Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 18:21

Le Groupe socialiste a déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi relative à la modernisation du congé maternité et aux conditions d’exercice de la parentalité. J'ai évidemment signé cette proposition de loi parce qu'elle poursuit un triple objectif :

-       protéger la santé des femmes : la législation française actuelle prévoit une période de congé maternité de 16 semaines. Ce congé est une nécessité liée aux implications du travail sur leur santé, avant comme après l'accouchement. Toutefois, d'autres pays européens disposent d'une législation beaucoup plus protectrice : le Portugal, le Royaume-Uni, l'Irlande, la Grèce, la Finlande (18 semaines réservées à la mère et 26 pour le père ou la mère), l'Italie (20 semaines) ou le Danemark (28 semaines).

C'est pourquoi, s'appuyant sur une initiative de la Commission européenne et sur les recommandations de l'Organisation internationale du travail, nous proposons d'augmenter de quatre semaines le congé maternité.

-         viser l'égalité salariale : la maternité reste aujourd'hui un obstacle à une réelle égalité professionnelle.

Parce que de nombreuses conventions collectives n'accordent pas de droit au maintien du salaire à la femme salariée pendant le congé maternité et que la maternité apparaît alors comme une sanction financière pour celle-ci, nous proposons le maintien intégral du salaire de la salariée en congé maternité.

Quant aux femmes exerçant des professions non salariées (chefs d’entreprise, artisans, conjoints collaborateurs), elles se trouvent trop souvent contraintes de reprendre rapidement leur travail. Pour elles, nous proposons le bénéfice d'un congé maternité rémunéré qui prenne en compte leur besoin de remplacement dans leur entreprise.

-         mieux prendre en compte l'aspiration des parents : comme l'indique Madame Tabarot dans son rapport, « un temps de garde parentale est souhaitable dans les tous premiers mois de la vie » et « une implication des deux parents est bénéfique au développement des enfants ».

C'est pourquoi nous proposons la création d’un congé d’accueil de l’enfant, afin d’accorder deux semaines pleines de présence auprès de l’enfant et de la mère, du père, du conjoint, de la personne vivant maritalement avec la mère ou ayant conclu avec elle un pacte civil de solidarité.

De même, nous proposons d’offrir aux parents la possibilité de prendre un congé parental d’éducation alternatif, de 12 à 36 mois, avec un revenu amélioré. Inspiré de ce qui se pratique notamment dans les pays du nord de l’Europe, ce congé vise à impliquer les deux parents dans l’éducation de l’enfant.

 

L'ensemble du dispositif que j'ai co-signé avec mes collègues socialistes, vise donc à améliorer pour les femmes l’articulation entre vie professionnelle, vie personnelle et vie familiale. Il vise aussi à permettre l'amélioration des conditions d'exercice de la parentalité par les deux parents.


Proposition-de-loi-pour-les-mamans-et-les-papas.pdfLire la proposition de loi 
 

 

Partager cet article
Repost0
23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 09:14

Voici la dernière question écrite que j'ai posée à Monsieur le secrétaire d'Etat, chargé de l'Industrie et de la Consommation, sur la modification des décrets de reclassement pour permettre la promotion interne, et donc le droit à avancement, pour les agents de La Poste ayant conservé leur grade de reclassement (lors de la réforme de La Poste).

En effet, les décrets des corps de reclassement conditionnent le nombre de postes ouverts à la promotion interne sur un grade au nombre de recrutements effectués sur ce grade ; or, La Poste ne recrutant plus sur les grades de reclassement, l'avancement sur ces grades s'éteint naturellement et les agents concernés sont injustement spoliés.

Pourtant, par un arrêt du Conseil d'Etat du 7 mai 2008, a été réaffirmé le droit à la promotion interne de tous les agents fonctionnaires, en vertu de l'article 26 de la loi du 11 janvier 1984 (loi sur le statut général des fonctionnaires), y compris dans les corps sans recrutement externe.

De même, et surtout, un nouvel arrêt du 11 décembre 2008 confirme cette décision et le Conseil d'Etat y commande au Gouvernement « de prendre les décrets introduisant les dispositions nécessaires permettant la promotion interne à l'intérieur des corps de « reclassement » de La Poste »; il assigne au président du conseil d'administration de La Poste « de prendre les mesures d'application nécessaires à cette promotion  interne ». Tout cela doit intervenir « dans un délai de 9 mois ».

Il lui demande donc où en est le Gouvernement dans la préparation de ces modifications de décrets, les orientations et le calendrier qu'il compte suivre.

 

Partager cet article
Repost0
20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 09:07

La discussion sur le projet de loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux

territoires cette semaine s'est concentrée sur l'examen du titre I sur la modernisation des établissements de santé. Derrière des apparences technocratiques, ce texte éminemment politique entérine les dérives inégalitaires de notre système de santé.

 

Le terme même d'établissements de santé entretient la confusion entre cliniques privées et hôpitaux publics.

 

Le projet de loi confie en effet à tous les établissements de santé, qu'ils soient publics ou privés, la possibilité de choisir leurs missions de service public. Cette disposition ouvre la porte à un service public à la carte où il est à craindre que les cliniques privées veilleront à assurer les missions les plus lucratives et à laisser aux hôpitaux le soin d'assumer l'aide médicale d'urgence ou encore la lutte contre l'exclusion sociale.

 

Le mode de gouvernance de l'hôpital public est calqué sur celui des établissements privés avec un directeur, un directoire et un conseil de surveillance, sans véritable démocratie sociale et sanitaire, sans véritable association des équipes soignantes et en négligeant le rôle des élus locaux (cf. mon intervention du 17 février).

 

Tout au long du débat, les députés socialistes ont défendu des propositions pour réhabiliter l'hôpital public:

-         renégocier les conditions d'application de la tarification à l'activité pour reconnaître les missions de service public et le rôle des services d'urgence ;

-         apurer la dette des hôpitaux ;

-         reconnaître et valoriser le travail des professionnels ;

-         organiser la gouvernance de l'hôpital autour de la commission médicale d'établissement et du projet médical d'établissement ;

-         interdire aux établissements privés de sélectionner les missions de service public qu'ils acceptent d'accomplir ;

-         favoriser le développement de l'hospitalisation à domicile ;

-         renforcer la participation des professionnels de santé au conseil d'administration et renforcer la démocratie sanitaire ;

-         organiser la coopération entre les établissements plutôt que la concurrence.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 11:34

Ce jeudi matin a eu lieu l’examen de la proposition de loi de lutte contre les discriminations liées à l’origine réelle ou supposée, présentée par le groupe socialiste, radical et citoyen.

 

En effet, le besoin se fait ressentir d’une vraie politique volontariste et ambitieuse de lutte contre les discriminations.

 

Cette proposition de loi est faite de 18 articles et s’attaque à sept domaines d’intervention : l’emploi, le logement, les associations, l’égalité des chances à l’école, le renforcement des moyens de la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) et enfin la connaissance des discriminations qui est liée au contrôle de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés).

 

Elle prévoit notamment d’intégrer la politique menée par l’entreprise en matière de lutte contre les discriminations dans les critères d’attribution de marchés public, l’expérimentation de dossiers anonymes pour le logement, ou encore de faciliter l’accessibilité des élèves aux grandes écoles.

 

Il s’agissait donc d’un important travail de fond dont la traduction législative aurait réellement permis une lutte contre les discriminations plus efficaces. Malheureusement, la majorité de droite a fait adopter une motion de renvoi en commission et mis un terme à toute discussion !

 

Proposition-de-loi---lutte-contre-les-discriminations.pdfLire la proposition de loi

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 09:25

J’évoque souvent dans ce blog le désengagement tous azimuts de l’Etat.

 

Ce discours peut sembler répétitif mais pour l’élu local, ce désengagement est entêtant. Cela tourne même au casse-tête car tous les ans, construire un budget municipal équilibré devient extrêmement compliqué.

 

La preuve : hier soir, lors du débat d’orientations budgétaires mené par le Conseil municipal de Wattrelos, aucun des élus (même d’opposition) ne l’a contesté. Comment pourrait-il en être autrement, effectivement, quand sur le manque de recettes à percevoir cette année (400 000 euros !), les trois quarts sont des dotations d’Etat dont notre ville sera privée !

 

Ce sont là les conséquences des dispositions de la loi de finances et d’une enveloppe globale nationale dont l’augmentation n’est que + 2 %, donc bien plus faible que l’inflation (qui aura été de + 3,2 % en 2008 !).

 

Ainsi, la dotation forfaitaire de la dotation globale de fonctionnement baisse pour la première fois : - 0,4 %, soit – 36 000 € ! Quand on sait que cette dotation est de 11,3 millions d’euros, et qu’à elle seule elle représente près de 25 % des recettes totales de la ville, on mesure combien cette diminution est pénalisante ! D’autant que ces dernières années, cette dotation augmentait. Peu, mais elle augmentait : + 1,2 % en 2006, + 0,8 % en 2007, et + 0,7 % en 2008. En 2009, elle baisse !

 

Ajoutons à cela :

 

Ø      - 205 000 euros dus à la baisse des compensations d’exonérations fiscales (un véritable hold-up : 1,6 million d’euros en moins chaque année par rapport à 2002 !) ;

Ø      - 45 000 euros de compensations d’exonération de taxe foncière ;

Ø      et - 100 000 euros de droits de mutation (taxe additionnelle sur les ventes de logements).

 

On le voit : tout cela fait un sacré manque dans notre budget municipal !

 

Et même si nous bénéficions de la revalorisation de la dotation de solidarité urbaine (encore qu’il n’y ait pas lieu de se réjouir que Wattrelos soit 56e ville de France des plus mauvais indicateurs sociaux…), d’une hausse de la dotation de solidarité communautaire de LMCU (+ 23 000 euros) et de la revalorisation de 2,5 % des valeurs locatives, le compte n’y est pas.

 

Alors comment faire quand, dans le même temps, les sollicitations au CCAS sont en forte progression, à l’image des inscriptions aux Restos du Cœur ? Pourtant, notre attachement aux Wattrelosiens les plus démunis ne se démentira pas cette année encore. Avec nos moyens et notre volonté, nos efforts de gestion, nous n’aurons de cesse de dégager des moyens pour l’action sociale, soutenir l’accès à des loisirs, aux sports, à une culture de qualité, aider la prime enfance, parier sur l’école et l’éducation…

 

A Wattrelos, malgré des ressources qui s’amenuisent, nous continuerons à miser sur l’humain. Par fidélité à nos valeurs et à notre histoire.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 16:14

Cet après-midi, l’Assemblée poursuit ses travaux sur le projet de loi du Gouvernement Hôpital, patients, santé et territoires portant réforme de l’hôpital. J’étais déjà dans l’hémicycle hier soir et cette nuit.

 

J’interviens en particulier sur l’article 6 qui est très préoccupant et inquiétant pour la gouvernance qu’il veut mettre en œuvre.

 

D’après le texte, on dit vouloir conforter le directeur de l’hôpital. Il ne sera en réalité qu’un agent soumis à sa hiérarchie… Or, quand on voit comment ce Gouvernement considère ses hauts fonctionnaires dès qu’ils déplaisent ou s’écartent de la ligne, quand on voit combien ces derniers mois certains l’ont payé de leur poste, on peut avoir des craintes !

 

Cette gouvernance ne me tranquillise pas, non plus que beaucoup d’élus locaux. Pourquoi ?

 

D’abord parce que ce super patron d’hôpital n’est vraiment pas rassurant. Car comment cet agent saura-t-il être autonome par rapport à sa hiérarchie ? En faveur de qui tranchera-t-il en cas de conflit d’intérêt entre l’intérêt de son établissement de son personnel, de son territoire et les préconisations de ses autorités ? En vérité, loin d’être un manager autonome, vous aurez un directeur soumis, mutable, révocable et qui devra sa carrière à sa capacité à obéir, à faire ce qu’on lui dit de faire !

 

Mais, autre élément d’inquiétude – et c’est l’effet collatéral de cet article 6 – c’est l’éviction du maire et du président de la commission médicale d’établissement ! Car enfin, cet article dit certes que le directeur est « ordonnateur », mais surtout « qu’il conduit la politique générale de l’établissement » et « qu’il arrête le projet médical de l’établissement » !

 

Est-ce acceptable ? Non. Pourquoi ? Quand on parle de la politique générale, du projet médical d’un établissement, on est au cœur de l’intérêt même d’un territoire et de sa population ! Quelle offre de soins ? Quelle organisation de la santé sur le territoire ? Quelles pathologies y traitera-t-on ? Ce sont des choix locaux importants et on voudrait que les élus ne soient pas en droit de pouvoir s’exprimer, et de participer à la décision ? Et les médecins ne seraient pas en droit de pouvoir s’exprimer, et de participer à la décision ? Dans le conseil d’administration aujourd’hui, élus et médecins sont partie prenante de la décision.

 

Dans le conseil de surveillance, ils ne seront que consultés, pas décideurs !

 

Ce n’est ni logique ni efficace !

 

Les élus, les maires en particulier des communes sièges d’établissements hospitaliers doivent avoir leur mot à dire, être dans la prise de décision car par le bulletin de vote qui les a élus, ils sont les dépositaires des intérêts de leur population !

 

Dans ce projet de loi, le directeur devient un exécutant dont on aurait tort d’exagérer la marge réelle d’autonomie et de décision.

 

En vérité, ce projet de loi a une face à peine cachée, c’est d’évincer les élus de la gestion des hôpitaux publics ; c’est surtout de faire du directeur d’hôpital le serviteur asservi du ministère qui aura les mains liées à sa hiérarchie pour conduire, je le crains, des restructurations de nos hôpitaux publics ! L’élu local a été jusqu’à présent une digue, une limite à l’action de l’administration quand elle est destructrice, alors on l’élimine ! Cet article est dangereux car à donner au directeur le devoir d’obéir à son ministre, il évince le maire !  C’est un recul de la démocratie. C’est un affaiblissement programmé des territoires, c’est une recentralisation qui ne dit pas son nom ! C’est le contre-pouvoir, légitime, des élus locaux que l’on bâillonne.

 

Et quand la démocratie recule, on peut craindre le pire… Pour ma part, je le redoute.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 08:31
J'ai obtenu la réponse de Monsieur le Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité à ma question sur les inquiétudes exprimées par les acteurs de l'insertion par l'activité économique dans le Nord - Pas-de-Calais, quant à la baisse des crédits d'État pour l'année 2008. En effet, pour ces acteurs qui remplissent une mission de première importance (mise en situation réelle de travail et d'apprentissage des personnes en difficulté et leur accompagnement social individualisé) la dotation de l'État pour 2008 est largement en baisse par rapport à 2007 : 400 Keuros de moins. Lire la suite (J.O. du 12 août 2008). R-ponse-29529.pdfRéponse parue au Journal Officiel le 17 février 2009



Partager cet article
Repost0
11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 17:39

Cet après-midi à l'Assemblée, nous sommes amenés à nous prononcer sur le projet de loi de mobilisation sur le logement et la lutte contre l'exclusion, la sixième loi sur le logement depuis 2002…

 

Aujourd'hui 6 millions de personnes vivent en situation de fragilité (copropriétés dégradées, sur-occupation) ;  3,3 millions de personnes sont très mal logées (abris précaires, hôtels ou hébergement) ; 100 000 personnes sont sans domicile fixe.

 

Quant aux classes moyennes qui contribuent à la mixité sociale, elles peinent à faire face aux augmentations de loyers et de charges, difficultés que connaissent aussi et de manière amplifiée, les plus modestes.

 

A ce constat sévère s'ajoute le manque de logements sociaux :  800 000 selon les évaluations de 2006. Insuffisance quantitative, et qualitative puisque seuls 24 % des logements construits sont accessibles à 70 % des ménages. De plus, en pleine crise économique, l'année 2008 pour la première fois depuis onze ans marque un recul de la construction (- 1,1 %) et 2009 pourrait être plus sombre.

 

Dans ce contexte terrible, le texte gouvernemental dit avoir « pour ambition de libérer l'offre de logements et de rétablir le bon fonctionnement de la chaîne du logement, en concentrant les interventions de tous les acteurs publics et privés ». En réalité, le texte marque surtout la volonté de l'Etat de se désengager du logement social et de laisser le parc social aux plus pauvres, menaçant la mixité sociale, par :

 

-         la ponction du 1 % pour financer les missions de l'ANRU et de l'ANAH, à la place de l'Etat ;

 

-         la stigmatisation des locataires qui seraient « indûment logés », mesure qui, combinée avec l'instauration de sur-loyers et l'abaissement des plafonds de ressources, remet en cause la mixité sociale, valeur profondément républicaine!

 

-         la réduction des délais d'expulsion de trois à un an, ce qui va pénaliser les locataires de bonne foi ayant besoin de ce temps pour apurer une dette de loyer née d'un accident de la vie ou d'une perte de leur pouvoir d'achat.

 

Dans le contexte de crise économique et sociale, le Gouvernement aurait pu – aurait dû ! – engager une démarche ambitieuse et à la hauteur de l’enjeu, visant à donner un logement abordable et accessible à tous nos concitoyens ; une loi incarnant un profond changement de cap, une loi utile, une loi qui amorce une vraie politique publique du logement.

 

Au lieu de cela, le texte de loi organise le désengagement de l'Etat et opère un transfert inconcevable et inacceptable de ses charges sur les partenaires sociaux, les organismes de logement, les collectivités territoriales et les locataires.

 

Heureusement, le travail de conviction des parlementaires a permis d'éviter la remise en cause de l'article 55 de la loi SRU (lequel impose aux communes de construire un minimum de logements sociaux) et d'atténuer les effets du sur-loyer et les règles de sous-occupation ou de baisse du plafond pour accéder au logement social. Mais cela ne cache pas la déception de ce texte face à l'ampleur du problème du logement !

 

C'est pourquoi, cet après-midi, j'ai voté contre ce nouveau renoncement de l'Etat sur un sujet qui touche nos concitoyens au cœur de leur vie quotidienne, parfois à leur dignité ! Mobiliser sur le logement, oui ! Renoncer ainsi que le font le Gouvernement et sa majorité, non !

 

 

 

Partager cet article
Repost0
8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 08:30

Il est des réceptions wattrelosiennes que l’on pourrait qualifier d’historiques tant elles sont anciennes. Celle des sociétés de bourles l’est assurément.

 

Par le passé, elles arrivaient en procession à l’Hôtel de ville ; il s’agissait d’un événement majeur dans le calendrier des manifestations wattrelosiennes. Le temps a passé et aujourd’hui, celles et ceux qui font vivre notre jeu de bourles ne sont plus aussi nombreux, même s’ils sont toujours aussi acharnés et talentueux.

Ce matin, je reçois donc les représentants de ces sociétés pour la remise des récompenses de l’année écoulée : championnat et trophée de la Ville (ph. ci-dessus). Et comme tous les ans, la grande salle de l’Hôtel de ville est copieusement garnie. C’est que les bourleux sont des gens fidèles, tout comme notre Municipalité l’est au jeu de bourle. C’est notre patrimoine de camaraderie, d’amitié.

 

Bien entendu, point de solennité entre amis : cette réception se veut détendue, pleine d’humour, et pour ma part, je ne me prive pas de faire remarquer à la lecture du palmarès que la loi sur la parité est cette année parfaitement respectée ! 50-50 entre Saint-Louis Leers et les Amis de la Bourle de Wattrelos en ce qui concerne les premières places, voilà qui satisfait le maire que je suis tout autant que mon collègue leersois présent à mes côtés, Jean-Claude Vanbelle. Je ne boude pas mon bonheur, les deux équipes font un beau petit ménage… Et chacun en rit car, quels que fussent les résultats, c’est la bonne humeur qui prévaut en toute circonstance, dans une bourloire comme à l’Hôtel de ville !

 

J’adresse des mentions particulières à Emeline Scotte, symbole de ce que la jeunesse peut apporter au jeu de bourle (et j’en profite pour signifier à son papa, Fabrice, vice-président de la fédération, qu’on n’a plus vu son nom au palmarès depuis quelques années…), et à Christian Ladoë, commandant de la Saint-Liévin, dont je titille l’orgueil et le sens de l’humour en lui faisant remarquer qu’en bon Wattrelosien, il aurait quand même pu s’adjuger le trophée de la Ville !

 

Peut-être faudra-t-il attendre la relève pour cela ; en tout cas, la Ville ne ménage pas ses efforts pour la préparer : 21 classes des écoles et collèges de Wattrelos ont eu l’occasion de s’initier au jeu de bourles au cours de l’année écoulée, auxquels s’ajoutent les enfants des mercredis récréatifs, plus ceux qui participent aux classes Nature & Découverte, plus ceux qui bénéficient de la bourloire de salon itinérante, plus les conseillers municipaux juniors qui organisent leur propre tournoi…

 

C’est sûr : Wattrelos entend rester fidèle à ce jeu de tradition identitaire parce qu’il est une pièce essentielle de notre patrimoine et surtout, parce que nous en avons envie ! D’autant que l’interdiction de fumer dans les lieux publics, et donc dans les bourloires, peut et doit amener les jeunes à les fréquenter.

 

A présent, que la compétition recommence ! Et que roulent les bourles…

 

 

 

Partager cet article
Repost0
7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 08:26

C’est notre way of life, notre manière d’être à nous autres, les Wattrelosiens.

 

La vie associative est notre ciment, notre raison d’être ensemble. Et ce week-end, c’était précisément la fête des associations wattrelosiennes, une biennale très attendue organisée par elles (avec le soutien et l’aide de la Ville bien sûr) et pour elles à la salle Salengro.

 

Partout, à chaque stand, superbement décoré, plus tropical que jamais, avec vue sur des paysages antillais, avec du rhum, des jus de fruits ou ce superbe étal de fruits (de l’association de recherches historiques), partout je n’ai vu que de la couleur, de la bonne humeur, du plaisir de présenter ce que fait l’association.

 

Pas facile, en un peu plus d’une heure, de visiter chacun, de s’essayer au javelot (sans rater la cible… et j’en suis plutôt fier !), de boire un Vinho Verde sur le stand portugais, une Eau du Danube (plus communément appelée palinka)… mais quel plaisir !

 

Une fête tropicale donc (tel en était le thème) qui m’a valu de porter, lors de l’inauguration, un superbe et coloré collier de fleurs polynésien, tout comme mon invité, le préfet de région Jean-Michel Bérard (ph. ci-dessus). Un invité auprès duquel j’ai relayé deux préoccupations majeures liées à notre actualité locale, en marge de la fête : le combat des salariés d’Intissel et celui de la Ville pour obtenir de l’Etat une revalorisation de ses dotations, en baisse constante.

 

S’agissant d’Intissel, j’ai demandé que la voix de l’Etat se fasse entendre et que le préfet puisse mettre tout son pouvoir, toute son influence au bénéfice des salariés afin que le groupe Chargeurs s’assoie à la table des négociations. Je l’ai dit à Jean-Michel Bérard : aidez-moi à faire pression sur le groupe car depuis deux semaines, des salariés wattrelosiens sont en souffrance !

 

S’agissant des dotations d’Etat, j’ai rappelé que nous subissons depuis 15 ans une crise industrielle sans précédent, que cela se traduit dans les comptes de la ville, que notre dotation forfaitaire sera en baisse en 2009 pour la première fois, que la baisse des compensations d’exonérations fiscales représentent, année après année, une perte d’1,6 million de nos ressources depuis 2002… Deuxième message adressé à Jean-Michel Bérard, donc : aidez-nous à obtenir un juste retour de l’Etat !

 

Ce serait également un signal fort adressé à ces associations qui bénéficient d’une subvention municipale et que Wattrelos aide toute l’année de différentes manières. Ce week-end en tout cas, elles m’ont à nouveau bluffé et je leur ai dit qu’elles pouvaient être fières de cette fête, de ce boulot fantastique effectué pour organiser tout cela.

 

Elles ont été 81 à avoir tenu un stand, à avoir fait vivre des animations avec une formidable mobilisation : des services municipaux pour l’organisation, des espaces verts pour la superbe entrée, des aînés du Nouvel Age qui ont tenu la buvette (important !), des enfants de plusieurs écoles qui ont pu exposer leurs dessins et maquettes…

 

Oui, décidément, grâce à nos associations, ce week-end à Wattrelos, c’était chaud !

 

 

 

Partager cet article
Repost0