposent enfin.

 

J’écris enfin car elle se sera fait désirer cette Cité des Sports : un projet de 3,9 millions d’euros subventionné à hauteur de 80 % HT qu’il nous aura fallu défendre, pour lequel il aura fallu convaincre, insister, re-convaincre nos partenaires afin que le tour de table financier soit bouclé.

 

C’est le cas grâce à l’Europe, aux Conseils régional et général et à l’Etat ; qu’ils en soient tous remerciés au nom des nombreux utilisateurs de la Cité des Sports.

Je l'ai dit avec reconnaissance et chaleur à mes hôtes de ce début de soirée : Bernard Derosier, Président du Conseil général ; René Vandierendonck, vice-président du Conseil régional ; Jean-Michel Bérard, préfet de région, représentant de l'Etat en présence du directeur régional de la Jeunesse et des Sports.

L’esprit sportif du site est ainsi préservé, un site d’où jadis montaient les clameurs des supporters du CORT et dont nous sommes aujourd’hui, je pense, les dignes héritiers.

 

Longue vie à la Cité des Sports !

 

 

 

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 14:38

Allez, c’est vrai, on me le dit souvent : je vais vite, je marche vite, je monte les marches d’escalier deux à deux… bref, je cours comme on dit à Wattrelos ! Ben oui, c’est moi, j’ai toujours été comme ça. Pas vraiment du style à être lent, plutôt speed… je le sais ! Mais là, je n’ai jamais été aussi vite : 300 km/heure, mais en TGV !

 

J’avais déjà tenu les commandes d’un transal militaire pour le faire atterrir, on m’avait donné l’occasion d’être copilote d’un hélicoptère… mais conduire un train, jamais encore !

 

C’est ce qu’il m’a pourtant été donné de faire au poste de pilotage d’un TGV entre Lille et Paris pendant tout le trajet. Oh, bien sûr, même si je jouais peu aux trains électriques en étant enfant, reconnaissons qu’il y a un certain plaisir à se retrouver aux commandes de cet engin superbe et puissant qu’est le TGV. Plafonné certes à 300 km/heure mais c’est déjà pas mal ! Quelle émotion d’ailleurs de voir la vitesse monter sur l’écran : 286, 290, 296… 300 ! Incroyable mais vrai !

 

Mais ce qui est passionnant, c’est, dans ce petit espace avec le conducteur, d’apprécier les règles de sécurité du trajet, les dispositifs de signalisation, les conditions de sortie et d’entrée en gare mais aussi et surtout les conditions de travail de cet homme finalement seul avec sa machine. Là, cela ne dure qu’une heure mais c’est une attention de chaque instant, une responsabilité de chaque moment dans la régulation de sa vitesse, dans la surveillance de sa machine. J’imagine ce que cela représente sur trois ou cinq heures de trajet ! Et je suis impressionné.

 

J’ai pris plaisir à ce moment de pilotage ; j’ai surtout beaucoup appris.

 

Chapeau au conducteur (le vrai !)… et merci de ses explications.

 

 

 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 09:05

Ce matin, je suis passé, en compagnie de mon adjoint à l’état civil et aux cimetières Jean-Marc Bouchez, sur le chantier du nouveau crématorium que Lille métropole communauté urbaine construit à Wattrelos, pratiquement en face de l’ancien.

 

Ce chantier va bon train, ainsi que me l’a confirmé Gaël, le conducteur des travaux : démarrée en décembre, la construction devrait être achevée en… décembre ! Un an à peine, c’est spectaculaire pour un bâtiment d’une telle dimension.

 

Cela s’explique en partie par les méthodes modernes d’édification : 270 pré-murs seront amenés sur le chantier en vue d’être assemblés et de former la structure du bâtiment. Un équipement important pour notre communauté urbaine de Lille : Wattrelos et Herlies sont les deux seules communes à accueillir ce type de structure, sachant qu’à l’heure actuelle, la crémation concerne 30 % des décès dans la métropole lilloise, et qu’en 2010, le pourcentage sera de 40 %.

 

Ce nouveau crématorium sera beaucoup plus grand que l’ancien : 1500 m2 (sur une parcelle de 2000 m2), deux fois plus de salles d’accueil et de cérémonie, des salles de condoléances, des places de stationnement intégrées (capacité d’accueil d’une centaine de véhicules), des espaces verts et des plans d’eau aménagés, il offrira des conditions d’accueil dignes.

 

Lorsque l’on vient dire un dernier au revoir à un proche ou à un ami, c’est ce qu’on est en droit d’attendre. Cette dignité de l’adieu, j’y tiens !

 

 

 

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 10:55

Même s’il avait passé la main à Claude Sauvage il y a deux mois, c’est le président historique de l’Atelier des Arts et président du Salon des Artistes qui vient de disparaître à l’âge de 76 ans : Michel Couillet est décédé.

 

De l’aventure de l’Atelier des Arts, qu’il avait créé avec Marcel Godelle et Edouard Gruszczinski (lui aussi décédé quelques jours avant le Salon des Artistes – c’était en 2001), Michel a tout connu : au départ, un petit groupe de passionnés qui se connaissaient par le biais des expositions et pratiquaient le dessin, le fusain, dans un local si petit que les nouveaux travaillaient dans le couloir du CSE !

 

Puis vint le temps d'un premier déménagement, en 1981, au dernier étage de la bibliothèque municipale, puis d'un deuxième en 1994, au centre Stalingrad : un vrai atelier. Cet atelier compte aujourd’hui une centaine de membres qui viennent de toute la métropole.

 

Le décès de Michel Couillet, moins d’un an après celui d’une autre figure marquante de l’Atelier, le sculpteur Raymond Droulez, m’éprouve, comme il éprouve ses compagnons d’art et ses nombreux amis.

 

C’était un homme exigeant, avec les autres comme avec lui-même, perfectionniste, sensible et non dénué d’humour. Je me souviens qu’il avait notamment déclaré, lors du vernissage du Salon des Artistes de 2001, quelques jours après le décès d’Edouard Gruszczinski : « Edouard, quand tes amis regardent le ciel et voient les nuages prendre tant de formes différentes, ils pensent que tu es heureux d’avoir trouvé une nouvelle matière à sculpter ».

 

Peut-être Michel, Edouard et Raymond prennent-ils aujourd’hui plaisir à se retrouver dans le même atelier pour continuer à partager leur superbe passion…

 

Adieu, amis des arts !

 

 

 

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 18:26

Dans de précédents articles de ce blog, et notamment dans mon rapport spécial sur les engagements financiers de l’Etat début novembre, j’avais fait part de mes propres chiffres sur ce que serait, compte tenu de la conjoncture en crise et de la politique gouvernementale, l’évolution des finances publiques.

 

J’aurais préféré avoir tort mais malheureusement les chiffres que j’annonçais sont confirmés par les dernières déclarations du Gouvernement !

 

Ainsi, ce midi, à l’issue du conseil des ministres, la Commission des finances auditionne la ministre de l’économie et le secrétaire d’Etat au budget. Ils viennent de présenter en conseil des ministres le nouveau projet de loi de finances rectificative pour 2009 (la deuxième, déjà depuis le début 2009 !) qu’on examinera en commission la semaine prochaine et en séance la semaine suivante.

 

Les prévisions gouvernementales sont peu réjouissantes.

 

Du point de vue de la conjoncture, les ministres soulignent que la France a connu un repli brutal de son activité au 4e trimestre 2008 (- 1,2 % du PIB). Les mises en chantier de logements ont baissé de plus de 20 % sur un an en France. Nous sommes en récession et la croissance économique sera négative : la prévision officielle est de - 1,5 % pour 2009.

 

L’investissement des entreprises baissera de 7 % en 2009 et si l’inflation va diminuer fortement à + 0,4 % (est-ce le signe que la récession se transforme en déflation ?), l’évolution du marché de l’emploi est très préoccupante.

 

Au 4e trimestre 2008, d’après le chiffre officiel, il y a eu 88 700 suppressions d’emplois salariés marchands (dont 77 000 dans l’intérim ! On en sait quelque chose, ici, dans l’agglomération roubaisienne, au vu des disparitions d’intérimaires à La Redoute ou aux 3 Suisses…). Et le pire est à venir puisque le Gouvernement lui-même prévoit des destructions d’emplois en 2009 « inévitablement importantes » qu’il chiffre à - 350 000 emplois !

 

Pour ma part, je crains que ce ne soit davantage et qu’on connaisse un chiffre de suppressions d’emplois plus proche de 500 000 que 300 000 ! C’est un plan social dramatique, le plus important jamais connu depuis plus de 30 ans, que le pays risque de vivre en 2009… si rien ne change !

 

Et en matière de finances, la dérive est monumentale ! Les prévisions officielles du gouvernement, déjà, sont terribles :

 

-         le déficit budgétaire affiché serait de - 103,8 Mds € en 2009 (il aura été multiplié par 2,5 en 2 ans !) ;

-         s’y ajoute un solde du régime général de Sécurité sociale qui se dégrade et est prévu à - 18 Mds € (le déficit a doublé en deux ans…) ;

-         le déficit des administrations publiques dérape à - 5,6 % du PIB (rappelons que la limite maximale européenne est de 3 %…) au lieu de - 3,4 % en 2008 ;

-         le poids de la dette publique s’envole : 67,3 % du PIB en 2008, 74 % en 2009 et 78,3 % en 2011 !

 

 

 

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 17:41

Ce matin, j’ai rencontré Fadela AMARA, Secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville, avec son directeur de cabinet et son assistante parlementaire. Auprès d’elle, j’ai fait, sans complaisance, le tour d’horizon des questions qui relèvent de son ministère, qui concernent la circonscription, et j’ai pu évoquer ce qui fonctionne assez correctement – mais qui exige la vigilance de la ministre – et dénoncer ensuite ce qui ne va pas du tout.

 

·        Parmi ce qui fonctionne assez correctement, mais pour lequel la ministre doit être vigilante, j’ai évoqué :

 

Ø la « réussite éducative », action conduite dans nos écoles et / ou pour les jeunes enfants, en liaison avec l’Education nationale. Il y a, c’est vrai, un vrai travail de fond qui se fait, et à Roubaix comme à Wattrelos, on y est pleinement engagé. Je suis ainsi fier de ce qu’on a monté à Wattrelos à travers les clubs « Coup de pouce » pour aider à l’apprentissage de la lecture. Mais encore faut-il que cela puisse durer ! J’ai donc dis à la ministre combien il est indispensable que ces financements d’Etat se prolongent sur les années 2010, 2011 et autres, et que, si possible, la part du financement d’Etat dans le financement de l’action puisse être augmentée, ne serait-ce que sur des actions ultra-prioritaires ! A mes yeux, l’apprentissage de la lecture en fait partie.

 

Ø l’ANRU, dont je salue la mobilisation des moyens qu’elle permet, mais qui ne doit pas empêcher d’être vigilant sur les conséquences en termes de taille et de loyer des logements reconstruits. J’ai en particulier interpellé la ministre sur un financement complémentaire souhaitable pour la reconstruction du foyer-logement de Beaulieu.

 

·        S’agissant de ce qui ne va pas du tout, la liste est  longue car bien des points sont préoccupants, surtout dans le contexte actuel de crise économique et sociale aggravée. J’ai voulu dénoncer auprès de la ministre :

 

Ø la gravité de l’accélération du chômage, notamment dans nos quartiers populaires, et surtout des jeunes, premières victimes des plans sociaux et des non-renouvellements des contrats d’intérimaires. Et, soyons clairs, je lui dis ma crainte que les jeunes « issus de l’immigration » ne voient rapidement s’accentuer les conséquences négatives de la discrimination ! Ce qui se passe depuis quelques semaines est vraiment très préoccupant ! Qui peut nier qu’il y a des risques d’un retour de certains jeunes que le marché du travail rejette vers une économie parallèle, qui doit cependant être combattue ! La ministre me dit partager les mêmes inquiétudes.

 

Ø la réforme des dotations de solidarité pour les collectivités locales, et notamment le choix fait par le Gouvernement de répartir la DDU selon le critère de la part de la population qui réside en zone urbaine sensible ou franche. A ce calcul-là, Wattrelos est encore une fois spoliée, alors que ces critères datent de l’époque du gouvernement Juppé ! Cela doit être corrigé car ce n’est pas juste socialement ni équitable financièrement ! Il faut une vraie géographie prioritaire des quartiers sur lesquels Etat et collectivités disent qu’il y a une vraie priorité d’intervention pour réduire vraiment les écarts entre communes riches et communes pauvres (en tenant compte de l’effort fiscal !).

 

 

Ø les financements des associations. Elles souffrent de baisses nombreuses de subventions, comme du calendrier et des mécanismes des CUCS (contrats urbains de cohésion sociale). Au-delà de notre discussion technique, je souligne les difficultés des centres sociaux, notamment le souhait que la ministre s’intéresse aux centres roubaisiens, en particulier celui de l’Alma.

 

Ø les difficultés à obtenir des « adultes-relais » : l’enveloppe pour le Nord est trop faible et ne permet pas de répondre aux besoins des communes et des associations dans les quartiers.

 

Ø les inacceptables fermetures des services publics de proximité dans les quartiers sensibles, contrairement aux déclarations officielles de la ministre ! Je lui ai parlé de l’incompréhensible fermeture de l’agence de Beaulieu de Logicil, comme de la réduction des jours d’ouverture du poste de police du Sapin Vert à Wattrelos, comme de la ponction dramatique que connaissent les effectifs de policiers du commissariat central de Roubaix ! On est loin du plan banlieues de la ministre qui disait vouloir augmenter les effectifs de police dans les quartiers sensibles ! Ici, dans l’agglomération roubaisienne, c’est l’inverse que le Gouvernement fait : je le dénonce vivement !

 

Enfin, face aux suppressions d’emplois et à la montée du chômage, je demande à Fadela AMARA et au gouvernement de décider rapidement deux mesures : élargir l’accès aux emplois d’insertion liés aux clauses d’insertion des marchés ANRU aux jeunes des quartiers CUCS (et pas seulement aux quartiers ANRU proprement dit  : cela permettrait de toucher plus de jeunes !) ; intervenir auprès du pôle emploi pour assouplir les critères d’accès aux emplois des contrats aidés (aujourd’hui de trop nombreuses personnes en grandes difficultés financières et sociales sont rejetées par l’ANPE du bénéfice des contrats aidés à cause des critères bien trop stricts !).

 

 

 

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 09:12

On s'en souvient : suite à des agressions physiques, le collège Anne-Frank de Roubaix s'était mis en grève avant Noël pour attirer l'attention de l'opinion, et surtout de ses autorités de tutelle, sur les problèmes de surveillance du collège, en travaux, et donc sur les conditions de travail spécifiquement difficiles des enseignants.

 

Le mouvement avait été très suivi. Le cabinet du recteur et un inspecteur d'académie s'étaient rendus sur place, fin décembre, mais n'avaient pas pris d'engagement de renforcement des moyens.

Dès le premier jour de la rentrée de janvier, j'étais allé au collège rencontrer le principal, les enseignants et les représentants des parents d'élèves, et ai écouté leurs problèmes et leurs doléances. J'avais promis d'intervenir auprès de Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale.

 

Celui-ci connaît le collège puisque c'est là qu'en septembre 2007 il avait fait la rentrée scolaire du ministre qu'il est. Il avait reçu encore, il y a quelques mois au ministère, le principal et des collégiens qui venaient d'être distingués par le prix René-Cassin.

 

J'ai rencontré à Anne-Frank des enseignants passionnés par leur métier et qui souvent travaillent dans ce collège depuis de nombreuses années. J'y ai vu une communauté éducative soudée, solide, qui a envie de bien travailler pour les élèves roubaisiens.

 

C'est ce que j'ai expliqué au ministre, que j'ai rencontré deux fois sur ce dossier. Je lui ai remis deux lettres de la part d'une enseignante (au nom de ses collègues) et des parents d'élèves. Je lui ai bien entendu construit un dossier pour demander un renforcement des dispositifs humains de surveillance (en termes clairs : des postes supplémentaires !) pour tenir compte de la typologie et de la situation particulière des bâtiments (de nouveaux  se construisent ou viennent d'être terminés et des cours se font encore dans les anciens), au moins jusqu'à la fin des travaux (début 2010).

 

Je viens de recevoir un mot du ministre qui me dit demander au recteur « d' être attentif au collège Anne-Frank », et qui m'annonce la nomination de « deux médiateurs de réussite scolaire ».

 

Pour être franc, avec la communauté éducative, j'en avais demandé quatre ! Mais deux, bien sûr, je prends… et le collège aussi ! J'espère que cela contribuera à rendre meilleures les conditions d'enseignement dans ce collège, dont l'équipe est attachante et qui mérite d'être appuyée.

 

 

 

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