Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 17:12
Ce fut la seconde partie de mon propos en compagnie des journalistes de la presse locale (cf. article précédent) : en tant que maire, ma préoccupation première est de conduire avec efficacité les chantiers et les projets de la fin du mandat.

Quels sont-ils ? 

- dossiers économiques : ça n’arrête pas, bien sûr. Parcs d’activités, friches industrielles... les dossiers sont lourds, mais fondamentaux pour l’avenir de notre agglomération, et de nos habitants.
Avec les entreprises en cours d’installation : 700 emplois seront localisés sur Wattrelos avant l’automne 2008 (en un peu plus de 2 ans). Ce n’est pas une promesse, c’est une réalité pour demain. Qui peut dédaigner cela, dans une ville qui a vu fermer dans la décennie précédente La Lainière, le Peignage Amédée, l’usine de Tapis Saint-Maclou, Saint Liévin, Brant Galva… ?

- logement :   on entre dans une nouvelle phase à Beaulieu, avec deux gros équipements : le pôle Enfance-Famille, et surtout le Foyer pour Personnes Agées dont le financement n'est pas encore blouclé ;

- chantiers : beaucoup de chantiers structurants de voirie ont pu être menés ; d'autres sont prévus (changement du revêtement de la rue Carnot), ainsi que de gros dossiers environnementaux (Kuhlmann) ;

- budget 2008 : j'aimerais que le Conseil municipal puisse le voter avant la fin de l'année ;

- équipements : rénovation de la façade de l'Hôtel de ville, remplacement des serveurs informatiques de la mairie, fin de la construction de la Cité des Sports... Ce sont les derniers gros travaux d'équipement du mandat ; ils sont en cours ;

- sans oublier la gestion du quotidien et des incidents qui peuvent survenir.
 

C’est ça notre feuille de route.
Pour moi, d’ici la fin de l’année, il reste 3 mois de boulot plein ! Après, seulement, viendra
le temps de la campagne. Pour l’heure, c’est vrai, dans le cadre des procédures internes du Parti Socialiste, je suis le « Premier des socialistes ». Je suis candidat :

  • - parce que j’aime ma ville, et que je veux contribuer à lui donner les moyens de réussir, à porter une image positive et sympathique  de Wattrelos dans la métropole, à y améliorer les conditions de vie.
  • - pour poursuivre, ce qui a été commencé. Ce que je veux dessiner, c’est une volonté d’avoir une ville avec une grande qualité urbaine dans tous les quartiers.
Mon destin n’est pas d’être élu à vie. Jamais, ni le pouvoir ni les bureaux ni les voitures officielles ne m’ont tourné la tête. Ce qui m’anime, mon plaisir, mon choix de vie aussi, c’est de faire mon boulot, de remplir, de servir la mission qui m’a été confiée

Alors, cette candidature :


1°) dans quel état d’esprit et pour quel projet
 ? Comme dit Bertrand DELANOE, je veux bien volontiers me dire de « Gauche moderne », mais les deux à la fois : de gauche et moderne. Cela se voit dans les projets que j’ai conduits, et ceux que je proposerai :

- de gauche : pour offrir et défendre un haut niveau de service public ;

- moderne : pour adapter la ville à l’évolution de la société, à l’écoute des besoins de la population, ce qui veut dire affirmer les priorités indispensables (emploi, logement, proximité), et faire évoluer les méthodes de fonctionnement (nouvelles technologies, nouvelle proximité au travers des relations avec l'usager, des comités de quartier...).


Mon projet, ce sont mes résultats. Mon souci, c’est le quotidien des habitant
s.

2°) Avec quelle liste ? On verra cela en janvier. Pour l’heure, comme « premier des socialistes », je conduirai cette liste : 

- avec un projet d’avenir pour Wattrelos ;

- sur une équipe de rassemblement et ouverte, que je constituerai dans l’esprit qui a toujours été ici celui de Wattrelos : on rassemble sur des valeurs, pas que sur des étiquettes. Il y aura une continuité, il y aura des personnalités nouvelles.
Elle sera renouvelée, bien sûr. Elle mobilisera nos partenaires de gauche. Elle sera ouverte sur la société civile, et des acteurs de la vie locale. Ce qui compte, c’est aussi la compétence et la disponibilité.

Un mandat, ce n’est pas qu’un titre, c’est une fonction à remplir, un rôle à jouer dans la cité
et ses quartiers.

3°) Pour quelle ambition ?

Porter la ville en avant, construire son avenir autour de trois objectifs clairs : augmenter le niveau d’emploi, en localisant des emplois sur la ville, mais aussi en aidant à l’insertion professionnelle et sociale des wattrelosiens ; tout faire pour maintenir un accès large à des services publics de qualité ; améliorer le logement et le cadre de vie, pour chacun et donc pour tous.

Soyons francs, pendant les cinq ans qui viennent, la France va vivre avec un Président centralisateur, qui n’aime pas la décentralisation ni les collectivités territoriales (cf. Budget pour 2008 !). Rien ne sera simple, et avec un Etat en « faillite », les moyens seront rares !

Raison de plus pour avoir des objectifs clairs ! C’est mon cas.



 
Partager cet article
Repost0
12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 16:13
Cet après-midi, j'ai rencontré les journalistes de la presse quotidienne régionale pour mon traditionnel point presse... de rentrée. Bien sûr, la rentrée est derrière nous, mais ce n'est pas parce que le temps est passé particulièrement vite cette année que j'ai pour autant "zappé" ce rendez-vous.
Alors, actualité oblige, ce point presse usuel du maire est également devenu celui du député. Un député membre de la Commission des Finances au début d'une session budgétaire. Voici, en substance, ce que j'avais à dire :

Député, je fais mon travail face à une majorité qui fait peu de cas du Parlement
. On est en plein dans les débats sur le Projet de Loi de Finances : cette semaine en Commission des Finances (j’y suis), à partir de la semaine prochaine en séance publique (j’y serai).
 
J’ai été élu pour faire mon travail, je le fais !
 
Dès le début de juillet, j’y ai pris toute ma part. A vrai dire, je n'ai pas eu le temps de souffler car nous avons siégé en session extraordinaire dès l’été, et les séances de nuit ont commencé très vite.
 
La Commission des Finances n’a pas manqué de sujets. J'ai été en première ligne, présent en réunion, depuis juillet sur les sujets suivants :
 
- le TEPA (texte sur « le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat », le mal nommé ;
en fait ce sont « les cadeaux fiscaux ») ;
- le Débat d'Orientation Budgétaire pour 2008
- la Loi de Règlement pour 2006
- la crise financière
- la crise EADS
- le Projet de Budget pour 2008
- le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2008
 
Le Parlement ne travaille pas bien, ne peut pas bien travailler. Passons sur les problèmes d’intendance (c'est-à-dire les problèmes de bureaux, d'ordinateurs, de salles de réunions…) ; ce que je retiens de ce début de législature, ce sont surtout de gros problèmes de méthode : le Gouvernement amène ses textes à marche forcée ! Toujours dans l’urgence, sans études d’impact ni évaluation précise, et ne parlons pas des décrets d’application… Les textes arrivent quelques jours à peine avant passage en commission.
 
Exemple : pour le Projet de Loi de Finances pour 2008... seulement quatre jours ouvrables pour déposer les amendements !
 
J'y vois une forme de dédain de la part d'une Majorité sûre d'elle, toute aux ordres de l’Elysée en apparence, qui fait ce qu’on lui dit de faire et n’écoute pas. Bref, une Majorité aveuglée par sa victoire.
 
J’ai le sentiment que l’ouverture n’est qu’un leurre médiatique, car concrètement, la Majorité est très fermée, à la discussion comme aux propositions. 

Et ce n'est pas la seule raison de ma colère. En effet :
 
- les cadeaux fiscaux de l’été (15 Mds € dépensés en dix jours !) sont injustes. La preuve : déjà avec le bouclier fiscal à 60 % (la Droite l'a fait passer à 50 % cet été), 111 contribuables dans le Nord - Pas-de-Calais vont se voir rembourser 90 000 € d’impôts (en moyenne) en 2007 ! ;
- rien sur les hôpitaux publics (au bord de l’asphyxie !) ;
- 400 M€ en moins pour les collectivités locales en 2008 ;
- réduction dramatique des contrats aidés (- 25 % d'un semestre à l'autre) ;
- franchises médicales qui vont peser sur les revenus des plus modestes, et les empêcher de se soigner ;
- une politique économique qui ne favorisera pas la croissance économique...
  
Rapporteur spécial de la Commission des Finances sur les engagements financiers de l’Etat, je mène des investigations sur la dette de l’Etat : elles seront sans concession. Je livrerai mes conclusions en commission le 7 novembre, puis en séance le 14 novembre.

S'agissant de mon travail parlementaire, je m'inspire de ce que me disent les habitants de ma circonscription pour être utile concrètement. Ainsi :
 
- j'ai notamment déposé trois amendements au Projet de Loi de Finances :
    1) pour le passage de 75 à 70 ans du bénéfice de la demi-part pour les anciens combattants ;
    2) pour le plafonnement de la taxe foncière pour les personnes veuves de plus de 70 ans ;
    3) pour la réduction de la taxe sur les salaires des associations ;

- j'ai déjà posé une dizaine de questions écrites (publiées au J.O.) ;

- trois questions orales sont à venir ; elles portent sur les conditions d’attribution et le montant de l’allocation différentielle pour les veuves d’anciens combattants ; le financement des missions d’intérêt général des hôpitaux ; le regroupement des commissariats sur Lille.

Et j'ajoute que je tiens également mes permanences en mairie : Roubaix (1er samedi du mois) ; Croix (3ème samedi). J’attends toujours la réponse du maire de Wasquehal (pour le 2ème samedi).
 
Au cœur de l’action (cf. financements des hôpitaux de Wattrelos et de Roubaix - ma rencontre du jeudi 11 octobre avec Francis VERCAMER chez Roselyne BACHELOT), je constate une vraie crise de fond du secteur hospitalier public, et le Gouvernement la sous-estime : il n’y a rien sur l’hôpital public dans le Projet de Loi de Finances sur la Sécurité sociale (PLFSS). Aussi déposerai-je dans les prochaines semaines une proposition de loi pour la création d’une « Caisse de la Dette Hospitalière ».



Partager cet article
Repost0
10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 20:13
La présentation du Projet de Loi de Finances pour 2008 a été faite il y a à peine une dizaine de jours en Conseil des ministres mais nous n'avons eu ce Projet à l'Assemblée nationale que mercredi dernier. Et voilà qu'il faut déjà transmettre ses amendements avant mardi 9 au soir pour qu'ils soient examinés en Commission des Finances.
 
L'exercice n'est pas simple, et ce soir et cette nuit, une bonne partie de ces amendements est examinée. J'en propose pour ma part une dizaine. Un certain nombre concerne des dispositions techniques et financières sur le financement des communautés urbaines.
 
Mais je dépose surtout sur mon nom trois amendements, que le groupe socialiste a accepté, et qui sont inspirés de problèmes concrets de mes concitoyens :
·        l'abaissement de 75 à 70 ans de l'âge d'accès à la demi-part fiscale accordée aux anciens combattants ;
·        le plafonnement de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour la personne de plus de 70 ans qui devient veuve (je propose un plafonnement à 5 % du revenu fiscal de référence) ;
·        le relèvement à 10 000 euros du seuil d'exonération de la taxe sur les salaires payée par les associations. Cela soutiendra les associations, et pourrait permettre la création d'emplois dans le secteur associatif.
 
Le premier amendement a été rejeté ce soir par la Majorité (UMP – Nouveau Centre), malgré le vote positif de tous les membres de gauche de la commission. Je le défendrai à nouveau en séance publique la semaine prochaine.
 
Les deux autres amendements seront présentés directement en séance publique à partir du 16 octobre.



Partager cet article
Repost0
10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 14:24
Ce midi, je déjeune avec Xavier Timbeau, économiste, enseignant à Science Po, et directeur de l'analyse et de la prévision de l'OFCE. Au menu, les perspectives économiques en 2008.
 
Cet économiste revient en détail sur les crises de l'été, et sur les prévisions de croissance dorénavant revues à la baisse. On balaie la crise des "subprimes" aux Etats-Unis, sa transmission aux bilans bancaires, les risques financiers d'une dépréciation brutale du dollar. Il pointe les trois incertitudes économiques majeures actuelles : l'évolution des taux d'intérêt, le cours du dollar, le cours du pétrole. D'où une triple hypothèque sur notre croissance économique française.
 
De nos discussions, je retiens 3 choses :
·        l'urgence, d'après lui, d'une baisse des taux d'intérêt directeurs de la Banque Centrale Européenne (car sinon, il redoute que la crise financière actuelle finisse par être une crise du système bancaire lui-même, avec des faillites en cascade) ;
·        la forte poussée des matières premières que connaissent les entreprises (papier, énergie…) qui va peser sur la rentabilité, et donc l'existence, de beaucoup de PME ;
·        l'impossibilité du Gouvernement de maîtriser le déficit public de l'Etat. Les chiffres que
 X. Timbeau cite sont éloquents :
 
Solde public (% du P.B)                         2007                2008
·        Prévision du gouvernement                            -2,4 %             -2,3%
·        Prévision   OFCE                                          -2,8 %             -3,1%
                      HSBC France                              -2,6%             -2,9%
                      Morgan Stanley                            -2,7%             -3,0%
 
Bon nombre d'organismes de conjoncture anticipent donc une explosion du déficit public ! Notons que je n'ai jamais rien dit d'autre dans ce blog… X. Timbeau estime ainsi que cette situation financière de la France va créer des tensions en Europe en 2008 ; il imagine même l'ouverture d'une procédure de sanction de la Commission contre la France…
 

Faut se rendre compte de l'évidence : il n'y a vraiment que N. Sarkozy pour penser que demain sera meilleur qu'aujourd'hui !


Partager cet article
Repost0
9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 20:06
Jn--ePoliceNationaleBlog.jpgLa sécurité est une préoccupation majeure dans nos sociétés modernes ; à mes yeux, c’est même le premier des services publics. Sans elle, on ne vit plus dans un état de droit et notre devise républicaine liberté-égalité-fraternité est mise à mal.
J’ai donc un profond respect pour ceux qui la défendent tous les jours sur le terrain : les policiers. Aussi ai-je mis un point d’honneur à répondre présent à l’invitation qui m’a été adressée de participer ce matin à l’inauguration de la Journée de la Police nationale à l’école de police de Roubaix-Hem.
En compagnie d’Alain Perret, préfet délégué à la sécurité, et de Jean Chabrol, directeur départemental de la sécurité publique du Nord, j’ai assisté à différentes présentations très bien construites, très bien menées, mettant en valeur les différentes spécialités du métier, les différents outils à la disposition de nos policiers modernes, comme ce radar de dernière génération (ph. ci-contre), et surtout les compétences et les savoir-faire de femmes et d’hommes qui savent qu’ils font un métier difficile mais, cela se sent chez beaucoup, qui l’aiment (car ils le savent utile).
Une journée très pédagogique qui se voulait également ouverte aux jeunes lycéens et à la prévention, notamment en matière de toxicomanie et de sécurité routière. Espérons que cette opération, désormais habituelle, aura suscité des vocations…



Partager cet article
Repost0
9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 13:38
Officiellement, et du point de vue des fonctionnaires, fussent-ils de haut niveau, la réponse est claire : rien ! C'est ce qui ressort de nos réunions de Commission des finances où, notamment cet après-midi, nous avons auditionné le Directeur Général du Trésor et de la Politique Economique, le Directeur Général de l’Agence des Participations de l’Etat, et le Président de la Sogeade / Sogepa qui gère les parts de l’Etat dans EADS.
 
Rappelons que la Sogepa est la Holding publique qui détient les parts de l’Etat dans Aérospatiale, et que la Sogeade est la structure qui allie la Sogepa et ses partenaires privés (le groupe Lagardère) au capital d’EADS.
 
Je ne vais pas revenir ici sur toute la politique financière et industrielle du groupe, non plus que sur la chronologie des faits (que les journaux détaillent à loisir) de ce qu’il est convenu d’appeler "l’affaire EADS". Je soulignerai simplement (si j’ose dire) certains points que cette journée d’auditions et de discussions met en lumière, ne serait-ce que du point de vue de
l'organisation des prises de décision :
·        la séparation stricte (la "muraille de Chine" disent nos interlocuteurs) entre la Direction du Trésor et l’APE, ce qui fait que si l’APE propose en janvier 2006 la vente des titres de l’Etat, le DG du Trésor dit ne pas être informé ;
·        la liaison directe (sans le passage par la Direction du Trésor) de l’APE avec le Ministre (et son Cabinet) : les propositions de cessions ou d’achats se prennent directement à ce niveau ! Le politique est donc en première ligne dans "l’affaire"… Aussi quand Thierry Breton dit ne pas être au courant, et n’avoir pas pesé sur la décision, difficile de le croire ;
·        la position ambiguë, en général et sur ce dossier en particulier, du représentant du Trésor au Conseil de surveillance de la Caisse des Dépôts. Lorsque celle-ci décide d’acheter les titres Lagardère celui-ci ne dit rien ! Pourquoi ? Parce qu’il sait les réserves de l’APE sur le titre EADS ? On est au cœur du problème…
 
Les discussions, les recherches d’informations continuent, et la Justice est saisie. Il n’en reste pas moins que ce soir, au terme de ces débats, je ne peux que ressentir un trouble face à certaines informations recueillies. C’est ainsi que :
·        nous avons compris que les Conseils d’administration de Sogepa / Sogeade ressemblent à un "club" formel entre amis, que les vraies décisions se prennent ailleurs, et que de fait les informations que transmet EADS à ces structures peuvent être incomplètes. Car comment ne pas être consterné de voir qu’après les révélations mi-juin des difficultés de l’A380, le Conseil d’administration du 27 juin… ne mette pas ce point à l’ordre du jour de sa réunion, et que les représentants d’EADS ne sont même pas présents ?
·        nous avons compris que les instructions données relèvent essentiellement du politique, donc du ministre (et cela passe au-dessus des hauts fonctionnaires, fussent-ils éminents) ;
·        nous avons été surpris de savoir que M. Pontet, Président de la Sogeade / Sogepa, gérant donc des participations d’Etat… était aussi parallèlement "Chairman Investment" (c'est-à-dire gestionnaire des investissements !) d'une grande banque privée (HSBC) !!! Et personne ne s'étonne de ce mélange des fonctions…
·        nous avons été plus surpris encore de savoir que dans quelques jours, M. Pontet va quitter ses fonctions (car atteint par la limite d'âge) et que le nouveau Président sera … Arnaud Lagardère (celui-là même qui a vendu une partie de ses parts d'EADS au détriment de la Caisse des Dépôts, et présenté par le Président de la République comme son "frère" !).
 
Décidément, oui, tout cela crée un malaise ! Et cela confirme, une fois de plus, que politique et affaires ne font pas un bon ménage…


Partager cet article
Repost0
9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 07:38
Voici la dernière question écrite qu'en ma qualité de parlementaire j'ai posée : 

- à Madame la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports sur des abus manifestes dans l'attribution de la CMU à des non-nationaux. Créée en 1999 pour garantir aux plus démunis un accès aux soins, la CMU fait prendre en charge les frais médicaux par le régime général de sécurité sociale. Cependant, les seules conditions d'éligibilité de la CMU de base consistent à ne bénéficier des prestations d'aucun régime obligatoire d'assurance maladie et à justifier de trois mois ininterrompus de résidence en France. Lire la suite (J.O. du 9 octobre 2007).


Partager cet article
Repost0
8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 10:21
Dans son projet de budget pour 2008, le Gouvernement modifie les règles d’évolution des dotations de l’Etat aux collectivités locales, privant ces dernières de près de 400 millions € de ressources en 2008. C’est un acte politique qui met à mal la décentralisation. C’est une faute sociale, car alors que les difficultés sociales sont grandes, les collectivités (communes, départements) vont manquer de moyens pour y répondre. C’est une erreur économique, aussi et surtout, car si la croissance économique française peine à accélérer, comment oublier que par leurs dépenses et leurs investissements, les collectivités territoriales stimulent les économies locales et donc la croissance française ?
 
Réduire les ressources de nos collectivités, c’est prendre un risque avec la croissance du pays !
 
Comment le gouvernement de Fillon peut-il oublier que, depuis 2003, les investissements des collectivités locales ont augmenté chaque année en moyenne de + 8 % ? Cela représente 40 milliards € d’investissement en 2006 (contre 30 milliards en 2002) ! En comparaison, les entreprises françaises ont investi 187 milliards euros en 2006 (contre 159 en 2002) soit une hausse de seulement + 4 % par an.
 
L’investissement local joue donc un rôle de premier plan.
 
N’oublions pas que les communes investissent prioritairement dans l’aménagement urbain, le logement ; les départements dans la voirie et les collèges ; les régions dans les lycées et transports collectifs.
 
Alors que veut le Gouvernement ? Pourquoi prendre le risque de couper les jambes de collectivités qui ont besoin d’investir, qui ont déjà beaucoup de difficultés à le faire dans un contexte de hausse de prix (+ 5,5 % en 2006) qui renchérit les coûts ?
 
Comment ne pas comprendre que les besoins, à moyen terme, en infrastructures routières, protection environnementale, aménagement urbain, logement, transports, ou liés à la décentralisation sont soutenus ?
 
L’INSEE estime le « stock » actuel de capital fixe des administrations publiques locales à 577 milliards € et à 27 milliards € son « usure annuelle ». Pour développer ce stock, il faut donc investir davantage que cela. Voilà le constat !
 
Alors, oui, il faut dénoncer la stratégie suivie par le Gouvernement en matière de collectivités locales, car ces dernières ne sont que la variable d’ajustement d’un budget de l’Etat qu’on prive (avec les « cadeaux fiscaux » de l’été) de recettes fiscales, en totale inutilité économique. Pour favoriser les intérêts particuliers de ses électeurs riches et rentiers, le Pouvoir affaiblit les ressources qui œuvrent à l’intérêt collectif, il freine les investissements qui donnent à notre économie son efficacité et qui améliorent les conditions de vie.
 
Ce gouvernement n’a qu’une politique pour nos collectivités : le garrot !


Partager cet article
Repost0
6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 11:07
dballumoirs-copie-1.jpgCe n’est pas (encore) aussi célèbre que la fête des lumières de Lyon, mais peu importe : seuls comptent les regards et les sourires des enfants qui défilent fièrement avec leurs petits lampions dans les rues des quartiers de Wattrelos lorsque revient le mois d’octobre.
Dans notre région, dans nos villes, on appelle ça la fête des Allumoirs (version picarde du mot « lanterne »). Une fête qui, à l’origine, voulait marquer le retour des lumières artificielles dans les ateliers de nos villes textiles.
A Wattrelos, c’est une institution : 30 ans que ça dure, et ce n’est pas près de s’essouffler si j’en juge au nombre de participants recensés cette année (plus de 2000 dans toute la ville !).
A chaque quartier son cortège, telle est la formule choisie depuis quelques années par la Ville pour faire vivre cette tradition. En ce qui me concerne, j’ai rejoint le cortège de mon quartier, le Touquet Saint-Gérard, pour saluer une renaissance puisque les Allumoirs n’avaient pu être organisés l’an dernier, le comité des fêtes local étant en phase de transition.
Un nouveau comité a pris les rênes, et même s’il a dû mettre les bouchées doubles, il peut être content et fier : la kermesse du quartier, fin août, a été une pleine réussite, et ce soir chacun n’a envie que de lui dire deux mots : bravo et merci !
La preuve : ce comité avait demandé aux familles de se déguiser pour le défilé, et bon nombre d’entre elles ont joué le jeu (les jeunes enfants adorent ça !).
J’ai assisté à tout cela avec plaisir. Et naturellement, la distribution de friandises qui a conclu le défilé ne fut pas le moment le moins apprécié de nos petits porteurs de lampions ! Le sourire et la bonne humeur étaient au rendez-vous !
Sympa, la soirée… d’autant que je l’ai poursuivie en me rendant d’abord au spectacle de la troupe Machin Truc et Cie au CSE, puis à Salengro pour La légende de Pahricy (très beau spectacle). Retour à la maison : 0h45 ! Et dire que je redémarre tôt demain matin…



Partager cet article
Repost0
2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 10:16
C’est le message que la Commission des Finances veut porter en auditionnant cet après-midi le gouverneur de la Banque de France, le Président de l’Autorité des Marchés Financiers, un haut dirigeant de la Société Générale, un représentant britannique d’une agence de notation, et MM. Aglietta et Bourguinat, deux éminents professeurs de finance internationale, que je suis heureux de retrouver (j’avais travaillé avec eux quand j’étais au Plan et à Matignon).
Bien sûr, on pourrait dire que cette crise dite des « subprimes » est une crise financière de plus, comme le monde en a tant connu, et en connaîtra sans doute encore. Son origine est, de fait, très classique au sens économique du terme : un rythme économique soutenu, un crédit très abondant et bon marché, qui a progressivement entraîné un appétit sans cesse croissant pour le risque et pour l’endettement. Mais, compte tenu des mutations du système financier moderne, avec le développement de la désintermédiation et de la titrisation, cette crise s’est propagée par des véhicules d’investissement complexes (on appelle ça des « conduits ») en dehors des bilans bancaires.
Alors les différentes personnalités ont débattu entre elles, et avec les commissaires aux finances présents, des raisons et des conséquences de la crise.
J’ai évidemment pris part à la discussion, en insistant sur le double cheminement de la crise, à savoir à travers les bilans bancaires (les banques françaises ont investi une fraction de leur portefeuille de placement en titres exposés au subprime), mais aussi leur hors-bilan. Alors mes questions ont concerné ce que nous devons redouter comme effets de cette crise :
 
. un effet de richesse, ou plutôt de « portefeuille » ? Car il y aura des pertes dans des banques ! Combien ? Quand on sait l’exposition au « subprime » au bilan de certaines banques (Natixis 289 M€ ; BNP Paribas 370 M€ ; Société Générale 800 M€ ; Crédit Agricole SA 280 M€), ce à quoi il faut ajouter le « hors-bilan », difficile d’imaginer qu’il n’y aura pas de conséquences sur les comptes des banques. Déjà Calyon reconnaît une « perte de trading » au 3è trimestre, qui pourrait diminuer de 20 % les bénéfices du groupe ; la banque suisse UBS a annoncé une perte probable de 360 à 480 millions d’euros… Les banques françaises sont, comme les autres, exposées ; combien vont-elles laisser de plumes ?
 
. un effet de « liquidité » ? Pour deux raisons. D’abord parce que les banques centrales ont injecté beaucoup de liquidités (plus de 400Mds € !). Mais quand il faudra rembourser ces prêts des banques centrales, les banques sauront-elles rembourser ? D’autant plus que si elles annoncent des pertes, leur ratios prudentiels vont se détériorer, donc leur notation, donc elles subiront une hausse de leurs conditions de refinancement, et donc auront plus de difficultés à emprunter.
 
. un effet de « frilosité » ? Devons-nous craindre que les banques, qui semblent de plus en plus réticentes à se prêter entre elles, soient plus frileuses pour prêter à l’économie, aux entreprises et aux ménages ? Et c’est bien là le cœur de toutes nos interrogations : quelle conséquence cette crise financière aura-t-elle sur la croissance économique ?
Car il est clair que si le crédit se fait plus rare, et/ou plus cher, la croissance va être freinée ! Et moins de croissance, c’est moins d’emplois, plus de déficits, plus de dette publique…
Voilà pourquoi ce débat cet après-midi est important. Surtout avant que nous abordions le vote du Budget pour 2008 !


Partager cet article
Repost0