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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 10:41

C’est un quartier sympathique, aux habitants attachants, qui se situe à la limite de Tourcoing, en bordure de la zone de l’Union.

 

Sympathique mais qui nécessite une modernisation, une transformation : les Villas doivent trouver une seconde jeunesse ; c’est un des engagements prioritaires de la Municipalité pour nos quartiers pour ce mandat. Je l’ai dit pendant la campagne des municipales, il y a bientôt un an ; je le redis cet après-midi aux habitants présents à l’inauguration de l’espace Dufy, cet appartement du square Dufy libéré par le PACT de Roubaix et le groupe CMH afin d’en faire un lieu d’information et de rencontre pour les locataires (ph. ci-dessus : avec Julie, l'assistante sociale qui y tiendra des permanences le mercredi après-midi, et la journaliste de Nord Eclair).

 

Cet espace Dufy, c’est l’acte premier de la reconquête du quartier. L’acte II, ce sera la disparition des immeubles semi-collectifs au sein du square, presqu’entièrement murés et pour lesquels des crédits d’Etat de déconstruction sont inscrits au titre de l’année 2009. L’objectif est d’améliorer la qualité des espaces collectifs, peut-être d’en faire une esplanade ou des terrains de jeux pour les enfants, ou encore un parc clos auquel les animaux n’auront pas accès.

 

Tout cela sera déterminé en concertation avec les habitants, mais ce qui est sûr, c’est que la dimension humaine sera au cœur du projet. C’est elle qui guidera les choix car je connais la diversité et la richesse des habitants des Villas : comme ceux de Beaulieu, ils méritent un quartier rénové.

 

Du reste, la Communauté urbaine a également inscrit à son programme de travaux la réfection des voiries et des chaussées de ce quartier aux portes de l’Union : il n’est pas imaginable que l’Union, qui nourrit tant d’ambitions, émerge avec son écoquartier et ses entreprises high-tech dans les années à venir et que les Villas attenantes restent en l’état !

 

D'ici l’été 2011, la situation du quartier aura déjà bien évolué !

 

 

 

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 17:18
 

Cet après-midi, la Commission des Finances auditionne M. Jean-Pierre JOUYET, Président de l’Autorité des Marchés Financiers, accompagné de M. Gérard RAMEIX, Secrétaire Général de l’AMF.


M. JOUYET , qui vient de prendre ses fonctions, il y a 2 mois, rapporte sur l’état des marchés et des entreprises, sur la régulation internationale, sur les discussions européennes sur ce point, et sur les investigations que conduit l’AMF.


Pour ma part, je l’interroge sur 3 points :


  • sur la nécessité d’une notation des «agences de notation », car après tant de mois de crise boursière, il peut paraître utile d’avoir, dans l’information des marchés, la certitude d’une rigueur absolue des critères d’évaluation des entreprises, et donc de la qualité des notateurs ;


  • sur son sentiment quant au rapprochement des 3 organismes de contrôle que sont la Commission Bancaire et la Commission de Contrôle des Assurances (rapprochement que le récent rapport DELETRE analyse), d’une part, et l’AMF d’autre part. En réponse J.P. JOUYET souligne qu’il n’est pas convaincu par le «régulateur unique» au vu des exemples étrangers.


  • sur les suites des «délits d’initiés» à EADS. Car il y a des fois où la forme rejoint le fond, et où les décisions prises sont au cœur de la crédibilité d’une institution. Or, des investigations ont été diligentées par l’AMF sur cette affaire, et le rapport a été transmis au prédécesseur de M. JOUYET. Il a été présenté au Collège de l’AMF, … mais depuis, je crains qu’il n’ait été «remisé» ! Pourquoi ce silence ? A cause d’amitiés particulières ? Et dans l’attente de quoi ? S’agit-il d’espérer une évolution du droit des sociétés – et notamment des délits d’initiés – en cours de préparation… et qui aurait la vertu de mettre un terme à la procédure ? En termes clairs, je l’interroge sur l’existence de ce rapport et sur les suites qu’il entend y donner !


Malheureusement, les réponses de M. RAMEIX confirment mes craintes : les sanctions (sur un dossier qu’il qualifie lui-même de «complexe… politiquement» !) sont en cours d’analyse, la procédure suivrait son cours, et… pourrait aboutir pour la fin 2009 !


Gageons – et c’est bien ce que je redoutais – que d’ici-là, il est à craindre que le pouvoir aura proposé cette fameuse révision des délits et peines en matière économique dans une loi à venir… histoire que les amis du Président de la République ne soient pas inquiétés. Je suis prêt à prendre le pari…




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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 17:16
 

Cet après-midi (à 16h30), la Commission des Finances auditionne les patrons (Présidents et Directeurs généraux) des 6 grands groupes bancaires français (BNP, Société Générale, Caisses d’Epargne, Banques Populaires, Crédit Mutuel et Crédit Agricole). Pourquoi ? Pour faire le point sur l’application du Plan de Soutien aux banques (formalisé dans la Loi de Finances rectificative pour 2008).


Rappelons que ce plan avait pour objectif de répondre à deux grandes difficultés :


  • - un problème de trésorerie, due à l’asphyxie sur le marché du crédit interbancaire ;

  • - un problème de capitaux propres, car les pertes accumulées dégradent les bilans en matière de capitaux propres, pourtant contraints par les ratios prudentiels de la profession.


Ce plan a déjà été mis en oeuvre dans ses deux volets :


  • - en matière de prêts interbancaires, la SFEF (Société de Financement de l’Economie Française) a déjà fourni 23 Mds € aux banques, sur une enveloppe de garantie de 320 Mds € (la SFEF emprunte ces capitaux sur les marchés) : 13 banques en ont bénéficié, jusqu’à présent (taux d’intérêt payé : 4 %).


  • - en matière de renforcement des fonds propres des banques, la SPPE (Société de Prise de participation de l’Etat) a investi une 1ère tranche de 10,5 Mds € de titres supersubordonnés auprès de 6 banques françaises (les 6 qui sont devant les députés cet après-midi !), rémunérés au taux de 8,2 %.


Les questions, tout au long du débat, tournent autour : des prochains tirages éventuels des banques ; de l’état de la distribution du crédit, notamment pour les Pme et les collectivités locales, de leur respect des normes prudentielles (Bale II) ; de leur politique de distribution de dividendes ; de l’utilisation des sommes collectées en LEP (Livret Epargne Populaire) et LDD (Livret Développement Durable – ex Codevi) ; et des paradis fiscaux (quelle surprise d’entendre le DG de la Société Générale déclarer qu’il n’y avait jamais eu de demandes du gouvernement en ce domaine en contrepartie du plan de soutien…. contrairement à ce qu’avait affirmé le Président de la République lui-même !).


Pour ma part, je suis intervenu pour exprimer le sentiment que bon nombre de mes concitoyens m’expriment, et que je ressens moi-même, une incompréhension, une forme de malaise, en écoutant nos 6 banquiers tenir, ici, des propos rassurants sur leurs établissements (ce que je peux comprendre !) et … le lancement de ce plan de soutien ! Il fallait intervenir ex urgence, donner de l’argent,beaucoupd’argent !
Sous-entendu : pour couvrir des pertes, et parce qu’il y avait mise en cause de la stabilité de l’édifice bancaire ! Et pour quels résultats ? Aujourd’hui, les unes après les autres annoncent des bénéfices (certaines, même, des distributions de dividendes !). Alors que penser ? On ne peut s’empêcher d’avoir un doute : ces établissements avaient-ils (tous) besoin de l’argent public ? Et si tous (ou certains) en avaient besoin, sait-on tout de la situation de ces établissements, et de l’état réel du système bancaire ?


C’est en effet extraordinaire : cela fait plus de deux heures que l’audition se déroule, et pas un dirigeant n’a évoqué les problèmes pour lesquels son établissement a fait la une de l’actualité ! Alors, je les interroge, sur toutes ces difficultés, car j’en ai assez de ces propos lénifiants et rassurants ! La représentation nationale a le droit – et le devoir ! – d’être informée des difficultés de ces établissements. Ainsi, avec les Banques Populaires, j’évoque Natixis, avec les Caisses d’Epargne le débarquement de son leader historique et les pertes latentes, avec la BNP-Paribas les conséquences des placements Madoff…


Voilà qui anime soudainement le débat ! Et je dis à chacun ce qui m’est exprimé par bon nombre de commerçants et d’artisans de ma circonscription : les retraits des autorisations de découverts, et donc la frilosité des agences bancaires !


Un regret majeur cependant pour moi : après 3 heures d’auditions, avec le Président et le Rapporteur du Budget, nous ne sommes plus que 3 députés de la Commission des Finances présents (2 de gauche, 1 de droite) ! Sur 74 membres, ce n’est pas glorieux… surtout quand on pense que, devant nous, ont répondu à notre invitation les 6 plus grandes banques françaises !




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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 11:53

Ce matin, j’interpelle à l’Assemblée nationale Roselyne Bachelot, ministre de la santé, sur le financement des 30 lits de soins de suite dont le centre hospitalier de Wattrelos n’a pu jusqu’à présent, faute de moyens financiers, commencer la réalisation. Il lui faut en effet démolir un bâtiment (le permis de démolir est signé) et surtout en construire un nouveau.


Vous trouverez ci-après le texte de la question que j’avais transmis à ce sujet à Madame Bachelot : Question-orale---Madame-Roselyne-BACHELOT.pdfQuestion orale à Madame Roselyne Bachelot.pdf 


La ministre ne peut pas être présente ce matin et c’est Alain Marleix, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, qui vient m’apporter la réponse du Ministère :

« Sachez que le ministre de la Santé, comme l’ARH Nord - Pas-de-Calais, considèrent comme prioritaire la mise en place de cette offre de soins de suite gériatrique. »

 

Et surtout, le ministre souligne que ces lits de soins de suite seront financés puisqu’il confirme « que l’ARH est prête à s’engager financièrement dans la réalisation du projet de construction du nouveau bâtiment sur la base d’un dossier d’investissement que l’établissement est en train de constituer, qui permettra au CH de Wattrelos de mettre en œuvre cette autorisation dans les meilleures conditions hôtelières. »

 

Voilà enfin une bonne nouvelle pour l’hôpital de Wattrelos !



Hopital-wattrelos
Vidéo envoyée par dBaert

Question au Gouvernement de Dominique Baert au sujet du financement par l'Etat d'une unité de soins de suite à l'hôpital de Wattrelos.


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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 19:21

Ce soir se tient le Conseil municipal de Roubaix… et j'en suis en quelque sorte la cause.

 

En effet, en décembre dernier, à la demande de René Vandierendonck et des services des finances de la Ville de Roubaix, j'ai porté dans les débats parlementaires de la loi de finances un amendement qui a été voté à la fois par l'assemblée et par le sénat, et qui, pour s'appliquer, suppose que la commune concernée délibère avant le 1er février 2009 ! D'où la nécessité pour Roubaix, concernée, de réunir son Conseil avant cette date.

 

De quoi s'agit-il ?

 

Lors de la transformation de friches industrielles ou commerciales en logements, la fiscalité locale (taxe d'habitation et taxe foncière) dont sont assortis ces logements est, en l'état actuel des dispositions fiscales en vigueur, assez lourde, ce qui d'une part n'améliore pas l'attractivité de ces logements ; d'autre part ne facilite donc pas la mixité si indispensable à la reconversion de bien des espaces urbains.

 

La valeur locative des biens immobiliers est déterminée par les services fiscaux et ceux-ci appliquent les normes législatives et réglementaires existantes ; or aucune d'entre elles n'autorisait à réduire la valeur locative de ce type de bien ; la collectivité ne pouvait donc la décider. Il y avait à la fois vide juridique, risque de contentieux et difficulté autant économique que sociale.

 

Voilà pourquoi, j'ai proposé – parmi les amendements que j'ai portés dans cette loi de finances rectificative pour 2008 – un texte qui a ensuite suivi un parcours du combattant. Je l'ai défendu et fait accepter par les commissaires socialistes de la commission des finances, présenté ensuite au rapporteur général du budget, fait voter (en le passant à deux reprises) en commission des finances, présenté au ministre du Budget, fait voter par l'Assemblée nationale (à l'unanimité !) et défendu en commission mixte paritaire au sénat le samedi 20 décembre après-midi, avant de le voter le lundi 22 décembre au soir dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

 

Et des émotions, ce texte m'en a données ! Le samedi 20, je découvre en pleine CMP que si les sénateurs sont d'accord sur ma réforme, ils m'objectent des raisons administratives pour… modifier mon texte et faire qu'il ne s'applique qu'à partir de 2010 ! Très enrhumé et presque aphone, je défends cependant vertement mon projet et le président de la commission des finances du sénat, Jean Arthuis, me demande de lui rédiger (avec l'appui de deux sénateurs et anciens ministres Michel Charasse et Jean-Pierre Fourcade : surréaliste, à mes yeux !) les modifications nécessaires avant la fin de la CMP… tout en continuant la séance ! Ce sera chose faite, ce qui permettra d'être adopté à l'unanimité.

 

A priori, la route est dégagée ? Pas encore car le lundi, quand j'entre en séance à l'Assemblée, j'apprends que le Gouvernement présente un sous-amendement à mon amendement ! Je le discute avec le rapporteur général du budget et le ministre. Un accord est trouvé. Ouf, tout le monde peut le voter !

 

Voilà l'histoire de cet article 48 septies du PLFR 2008, devenu loi de la République, et dont j'espère qu'il sera utile à Roubaix, à la reconversion de ses quartiers et à certains de ses habitants.

 

Cela aidera à parier Roubaix !

Pour lire cet amendement, Amendement-Roubaix.pdfcliquer ici.

 

 

 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 15:26

Ce soir, j’accueille à l’Hôtel de ville une délégation de 9 lycéennes chinoises accompagnées de leur professeur (photo ci-contre) venus de Chengdu, dans la province du Sichuan. Vous vous en doutez : ils ne sont pas à Wattrelos par hasard.

 

En effet, notre cité scolaire Emile-Zola dispense depuis quelques années des cours de chinois – un enseignement rare dans notre région – et dans ce cadre, des échanges scolaires sont organisés de temps à autre avec nos amis chinois. Cette semaine, nous les accueillons ; en avril, des Wattrelosiens iront en Chine.

 

Nous qui habitons une grande ville, à l’échelle de la France, de 43 000 habitants, nous nous sentons petits face à ces représentants d’une ville de… 4 millions d’habitants !

 

Je vois ces jeunes lycéennes chinoises, assises dans la salle au milieu de leurs ami(e)s wattrelosien(ne)s – c’est d’ailleurs la première fois que je constate cela : d’ordinaire, les élèves d’une délégation se regroupent ; les voir disséminées dans la salle, c’est assurément le signe d’une intégration réussie – et je leur dis tout de suite notre affection et notre compassion en repensant au terrible tremblement de terre qui a secoué la province du Sichuan en mai de l’année dernière. Mais je leur dis également ma fierté que le lycée Zola – mon lycée ! – entretienne des liens d’amitié avec eux et permette à ses élèves de s’ouvrir au monde et à des cultures complètement différentes.

 

La civilisation chinoise est fascinante : elle est à la fois tellement ancienne et moderne, son histoire tellement riche, sa langue tellement belle à lire et à entendre, même sans la comprendre. C’est sûr : si j’étais élève à Zola en ce moment, je m’inscrirais au cours de chinois !

 

Je dis également à nos hôtes que notre pays, notre continent européen a connu des guerres terribles mais qu’aujourd’hui, les nations belligérantes d’hier sont unies et travaillent à bâtir un monde de paix. Oui, nous sommes amoureux de la paix. Mais cette paix doit désormais se dessiner à l’échelle du monde pour les générations à venir.

 

En ce sens, les échanges scolaires comme celui de ce soir sont essentiels car c’est en se connaissant qu’on se respecte et que l’on s’aime. Et entre gens qui s’aiment, s’il peut parfois exister des conflits, les guerres sont nettement plus rares…

 

 

 

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 09:02

Cet après-midi, en commission des finances, nous auditionnons Philippe Mills, le directeur général de l'agence France Trésor, et nous évoquons l'évolution de l'endettement de la France. Déjà 2008 aura marqué un dérapage de la dette de l'Etat ; en 2009, c'est l'envol !

 

1. En 2008, le besoin de financement de l'Etat dérape !


Ainsi, en 2008, le montant des émissions nettes à moyen et long terme (OAT et BTAN) a atteint 128,5 Mds € (au lieu de 98 Mds € en 2007, soit + 31 % !). Parmi ceux-ci, 11,5 Mds € correspondent aux financements des banques (par la SPPE : 1 Md € pour Dexia, et 10,5 Mds € pour la 1ère tranche de recapitalisation des banques françaises).

 

La dette de l'Etat a atteint ainsi 1017 Mds € fin 2008, après 921 Mds € fin 2007 (+ 10 %). La dette publique s'élèverait à 67 % du PIB (après 63,9 % en 2007 !).

 

La charge de la dette de l'Etat a finalement atteint 44,5 Mds € en 2008 (au lieu de
41,2 Mds € prévus en loi de finances initiale), soit un dépassement de + 3,3 Mds € !

 

2. Pour 2009, près de 200 milliards € de besoins à financer !

 

En effet, pour 2009, pour financer 86,8 Mds € de déficit budgétaire et 112 Mds € de remboursements des dettes antérieures, l'Etat aura besoin de trouver 199 Mds € ! Ainsi, les prévisions sont :

 

-         de 145 Mds € d'émissions à moyen et long terme (OAT et BTAN), soit + 13 % ;

 

-         de 168 Mds € pour l'encours de dettes à court terme (BTF), ce qui est considérable, après 138 Mds € atteints fin 2008, et seulement 78 Mds € fin 2007 ! Soit + 115 % de hausse en 2 ans !

 

-         d'une dette publique qui se creuserait à 69,9 % du PIB fin 2009 (soit une hausse de 3 points de PIB par rapport à 2008 !), et à 70,5 % du PIB fin 2010.

 

Il y a une spirale ascendante, avec des chiffres en hausse très, très rapide, et tout cela crée une situation financièrement très préoccupante pour l'avenir. D'autant plus que ces chiffres dégradés ne tiennent pas compte d'une récession économique qui s'aggraverait en 2009.

 

C'est cela que j'évoque dans mon intervention, pour dire à Philippe Mills, au nom du groupe socialiste, que je ne partage pas sa sérénité sur les conditions de financement de l'Etat français, tant la dérive en cours pose de questions.

 

Dans le débat, je l'interroge spécifiquement sur l'élasticité de notre dette à l'évolution des taux d'intérêt ; la compatibilité des écarts croissants des conditions de financement des Etats et leur appartenance à une même zone monétaire unique, la zone euro ; les liens entre l'AFT et le fonds stratégique d'investissement récemment mis en place.

 

 

 

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 18:55

La crise financière et sociale, la gravité du moment imposent la responsabilité et l’engagement. C’est pour cette raison que le groupe socialiste a déposé une motion de censure – mise en débat cet après-midi. Pour faire entendre une voix, celle de l’opposition. Notre objectif est triple : faire vivre la démocratie, proposer un autre plan de relance, restaurer la confiance.

 

1)      Faire vivre la démocratie et faire entendre la voix de l'opposition

 

Cette voix n’a jamais sous-estimé l’état du pays et a appelé dès juillet 2007 à ne pas dilapider, au bénéfice de quelques privilégiés, 15 milliards d’euros intégralement financés par la dette à travers le fameux paquet fiscal. C’est cette voix qui, dès l’automne dernier, a alerté la majorité sur la nécessité de soumettre les aides destinées aux banques à l’exigence de contreparties.

 

 

2)      Proposer un autre plan de relance

 

Celui du gouvernement est  inadapté. Le rapporteur général du budget (pourtant membre de la majorité !) souligne ainsi que les milliards affichés sont en fait des dépenses anticipées et non de nouvelles dépenses. Seuls quatre petits milliards d'euros seront au final consacrés à la stimulation de la croissance en 2009.

 

Et cela alors que l'Allemagne a engagé le plan de relance – le plus massif de l’après-guerre – de 50 milliards € ; que le  Royaume Uni a mis en place un plan de soutien à l’économie de 38 milliards € ; ou que le président des Etats-Unis a proposé au congrès américain un plan de 560 milliards €.

 

C'est pourquoi, au nom des socialistes, Martine Aubry propose un autre plan, global, massif et à effets immédiats, avec une exigence de justice sociale :

 

-         un plan massif d’investissement de l’Etat en lien avec les collectivités locales qui assurent 75% des investissements publics en France. Il s'agit là de créer les conditions d'une croissance durable ;

 

-         des aides aux entreprises mais assorties de fortes contreparties pour que l’argent public versé aux banques ne serve pas au versement de dividendes, de parachutes dorés, de stock-options. Pour soutenir les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices dans l’outil de travail, l’emploi ou l’augmentation des salaires. Pour lutter contre les licenciements boursiers ;

 

-         le soutien à la consommation des ménages en améliorant leur pouvoir d’achat et en offrant une aide accrue aux chômeurs : 500 € pour les plus modestes, la revalorisation du SMIC et des allocations logement, la généralisation du chèque transport ou la réduction de la TVA... soient 25 milliards destinés directement au pouvoir d’achat des Français.

 

3)      Restaurer la confiance

 

Lors de son discours d’investiture le 16 mai 2007, le président de la République affirmait justement que « les Français en ont assez des sacrifices qu’on leur impose sans aucun résultat ». 20 mois plus tard, ils subissent franchises médicales, taxe sur les mutuelles, érosion des protections du travail, augmentation des tarifs publics, dégradation et démantèlement des services publics, suppressions de postes…

 

La colère monte dans le pays. Cette motion de censure est une expression de colère ! Elle est aussi la traduction de l'attente, par les Français, d'une situation meilleure, de décisions plus justes pour leurs conditions de vie et pour leur famille.

Le groupe socliaiste, par sa motion, a voulu également proposer d'autres choix politiques, un autre modèle. A deux jours d'un vaste mouvement social qui va traverser tout le pays, cette censure était politiquement utile. Elle est surtout économiquement et socialement juste !

Voilà pourquoi, tout à l'heure, j'ai mis dans l'urne une carte blanche : j'ai voté oui à la censure !

 

 

 

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 17:03

On me pardonnera de succomber à l’ambiance très américaine de cette semaine mais j’avais envie de le leur dire en les recevant ce matin à l’Hôtel de ville : chefs d’entreprises, you’re welcome à Wattrelos !

 

C’est une réception traditionnelle, la dernière des cérémonies de vœux organisées par la Municipalité dans notre ville. Une réception à laquelle je tiens car nos entrepreneurs, nos commerçants, nos artisans, nos forces vives sont les premiers acteurs de notre redéveloppement économique, l’une des priorités politiques fortes de l’action municipale que j’anime.

 

Certes, en ce début 2009, évoquer la situation économique ne prête guère à l’enthousiasme. La crise, et même la récession sont là : - 1,8 % de croissance (d’après Bruxelles) prévus en 2009. Conséquence : « L’emploi et la croissance vont connaître une année noire » comme le titre La Tribune cette semaine. Les premières indications le confirment : les défaillances d’entreprises sont en hausse de 10,3 % en 2008 (la plus forte depuis 1991 !) et, c’est certain, la France sera plus durement touchée par le chômage que ses voisins (7,8 % en 2008… 10,6 % prévus en 2010 !).

 

J’ai donc articulé mon  propos autour de trois points :

 

 

  1. 1. Notre ville de Wattrelos est mécaniquement touchée, cela va de soi.

 

De décembre 2007 à novembre 2008, + 216 demandeurs d’emploi (dont 154 jeunes). Et si le nombre d’allocataires du RMI semble contenu, les prochains mois seront, on le sait déjà, porteurs de mauvaises nouvelles : incertitudes sur le sort de FACAM, licenciements chez Intissel – j’ai une pensée forte pour les salariés de ces deux entreprises – et plans sociaux annoncés à La Redoute et aux 3 Suisses.

 

Cette situation nous oblige : moins que jamais nous ne baisserons la garde !

 

Non, notre Municipalité ne veut pas faiblir : elle a créé des parcs d’activité, lancé des chantiers des conditions d’accueil des entreprises… Moi-même, j’ai parfois été critiqué. Mais y a t’il dans la métropole un seul maire, une seule municipalité qui ait engagé l’aménagement de 70 ha de parcs d’activités et lancé la reconversion de 90 ha de friches ?

 

Heureusement que nous avons su anticiper ! Où en serions-nous aujourd’hui sans cela ?

 

L’idée qui sous-tend notre politique économique est de constituer un tissu de PME – par nature moins fragiles – de secteurs d’activité différents pour amortir les fluctuations de la conjoncture.

 

Alors, si ce constat est sans complaisance, il n’est pas dénué d’espoirs.

 

 

  1. 2. Des avancées majeures ont eu lieu : 2008 a été l’année des parcs d’activité.

 

L’an dernier ni Transpole, ni Jules, ni Métro n’étaient ouverts dans notre ville.

 

Avec Promod, Avez Ferblanterie, Steffy, entre autres ce sont des enseignes, des emplois qui, il y a 3 ans encore, n’étaient pas à Wattrelos.

 

Ø 2008 aura donc été un moment important avec l’ouverture de :

-         Jules : sur 13 ha, plate-forme logistique ouverte en octobre, 35 M€ d’investissements, 120 personnes (plus une centaine de saisonniers) ;

-         Transpole : 315 salariés sur un site de 5 ha, 18 M € d’investissements ;

-         Métro : sur 13 500 m², 45 salariés.

 

Ø Le Winhoute est à présent totalement commercialisé par la CCI !

 

Car outre Jules, on y trouvera :

 

-         une entreprise de conditionnement et d’entreposage (65 emplois) sur 37 000 m² ;

-         un grossiste (10 salariés temps plein et 60 saisonniers) sur 10 000 m² ;

-         un fabricant de matériel de piscines (20 salariés) sur 5 000 m² ;

-         et un grand groupe d’outillage qui a déjà manifesté sa volonté de s’implanter sur les 50 000 m² restants.

 

2009, sera la confirmation d’un Winhoute plein !

 

Ø A la Martinoire, DSV (ex-Frans Maas) va engager un programme d'investissement de 26 millions pour un bâtiment de 43 000 m2. Outre ce projet aux dimensions impressionnantes, il reste encore quelques terrains à commercialiser dans un espace qui totalise 64 ha. Je veux saluer la filature Sion car si elle a fermé ses portes, elle a vu se recréer sur le site une entreprise de services à la personne (AGI 100). Quelques petits projets existent sur de petites parcelles (Wattrelos aura-t-il bientôt son premier drive de restauration rapide ?).

 

Ø A l’Avelin, deux des trois parcelles restantes font l’objet de projets d’extension d’entreprises qui y sont déjà localisées.

 

Ø Au Beck, c’est l’effervescence. Sur les 235 000 m2 de foncier commercialisable,

121 000 m2 le sont à fin 2008 pour sept entreprises pour à peu près 300 emplois. Quatre dossiers de relocalisation sont en cours, dont deux permis de construire déjà accordés et des opérations d’investissement de Spie ou de la SEM Ville Renouvelée sont en train de mûrir. Restent encore cinq parcelles, pas très grandes d’ailleurs, permettant de penser que d’ici la fin de la décennie (c’est-à-dire demain), le parc sera rempli.

 

 

  1. 3. Des projets sont en train de sortir des cartons dans trois directions

 

1.              2009 sera l’année de la requalification des friches.

 

Cette requalification va connaître une accélération forte. C’est, ici à Wattrelos, une offre supplémentaire sur le nord-est de la Métropole.

 

Trois sites sont entrés en phase opérationnelle et permettront donc de proposer environ 20 hectares commercialisables d’ici 2010-2011 :

 

-         le Peignage Amédée (5 ha) : le Conseil de Communauté a décidé le 27 novembre dernier d’engager la réalisation d’une voirie d’accès au site et des travaux de viabilisation. Un foncier aménagé sera donc commercialisable à partir de 2010.

 

-         La Lainière (12 ha) : le site est maîtrisé par l’EPF et les démolitions vont s’engager. Leur périmètre est en cours de discussion. LMCU pourra lancer un projet d’aménagement à partir de 2010.

 

-         le Sartel (8 ha) : le propriétaire du site, IRD, a engagé les démolitions pour pouvoir commercialiser un foncier à partir de 2010.

 

Deux sites sont également entrés en phase opérationnelle, et s’inscrivent dans des projets d’aménagement plus globaux :

 

-         le site Saint-Lièvin (8 ha) sur lequel un projet d’aménagement est en cours de définition. Une hypothèse existe d’implanter notamment une cité du cinéma liée au pôle image-culture-média de l’Union

 

-         le site de l’Union (25 ha) a vocation à accueillir des entreprises issues de filières d’excellence (textile-image…). La partie wattrelosienne est essentiellement consacrée à l’habitat mais il est clair que Wattrelos est partie prenante, à part entière, de ce projet et les Wattrelosiens auront à être associés à la dynamique économique que ce pôle de l’Union engagera. Nous serons des partenaires vigilants.

 

 

2.              2009 sera l’année du premier hôtel d’entreprises de Wattrelos. Son mandat : aider les entreprises à se créer et à se développer. Cela manque car dans notre agglomération existent des ruches d’entreprises, mais au sortir de la ruche, où vont les créateurs d’entreprises ? C’est la question qu’ils se posent. Cet hôtel est pour eux et sera une pièce maîtresse pour l’avenir de notre économie locale : il sera localisé dans le parc du Beck et comptera quatre bâtiments construits selon les normes de la haute qualité environnementale. Début des travaux le mois prochain pour une livraison prévue au premier trimestre 2010.

 

3.              Enfin, 2009 doit être l’année d’un nouveau plan FISAC d’aide au commerce et à l’artisanat (implantation dans les quartiers et aides à la transmission au moment du départ à la retraite notamment) : des fonds ont été dégagés au plan national. C’est un enjeu stratégique, là encore, sur lequel la Ville ne faiblira pas. Son attractivité renforcée ont attiré de nouveaux habitants (Wattrelos compte de nouveau, comme par le passé, plus de 43 000 habitants), donc de nouveaux clients pour nos commerçants et artisans

 

 

  1. 4. On continue de travailler

 

Ø L’économie est la première priorité d’un projet qui repose sur cinq priorités ; voici les quatre autres :

 

                                                               i.     l’habitat et le renouvellement urbain ;

                                                             ii.     l’accessibilité à Wattrelos et la circulation intra-muros ;

                                                            iii.     l’équipement public ;

                                                           iv.     l’environnement et le cadre de vie.

 

Ø La réorganisation des instruments de mobilisation pour l’emploi que l’Etat a souhaitée nous a plongés dans l’expectative : hier, on privilégiait la logique du guichet unique autour d'une maison de l'emploi ; aujourd’hui, on le proclame autour du pôle emploi (rapprochement ANPE / Assedic) ! Allez donc vous y retrouver… Ordre, contre-ordre et au bout, bien des désordres ! Et qui risque d'en pâtir ? Les demandeurs d’emploi ! Mais pour nous, pas question d’attendre : dans les 6 mois, il me paraîtrait pertinent d'envisager un rapprochement plus étroit entre le PLIE et la Mission locale pour rationnaliser nos propres outils.

 

Ø L’Eurozone, quel avenir ? La question mérite d’être posée car les parcs se remplissent mais le desserrement de son périmètre exige des préalables : l’adaptation des infrastructures routières ; la limitation des surfaces car Wattrelos n’a pas vocation à être une vaste zone d’activités économiques, même si elle a besoin d’emplois ; que les entreprises qui arrivent sur notre territoire comprennent que notre raison de les accueillir, c’est d’abord qu’ils embauchent des Wattrelosiennes et des Wattrelosiens (c’est une évidence mais je préfère le dire) !

 

 

Albert Schweitzer a écrit : « L’idéal est pour nous ce qu’est une étoile pour le marin. Il ne peut être atteint, mais il demeure un guide ». Notre guide, notre feuille de route, c’est de retrouver d’ici la fin du mandat municipal le même nombre d’emplois localisés à Wattrelos qu’en 1990. C’est possible !

 

Et c’est pourquoi je le répète : entrepreneurs, commerçants ou artisans, bienvenue chez nous !

 

 

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 15:04

Depuis quelques années, je prends beaucoup de plaisir à accueillir, dans une même réception, les gagnants (au tirage) de notre opération Décembre en Fête, et les commerçants et artisans wattrelosiens réunis autour d’une galette des rois géante.

 

Mon plaisir est triple : d’abord celui de remettre des lots de belle valeur (des appareils photo, des lecteurs de DVD portables, des GPS… et même un ordinateur portable !) aux participants qui ont glissé leur carte dans l’urne de Décembre en Fête et dont le nom a été tiré au sort ; ensuite celui de déguster une excellente galette surdimensionnée (1,20 m et 12 fèves !) à la frangipane (un régal pour moi qui suis une vraie bouc’ à suc’ – une bouche à sucre – comme on dit chez nous) ; enfin celui de mettre à l’honneur nos commerçants et nos artisans qui furent nombreux cette année encore (85) à participer à Décembre en Fête.

 

Car Wattrelos tient à son artisanat et à son commerce de quartier : historiquement, notre ville s’est structurée autour de ses quartiers et donc de ses commerces de quartiers, et aujourd’hui encore, cette activité commerciale est toujours bien présente, active, vivante. Quelque 500 commerçants et artisans, souvent membres de l’union commerciale de leur quartier, l’attestent et confirment cette vérité au quotidien.

C’est ce que j’ai dit à celles et ceux d’entre eux qui avaient pu se libérer pour répondre à notre invitation ce soir, mais aussi au président régional de la fédération des artisans boulangers et pâtissiers, Claude Sohet, ainsi qu’au directeur adjoint au centre européen de formation des métiers alimentaires, M. Laisné, dont les apprentis ont réalisé la galette.


Bravo à eux ! 

 

 

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