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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 08:37
Chacun connaît cette fable de La Fontaine : Les animaux malades de la peste. Elle évoque les différences de traitement, plus favorables, qui peuvent être réservés à ceux qui ont la fortune, tandis que les plus modestes n’ont pas les mêmes soutiens.
Poussée à l’extrême, bien sûr, cette expression, « Selon que vous serez puissant ou misérable », a pu nourrir des démagogues et des populistes, eux-mêmes dangereux pour la cohésion sociale, et je dois avouer avoir toujours considéré, et utilisé, cette phrase avec d’infinies précautions.
Mais là, ce matin, je suis moi aussi exaspéré, révolté par un certain cynisme, un cynisme certain de notre nouveau Président.
Il y a quelques jours à peine, à l’Université d’été du Medef, il se fait applaudir (ô combien) en promettant « la dépénalisation du droit des affaires » (c’est-à-dire la réduction, voire l’arrêt des poursuites contre les dirigeants indélicats, les « patrons voyous » que dénonçait à l’inverse son prédécesseur, J. Chirac, les abus de biens sociaux…) !
Et quel contraste quand je lis, ce matin « Le Monde » du jeudi 13 septembre, où un article annonce « le rétablissement du contrôle fiscal des chômeurs » !!! Le Ministère de l’emploi va en effet pouvoir contrôler les chômeurs, en se faisant communiquer par l’Administration fiscale tous les documents ! Un nouveau décret, succédant à celui de 2005 annulé par le Conseil d’Etat, va pour cela être examiné par le Conseil supérieur de l’emploi le 1er octobre…
Selon que vous serez puissant ou misérable… La Fontaine, tu avais raison !


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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 16:37
POINT-PRESSE-13-SEPT-07-2.jpgJ’ai tenu à participer, cet après-midi en mairie de Mons-en-Baroeul, à une conférence de presse commune à de nombreux maires de la métropole, toutes sensibilités politiques confondues. Une initiative du maire de Mons, Rudy Elegeest, destinée à interpeller Madame la Ministre de l’Intérieur sur les dangers qu’encourent ou font courir aux autres les utilisateurs d’engins motorisés interdits en ville du style quads, boosters ou autres pocket-bikes (cf. fichier pdf joint).
Sur les 18 maires signataires, 12 d’entre eux étaient présents ; j’en étais. J’en étais parce que Wattrelos aussi souffre de ce mal moderne qui consiste à faire du « rodéo » dans des endroits inadaptés (comme sur le mail piétonnier de la Mousserie par exemple), provoquant nuisances sonores et risques d’accidents, tant pour les autres que pour eux-mêmes, d’autant que les contrevenants sont souvent jeunes.
De plus, ces comportements provoquent l’exaspération des riverains, et qui peut dire jusqu’où celle-ci peut conduire : et si elle provoquait des réactions violentes brutales, voire criminelles ? Nos concitoyens réclament de la tranquillité, c’est le sens du cri d’interpellation que nous tous, maires de zones urbaines, nous lançons aujourd’hui.
En tant que parlementaire, j’avais moi-même rédigé cet été une question écrite à Madame la Ministre de l’Intérieur (Journal Officiel du 11 septembre 2007), demandant à l’Etat, garant de la sécurité publique, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire appliquer la loi. Ces dispositions sont actuellement insuffisantes ; je ne cesse de dénoncer le manque de moyens d’Etat déployés (notamment le manque de policiers) pour faire reculer l’insécurité de toute nature.
J’en parle d’autant plus douloureusement que Wattrelos a connu un fait divers tragique il y a un an lors de la fête des Berlouffes : un motard s’était tué sur le terril Kuhlmann… pourtant interdit d’accès.
Wattrelos, comme les autres villes de la métropole signataires, comme tous les habitants qui respectent les autres et la loi, pense que l’utilisation sauvage de ces quads, de ces petites motos, y’en a marre ! 

s3.archive-host.com/membres/up/1195081252/18_maires_en_appellent_au_Ministre_de_l_Interieur.pdf



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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 09:37
ber2.jpgPour une journée, je suis devenu « député du Tiers Etat » dites donc ! C’était déjà bien agréable de se retrouver plongé en pleine ambiance Renaissance, dimanche peu avant midi, au moment de la reconstitution historique devant la mairie. Mais alors, je n’ai pu que rire – malgré le côté tragique de la mise en scène – lorsque dans l’énoncé de la sentence le juge condamnant Jehan Berlouffe m’a présenté à la foule : j’étais déjà « conseiller à la Châtellenie de Lille » (la communauté urbaine, je suppose, en langage moderne !), et me voilà en plus dénommé « député du Tiers Etat ». A côté de mes adjoints, plus hilares encore qu’à l’habitude, mon invité du jour, le Préfet de Région, Daniel Canepa (à mes côtés sur la photo, en train de chiner), ne peut que se joindre à la bonne humeur générale.
C’est ça, Berlouffes : de la tradition et des surprises. Cela fait quasiment 30 ans que ça dure, puisqu’on célébrait ce week-end la 30è édition de cette fête qui représente tellement l’esprit wattrelosien : convivialité, bonne humeur et organisation sérieuse sans pour autant se prendre au sérieux.
La journée a été excellente. Certes, la météo aurait pu être meilleure mais il n’a pas plu et c’est bien là le principal. Toute la journée, j’ai déambulé dans les artères de ce vide-grenier géant.
Autre moment sympathique : celui où j’ai pu conduire mon premier adjoint Jean Destaerke – intronisé membre de la Confrérie du Carnaval au printemps dernier – au balcon de Saint-Maclou pour le traditionnel jet de poupées en fin de journée ! Nous n’étions pas trop de trois élus (avec l’adjoint aux Fêtes, Jean-Luc Doyen) pour lancer ces 1 500 poupées : allez, c’est vrai, c’est amusant… vu d’en haut tout au moins, car il faut batailler ferme en bas pour en attraper au moins une !
Autre satisfaction : la tenue du marché Renaissance, inauguré samedi matin. Durant deux jours sur la place Delvainquière, il a permis de marier harmonieusement brocante et artisanat, avec de la musique et une initiation aux danses d’époque, samedi soir, avant que ne « s’embrase » notre cher clocher de Saint-Maclou par le biais d’un feu d’artifice qui n’a effrayé que les pigeons qui y résident, mais a ravi les spectateurs.
Des Berlouffes comme je les aime !


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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 13:56
Ce lundi après-midi, en Préfecture, réunion présidée par le Préfet pour présenter aux parlementaires le projet de refonte de la carte judiciaire.
Dès les premières précautions de langage du premier président de la cour d’appel de Douai, et celles conjuguées du Procureur, chacun le comprend : l’Etat veut réduire l’implantation des tribunaux dans les juridictions du Nord – Pas-de-Calais ! On nous rappelle que nos départements sont bien lotis en terme de tribunaux, qu’il existe cependant de grandes différences selon les juridictions en terme de démographie, de répartition géographique ou du nombre de dossiers traités. Et donc, qu’il faut s’ajuster, et faire des propositions.
C’est limpide et clair ; on voudrait même que ce soit évident : il est nécessaire de simplifier tout cela…
Et bien non, je ne suis pas d’accord.
Parce que, pourquoi cette refonte de la carte judiciaire, pourquoi ces fermetures de tribunaux ? Tout simplement pour gérer la pénurie… la pénurie de moyens de la Justice.
La vérité est toute simple. La Justice ne dispose pas des moyens financiers, et donc humains, pour qu’elle puisse être sereine, efficace et rapide ; partout sur notre territoire, et même dans le Nord, l’état de pauvreté de certaines juridictions est criant.
Alors le fond de toute la démarche que l’on nous présente est clair : c’est la récession ! Confronté à une situation financière difficile, devenue inextricable avec les choix politiques que le Gouvernement a faits pendant l’été avec ses « cadeaux fiscaux », le pouvoir veut faire des économies, et donc coupe dans les dépenses publiques !
Cela organise une nouvelle réduction des services publics de proximité dans nos territoires.
Cela s’appelle un abandon de nos territoires et de leur population.
Ici, à Roubaix, bien sûr, il y aura le regroupement des Tribunaux de commerce de Lille et de Roubaix-Tourcoing au pied de la Tour Mercure. On s’en félicite.
Mais il risque aussi d’y avoir la réorganisation du Tribunal d’Instance, voire la mise en cause de son existence. Et comment ne pas comprendre des propos tenus par ces éminentes personnalités que le Conseil de prud’hommes de Lannoy est quasiment condamné ? Inadmissible.
Surtout quand on comprend que dans le département, la moitié des tribunaux de commerce et des conseils de prud’hommes pourraient disparaître.
Bien sûr, les parlementaires présents, de toutes tendances, en conviennent : il ne s’agit pas d’exclure tout ajustement, tout rapprochement… pourvu que cela améliore la justice, et les conditions dans lesquelles elle est rendue.
Mais là, ce qu’on nous suggère, c’est une entreprise de démolition, dont la première conséquence sera d’éloigner la justice, le juge du citoyen. C’est une erreur. Ma conviction, c’est au contraire qu’il faut défendre une justice de proximité, et pour cela, il faut lui en donner les moyens.
Car jamais je n’accepterai une justice trop lointaine, car elle serait une justice distante… qui prendra surtout ses distances avec les plus faibles !

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 11:32
dbphot.jpgCe lundi matin, c’est la rentrée scolaire… des enseignants. A la fin de la semaine précédente, j’ai été informé que pour cette rentrée, le Ministre de l’Education Nationale, Xavier DARCOS (cf. photo ci-contre - Philippe Pauchet, La Voix du Nord), a choisi de venir au collège Anne-Frank à Roubaix, dans ma circonscription ! Je suis invité à cette rencontre.
Pas d’hésitation : je vais inaugurer mon rôle de député d’opposition ! Même si ce ministre appartient à un gouvernement que je ne soutiens pas, et même s’il me faut bousculer mon emploi du temps, j’y serai ! Par tradition républicaine : les élections sont passées et je représente les intérêts de toute la population, pour les promouvoir et les défendre auprès des décideurs, et donc des ministres. J’y serai aussi et surtout pour écouter, pour suivre les promesses qui seront faites, et vérifier, si nécessaire, que les engagements soient tenus.
Et j’ai eu raison d’y aller. D’abord, parce que, dans ce collège, les équipes administratives et pédagogiques sont hypermotivées, et c’est une fierté de l’élu roubaisien que je suis de les entendre dire, décrire ce qu’ils font, jeunes ou moins jeunes, et leur passion de leur métier ! Ensuite parce que la visite ministérielle n’épuise pas tout : ce collège aura besoin qu’on continue de l’appuyer, et je sais que nous nous retrouverons dans ce mandat.
Pour l’heure, reconnaissons à Xavier DARCOS que je connais peu (même si, dans nos apartés, nous pouvons partager nos expériences de maires, lui de Périgueux et moi de Wattrelos !) l’idée d’être venu ici, à Roubaix, pour la rentrée scolaire ; d’y avoir pris son temps (cela n’a pas été une visite ministérielle une demi-heure à la va-vite, comme on en connaît trop) ; et d’avoir voulu écouter, et discuter de questions concrètes sur la vie du collège. Un bon point pour lui de ce point de vue !
Pour autant, en écoutant toutes ces discussions des enseignants avec leur ministre, en voyant qu’il veut rassurer dans ses réponses sur les moyens qu’ils continueraient d’avoir (classe d’accueil…), je ne peux m’empêcher de ressentir un malaise.
Lequel ? Celui que le calendrier même de cette visite a créé : sa coïncidence avec l’annonce nationale de la suppression de 11 200 emplois dans l’Education nationale dans le Projet de Budget pour 2008. Soyons clairs : dans l’Académie, cela voudra dire plus de 1000 !
Et encore, pour 2008, c’est de notoriété nationale, Xavier DARCOS a limité les dégâts par une manipulation de communication politique ! Vu la manière dont les déficits de l’Etat s’enfoncent, les « cadeaux fiscaux » (15 Mds € !) du Gouvernement, la charge de la dette (alourdie par les taux d’intérêt qui augmentent !), et la croissance économique qui n’est pas bonne, le rétablissement des finances publiques contraindra ce gouvernement à une rigueur inouïe dans les années qui viennent ! Et les suppressions d’emplois seront plus lourdes encore (bien plus lourdes qu’en 2008 !) en 2009, 2010 et au-delà ! Vue la nasse financière où s’enferre ce gouvernement, l’Education nationale va trinquer dans les années qui viennent, c’est certain…
Alors que deviendront tous ces projets pédagogiques, toutes ces démarches éducatives qui exigent du temps et de la durée pour être efficaces ? Ecouter Xavier DARCOS est surréaliste ; je ne lui fais pas de procès d’intention, je crois qu’il est sincère, mais… pense-t-il vraiment qu’il aura les moyens de ce qu’il dit vouloir faire ? Il sait que non, mais aujourd’hui, il occupe le terrain.
Je comprends qu’il veut surtout une rentrée paisible. Mais ni la courtoisie ni les discours ne modifient la réalité. Et celle-ci est double : d’une part, l’importance des besoins sociaux, donc éducatifs, dont atteste ce collège Anne-Frank ; d’autre part, une politique de « rigueur » dure qui s’annonce, et qui s’avance masquée derrière le visage aimable du ministre devant les élus et les enseignants roubaisiens…
Vigilance, donc, pour demain.


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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 14:30
C’est l’un des ateliers auquel je participe ce jeudi à La Rochelle. Pourquoi celui-là ? Parce qu’une société qui ne prépare pas l’avenir de sa jeunesse ne prépare pas son propre avenir, et que les jeunes, nos jeunes, sont au cœur de la crise sociale mais aussi de la crise de confiance que connaît notre société.
Les violences sans précédent intervenues durant le mois de novembre 2005, l’instrumentalisation des évènements de la gare du Nord pendant les élections présidentielles, ont montré l’ampleur de la crise sociale et urbaine dont sont victimes les habitants des quartiers populaires. Comment ne pas s’interpeller sur notre identité et sur notre capacité à vivre ensemble, et pour nous socialistes, comment rebâtir une espérance ?
Car enfin, qui peut nier l’existence d’une certaine ghettoïsation sociale ? Comment ne pas constater que le système éducatif n’a pas su promouvoir de façon suffisamment massive les enfants des cités ?
Pour aborder ces questions, délicates, mais fondamentales, il s’agit d’abord de ne pas tomber dans le piège que tend la droite. Elle glorifie le passé colonial. Elle parle de polygamie, d’immigration choisie, de chansons de rap attaquant la République laissant se propager en France, l’idée dangereuse que les problèmes dans les banlieues ou dans les quartiers populaires sont des problèmes d’étrangers. Elle réussit à dresser des Français les uns contre les autres, les renvoyant à une identité uniquement religieuse ou de couleur de peau, et plus du tout à une identité de classe sociale qui a fondé les grandes luttes du 20ème siècle.
Les villes en difficulté vivent de surcroît une forme de stigmatisation conférée par les zonages, tels ZUS, ZFU ZEP. Si la politique de la ville des dernières années (et notamment par les GPV du gouvernement JOSPIN) a ralenti un phénomène de paupérisation des quartiers, elle n’a pas assez inversé la tendance, car elle ne fut pas suffisamment massive. Une politique de mixité sociale est aujourd’hui prônée, elle apparaît indispensable. En effet, aujourd’hui des rues entières voient des familles au chômage, des collèges concentrent des enfants dont les familles sont en difficulté sociale à plus de 80 %, le brassage des classes sociales est bien loin de se faire. Nous vantons le modèle de l’école républicaine qui insère, alors que dans certains quartiers, des écoles concentrent des personnes d’origine sociale modeste, en grandes difficultés, ou d’origine étrangère, et donc des indicateurs sociaux très défavorables.
Nous voulons lutter contre la discrimination. Dans la lutte contre les discriminations, tout a été dit par la loi. Il faut surtout aujourd’hui la rendre opérationnelle. L’école, l’emploi et le logement sont les trois facteurs principaux sur lesquels il faut agir. Tout le reste n’est que paroles vaines.
S’agissant de la jeunesse, le problème de l’emploi est majeur ! L’emploi et l’insertion des personnes soit en difficulté personnelle, soit en difficulté à cause des discriminations liées à l’adresse, la couleur de la peau ou le sexe ne trouveront pas de solutions seules en résolvant la question de la croissance.
Voilà pourquoi ce qui revient sans cesse dans les interventions de l’atelier, c’est que la question de l’accès à l’emploi doit être traitée en proximité. C’est aux portes des mairies que frappent les personnes de nos quartiers en recherche d’emploi, diplômées ou non. De ce fait les emplois-jeunes furent de bons tremplins. L’accès à l’emploi nécessite le fonctionnement croisé de plusieurs institutions, et c’est une vraie nébuleuse. Voilà pourquoi je pense qu’il faut être clair et lisible, et donner la compétence de la coordination de l’insertion professionnelle aux communautés de communes ou, ici à Lille, à la Communauté Urbaine, en leur donnant légitimité de mettre tous les acteurs de l’insertion autour de la table.
Cette compétence peut se décliner à travers plusieurs pistes de réflexion :
 
·         Il nous faut être, nous Communes, Missions Locales, le « piston » des jeunes sans piston de nos quartiers, le réseau des personnes sans réseau familial, sans réseau scolaire, sans réseau amical. Cela nécessite d’aller chercher les offres d’emploi dans les entreprises, notamment pour les diplômés et de les ramener au sein de la Mission Locale, puis de travailler à la mise en relation entre celui qui cherche du travail et l’entreprise. Nous devons être les intermédiaires que sont dans les milieux plus aisés les parents ou l’association des anciens élèves. L’entreprise fait confiance à la structure d’insertion qui elle ensuite présente quasiment à titre personnel des jeunes et dépasse ainsi l’obstacle du CV avec le nom, l’adresse, etc.
·         Il faut recréer les conditions de la mobilité dans les têtes. La mobilité géographique est au cœur des préoccupations pour demain. Une initiative majeure est d’aider à se rendre sur les lieux de travail. La plupart des offres d’emploi demandent le permis de conduire, voire la voiture. Faciliter l’accès à l’un, c’est aider à avoir l’autre, et à trouver du travail.
 
S’agissant de la jeunesse, il y a une obligation de résultats ! Il y a urgence. Là plus que
nulle part ailleurs, tout doit être fait pour bâtir l’égalité réelle. Il faut l’ouverture sur le monde de nos quartiers, les sortir d’un enfermement psychologique et matériel. Savoir rendre leur capacité de rêver aux jeunes de nos villes, leur envie de « conquérir le monde » et les aider à avoir l’idée, mais surtout la conviction qu’ils pourront élever dignement leur famille, est en soi le plus noble mais surtout le plus urgent projet politique, c’est ma conviction.


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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 17:14
Premier atelier auquel je participe. Difficile de le synthétiser, bien sûr. Une note d’ambiance, toutefois : force est de constater que depuis l’arrivée du gouvernement FILLON, en territoire, il n’y a pas encore eu d’expression ni de directives sur la politique culturelle de l’Etat. On ne sait rien : les DRAC n’ont pas encore eu de ligne politique (d’ailleurs, dans le Nord - Pas-de-Calais, cela fait plusieurs mois maintenant que le poste est vacant, depuis le retour sur Paris en mai de son détenteur, après son bref passage dans notre région : c’est fâcheux, quand on voit l’ampleur des dossiers culturels régionaux !), et la nouvelle ministre de la Culture ne s’est pas exprimée.
 
            Un contexte aussi à préciser : il est financier ! Les ressources des collectivités locales évoluent défavorablement, et le risque existe que celles-ci se recentrent progressivement sur leurs compétences légales fondamentales, sacrifiant la culture.
 
            Ce sont là deux réalités contemporaines, et qui sont le cadre de réflexion des élus municipaux, départementaux, régionaux à la veille d’une année où les enjeux locaux domineront.
 
            C’est vrai que dans le débat présidentiel, la culture a été en retrait. Sans doute parce que, pour la Droite, dominante, la culture est réglée par les éditions populaires (populistes ?) des grands médias. Pour les élections locales, il ne faut pas passer outre cette question. Elle se décline dans tous les grands aspects de la vie municipale :
 
·         dans les écoles d’abord, bien sûr, où l’équipement en matière culturelle est une question fondamentale ;
·         en urbanisme ;
·         dans les relations sociales où beaucoup ne peut passer que par la culture (comment lutter contre le communautarisme ? Que répondre à la résurgence du fait religieux ?)
 
Cela ne veut pas dire qu’on puisse oublier le contexte d’argent rare. Il est
nécessaire d’avoir des politiques d’évaluation, lesquelles devront se compléter d’observatoires sociaux ; car culture et social sont liés.
 
            Un autre point-clé est la multitude des intervenants sur les dossiers culturels ! Comment penser sa politique culturelle dans le cadre territorial sans avoir cela à l’esprit ? Il va falloir que des acteurs s’affirment, et d’un avis général dans l’atelier, la communauté de communes (ici, la Communauté urbaine) est un échelon intéressant qui ne pourra qu’être développé.
 
            La certitude, c’est que l’Etat ne mettra pas de moyens supplémentaires dans les années qui viennent sur la culture.
 
            Alors il faudra être imaginatif par : des relations avec les pays frontaliers ; l’apport du mécénat ; la mise en place d’établissements de coopération culturelle (pour mettre en commun les possibilités, plutôt que de voir se développer des féodalités).



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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 14:24
C’est fou : quand j’écoute les chroniques radio, quand je lis les manchettes des journaux ou quand on regarde les quelques secondes que la télévision y consacre dans ses journaux télévisés, le Parti Socialiste serait en plein marasme, ses éléphants ne sont pas à La Rochelle et donc rien ne pourra s’y passer, et d’aucuns même de se dire : La Rochelle, à quoi ça sert ?
Je m’inscris en faux face à tout cela. J’y vais moi en élu, en militant : 3 jours pour y travailler, discuter, débattre. On est nombreux comme cela, plusieurs centaines pour les journées des élus, plusieurs milliers pour les journées militantes. Et franchement, il y a du monde, et on y bosse ! Rien à voir avec tout ce qui se dit ou s’écrit ça et là !
Moi, j’y rencontre d’autres maires, d’autres députés, des élus municipaux ou intercommunaux. Les débats sont de bonne tenue, et les confrontations d’idées intéressantes et toujours utiles. Je participe à 3 ateliers : les finances (cela ne surprendra personne…), la jeunesse, et la culture. Bien sûr, les interventions sont variables quant à ce qu’elles nous enseignent, mais les salles des ateliers sont pleines et conviviales. On discute sur le fond, on change nos villes, on change la vie de nos habitants. Et franchement, c’est ce que devraient voir les caméras et dire à l’extérieur ! Car, pendant ces 3 à 4 heures de discussions, les noms des dirigeants du parti, d’hier ou de demain, ne sont jamais évoqués, les ambitions n’ont rien à y faire.
Le Parti Socialiste, c’est d’abord ça, des élus et des militants qui y croient, et consacrent de leur temps, de leurs vacances ou de leur vie de famille pour venir ici, dire et redire qu’ils veulent faire avancer les idées, faire bouger les choses.
La rénovation ? C’est là qu’elle y trouvera sa vraie force.



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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 16:05
Pour prendre connaissance de la liste des questions qu'en ma qualité de député j'ai posées au Gouvernement, veuillez cliquer sur le lien suivant http://questions.assemblee-nationale.fr/questions.asp, puis choisir Baert Dominique dans la catégorie Auteurs, puis en bas de page Lancer la recherche.


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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 16:47
Cet après-midi, la Commission des Finances auditionne Monsieur Frédéric Péchenard, Directeur général de la Police nationale, nommé depuis deux semaines à peine.
Une quinzaine de députés sont présents : j’y suis.
L’élu de la circonscription de Roubaix que je suis lui fait part de ses préoccupations : la baisse des effectifs policiers ; une quasi-disparition des adjoints de sécurité ; le risque d’une nouvelle organisation avec la mise en place du district de police de Lille, avec la suppression évoquée des SIC (postes de commandement) de Roubaix et de Tourcoing ; l’évocation de possibles recentrages des unités d’appui de voie publique (les GOP) et des brigades anticriminalité (BAC)… tout cela alors même que nous avons plusieurs dizaines de kilomètres de zones frontières avec la Belgique à surveiller, tandis que certains de nos quartiers sont prompts à s’enflammer ! Ces préoccupations sont, pour nos habitants et pour moi, autant d’inquiétudes pour demain : il fallait que ce tout nouveau DGPN le sache et l’entende, lui qui, en réponse, nous dit son attachement à une police « au plus près de la population » et à l’existence d’une « police localisée »…
Je l’interroge aussi sur le contentieux des heures supplémentaires accumulées non payées dans la police nationale (elles sont plusieurs millions !) : dans la circonscription, des policiers sont concernés. Je lui transmets les cas spécifiques que je connais, car au moment où le Chef de l’Etat – ancien ministre de l’Intérieur ! – propose un projet de loi pour suggérer de développer demain les heures supplémentaires partout en France, comment expliquer que son ancienne administration n’ait pas été capable de payer tant et tant d’heures réalisées dans les années écoulées ?
« Fais ce que je dis, pas ce que je fais » énonce un diction populaire : c’est un cas d’école que cette affaire des heures supplémentaires dans la police.
Voilà pourquoi je m’en mêle.
 
 
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