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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 17:07

S'agissant de sa politique économique, le Gouvernement a placé au cœur de toute sa stratégie le recours aux heures supplémentaires, ce qui, d'après lui, augmenterait les revenus des salariés et ainsi stimulerait la croissance. Et idéologiquement, il fait disparaître la référence aux 35 heures hebdomadaires. C'est le sens de la loi TEPA (dont j'ai déjà parlé sur ce blog) votée en août 2007 !

 

Le problème, c'est que cette option stratégique est une mesure coûteuse, qui surtout aggrave la situation de l'emploi en France car… elle augmente le chômage !

 

Cette politique est coûteuse, disais-je. En effet, le nombre des heures supplémentaires déclarées (182 millions au 2e trimestre 2008) est en progression de 6 % par rapport au 1er trimestre 2008. Du coup, les exonérations de cotisations sociales ont déjà coûté 1 355 millions € à la Sécurité sociale sur les six premiers mois de l'année ; à celles-ci, il faut ajouter les pertes d'impôt sur le revenu sur le budget de l'Etat. D'après la ministre elle-même, cela va coûter au total 4 milliards € en 2008 aux finances publiques (c'est la moitié du déficit de la Sécurité sociale !).

 

Cela coûte donc, mais est-ce que c'est au moins utile pour l'emploi ? Non.

 

Car malheureusement, l'INSEE a récemment annoncé un recul du PIB (- 0,3 % au 2e trimestre 2008), et surtout… la perte de plus de 12 000 emplois dans le secteur concurrentiel pour la 1ère fois depuis début 2004 ! Avec en particulier un recul de 45 000 postes d'intérimaires, ce qui annonce que la dégradation de l'emploi ne fait probablement que commencer ! Si l'activité n'a pas reculé davantage au 2e trimestre 2008, c'est notamment parce que les entreprises ont gonflé leurs stocks pendant ces trois mois ; elles ne vont évidemment plus continuer de le faire, ce qui va freiner la croissance.

 

Côté emploi, le pire est donc probablement à venir. D'ailleurs, les derniers chiffres de l'ANPE confirment la remontée du chômage. Le nombre total des inscrits à l'ANPE a bondi de 39 800 personnes de juin à juillet 2008. Et de ce point de vue, la situation sociale à la rentrée est préoccupante, avec :

 

-         le ralentissement de la croissance, confirmé par le Gouvernement, et notamment le mauvais état de la consommation, qui va peser sur l'emploi (déjà, dans la circonscription, des rumeurs inquiétantes montent en provenance de la vente à distance, comme à La Redoute) ;

 

-         la dépression du marché du travail alors que cet automne connaîtra, comme à l'accoutumée, une arrivée massive de nouveaux diplômés. Or, c'est déjà surtout chez les moins de 25 ans que la remontée du chômage est sensible ;

 

-         la volonté du Gouvernement de restreindre à partir de 2009 l'accès au dispositif carrières longues, qui permettait aux salariés de plus de 56 ans qui ont commencé à travailler tôt de partir en retraite avant 60 ans. C'est une erreur dramatique ! Car ces dernières années, c'était largement ce dispositif qui avait fait rapidement décroître le chômage !

 

-         les conséquences de la toute nouvelle loi portant rénovation de la démocratie sociale et réforme de la durée du travail, votée cet été 2008, qui multiplie encore les possibilités de faire faire des heures supplémentaires, et d'allonger le temps de travail des salariés en forfaits jours ! Cela en fera travailler plus certains, mais cela fera surtout recruter moins

 

 

 

 

 

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 16:48

Il n’y a pas que les enseignants et les enfants qui vont à l’école ; ce matin, le maire aussi…

 

Et je n’y suis pas allé seul : j’ai visité en compagnie de l’inspecteur de la circonscription, Jean-Pierre Mollière, et de mon adjointe à l’éducation Sylvie Zaïdi. C’était à mes yeux important d’y être pour encourager les équipes pédagogiques, leur montrer l’importance que j’attache à leur mission, réconforter parfois des enfants (ou des parents), et surtout, car c’est ma responsabilité, vérifier que tout se passe bien. Ce cru 2008, pour Wattrelos, est une rentrée sereine car elle a, disons-le, été préparée.

 

Quelques travaux d’entretien ont pu être menés de ci-de là durant l’été, les équipes enseignantes sont stables (il n’y a que deux nouvelles directions sur un total communal de 25 écoles publiques), et je ne boude pas ma satisfaction en constatant que Wattrelos compte quatre ouvertures de classes en élémentaire, contre une fermeture en maternelle.

 

C’est la traduction de l’inversion démographique constatée il y a quelques années : après avoir longtemps perdu des habitants, Wattrelos est redevenue attractive (elle compte plus de 43 000 habitants), a renouvelé son offre de logements et a accueilli des jeunes ménages ; très logiquement, cette attractivité se répercute sur les effectifs scolaires (5244 enfants sont accueillis lors de cette rentrée dans les écoles publiques et privées de la commune, soit 200 de plus qu’il y a 5 ans !).

 

Pour autant, deux incertitudes me préoccupent :

 

-         l’association pour favoriser une école efficace (apfEE), initiatrice des clubs coups de pouce qui luttent contre les difficultés d’apprentissage de la lecture (Wattrelos compte 18 de ces clubs au sein de ses écoles), n’a pas encore obtenu du Secrétariat d’Etat à la politique de la Ville les crédits nécessaires au fonctionnement des clubs – j’ai envoyé une question écrite à Fadela Amara pour relayer les légitimes inquiétudes de l’apfEE ;

 

-         la suppression des cours le samedi matin, si elle va permettre à la fois une aide personnalisée pour les élèves en difficulté et un accompagnement éducatif pour tous ceux qui le souhaitent (pour faire les devoirs, mais aussi du sport ou pratiquer une activité culturelle), modifie au passage assez profondément l’organisation de nos personnels et de nos services périscolaires. En tant que maire, je suis bien sûr intéressé par une démarche qui éviterait que des élèves qui connaissent davantage de difficultés pour apprendre restent sur le bord du chemin. On pourrait appeler cela de la discrimination positive. Mais la question qui se pose immédiatement est la suivante : a-t-on les moyens de ces actions ? Aujourd’hui, la réponse est a priori oui. Mais demain ? Dans le prochain Projet de Loi de Finances pour 2009, il est question de la suppression de 13 500 postes dans l’Education nationale ! Et qu’en sera-t-il en 2010 et 2011 ?

 

Alors je suis vigilant. Car grâce à nos clubs coups de pouce, grâce à notre dispositif de Réussite éducative reconnu et salué, grâce à la qualité de la coproduction éducative entre nos services municipaux et ceux de l’Education nationale, nous semons de l’espérance. Il ne faut pas que des contraintes financières viennent la briser, car tout serait à refaire, et on aurait gâché de l’argent, du temps et, pis que tout, de l’espoir !

 

Car à Wattrelos, ce à quoi nous sommes attachés, plus qu’à tout, c’est à l’éducation ; elle est au cœur, sinon le cœur de l’égalité réelle des chances.

 

 

 

 

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 14:24

Je n'ai pas pour habitude de proclamer : « J'avais raison ! », mais on me reconnaîtra volontiers, j'espère, qu'en matière de prévisions macroéconomiques et financières, si on relit ne serait-ce que mes anciens articles de ce blog ou certaines de mes interventions à l'Assemblée, ce qui se produit du point de vue de l'évolution économique de la France, je l'avais bien dit !.

 

Une information vient ainsi de tomber : l'OCDE diminue à 1 % (au lieu de 1,8 % précédemment) sa prévision de croissance de la France en 2008 !

 

L'OCDE juge ainsi que l'Europe est désormais plus proche de la récession que les Etats-Unis. La zone euro devrait ainsi « tout juste se traîner » d'ici fin 2008, avec une évolution moyenne de
+ 1,3 % du PIB.

 

La France fera encore moins bien que la moyenne, avec donc + 1 %. Au 2e trimestre 2008, ne l'oublions pas, le PIB français avait connu une croissance négative de - 1,2 %.

 

Trois constats dès lors s'imposent, confirmant mes craintes antérieures malheureusement :

 

-         la croissance française est à la traîne. Avec 1 % en 2008, la France fait moins que les Etats-Unis (1,8 %), l'Allemagne (+ 1,5 %), le Royaume Uni (+ 1,2 %) ou le Japon
(+ 1,2 %). Au-delà du contexte international (tempête sur les marchés de capitaux, repli des marchés immobiliers, cherté des matières premières) qui pèse bien sur la croissance mondiale, personne n'a encore vu le « choc de confiance » que Nicolas Sarkozy promettait avec son élection, ni ce point de croissance supplémentaire qu'il allait aller chercher « avec les dents ». La France est en échec économique.

-         comme la prévision budgétaire du Gouvernement tablait sur un hypothèse de croissance comprise entre 1,7 et 2 %, moins de croissance réalisée, cela veut dire moins de recettes fiscales et donc dérapage, avec plus de déficit et plus de dettes. Rendez-vous dans quelques semaines, avec les débats du Projet de Loi de Finances pour 2009, mais c'est inexorable ! La France est en échec budgétaire et financier.

 

-         enfin, cette mauvaise performance de la croissance française doit permettre de rappeler que, depuis 6 ans, la France connaît un taux de croissance très largement inférieur à la moyenne mondiale. Témoin notre commerce extérieur qui va être en déficit de près de 50 milliards sur l'année (alors que l'Allemagne, avec la même monnaie, connaît un excédent commercial de près de 200 milliards !). La France est en échec compétitif.

 

Cette information sur la croissance en 2008 est donc une très mauvaise nouvelle. Elle sanctionne l'échec d'une politique économique mal conduite, qui s'est trompée de diagnostic et qui s'est fondée sur des mesures fiscales (le paquet fiscal de l'été 2007), au mieux inadaptées à la situation de notre économie, au pire inutiles (notamment sur la stimulation de l'investissement) et dangereuses pour nos finances publiques !

 

 

 

 

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 21:53

N’allez pas parler de chicon devant le Grand Maître de la Confrérie de l’Endive de France !

 

Non, désormais je n’ai plus le droit de prononcer ce mot que tous les Nordistes connaissent, que mes parents m’ont appris, que j’ai utilisé toute mon enfance, et qui donne son nom à tant de plats bien de chez nous, aussi goûteux qu’agréables à déguster ! Car figurez-vous que depuis cet après-midi, je suis officiellement membre de la Confrérie de l’Endive de France, après avoir été intronisé par le Grand Maître et haut dignitaire du Grand Conseil venu spécialement de Bapaume !

 

J’ai dû prêter serment en public, un chicon… pardon, une endive à la main, serment de « promouvoir et faire rayonner l’endive cuite ou crue, bienfait de la santé ». Et idem pour mon collègue bourgmestre de Mouscron Alfred Gadenne, ainsi que pour mon adjointe à la santé Anne Duquesnois !

 

Tout cela s’est bien sûr passé dans la bonne humeur lors de la fête de la santé que j’évoque dans l’article précédent, devant un stand dédié entièrement dédié à l’endive, à ses multiples façons de la cuisiner, à ses nombreux mérites… Savez-vous par exemple qu’elle est riche en vitamines, en potassium, phosphore et calcium ?

 

Oui, je sais, je suis en train de faire sa promotion, mais il faut bien que je respecte mon serment !

 

D’ailleurs, j’ai bien commencé, car dès la cérémonie d’intronisation terminée, repérant dans la foule présente quatre jeunes Nicaraguayens venus en France (avec l’association wattrelosienne TouScan), je me suis empressé de les faire connaître… et de leur remettre une endive ! La tête qu’ils ont faite devant cette curiosité… Eh oui, Parmentier nous a ramené, en son temps, la pomme de terre ; moi, je revendique d’avoir présenté l’endive au Nicaragua.

 

En tout humour, bien sûr…

 

 

 

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 20:46

Que jargon me direz-vous ! Alors détaillons, en effet.

 

Ce samedi se déroulait, à l’initiative de notre ville mais aussi des villes de Roubaix, Saint-André et Mouscron, une fête franco-belge que j’ai qualifié d’intelligente car elle se voulait démonstrative et pédagogique. Objectif : informer et prévenir l’obésité des enfants en faisant la promotion de l’activité physique et d’une alimentation saine et équilibrée (dans le cadre du projet EPODE dans lequel la Ville est engagé).

 

Pour cela, des stands avaient été dressés à la ferme pédagogique, avec des animations culinaires autour de l’endive, du pain, de produits du terroir, des fruits et légumes frais... J’ai ainsi notamment pu rencontrer, en compagnie de mon ami bourgmestre de Mouscron Alfred Gadenne, la charmante Babette, maraîchère d’Emmerin (photo ci-dessus), goûter à un excellent jus de carotte (à consommer sans modération !) et relever le défi d’effectuer un parcours d’équilibre à cloche-pied dans des cerceaux… sans faillir, ce qui n’était pas si facile que cela.

 

Cette fête fut une vraie réussite, avec beaucoup de monde autour des stands et pour participer aux animations – le temps splendide n’y étant bien sûr pas étranger. Pour ma part, j’ai souligné l’intérêt d’une telle manifestation où l’on prend plaisir, où l’on s’amuse certes, mais qui nous donne aussi à réfléchir sur notre mode de vie, nos habitudes. Et l’enjeu pour demain est décisif.

 

C’est vrai : les communes n’ont pas de compétence directe en matière de santé. Mais à Wattrelos autant que dans les villes voisines organisatrices de cette fête, on veut agir à notre échelle contre l'obésité – c’est la raison de notre adhésion à Epode qui vise à surveiller l'évolution de l'indice de masse corporelle (IMC) de tous les écoliers de Wattrelos afin de pouvoir cibler des actions de prévention via le Projet local de Santé que j'ai moi-même voulu mettre en place lors du mandat précédent avec divers partenaires (Hôpital, médecins, Département, Education nationale, centres sociaux, Office de la Jeunesse...).

 

En ma qualité de parlementaire, j'ai d’ailleurs posé une question écrite à Madame la Ministre de la Santé en début d’année sur ce sujet (cliquer sur ce lien).

 

A mes yeux, rien n'est plus important que la santé.

 

Jamais je n’ai oublié que, lorsque je suis devenu maire, il y a quelques années, j'ai découvert des indicateurs très mauvais pour notre région et notre ville (le taux de maladies cardio-vasculaires est par exemple anormalement élevé). Ma fierté serait que mon successeur puisse constater qu'après des années d'efforts, la Municipalité que j'anime a réussi à faire gagner des mois, voire des années d'espérance de vie à ses concitoyens. Ça serait une action politique de fond, la plus noble, un combat pour la vie…

 

 

 

 

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 11:08

Non, bien sûr, Brigitte Bardot n’étais pas là, mais des blondes, il y en a eu (à commencer par la présidente du comité des fêtes) ; et des brunes aussi, et des hommes, et des enfants… Un tas de monde en fait, à la fête du Touquet.

 

Pas celui du Pas-de-Calais, non, le nôtre, celui de Saint-Gérard à Wattrelos !

 

Ce n’est d’ailleurs pas une fête qui s’y est déroulée, mais des fêtes, tant il y a eu d’animations : brocante le samedi, fête foraine, défilé, guinguette sur la placette, repas tout le week-end, plateau de chanteuses et de chanteurs le dimanche, et même un lâcher de ballons (ph. ci-dessous).

 

Et en prime, le soleil. Mes aïeux, quel soleil, même !

 

Eh oui, s’il a brillé… par son absence cet été, il a au moins respecté le rendez-vous du comité des fêtes du Touquet. Un rendez-vous qui est, à Wattrelos, en quelque sorte un avant-goût de Berlouffes, un dernier petit air de fête estivale avant la rentrée.

 

Cette fête, c’est de la convivialité, de la bonne humeur pour chacun, pour tous. C’était chouette et je n’ai pas manqué de faire le tour des étals de la brocante le samedi midi, puis de participer au traditionnel apéro du dimanche midi où membres du comité des fêtes, élus et forains se retrouvent chaque année en toute décontraction.

 

J’ai d’ailleurs tenu à saluer les membres du comité des fêtes (ph. ci-contre), renouvelé il y a encore bien peu de temps : ils ne se connaissaient pas tous, voire pas du tout au départ de cette aventure et ils ont su apprendre à s’organiser et à fonctionner ensemble. Je trouve ça extra !

 

Il faut voir comment, tous, ils courent, ils s’agitent, ils servent, ils veillent à ce que tout se passe bien. Alors je leur ai dit merci à ces bénévoles, au nom de tous les habitants, au nom de Wattrelos ! Car pour organiser une fête comme celle-là, il faut donner de soi et de son temps ; et eux, ils le font, et ils le font bien !

 

Bref, ce fut un bien beau week-end de fin d’été au Touquet. Bien sûr, l’orage de fin de journée a empêché le feu d’artifice mais ce n’est pas cela qui va démobiliser les membres du comité ! Promis, juré, les fusées conservées, ce sera pour les Allumoirs !

 

Encore une fête… pour bientôt !

 

 

 

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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 12:52

Comme tous les habitants de notre région, le drame de la mini-tornade qui a touché plusieurs communes du bassin de la Sambre, dont Maubeuge et Hautmont, en début de mois m’a bouleversé.

 

J’ai bien sûr repensé aussitôt à la mini-tornade qui avait frappé Wattrelos en 2001, sans heureusement faire de blessé, mais qui avait tout de même renversé des voitures, abattu des murs et arraché des toitures en plein après-midi. Nous avions eu de la chance, beaucoup de chance, que les dégâts ne soient que matériels. Je me l’étais dit à l’époque. Ce mois d’août, j’en prends conscience encore plus concrètement, hélas.

 

Je n’étais pas dans le Nord quand la tornade s’est produite. Mais j’ai écouté tous les flashes d’actualité, me suis fait envoyer les journaux locaux pour voir, pour savoir… J’ai vu, j’ai entendu le désastre, la désespérance, la désolation. J’ai ressenti la tristesse de toutes celles et de tous ceux qui ont souffert, qui ont tout perdu, et qui resteront marqués à jamais par ce qu’ils ont vécu.

 

Malheureusement, après en avoir fait l’actualité quelques jours, les médias nationaux tournent vite la page et les gros titres s’éloignent ou disparaissent. Pourtant, la réalité reste là, et ce sera pour longtemps des maisons à reconstruire, des foyers à rééquiper, des familles à aider.

 

Voilà pourquoi, j’ai apprécié que, fidèle à sa tradition, à ce qu’elle est, Wattrelos soit solidaire. Ça a été spontané. Pas besoin que j’exprime ma volonté : élus, services municipaux, habitants, tous se sont rapidement mobilisés.

 

Ainsi, très vite le centre communal d’action sociale a organisé la collecte de denrées et de matériel. Nous avions pensé stocker tout cela dans un local de l’Hôtel de ville, mais il a fallu très vite se résoudre à trouver un endroit beaucoup plus grand : ce fut le hall de la salle Salengro.

 

Au final, Wattrelos a pu faire parvenir aux familles sinistrées 45m3 de denrées alimentaires, de meubles, de vêtements, d’appareils électroménagers, etc. J’ai voulu saluer nos livreurs avant le départ du dernier camion (photo ci-dessus) en compagnie de trois de mes élues qui se sont particulièrement engagées durant ce mois d’août pour participer à l’organisation de cette collecte.

 

Les dons d’argent seront reversés sur le compte bancaire ouvert spécialement par l’association des maires du Nord au profit des familles sinistrées de la Sambre.

 

Aujourd’hui, à l’heure où arrivent les premiers mobil-homes, je pense toujours à la détresse de ces familles. C’est arrivé chez elles, nul ne sait pourquoi ; cela aurait pu arriver chez nous…Eux, c’est nous ! Il leur faudra du courage et du temps, je le sais, pour surmonter cette terrible épreuve.

 

Savoir qu’un peu de réconfort leur est parvenu de Wattrelos me met un peu de baume au cœur et, pour tout dire, me rend fier de ma population.

 

Elle n’a pas toujours beaucoup, mais elle sait, malgré tout, être solidaire et généreuse.

 

 

 

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 13:07

En ce mois d'août, aux portes de l'Europe, résonnent des bruits de bottes et s'avancent des chars. Des populations souffrent. Des femmes et des hommes meurent de la guerre.

 

Le 7 août, le gouvernement géorgien a lancé son armée dans une véritable opération militaire dans une des régions du pays, l'Ossétie du sud. Plusieurs semaines auparavant en fait, la région connaissait des tensions. Point de crispation : les séparatistes d'Ossétie du sud pro-russes manifestaient dans la violence (échanges de tirs d'artillerie, attentat à la voiture piégée contre des policiers géorgiens) leurs velléités d'indépendance à l'encontre du gouvernement géorgien.

 

Aussitôt, le président russe engage ses forces navales, aériennes et terrestres (dans une opération préparée de longue date, commentent certains spécialistes) au secours des Ossètes sud. Dès le 11 août, l'armée géorgienne défaite se retire de l'Ossétie du Sud, et les troupes russes – au lieu de rentrer une fois le calme revenu – s'installent en occupation de longue durée.

 

En Ossétie du Sud, la Russie entend maintenir la pression sur la Géorgie, ancienne composante de l'Empire russe bien décidée à entrer dans l'OTAN. Au-delà, c'est un message qui est lancé à la Communauté internationale : Moscou reste attaché à ce que l'ancien espace soviétique reste bel et bien dans son giron !

 

En fait, en Ossétie du Sud, Dimitri Medvedev, le président russe, part d'une certaine façon à la reconquête des républiques perdues et veut desserrer l'étau occidental qui de plus en plus l'oppresse. Il s'agit de refaire l'histoire et de restaurer la Grande Russie tsariste puis soviétique.

 

La Russie était prête à ce coup de force. Elle l'était depuis la déclaration d'indépendance du Kosovo, le 17 février de cette année. Vladimir Poutine, achevant ses fonctions à la présidence de la Russie, laissait alors pressentir la réactivation des conflits gelés de l'ex-URSS, donc ceux des régions séparatistes de Géorgie (l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie). On peut même se dire que la Russie y pensait depuis 1991.

 

Bien des foyers de tensions existent en frontière de l'Europe: Abkhazie et Ossétie du Sud en Géorgie, Transnitrie en Moldavie, Haut-Karabakh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Autant de micro-territoires qui prônent leur indépendance. Autant de micro-terrains de déstabilisation des anciennes républiques de l'URSS. Autant de micro-scènes d'interventions possibles pour permettre à la Russie de restaurer sa sphère d'influence, comme au temps de l'Empire.

 

Il est vrai que cette zone géographique est particulièrement complexe : des dizaines d'ethnies et quatre Etats ; d'un côté du massif montagneux, la Russie et ses républiques autonomes, de l'autre côté la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan, tous trois aujourd'hui indépendants mais que la Russie avait mis trois siècles à conquérir et dominer. N'oublions pas non plus les richesses en métaux non ferreux et les réserves de pétrole de la région. A cela, ajoutons le développement de la présence de l'Alliance atlantique dans la périphérie, perçu par la Russie post-soviétique amputée de nombreux territoires, comme une stratégie d'enfermement. D'ailleurs, en décembre prochain, l'OTAN ne doit-elle pas réexaminer la candidature de la Géorgie et de l'Ukraine? 

 

Enfin, c'est surtout à un retour sur l'histoire très tumultueuse de cette région auquel on est en train d'assister. Déjà, les tsars ont, des siècles durant, été obsédés par l’accès à la mer noire. Les soviétiques n'ont eu, eux aussi, de cesse d'étendre leur périmètre d'intervention. L'histoire montre combien les rapports entre la Russie et les républiques du Caucase – tantôt indépendantes, tantôt intégrées – ont toujours été tendus, faits de domination et de conquête, de guerre et de résistance, de répression et de volonté d'indépendance.

 

Cet été, un de mes livres de vacances, c'était La Saga des Romanov, qui raconte l'histoire russe de Pierre Le Grand (1613) à Nicolas II (1917). L'ouvrage est passionnant. Mais il me démontre, ô combien, que la crise militaro-diplomatique de cet été doit être regardée à l'aune de cette histoire russe, et de ces obsessions des dirigeants russes de tous temps : mer noire, Moldavie, Caucase, Crimée...

 

Et cette mise en perspective historique n'est pas rassurante. Car de ces répétitions de l'histoire, de cette permanence des grandes lignes stratégiques russes, je retiens surtout deux idées : la première, c'est que les volontés d'émancipation de certaines républiques, et de leur accrochage à l'Europe et /ou à l'OTAN (Géorgie, Ukraine) sont plus que délicates, et touchent les Russes au cœur de leur politique ; la seconde, c'est que précisément, à cause de cela, la Russie ne reculera pas aisément.

 

Et c'est inquiétant, très inquiétant ! Le livre que j'ai lu, et dont je parlais, évoque dans son dernier chapitre le 28 août 1914 et l'assassinat de l'Archiduc à Sarajevo... et l'embrasement de l'Europe et la première guerre mondiale qui suivirent.

 

Alors, on ne peut pas ne pas y penser. Ne sous-estimons pas ce qui se passe en Caucasie ! Et que le président russe s'appelle Poutine ou Medvedev ne change rien. 

 

Cette guerre déclenchée dans le calme de l'été, alors que l'ensemble des nations étaient tournées vers les jeux olympiques de Pékin, grande fête du sport et de la fraternisation, n'est pas à négliger.   Aux portes de l'Europe, je crains que l'histoire ne soit de retour. Citoyen engagé et élu oeuvrant quotidiennement au vivre ensemble, en cette fin d'août, comme beaucoup, je suis inquiet.

 

 

 

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 16:25

A l'heure où j'écris ces lignes, la Nation rend hommage aux dix soldats français morts en Afghanistan. Le Président de la République aura fait rendre un hommage digne, républicain et trouvé les mots de réconfort indispensables pour les familles. Chacun sait que je ne soutiens pas sa politique, et que parfois, et même trop souvent, sa manière d'exercer ses fonctions ne me satisfait pas, voire m'indigne, mais pour cette cérémonie, je lui donne acte de la tenue et de la qualité de l'hommage à ces jeunes hommes morts au combat.

 

Cela n'empêche pas qu'en tant que citoyen comme en tant que responsable politique, il me paraît essentiel que la lumière la plus claire soit faite sur la mission dans laquelle ces jeunes soldats ont trouvé la mort. Plus j'écoute la radio, les paroles officielles, plus je cherche à  m'informer, plus je ne cesse de bousculer dans ma tête bien des questions qui me paraissent toutes plus importantes les unes que les autres.

 

Qui a décidé de cette mission : l'Otan ? Le commandement français ? Le commandement afghan ?

Pourquoi a-t-on envoyé ces jeunes soldats en reconnaissance à pied ? Pourquoi la zone n'avait-elle pas été survolée préalablement par des drones ? Nous ne sommes plus dans le Djebel en 1958 et cela me paraît ahurissant qu'il n'y ait pas eu de reconnaissance aérienne.

 

Où sont les drones français ? Si nous n'en n'avons pas, pourquoi n'avons-nous pas utilisé les drones américains ?

 

Comment s'est passé l'appui aérien ?

 

Pourquoi les communications ont-elles mal fonctionné ?

 

Est-ce que les responsables de l'unité parlaient anglais ?

 

Quels sont les moyens matériels de nos soldats en Afghanistan ? Sont-ils suffisamment équipés pour leurs missions ?

 

Pourquoi le Chef des Armées, après son excellente initiative d'aller sur place immédiatement, n'est-il pas resté plus longtemps pour analyser les causes de ce dramatique événement ? Avait-il d'autres priorités ?

 

Je ne dois pas être le seul à me poser toutes ces questions. La France doit la vérité aux familles des victimes. Le Gouvernement vient d'annoncer un débat avec vote le 22 septembre prochain. Il ne faut pas être grand stratège politique pour y voir – face noire de cette suggestion de vote ! – une manœuvre politicienne du Pouvoir afin d'obtenir une division de la Gauche sur la présence de notre armée en Afghanistan.

 

Et déjà, on voit le Président de la République sous-entendre que la Droite, qui va voter pour, elle, veut  lutter contre les Talibans, le terrorisme, qu'elle est courageuse, qu'elle soutient nos soldats… Sous-entendu : si la Gauche ou des députés de gauche votent contre, c'est que la Gauche, c'est tout l'inverse ! Ce raccourci manœuvrier est – s'il est l'intention cachée de ce vote – stupide.

 

Car il y a bien un problème sur la présence française en Afghanistan ! Si en 2001 la France a envoyé des hommes là-bas, c'était pour appuyer les forces régulières afghanes, les former afin qu'elles puissent lutter avec une plus grande efficacité contre les Talibans. Si au printemps le Président de la République (contrairement d'ailleurs à ses engagements de campagne présidentielle d'avril 2007) a décidé d'envoyer des renforts à la demande des Américains, il ne faut pas oublier de dire que la mission a changé depuis 2006. Les forces françaises au sein de l'ISAF, dont la mission était le maintien de la paix et la sécurité à Kaboul, sont engagées désormais dans la lutte contre la guérilla avec les Américains dans l'opération Induring freedom (Liberté immuable) !

 

Les justifications de cette opération (lutte contre le terrorisme, retour de la démocratie, liberté et meilleures conditions économiques pour les Afghans) apparaissent au fil du temps et des évènements de plus en plus surréalistes. En effet, après sept longues années, sur tous ces points, que constater d'autre que l'échec de la stratégie militaire ? Quid de la liberté pour les Afghans dans ce pays en guerre ? De la démocratie ? Quant à la situation économique, elle se détériore chaque jour un peu plus, alors que la corruption, elle, ne faiblit pas.

 

Alors, oui, il faut qu'il y ait débat. Si nos soldats sont en Afghanistan, il faut que leur stratégie soit claire, que leur mission soit précisée, et que leur protection soit assurée au mieux, ce qui suppose d'éviter des risques inutiles et d'utiliser les moyens de protection adaptés.

 

C'est à l'aune de ces questions, et des réponses qui seront apportées que j'exprimerai mon vote. Car, comme celle de chaque homme, la vie d'un soldat est précieuse, ô combien !

 

 

 

 

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 10:09
Voici la dernière question écrite qu'en ma qualité de parlementaire j'ai posée :

- à Monsieur le Premier Ministre sur l'impérieuse nécessité, dans la Révision Générale des Politiques Publiques, de conserver un interlocuteur gouvernemental de l'économie sociale : une Délégation Interministérielle à l'Économie Sociale doit être maintenue. En effet, l'économie sociale représente dans notre pays près de 2 millions de personnes salariées, et participe à la réalisation de 10 % du PIB. Lire la suite (J.O. du 12 août 2008).

Bien entendu, je publierai la réponse dès sa parution au Journal Officiel.


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