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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 17:27
Les services de l'Assemblée ne se font pas prier pour le confirmer, cette session d'automne aura été lourde, brouillonne, confuse, exagérément chargée et mal maîtrisée : au total, il n'est pas certain que le Parlement ait bien fait son travail.

Tout a été précipité, les ordres du jour sans cesse bousculés, les textes présentés dans l'urgence et à marche forcée ! Et pis que cela, dans la matière budgétaire dont je m'occupe, de mémoire d'étudiant ou de spécialiste de finances publiques, avec quatre textes de lois de finances (un par mois (!), ce qui veut dire qu'une nouvelle loi de finances arrive en débat pour modifier et corriger… celle qui n'a pas encore finie d'être votée au Sénat et n'est donc pas encore revenue à l'Assemblée pour son vote définitif !), on a atteint des sommets, c'est du jamais vu…

Sur le fond, cela donne le sentiment d'une confusion financière et budgétaire totale. Sur la forme, c'est épuisant. Semaine après semaine, séance de nuit après réunions de commissions, je le reconnais, cette session d'automne aura été stressante et épuisante.

Depuis le 25 août, jour de mon retour des vacances d'été, je n'ai pu me consacrer une demi-journée pour moi. Pas une seule fois. Alors, ce soir, oui, je souffle… et vais attaquer mes cartes de vœux.

Dès la fin août, j'ai eu à participer aux auditions de la commission des finances sur la crise financière et bancaire. Puis ce furent les auditions sur l'affaire Bernard Tapie, celles sur la mission d'information sur les fonds propres des PME, celles sur la mission d'information sur les nouvelles normes comptables (dont j'ai présenté le 30 octobre le rapport intermédiaire et dont je présenterai le 9 mars prochain le rapport final).

Ce fut aussi, dès le début septembre, la session extraordinaire du Parlement, les auditions des ministres sur le projet de loi de finances, les débats en groupe, en commission puis en séance sur la première partie de la loi de finances pour 2008, avec mon rapport spécial sur les engagements financiers de l'Etat (présenté en Commission élargie le 4 novembre et voté dans l'hémicycle le 13 novembre), les débats en commission et en séance sur la deuxième partie (crédits budgétaires), où je suis spécifiquement intervenu sur les crédits sur la Ville, le Commerce et l'Artisanat, les Anciens combattants, et l'Education (où j'ai apostrophé Xavier Darcos sur les postes Rased).

Puis ce furent les passages en commission et en séance du plan de sauvetage des banques, de la loi de finances rectificative pour 2008, du projet de programmation pluriannuelle des finances publiques 2009-2012, ma désignation comme secrétaire de la commission des finances, et donc ma participation aux réunions du bureau, sans oublier les groupes d'amitié qui se sont réunis (France-Algérie, France-Hongrie) et mes fonctions d'auditeur de la XXe session nationale de l'INHES (Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité) qui me prennent une semaine par mois, où l'Assemblée m'a désignée pour 2008-2009.

De surcroît, personne ne l'a perdu de vue, j'ai pris une part active aux débats de l'automne du parti socialiste, et à son congrès de Reims, aux côtés de Martine Aubry, pour qui, au demeurant, comme 1er vice-président en charge des finances et du budget, j'ai conduit ces dernières semaines, le débat d'orientations budgétaires et le vote du budget 2009 (approuvé par 84 % des conseillers communautaires !) de Lille métropole communauté urbaine.

C'était donc une session de fin d'année lourde, très lourde. Mais si le travail ne me fait pas peur, et si n'avoir ni week-end ni vacances, ni même loisirs – hormis les manifestations auxquelles j'ai participé en tant qu'élu, je ne me suis offert sur toute cette période aucun spectacle, aucun ciné, aucun film à la télé, aucun dîner entre amis – n'est pas un drame pour moi, ce qui est insupportable, c'est la désorganisation du travail parlementaire qui a caractérisé cette session !

A droite comme à gauche, beaucoup le disent. Le Parlement est maltraité, opposition comme majorité. On est loin de l'état d'esprit de la réforme constitutionnelle et des propos lénifiants du Président de la République.

Ceci dit, au moment où cette fichue session s'achève, alors que j'étais encore au Sénat tout ce samedi 20 décembre après-midi et soir, que j'étais ce lundi matin à l'Assemblée pour une nouvelle audition des ministres sur le projet de loi des finances rectificatives pour 2009 (qui passe en séance dès le 7 janvier !) – encore, ou déjà, un ! – et que j'étais ce lundi 22 décembre après-midi et soir dans l'hémicycle pour le vote définitif de la LFR pour 2008 (où l'un de mes amendements a été voté à l'unanimité), j'ai le sentiment d'avoir fait ce qu'on m'a demandé de faire : mon boulot !



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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 17:33
Ce matin (juste avant que je ne courre prendre mon train pour aller cet après-midi à la commission mixte paritaire sur la LFR 2008 au Sénat), je préside la manifestation, que j'ai créée il y a quatre ans maintenant (me semble-t-il), dédiée à nos retraités municipaux. Certains sont partis en retraite au 1er janvier 2008, d'autres il y a quelques jours à peine. C'est un moment bien sûr solennel puisqu'il marque la fin d'une carrière professionnelle, que je veux aussi convivial.

Pensez-donc : ces 31 retraités de cette année ont commencé pour la plupart d'entre eux leur carrière professionnelle (pas nécessairement bien sûr dans la fonction publique) dans les années 60, à un moment où les cheveux étaient longs, les jupes courtes et où Johnny Halliday commençait à chanter : lui aussi vient d'annoncer son retrait de la scène pour 2009. Des fans de Johnny, il y en a dans la salle (à commencer par mon ancien chauffeur, Michel, avec qui j'ai usé des CD dans l'auto !).

Ces agents ont servi au plus trois maires mais ils ont surtout servi leur ville, Wattrelos ! C'est ce que je leur rappelle. Car, si depuis les années 60 notre commune a beaucoup changé (équipements, services publics, voiries, aménagements…), c'est aussi à leur action quotidienne depuis tant d'années qu'elle le doit. Elles et ils ont aidé à changer notre commune : rien que de cela, ils peuvent, doivent être fiers, car c'est aussi le bilan de leur vie. Je veux le leur dire ce matin.


Comme, bien sûr, pendant toutes ces années, le service public lui aussi a changé. C'est vrai du matériel, c'est vrai aussi de l'investissement humain, de tout ce qu'ils et elles ont donné au service des autres.

Alors, maintenant, à l'image des Vieux mariés de Michel Sardou à qui "il vient une
idée : si l'on pensait un peu à nous ?", ils peuvent, ils doivent penser un peu à eux !

Penser à faire tout ce qu'ils ont voulu faire, à la famille, aux petits-enfants, aux hobbies, à la pêche (car il y en a des pêcheurs dans tous ces retraités !), à attendre le conjoint qui travaille encore… et surtout à jouir de ce bien précieux qu'est la vie !

Car si Etienne Daho, dans une de ses chansons, dit que "demain est le premier jour du reste de ta vie", il faut aussi savoir se dire que "l'effort qu'on fait pour être heureux n'est jamais perdu".

En remettant une fleur, par une bise ou une chaleureuse poignée de mains à chacun, c'est le message que je veux passer à chacun. Bonne retraite, amis ! Et merci…



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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 22:23
Après le débat d'orientations budgétaires qui s'est tenu fin novembre (et dont j'ai déjà rendu compte dans ce blog), la Communauté urbaine vote son budget 2009. C'est son premier budget de la nouvelle mandature. C'est surtout un budget que la Communauté vote alors que l'INSEE vient d'annoncer que la France est en récession.


Voilà pourquoi, entre le DOB et ce budget, il y a eu quelques inflexions, et la mouture de ce budget 2009 que je présente au nom de l'exécutif communautaire est un budget qui pousse l'effort d'investissements, surtout sur les priorités structurantes pour l'avenir (développement économique, habitat, renouvellement urbain – ANRU, transports).


Ce budget a été adopté par 83,95 % des élus communautaires (le groupe UMP s'est abstenu). Voici Budget-LMCU-2009.pdfmon intervention.



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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 17:29

Cet après-midi, l'Assemblée se prononce sur le projet de loi relatif au service public de la télévision. Avec ce texte, par son bon vouloir, le Président de la République a décidé:

  • - que ce texte de loi présenté en novembre devrait s'appliquer... le 5 janvier prochain ! Il a donc demandé au Gouvernement de faire travailler l'Assemblée nationale à marche forcée, loin de la revalorisation du Parlement prônée pourtant par ce même Président en juillet dernier lors de la révision constitutionnelle !
     

  • - en pleine crise économique, et alors que nombre de nos concitoyens sont frappés par les suppressions d'emplois et que l'Etat n'est plus capable de faire face à ses missions publiques les plus élémentaires, de faire voter par ce texte une dépense publique supplémentaire de 450 millions € à sortir des caisses de l'Etat (donc de la poche des Français!) pour financer la suppression immédiate de la publicité sur France Télévisions. Somme qui, par ailleurs, apparaît d'ores et déjà comme insuffisante pour permettre à France Télévisions de produire des programmes de haute qualité !
     

  • - de substituer à la télévision publique une télévision d’Etat strictement soumise au pouvoir sur le plan politique et financier. Il nous est en effet proposé de voter une incroyable régression démocratique visant à donner le pouvoir de nomination et de révocation des patrons de l’audiovisuel public au seul président de la République ! Pas même l’Italie de Berlusconi n’a envisagé une telle mise au pas de l’audiovisuel public. Il s’agit d’un bond en arrière de vingt-cinq ans !
     

  • - de permettre à « ses amis », opérateurs de télévisions privées, de capter la totalité de la ressource financière du marché publicitaire. Il semble que cette disposition du projet de loi soit directement inspirée d'un « livre blanc » remis en décembre dernier par TF1 au Président de la République ... Résultat : l'assèchement des revenus publicitaires de France Télévisions accentuera sa dépendance à l’égard du pouvoir, contribuera à l’appauvrir financièrement et enrichira dans des proportions considérables ses concurrents privés.

  • - toujours en matière de publicité, d'offrir des cadeaux supplémentaires aux chaînes privées : deuxième coupure de publicité dans les films et les œuvres audiovisuelles de fiction (atteinte grave à l'intégrité culturelle !), rehaussement du plafond de volume de publicité autorisé, légalisation de la publicité clandestine avec l’autorisation du placement de produit.

  • - que la télévision publique, désormais inféodée et appauvrie, n’aura plus les moyens de financer des programmes lui permettant de rester dans la course avec les grandes chaînes populaires généralistes, tandis que la télévision privée, noyée sous une manne publicitaire, risque de dériver vers les formes les plus commerciales que connaissent déjà certains de nos voisins européens. Le niveau général de la télévision dans notre pays pourrait bien s'abaisser rapidement !

  • - finalement, que la télévision, outil de connaissance, outil de divertissement, outil citoyen extraordinaire, sera désormais soumise au seul esprit des affaires.

C’est pourquoi, comme 75 % de nos concitoyens selon les sondages, j'estime avec mes 200 collègues socialistes que ce projet est une remise en cause de l’indépendance de la télévision publique. Je voterai tout à l'heure donc non, quatre fois non !


- non au cynisme social, en refusant de gaspiller 450 millions d’euros d’argent public pour une mesure inutile dans la période actuelle, quand tant de gens appellent à l’aide ;
 

- non à l’asphyxie financière de la télévision publique et à sa transformation en télévision d’État ;

- non à la dérive autoritaire et monarchique du pouvoir présidentiel ;

- non enfin à cette régression démocratique sans précédent.




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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 15:31
Voici la réponse que je viens d'obtenir à la question posée cet été à Madame la Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative sur les évolutions qu'il serait souhaitable d'apporter à la formation des infirmières en les intégrant dans le dispositif LMD. En effet, une étude réalisée en 2007 par le ministère de la santé situe la profession d'infirmière à la première place des professions sensibles susceptibles de connaître des mutations profondes.Lire la suite (J.O. du 5 août 2008). R-ponse-29187.pdfRéponse parue au Journal Officiel le 16 décembre 2008.



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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 18:10
 

On s'en souvient : lors de la décision du Tribunal arbitral dont il a bénéficié (cf. articles précédents sur ce blog), Bernard Tapie a obtenu, outre l'indemnité soldant son contentieux avec le Crédit Lyonnais, une indemnité dite de préjudice moral de 45 millions € !


Cette indemnité est choquante, par son principe d'abord (car où est la moralité de l'intéressé ?), par son montant (jamais en France, il n'y a eu une telle indemnité : la plus élevée jamais donnée le fut à Patrick Dils condamné à tort à 20 ans de prison par la justice... et qui a reçu, me semble-t-il, une indemnité de 500 000 € de la part de l'Etat !) ; ensuite, et surtout par le fait que cette somme colossale est exonérée d'impôt sur le revenu !


Voilà pourquoi, lors du vote à l'Assemblée de la loi de finances pour 2009 (PLF), le groupe socialiste a soutenu un amendement de Ch. de Courson (député Nouveau Centre) qui fiscalise ce type d'indemnités ! Le Gouvernement était bien sûr contre, mais grâce à notre vote et à quelques défections à droite, cet amendement est passé !


Oui mais la Droite veille au Sénat ! Lors de la lecture du PLF au Sénat, les sénateurs ont supprimé cet amendement.


Et c'est ainsi que cet après-midi, nous nous retrouvons en commission mixte paritaire (autant de députés que de sénateurs) sur le PLF 2009.


Dès le début, le débat s'engage et il est vif. Les socialistes et Ch. de Courson défendent l'article !

Mais la Droite a été habile, elle a placé en suppléants (et non en titulaires) ne pouvant voter ceux qui sont favorables à la fiscalisation. On sent qu'une entourloupe se prépare. Cela ne rate pas ! Les députés UMP tergiversent, parlent de rétroactivité, de risque du Conseil constitutionnel...

Alors, au moment du vote, les quatre députés UMP votent comme un seul homme (d'évidence, il y a eu des ordres!), de sorte qu'au final, par 8 voix contre 3 ... l'amendement voté par l'Assemblée en octobre dernier est annulé.


Lamentable ! Je suis honteux ! M. Tapie peut dormir tranquille, il ne paiera pas d'impôts et pourra jouir de ses 45 millions !


Apparemment, lui qui a été vu à l'Elysée plusieurs fois ces derniers mois, n'y sera pas allé pour rien.


Merci Sarko...


La honte, vraiment !





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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:03
 

Qu'on ne se méprenne pas sur mon propos : ma remarque n'est pas une défiance à l'égard de Régis Cauche, dont la liste est arrivée en tête et qui sera maire de Croix dans quelques jours. Pour être franc, je ne le connais pas : l'UMP locale me l'avait présenté, au hasard d'une manifestation municipale à l'automne 2007 en me disant qu'il aurait un avenir à Croix.

Entré au conseil municipal en mars dernier, le voilà tête de liste en décembre (après l'éviction de B. Six) ; comme les Croisiens, j'apprendrai donc à le connaître et puisque je suis député de Croix, je serai un partenaire loyal.


Cela dit, ces élections municipales me laissent, comme à tous ceux, femmes et hommes de Gauche, femmes et hommes de progrès, qui espéraient un vrai changement pour Croix, un goût amer et un réel sentiment de déception. Pour deux raisons.


D'abord pour Francine LANGEVIN. C'est ma suppléante, c'est vrai, et j'en suis fier. Mais ce soir, je suis encore plus fier d'elle. L'une de ses colistières me dit que c'est « une femme d'exception » : elle a raison ! Je partage l'expression. Et ce qui lui arrive ce soir, comme on dit souvent, ce n'est pas juste !.


Bien sûr, on dira : c'est la loi de la démocratie. Après tout, les électeurs choisissent qui ils veulent pour les représenter. Mais Francine méritait de gagner et d'être la prochaine maire de Croix. Elle a mené une campagne digne, elle a su rassembler une équipe de talents et de compétences, non seulement pour faire campagne, mais aussi, si elle l'avait pu, capable de gérer efficacement la Municipalité.


Elle est surtout une militante de valeur, une militante qui a ses valeurs, sincères, et qui s'investit à Croix, dans la vie des habitants, qui en connaît les besoins et les attentes depuis près de 30 ans. Elle mène l'opposition municipale pour que chacun soit respecté, pour que la ville se dote de services publics collectifs qui répondent aux besoins sociaux de la population.


Elle y a consacré beaucoup de sa vie, au détriment de sa vie familiale (malgré les difficultés qu'elle a connues) et de sa vie professionnelle. Ce soir est cruel. Car sa victoire aurait été juste (au sens propre du terme), sa victoire aurait été justice pour son investissement personnel, son engagement pour Croix ! Elle avait, elle a la taille de la fonction, elle a le cœur et la passion qui auraient faits d'elle une grande maire de Croix, j'en suis convaincu !


Ce soir, je pleure cette occasion manquée. Mais ni Francine ni son équipe ne peuvent être trop malheureux. Ils ont fait honneur à la politique, défendu un programme de qualité (dont il faudra que l'équipe gagnante tienne compte !), mené une campagne de belle tenue, contraint l'équipe sortante à un second tour qui n'a pas manqué de l'inquiéter et obtenu un résultat solide. Bravo Francine !


La seconde raison qui interpelle, c'est l'analyse de ce vote municipal et les conditions du résultat obtenu. La vérité brute est que seul un quartier, par ceux qui y résident, explique l'ancrage à droite majoritaire de Croix. Regardons bien les résultats :


  • - la liste de Francine Langevin est majoritaire dans la majorité des bureaux de Croix et donc sur le territoire de Croix. Une majorité du territoire de cette ville veut que ses conditions de vie changent, c'est le message de cette élection ! 7 bureaux sur 13 donnent une avance, parfois très nette, à la liste de Francine ; dans un bureau, c'est jeu égal avec la liste adverse (à une voix près !). Mais en nombre de voix, sur toute la ville, la liste de Droite l'emporte. Pourquoi ?


  • - parce que les deux bureaux de vote d'un seul quartier (Beaumont) - si l'on excepte le bureau Hôtel de ville - donnent à la liste de Droite une confortable avance, une avance qui à elle seule assure l'avance finale. Ainsi, sur les bureaux 10 et 11, les voix UMP excèdent celles de Francine de 621 voix… alors que sur le résultat final, la Droite ne gagne que de 487 voix ! Ce n'est donc pas polémique que de le dire, c'est purement arithmétique : ce sont bien les deux bureaux de Beaumont (sur les 13 que comportent Croix) et celui de l'Hôtel de ville qui assurent l'ancrage à Droite de toute la commune.


Et donc, même s'il est cruel, un double constat objectif s'impose :


1°) si les électeurs de Beaumont avaient voté, comme en moyenne le reste de la commune, Francine Langevin serait ce soir maire de Croix !


2°) Croix est
une ville électoralement (mais aussi sociologiquement et socialement) fracturée.


Et ça, c'est inquiétant et même préoccupant, personne ne peut le nier. Espérons que le nouveau maire sache comprendre le message et en tenir compte…




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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 17:04

Moment traditionnel de la vie de Wattrelos, j’inaugure ce soir le marché de Noël qui se tient jusqu’au 24 décembre, la descente du Père Noël en rappel depuis le clocher de Saint-Maclou venant y mettre un terme ce jour-là.

 

En attendant, je fais le tour de la vingtaine de chalets disposés astucieusement en cercle place Delvainquière : ainsi, chacun peut se voir et tout cela semble plus convivial. J’y rencontre les membres de nos associations qui occupent, dans un premier temps, les chalets avant de céder la place aux commerçants et artisans : ce marché de Noël de Wattrelos, cette année, c’est du deux en un et la formule m’est sympathique.

 

Sympathique, le moment l’est également : point de solennité dans tout cela, on avance dans la décontraction et la bonne humeur (en initiant notamment Miss Wattrelos et ses dauphines aux joies du vin chaud !) bien aidés par le énième déguisement (en ours polaire ! D’où le cadeau qu’il m’a réservé…) de mon adjoint à la ville festive, Jean-Luc Doyen.

 

Les fêtes de fin d’année sont là : si le quotidien peut apparaître bien sombre en ce moment en raison des crises économique et financière, je suis content que s’ouvre cette parenthèse aussi joyeuse que possible. On prend le temps d’être ensemble, en  famille, entre amis, entre voisins : c’est tellement important…

 

Joyeuses fêtes de fin d’année à toutes et à tous !

 

 

 

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 09:45

Le 1er Mai, depuis toujours, nous mettons bien évidemment à l'honneur tous les travailleurs wattrelosiens. Mais depuis quelques années, j'ai décidé de mettre plus spécifiquement à l'honneur les travailleurs de notre maison-ville : les employés municipaux.

 

Auparavant, leur mise à l’honneur se noyait dans la cérémonie des vœux de début d’année. Une réception leur est maintenant dédiée au mois de décembre.

 

Ils incarnent et défendent le service public, c'est-à-dire le patrimoine des plus modestes d'entre nous. Vous le savez : en homme de gauche, j'y suis très attaché. Car si chacun devait payer sa police, son éclairage, son école, sa piscine, sa bibliothèque, son école de musique, que sais-je encore, peu de Wattrelosiens pourraient s'offrir tous ces services !

 

C'est cela, précisément le service public.

Je rends donc hommage à 50 travailleurs, dont 7 totalisent plus de 35 années de service public, soit au total dans l'assistance, 1195 années de travail !

Je leur dis que je suis fier d'eux et je suis heureux de les saluer. Car le travail a ses lettres de noblesse, c'est un bien précieux et à Wattrelos, on y tient. On y tient d'autant plus que la conjoncture économique est mauvaise (-50 000 emplois en France aux 2e et 3e trimestres), que plus près de nous des entreprises comme La Redoute (et selon des rumeurs persistantes, Les 3 Suisses également) ou Facam connaissent de graves difficultés. Dans notre ville, dans la circonscription, dans le pays, l'emploi va mal et le travail est attaqué. On nous parle de retraite à 70 ans, de travail le dimanche...

 

Ce sont de graves erreurs de société dont les conséquences seront lourdes !

Mais pour l'heure, je félicite tous les travailleurs attablés avec leurs familles devant moi dans la grande salle du CSE. La médaille que je m'apprête à leur remettre, c'est la mémoire du travail accompli, des bons moments, ceux où l'on s'est senti utile à s'occuper qui des enfants, qui des personnes âgées, qui des riverains que l'on a pu aider au cours de sa carrière.

Cette médaille, ils doivent en être fiers !

Car comme disait Gabriel De Broglie : "Le service public n'est pas désincarné. Ce sont des hommes et des femmes qui le font vivre, c'est un esprit qui l'habite."

 

A Wattrelos, on sait depuis des lustres ce que cette phrase signifie.

 

A ces agents qui représentent tant d’années de travail, je veux le redire.

 

 

 

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 09:39

Ce matin, j'inaugure une magnifique exposition de travaux (avec dégustation de gaufres !) réalisés par les enfants de Wattrelos au cours des mercredis après-midi récréatifs, l'une des activités périscolaires gratuites dont notre Ville s'enorgueillit car elle permet à tous, sans distinction, de prendre part à des animations de qualité (grâce à des animateurs de qualité) et – chacun peut le constater ce matin – d'apprendre à mettre au jour une richesse, une créativité, une inventivité étonnante.

 

Un enfant incompétent, cela n'existe pas !

Pour autant, je ne puis m'empêcher de penser avec colère que les règles du jeu vont changer à partir de l'année prochaine : la Caisse d'allocations familiales, l'une de nos partenaires financiers, exige en effet que nos activités périscolaires soient désormais payantes ! Elle impose le principe et les conditions (au moins cinq tranches obligatoires… et elle fixe un minimum !)

 

Elle menace même, si nous refusons, de ne plus participer au financement de nos activités périscolaires (100 000 euros), de notre contrat enfance (plusieurs centaines de milliers d'euros)... et ajoute qu'elle s'interrogera sur sa participation à la construction de notre nouvelle crèche à Beaulieu (plusieurs centaines de milliers d'euros également) !

 

C'est un oukaze et je suis révolté !

 

Je considère cela comme une ingérence d'autant plus insupportable que :

 

-         la CAF a reçu par la loi l'obligation d'aider les familles ;

-         les communes sont censées bénéficier d'une autonomie de gestion ;

-         les activités périscolaires sont gratuites à Wattrelos depuis un siècle !


Nous sommes donc contraints et forcés de mettre une place une grille tarifaire qui, heureusement, grâce à nos efforts, permettra à plus de la moitié des familles concernées de bénéficier du tarif le plus bas.


Mais je condamne fermement ce diktat de la CAF - j'ai d'ailleurs interpellé par écrit le Gouvernement à ce sujet : pas de réponse pour le moment...

 

 

 

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