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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 14:19

Sur ce blog, le mercredi 26 septembre dernier, j'avais rendu compte des informations que, comme membre de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, j'avais obtenu du Ministère du Budget sur le "bouclier fiscal". Ce matin, Didier Migaud, Président de la Commission des Finances, nous a fait parvenir une actualisation des chiffres du Ministère pour toute l'année 2007 (et jusqu'au 29 février 2008). C'est toujours intéressant…

 

Ainsi, au plan national, le plafonnement des impôts en fonction du revenu (bouclier fiscal encore à 60 %) aura eu pour conséquence que 13 354 contribuables auront obtenu 221,85 millions d'euros de remboursements (soit 16 613 € pour chacun !).

 

Dans le classement des régions, on s'en doute, les remboursements les plus importants ont eu lieu en Ile de France (pour 123,04 millions d'euros, soit 55,5 % du total national), puis en Provence-Alpes- Côte d'Azur (16,4 M€). Le Nord – Pas-de-Calais est la 3ème région d'importance des remboursements (15,6 M€), juste avant Rhône-Alpes (15,1 M€), et bien avant la Bretagne (6,4 M€).

 

Dans notre région Nord – Pas-de-Calais, les chèques sont toujours bien plus gros qu'en moyenne nationale. Ainsi, l'an dernier, ce sont 620 contribuables qui ont été remboursés de 15,62 millions d'euros (soit une moyenne, pour chacun, de 25 190 euros !).

 

Le chèque moyen perçu par nos contribuables "ch'tis" est donc supérieur de + 52 % à ce qui est perçu en moyenne en France pour les "heureux bénéficiaires" du bouclier fiscal !

 

Oserais-je rappeler que notre région Nord – Pas-de-Calais compte plus de 4 millions d'habitants ? A qui fera-t-on croire, comme le Président de la République et ses ministres, que le "bouclier fiscal" concerne beaucoup de Français ?

 

C'est une mesure "ciblée", pour "certains" contribuables ! Ces chiffres le confirment, si besoin était…


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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 08:33

Ce matin, je participe à une rencontre avec Martin Vial, Directeur général du groupe Europ Assistance, ancien Président de La Poste, qui publie un ouvrage sur ce sujet essentiel pour l'avenir : la care revolution. Que signifie cette expression anglaise ? Il s’agit de la révolution des services à la personne.

 

Rappelons qu'Europ Assistance, c'est 1 milliard d'euros de chiffres d'affaires et une capacité d’intervention dans 35 pays ; un acteur essentiel dans les pays riches et émergents de cette care revolution.

 

En anglais, care, cela veut dire prendre soin de, prêter attention, c'est donner du soin personnel… On n'a pas l'équivalent en français !

 

Le care, c'est aujourd'hui la combinaison d'une préoccupation quantitative (l'augmentation de la demande d'aide à la personne), et d'une préoccupation qualitative (le souci d'améliorer les réponses personnalisées de services à la personne).

 

La révolution quantitative, en marche, est portée par plusieurs tendances économiques :

-      le vieillissement  (accompagnement en fin de vie, dépendance…). Aujourd'hui, 600 millions d'hommes et de femmes dans le monde ont plus de 60 ans ; dans 40 ans, ils seront 2 milliards !

-      l’urbanisation : les ¾ de la planète vivent en milieu urbain. Cela a créé la société urbaine. C'est la fin des organisations claniques et familiales (aujourd'hui, 17 à 20 % des familles françaises sont monoparentales). Les solidarités n'existent plus et cela crée une demande de nouveaux services ;

-      la demande de soins, de santé. Aux Etats-Unis, c'est 16 % du PIB, c'est 10 % en Europe de l'Ouest, et c'est inférieur à 5 % en Chine ou en Inde. Il va y avoir un rattrapage sanitaire dans les pays émergents. La santé sera l'un des tous premiers secteurs économiques des pays riches, avec une croissance supérieure à la croissance nationale ;

-      la mobilité ;

-      le nouvel hédonisme des pays riches (recherche du bien être, du mieux être…) ;

-      l'aversion au risque, qui s'accroît. La demande "d'assuristance" est en train d'exploser ;

-      la montée du temps libre.

 

Ces grandes tendances sont à l'origine de l'explosion de la demande de services.

 

On a tendance à considérer que les services à la personne, ce sont des petits boulots, du travail au noir. Rien n'est plus faux, car c'est, ce peut être un secteur économique. Il doit être sorti de la sous-valorisation où il est :

 

-      par la valorisation de la filière professionnelle humaine de ce secteur ;

-      par le développement des nouvelles technologies. Ici en France, on en est plutôt à la préhistoire. Au Japon, en Scandinavie, on les utilise massivement pour toutes sortes de besoins de la vie quotidienne.

 

Nous sommes au début du phénomène. Dans les pays émergents (Chine, Inde) on voit apparaître une demande de services de la vie quotidienne (augmentation de la population urbaine et du pouvoir d'achat). Ici, en Europe de l'Ouest, n'oublions pas que ce sont des emplois non délocalisables. Investir dans ce secteur, c'est investir dans des emplois locaux.

 

Dans ce secteur, le partenariat entre secteur public et privé y est nécessaire. Car les prestataires sont de droit privé (associations, notamment). La puissance, la capacité à voir loin du secteur public, et la mobilisation du privé peuvent permettre d'améliorer les conditions de vie de nos populations.


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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 22:50

Le mot OGM est devenu tabou.

Je pense que le débat sur les OGM a été très mal engagé parce qu’un certain nombre de grandes firmes agrochimiques internationales ont voulu faire passer en force cette technologie, sans consultation préalable des citoyens. Le temps n’est plus celui où les technologies peuvent être imposées par des seuls experts. Le citoyen souhaite qu’un dialogue effectif précède toute décision. Et il a raison.

La première aberration est de parler d’Organismes Génétiquement Modifiés de manière générale, au pluriel. C’est une gageure de vouloir, dans le même texte législatif, couvrir tous les types d’OGM (bactériens, végétaux et animaux). Il y a autant d’OGM différents que « d’événements transgéniques » et on peut être favorable à certains d’entre eux, tout en jugeant utile de contrôler la culture de certains autres.

Je ne vais pas dans le sens des « vents dominants » qui critiquent en bloc les biotechnologies, cela ne signifie pas que j’accepte la domination que Monsanto a établi sur la propriété intellectuelle dans le domaine du vivant, pas plus que je crois, de manière naïve, que les plantes transgéniques vont permettre de résoudre tous les problèmes de la planète.

Il est incroyable qu'il ait fallu attendre sept ans après la parution de la directive européenne 2001-18 pour que ce sujet vienne en discussion à l’Assemblée nationale.

L’absence de résolution, en France, de cette question lancinante des OGM est, à mon sens, inquiétante, voire dangereuse, car le soutien à une société de la connaissance et du savoir doit être l’élément fondateur du principe de progrès. Tous nos concitoyens pensent bien sûr que ce progrès doit être maîtrisé.

Je suis donc partisan d’un véritable débat parlementaire qui fonde notre législation sur les biotechnologies et la brevetabilité du vivant. Ce texte devrait largement dépasser la proposition de loi minimale qui nous a été présentée à l'Assemblée nationale et traiter également du contrôle national et européen des conditions d’utilisation des OGM, de l’expertise, de l’importation des OGM, de la traçabilité, de la biovigilance, des conditions de coexistence des cultures, des seuils fixés pour l’étiquetage, mais aussi des seuils de dissémination fortuite pour l’agriculture biologique, ou pour les producteurs de semences et du soutien à la recherche publique sur les biotechnologies.

Le projet de loi qui a été débattu ces jours derniers au Parlement vient finir de fixer le cadre des cultures d’OGM sur notre territoire. Autorisant les cultures, il termine la transcription dans notre droit de la directive européenne 2001/18/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 mars 2001, relative à la dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés dans l'environnement. Cette transcription a déjà fait l’objet de trois décrets du 19 mars 2007 encadrant la mise sur le marché d’OGM, la dissémination volontaire et fixant la liste des techniques de modification génétique et les critères de classement des OGM.

Au-delà des insuffisances de l’édifice proposé par le Gouvernement, que les socialistes ont tenté de corriger par une politique forte d’amendements, nous avons émis en force la nécessité de la présence d’un conseil dédié aux OGM : il est nécessaire pour informer les élus. Tout au long du débat, nous nous sommes efforcés de garantir son existence et ses conditions de fonctionnement, notamment la transparence des choix et la capacité d'y débattre.

Ce texte est cependant, au final, un texte de contradictions : de contradictions politiques entre les différents membres de la majorité (rarement les apostrophes auront été aussi vives entre les membres du Gouvernement eux-mêmes, mais aussi entre ministres et députés de la Majorité) ; de contradictions entre les objectifs de ce texte et les conclusions posées par le Grenelle de l'environnement ; de contradictions entre les intentions et l'affichage d'une liberté de produire et de consommer sans OGM, pour laquelle  les garanties ne sont pas édictées.

Le texte est surtout, à mon sens, une occasion ratée. Il n'a pas dessiné les lignes de consensus qu'il aurait dû porter. Des maladresses de forme, des imprécisions, et des incertitudes de fond, ont entaché sa discussion comme son contenu. Moi, j'aurais aimé un texte équilibré, qui n'empêche ni la recherche ni l'utilisation - indispensable - des OGM, mais qui offre, dans la clarté et la transparence, toutes les garanties que la population est en droit d'exiger. Pour trop avoir donné le sentiment de ne répondre qu'à des intérêts économiques, la Majorité gouvernementale n'a pas su porter la pédagogie, et la prudence, qu'appelle aujourd'hui de ses voeux la société française.

Dommage, vraiment dommage !

 

Voilà pourquoi, avec les députés du groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche, cet après-midi, je n'ai eu d'autre choix que de voter contre ce texte.

 

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 20:48

Aux prises de position du ministre de l'Education nationale font écho des rapports et publications  qui paraissent ces temps-ci. Je viens ainsi de feuilleter le livre de Julien DAZAY (pseudonyme d'un inspecteur de l'Education nationale) qui annonce tout de suite la couleur : « Il faut fermer les écoles maternelles. Le plaidoyer d'un inspecteur de l'Education nationale ».  

 

Le ton de ces publications se veut volontiers pamphlétaire, comme pour mieux asséner leur propos : nous faire croire que l'école maternelle n'a aujourd'hui plus d'utilité ; que ses missions, hier pédagogiques, s'apparenteraient aujourd'hui à de la garderie!

 

En dépit de cette « vérité nouvelle », qui se présente comme moderne, l'école maternelle garde, j'en suis convaincu, toute sa place dans le système éducatif pour instruire les enfants d'aujourd'hui et préparer les adultes de demain.

 

La première mission de l'école maternelle est d'amorcer la démarche éducative, d'en être le premier maillon. L'entrée dès deux ans à l'école maternelle, comme nous la connaissons bien dans notre région, met ainsi l'enfant en situation de faire ses premiers apprentissages. Par là-même, l'entrée en maternelle est un facteur de sociabilisation, un facteur d'apprentissage des connaissances, notamment les « fondamentaux » comme le langage. L'école maternelle s'inscrit donc bien dans la chaîne de l'enseignement, et en cela elle porte en elle l'objectif et l'exigence de l'égalité des chances qui fondent la République. L'esprit de Jules Ferry est bien là !

 

Aux côtés des enfants, les enseignants y remplissent une fonction éducative, délivrant un véritable enseignement. Certains voudraient s'étonner que des enseignants bac + 5 encadrent nos « petits ». Or, c'est précisément parce qu'ils disposent d'une solide formation qu'ils sont à même de mettre en oeuvre des programmes, de mener une action pédagogique, garantissant ainsi la vocation de l'école maternelle.

 

L'école maternelle ne fait donc ni de la garderie ni de l'occupationnel ! Un tel discours vise surtout à donner une justification à la volonté - et à l'action ! - de désengagement de l'Etat, en matière d'éducation comme dans tant d'autres domaines. L'Etat ici n'a qu'une seule vision : une vision comptable et de court terme !

 

Car à vrai dire, cette attaque en règle sur les maternelles n'a qu'une seule vraie cause : faire des économies de postes sur les tous jeunes âges pour redéployer les effectifs ailleurs. Alors on habille de réflexions pédagogiques (d'où les fameux « rapports officiels ») ce qui n'est rien d'autre que la gestion d'une coupe, que dis-je, d'une pénurie budgétaire!

 

Et tous ces projets d'accès plus tardifs à l'école et de mise en cause des maternelles ont  surtout une conséquence cachée : si c'est une « garderie », ce n'est plus éducatif, et donc ce n'est plus du ressort de l'Etat, mais cela relève des collectivités locales, et d'abord et avant tout des communes ! Suivez mon regard, tous ces débats n'ont sans doute qu'un seul fondement : transférer vers les communes la charge de l'accueil et de la surveillance des enfants de deux ans et plus ! C'est donc un transfert programmé d'une charge supplémentaire vers les communes !

 

Une charge de plus pour les villes, mais sans ressources supplémentaires, soyons-en certains ! Comment vont-elles faire ? Et avec quel argent ?  

 

Dans notre région du Nord - Pas-de-Calais, dans nos villes, nous croyons en l'école maternelle, et dès l'âge de deux ans ! C'est chez nous une tradition. Pour ma part, je fais partie de ces enfants qui ont fait très tôt leurs premiers pas en maternelle. Pour moi comme pour tant d'autres, l'école au plus jeune âge fut une chance, une condition – certes non suffisante - mais nécessaire pour la réussite.

 

Sous prétexte de modernisation, ne laissons pas l'Etat démanteler l'école maternelle car elle est un maillon essentiel de l'école de la République !



 

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 20:41

C'est depuis Londres que le Président de la République a annoncé l'envoi de 1000 militaires français supplémentaires, alors que nous, députés français représentant la Nation, étions tenus dans l'ignorance !

Par cet affront fait au peuple français et à la représentation nationale, la décision présidentielle méconnaît la démocratie ! Par sa mise en scène, d'abord. Mais, plus grave encore, sur le fond !

Souvenons-nous : le Président alors candidat à l'élection présidentielle avait déclaré que « la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne semble pas décisive », s’engageant par là-même à poursuivre la politique de rapatriement de nos forces armées entamée par son prédécesseur. Et un an plus tard, le candidat devenu Président, seul, sans information du Parlement, et semble-t-il contre l’avis d’une partie de l’Etat major des Armées, bouleverse la nature de l’engagement français en Afghanistan et le consensus national qui l’entourait.


Cet engagement reposait sur le droit de légitime défense collective reconnu par la charte des Nations Unies. Au lendemain des attentats du 11 septembre, il était alors du devoir de la France d’être aux côtés des Américains. Elle ne s’est pas dérobée. Et elle a eu raison.  


Aujourd'hui, c'est l'enlisement dans le conflit militaire qui guette la coalition internationale.

Par notre refus d'engager de nouvelles troupes militaires françaises en Afghanistan, nous, députés socialistes, ne cherchons pas à abandonner l’Afghanistan. Nous voulons vaincre les Talibans et Al Qaïda. Mais cette victoire ne pourra être acquise sans la redéfinition d’une stratégie d’ensemble où l’effort militaire et l’effort de développement s’accompagnent mutuellement.


Nous nous opposons à la décision du Président Sarkozy parce qu’elle exposera inutilement la vie de nos soldats dans de vains combats tant que l’intervention alliée n’aura pas été repensée. Car cette décision

transformera les unités françaises en forces combattantes de première ligne, alors même que la France l’a toujours refusé et l’a fait acter dans l’accord de 2003 avec ses alliés.


De plus, cette décision a peu à voir avec l’Afghanistan, et beaucoup avec l’obsession atlantiste du Président Sarkozy. Vouloir améliorer la relation avec l’Amérique est une bonne chose s’il s’agit d’un partenariat entre égaux qui respecte les identités et l’indépendance de chacun. Mais ce qui est en train de s’écrire est bien différent. C'est le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN que le Président est en train d’opérer ; c'est-à-dire un « alignement stratégique global » dont nous récusons la pertinence et l’opportunité pour notre pays.


Il ne peut y avoir d’autonomie de décisions dans une OTAN qui continue de refuser tout directoire partagé, tout pilier européen autonome de défense, toute volonté de contrôle politique et militaire extérieure aux Etats-Unis. Quelle que soit la bonne volonté du futur président aux Etats-Unis, la logique de puissance finit toujours par l’emporter au sein de l’OTAN.


Voilà pourquoi la rupture qu’est en train d’opérer Nicolas Sarkozy est inacceptable. Elle brise le consensus national sans aucun débat devant le pays.


C'est cette conception de la démocratie, qui n'associe pas les Français aux grandes décisions, qui méconnaît la représentation nationale, qui opère seul un alignement stratégique global contredisant le consensus national, que les socialistes dénoncent. Il y va de la défense de la démocratie. Voilà pourquoi mon groupe a déposé une motion de censure, et pourquoi cet après-midi je l'ai votée...



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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 21:08

 

Avec la fête des Berlouffes, le carnaval de Wattrelos – l’un des plus importants de la région – est un rendez-vous majeur dans le calendrier de nos festivités communales.

Il existait avant que je sois élu (il a été créé en 1979 et je suis entré au Conseil municipal en 1983)… et il existera quand je ne le serai plus ! J’en suis convaincu : à 30 ans, il est toujours jeune !

Il n’était qu’à voir le nombre de spectateurs qui ont fait une véritable haie d’honneur aux 46

groupes ayant défilé durant près de quatre heures dans les rues de Wattrelos dimanche. C’est d’autant plus remarquable que les bulletins météo nous promettaient le pire (ils se sont trompés : tant mieux !) et que la température était plutôt frisquette.

 


Le succès populaire de notre carnaval ne se dément donc pas ; c’est aussi grâce à la participation, chaque année un peu plus nombreuse, des associations wattrelosiennes qui se sont appropriées l’événement avec une inventivité et une joie communicative.


Est-ce à dire que cette édition 2008 était aussi réussie que toutes les autres ? Non : elle l’était

davantage ! Elle l’était davantage car il s’agissait du 30è anniversaire, je l’ai dit, et que pour le coup, nous comptions nombre d’invités venus de nos villes jumelées d’Allemagne, de Hongrie, du Portugal, de Pologne, et même des villes voisines belges qui s’y entendent dès qu’il s’agit de faire la fête : Mouscron, Herseaux, Estaimpuis, Dottignies.


De ce week-end marathon pour moi et pour beaucoup d’autres, je conserve quelques images fortes : d’abord l’arrivée de mon adjoint aux festivités, l’ineffable Jean-Luc Doyen, déguisé en Dupont sur un triporteur dans lequel se trouvait son complice d’Eschweiler Norbert Weiland, président du Comité du carnaval de sa ville (déguisé lui en Dupond), lors de la réception officielle le dimanche matin… Il fallait oser, Jean-Luc l’a fait et toute la salle a bien ri ! Sûr qu’on en reparlera encore dans quelques années !


Ensuite, je me souviendrai de mon déguisement bien sûr. Dont je ne savais rien avant qu’il me soit remis, soit dit en passant ! Je me suis retrouvé, lors de cette même réception, affublé d’un costume de Yankee, avant même que j’aie pu donner mon avis. Un costume d’homme du Nord, fût-il d’outre-atlantique, cela me va bien, moi l’homme du Nord… de la France qui suis tellement fier de l’être ! On me donne un costume (encore un coup de l’adjoint aux fêtes !), alors pas question que je me dérobe : je l’ai mis tout l’après-midi, notamment sur le podium devant lequel les groupes défilaient et s’arrêtaient quelques instants en fin de parcours ; il s’est alourdi de quelques (kilos de) confettis, comme le veut la tradition.


Enfin, je garde en souvenir cette belle image de fraternité européenne, illustrée par l’une des photos ci-contre : celle des maires des villes jumelées main dans la main, à l’issue de la réception du dimanche matin. J’ai souvent dit qu’à Wattrelos, nous avons toujours eu une Europe d’avance ; nous en sommes particulièrement fiers. Fiers de promouvoir, à notre modeste échelle, l’amitié entre les peuples, la solidarité et le respect sans lesquels aucune paix durable n’est envisageable.


C’est aussi cela, le carnaval : une communion entre gens d’horizons et d’origines diverses qui font tomber, l’espace de quelques heures, toutes les barrières, tous les préjugés, et qui donnent l’image d’un monde plus gai, plus juste et plus humain. C’est pour cela et comme cela que je l’aime, notre carnaval de Wattrelos.


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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 08:19

 

Vendredi soir, à la soirée de lancement du carnaval organisée par la Confrérie du Carnaval de Wattrelos, j'aurai du me méfier : le Grand Chambellan, Franck Duthoit, rappelant les 30 années de carnaval, insistait dans son propos, avec un zeste de nostalgie sur ces réveils en fanfare qui se faisaient, il y a plus d'une dizaine d'années, auprès d'élus ou de responsables associatifs de notre bonne ville. Mon prédécesseur y avait eu droit, moi aussi, et tant d'autres encore… Et ça n'était ni triste, ni simple à vivre, car ce "concert" très matinal se jouait devant chez vous, ou à domicile même, vers 4, 5 ou 6 heures du matin ! Bonjour les voisins… Puis cela cessa.

 

Sauf que cette insistance de vendredi m'a mis la puce à l'oreille ! Vont-ils recommencer ? Pour exorciser le risque, moi-même, dans mon discours vendredi, j'avais souligné qu'en effet ça manquait… et que ce serait bien de renouer avec la tradition en allant réveiller, par exemple, les nouveaux élus ! Avec plus de 50 % de nouveaux au conseil municipal, cela laissait aux carnavaleux du travail pour plusieurs années ! Je m'étais dit : me voilà tranquille… Et j'ai dormi confiant, cette nuit de samedi à dimanche, veille de carnaval !

 

J'avais tort. Malgré tout, la Providence était avec moi.

 

Car ce matin, à 6h20, en prenant mon café dans ma cuisine, je suis mort de rire ! Pourquoi ? Levé, comme chaque dimanche à 6h05 (c'est l'heure du réveil !), ayant sorti mon chien et récupéré mes journaux dans ma boîte vers 6h10, je déguste ma première tasse de café en lisant lesdits journaux. Et là, je découvre dans Nord Eclair (pardon pour la publicité), plus précisément dans l'article consacré au carnaval de Wattrelos, que les carnavaleux vont renouer ce dimanche matin avec cette tradition des réveils en fanfare, et qu'à l'heure où les lecteurs liront l'article, Dominique Baert aura déjà été réveillé par ces visiteurs matinaux !

 

Ils sont dénoncés ! Génial, je sais qu' « ils » vont venir : c'est dans le journal ! J'en ris, j'en ris, vous ne pouvez pas imaginer… Je n'ai plus qu'à les attendre !

 

Aussi ne suis-je pas surpris quand vers 7h30 mon chien se met à grogner, juste avant qu'un Petit Quinquin musical ne se joue devant mes fenêtres ! Une quinzaine de joyeux drilles, emmenés par Pierre Buseyne et Franck Duthoit, tous déguisés, avec parmi eux quelques-uns de mes proches collaborateurs (des faux frères !) qui, avec trombone, grosse caisse et cymbales, me font une aubade toute carnavalesque, ainsi qu'à tout le quartier du reste !

 

Heureusement, ce n'est pas trop matinal. Des persiennes se lèvent, des fenêtres s'ouvrent pour faire des signes sympathiques et des sourires à cette bande de fous musiciens… Ouf !

 

Le carnaval est lancé, ça y est ! J'ai fait du café pour tous ces musiciens du matin. Mon chien, Albert (le petit), découvre tout cela, même qu'il a trouvé dans le groupe une vache (du moins, ça y ressemble !) qui s'appelle aussi Albert (le grand, cherchez l'erreur ! - voir photo ci-dessus).

 

Pas toujours simple d'être maire de Wattrelos ! Mais c'est chouette quand même...


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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 14:42

Ça et là sur le territoire national, dans le Nord mais aussi dans la quasi-totalité des villes de notre agglomération, des mouvements de contestation et de mobilisation s'observent dans les collèges et les lycées. Ils sont la manifestation incontestable d'un sentiment de malaise des enseignants, des élèves et des parents face aux suppressions de postes et de filières et aux fermetures de classes qui interviendront à la prochaine rentrée.

 

            Ce malaise, je le ressens aussi, car pourquoi ne pas le dire: en ce début avril, tout député que je sois, je n'ai encore reçu aucune information officielle de la part ni du Rectorat, ni de l'Inspection académique sur ce que seront les « ajustements » de carte scolaire prévus ! C'est inimaginable.

 

Dans  mon mandat précédent (de 1997 à 2002), l'Education nationale avait plus de considération pour les députés ! A l'époque, on nous recevait, on nous expliquait. Maintenant, plus rien ! Rien de rien, ni dossiers, ni tableaux... Pourtant, on est déjà en avril. Dans moins de 5 mois, c'est la rentrée !

 

            Il est vrai que celle-ci ne sera pas facile. Car qui peut oublier que la loi de finances pour 2008 prévoit de supprimer 11 200 postes dans l’Education nationale (dont 8800 dans les collèges et les lycées à la rentrée de septembre prochain) ?

 

Le nombre de postes est adapté de façon aveugle à la démographie scolaire sans tenir compte du manque de moyens humains et matériels qui en résulte. Les conditions d’enseignement se dégradent pour les élèves et les enseignants : surcharge des classes, problèmes de remplacement des enseignants, suppression d’options, d’enseignements et de filières, non scolarisation des enfants de deux ans… La liste des conséquences néfastes est longue.

 

Ces suppressions massives de postes remettent en cause l’égalité des chances. Les promesses émises pendant la campagne présidentielle sont abandonnées. Le dédoublement des classes dans les ZEP, le soutien scolaire, les études dirigées et le remplacement de courte durée seront de plus en plus difficiles à assurer dans les établissements scolaires.

 

Voilà pourquoi, au nom de l'ensemble des députés socialistes, notre Président de groupe Jean-Marc Ayrault a écrit à Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, pour lui rappeler que son devoir est de défendre l’école de la République, et d’entendre tous les partenaires de la communauté éducative pour assurer la réussite de tous les élèves.

 

Car face à cette politique de démantèlement programmé de l’école de la République, les députés socialistes tiennent à rappeler leur attachement au service public de l’Education nationale. Au moment où l’on donne un tour de vis supplémentaire et où des annonces inquiétantes pour 2009 sont formulées, ils souhaitent que soit présenté un collectif budgétaire pour que la rentrée 2008 se déroule dans de bonnes conditions.

 

Les moyens dilapidés dans le cadre de la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat en juillet 2007 ( les trop « fameux » 15 milliards d'euros du « paquet fiscal ») font aujourd’hui cruellement défaut notamment pour l’Education nationale !


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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 15:36

Le Monde l'étale hier en manchette sur sa première page : "L'inflation s'installe en Europe. Les prix ont augmenté de 3,5 % en un an, un record dans la zone euro".

 

Cette information n'est pas anodine. Elle est, et sera, de fait lourde de conséquences.

 

En effet, selon les estimations provisoires publiées lundi 31 mars par Eurostat, les prix à la consommation ont augmenté dans la zone euro de 3,5 % sur un an en mars, après
 + 3,3 % en février et + 3,2 % en janvier. Aucun pays n'est épargné par cette
 accélération : les prix ont progressé de 3,2 % en Allemagne, de 3,6 % en Italie et de
 4,5 % en Espagne. Rappelons que la hausse est de 3,2 % en France sur un an.

 

La progression de l'euro (face au dollar) ne suffit plus à contenir les pressions inflationnistes provoquées par la flambée des cours du pétrole et celle des matières premières alimentaires.

 

Alors les prix dérapent, et c'est préoccupant. Car cela risque d'avoir des conséquences économiques très négatives, notamment sur la croissance économique française, et donc sur l'emploi et sur la situation des finances publiques.

 

·        D'abord parce que cette hausse des prix ponctionne fortement le pouvoir d'achat des ménages. A 3,2 %, l'inflation est sans commune mesure avec la hausse des rémunérations, salaires et retraites (+ 1,1 % pour ces dernières prévu en 2008 !). Or, les revenus des ménages (déjà amputés par les mesures restrictives telles que les franchises médicales), sont ce qui leur permet de consommer ; une consommation qui est, elle, un des moteurs de la croissance économique. Moins de revenus, c'est moins de consommation, et donc moins de croissance pour l'économie française. Partout on l'entend, le pouvoir d'achat souffre, nos concitoyens ont de plus en plus de difficultés. Le risque est donc bien que celles-ci s'accentuent.

 

·        Seconde conséquence de cette poussée inflationniste, c'est le risque de durcissement de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE). Celle-ci a déjà manifesté son inquiétude, puisque son président, J.-C. Trichet, a rappelé que « la lutte contre l'inflation reste la plus haute priorité de la BCE ». Ce qui veut dire que la BCE risque bien d'augmenter à nouveau ses taux d'intérêt. Or, des taux d'intérêt plus élevés, cela signifie des charges d'intérêt plus chères pour les particuliers et les entreprises sur leurs emprunts, donc moins de consommation et moins d'investissement, et donc au final, là encore, moins de croissance économique !

 

·        D'autant que, ne l'oublions pas – 3ème conséquence –, si la BCE augmente ses taux, cela va à nouveau pousser l'euro à la hausse, et un euro plus cher (par rapport au dollar) aura pour conséquence de freiner nos exportations ; ce qui va non seulement dégrader davantage notre commerce extérieur (déjà gravement déficitaire : - 40 milliards € en 2007 !), mais cela va là aussi directement ralentir notre croissance économique !

 

Le retour de l'inflation n'est donc vraiment pas une bonne nouvelle pour l'économie française, ni pour les demandeurs d'emploi !


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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 15:02

Hier, le syndicat Sud Education a organisé une manifestation devant l’Hôtel de ville contre la création d’une base de données recensant les élèves des écoles maternelles et élémentaires. Wattrelos fait en effet partie des villes qui expérimentent ce fichier.

 

De quoi s’agit-il ?

 

L’Education nationale a créé un logiciel de gestion des élèves du premier degré appelé « Base Elèves Premier degré » (BE1d). Sur cette base de données, outre les coordonnées de l’élève, il est possible d’inscrire des données administratives et pédagogiques. Ce logiciel, conçu sous technologie internet et accessible par liaison sécurisée, en est au stade expérimental.

 

Comment cela fonctionne-t-il ?

 

La base de données est renseignée par le directeur de l’école. Celui-ci n’a accès qu’aux seules données qui concernent les élèves de son école. Toutes les données d’une circonscription sont accessibles à l’inspecteur de cette circonscription et l’inspection académique a accès aux seules données des écoles de son département. Il existe une base de données par académie, soit 30 bases en France.

 

Et la Ville ?

 

L’Education nationale a offert à certaines Villes de tester directement et gratuitement l’application « Base élèves Premier degré ». Wattrelos a accepté la proposition. Pourquoi ? Parce que nous devons en effet assurer la gestion des 3500 élèves de nos écoles : les inscriptions, les repas scolaires, les garderies, etc., et nous ne pouvons pas le faire sans une application informatique. Ces informations, nous devons aussi les transmettre à l’Education nationale. Avec Base-élèves, nous disposons d’un outil simple et efficace, qui plus est gratuit, et bien plus performant que l’application que nous utilisions auparavant. Quand nous utilisons cette base de données, nous n’avons accès qu’aux seules informations que nous enregistrons… et aucune autre. Ainsi, nous ignorons les absences des élèves, les actions de soutien scolaire et, je le répète, toutes informations que nous n’avons pas enregistrées nous-mêmes.

 

Pourquoi une manifestation ?

 

Le syndicat Sud Education demande la suppression définitive du système Base-élèves car il redoute qu’un jour il ne soit détourné de son usage. Cette utilisation « particulière » du fichier pourrait trouver son fondement dans la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007 qui prévoit que le maire est au centre de la politique de prévention et que les établissements scolaires y participent. De plus, selon Sud Education, une personne mal intentionnée pourrait détourner des informations qui seraient mal sécurisées sur internet.

 

Que faut-il en penser ?

 

Il faut, je crois, savoir raison garder. On ne peut en effet pas se passer de l’informatique pour gérer des fichiers importants de personnes ou d’objets.

 

Ensuite, soyons clairs : le maire ou l’Education nationale sont des acteurs de la prévention de la délinquance, et non pas de la répression de la délinquance, notamment des mineurs.

 

Mais surtout, osons reconnaître que rien n’interdit à la Justice de réclamer communication de données détenues dans des fichiers (un compte bancaire par exemple), dans le cadre d’une information judiciaire. Et c’est normal. Mais que contient vraiment le fichier Base-élèves qui puisse intéresser la Justice ? Ou une personne qui serait mal intentionnée ? Rien que des informations somme toute banales.

 

Enfin, ce fichier n’est pas obligatoire, en tout cas pour les Villes, lesquelles sont libres de l’utiliser. De toute façon – depuis toujours, et là aussi c’est normal – elles doivent informer l’Education nationale sur les enfants qui se sont inscrits dans les écoles… via la mairie. Et un directeur d’école enregistre, en son âme et conscience, les informations qu’il juge utiles à la connaissance et au suivi de l’enfant, dans le seul intérêt de l’enfant. Je n’imagine pas qu’il puisse le faire dans un autre but.

 

En conclusion, je reste d’accord sur un point avec le syndicat Sud Education : il faut être vigilant sur l’usage de ce fichier, comme de n’importe quel autre fichier, mais cela ne peut interdire d’en apprécier ses éléments d’efficacité. Tel est le sens de la discussion que mon adjointe à l’Education, mon directeur de cabinet et les fonctionnaires municipaux ont eue avec les manifestants.


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