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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 10:21
Voici une liste de dossiers que je vous propose sur des thèmes divers :
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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 10:42

Une politique de sécurité cohérente se compose de deux maillons : police et justice.

La Police, je viens de l’évoquer ; la Justice, parlons-en :  l’ouverture dans ma ville d’un Point d’Accès au Droit le 24 octobre dernier illustre parfaitement le besoin pressant, pour nos concitoyens, d’obtenir des réponses adaptées de la part de l’institution judiciaire au sens large.

Ce besoin est d’autant plus justifiée que notre société devient de plus en plus procédurière, complexe pour beaucoup d’entre nous.

Je reviens à mon Point d’Accès au Droit : il ne désemplit pas, avec 220 visiteurs enregistrés en cinq semaines ! Pour leur quasi-intégralité des Wattrelosiens en quête d’un avis, d’une consultation, sur un point de droit, pénal, familial, civil, ou en recherche d’une aide parce que victimes d’un fait délictueux ou d’une malversation.

La conclusion est évidente : il y a sur Wattrelos, comme ailleurs évidemment, un besoin de droit, d’entendre le droit, pour mieux connaître et faire respecter ses droits ! Et ce besoin, grâce à l’ouverture de ce service public de proximité, est mieux satisfait, bien évidemment !

Comme quoi, plus de proximité – j’y reviens – cela donne une meilleure couverture des besoins de la population !

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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 10:41

Malgré la grande qualité du travail et des relations que j’entretiens, ainsi que mes collaborateurs, avec l’équipe de direction et d’encadrement du Commissariat de Police de Roubaix, qui sont des « flics » hors pair, je continue de désapprouver la disparition de la police de proximité.

J’ai, à l’inverse, la conviction que la généralisation de la police de proximité, véritable révolution culturelle pour la police, est la seule voie qui, à terme, offrira la meilleure sécurisation de la vie quotidienne, proche des gens. Et que son abandon, ces cinq dernières années, est une erreur profonde. Car y avoir renoncé, c’est avoir  renoncé à l’investissement de terrain, à la lente confiance bâtie sur des relations humaines dans les quartiers, à la construction méthodique d’un tissu de contacts, de présences, de faits et gestes simples qui, inhabituels d’abord, deviennent ensuite rapidement des réflexes de vie, des policiers d’abord, des habitants, de tous les habitants, jeunes et moins jeunes ensuite.

Pour convaincre, pour changer les habitudes, il faut du temps. Or, malheureusement, le temps de la politique, le temps de l’élection n’est pas toujours celui de la bonne réforme, de la réforme utile, de la réforme intelligente.

Maire, oui je suis heureux quand on me dit que les statistiques de la délinquance baissent ! Tous les membres du Comité de suivi du Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance sont, comme moi, satisfaits de voir des statistiques baisser ! Et je salue à leur juste mesure, avec une profonde reconnaissance, le dévouement et les compétences des équipes de police qui interviennent sur notre territoire. Bien des fauteurs de troubles ont été arrêtés, et bien des faits élucidés, jusqu’à, malheureusement, très récemment !

Mais nul n’oublie que d’autres statistiques s’aggravent, notamment sur les faits avec violence, nul ne peut oublier non plus que l’insécurité existe, que l’intolérance même aux phénomènes d’incivilités tend à s’accentuer…

Or, face à cela, jamais la rapidité d’une enquête ou l’efficacité d’une équipe ne fournira une réponse complète.

C’est au cœur de la vie quotidienne des quartiers, au plus profond des conditions de vie dans chaque quartier qu’il faut travailler. Et c’est en ce sens que je crois fondamentalement utile la police de proximité !

Associant prévention, dissuasion et répression, cette organisation change structurellement la donne, et lutte de manière tout à fait adaptée contre les multiples formes de délinquance.

Bien sûr, je n’imagine pas que cette méthode va régler l’ensemble des problèmes de la société. Il faut aussi, parallèlement, et sûrement plus puissamment encore, s’attaquer aux causes de l’insécurité, si l’on veut des hommes libres dans une société sûre.

Car, comme il faut savoir l’affirmer, la police ne peut être la voiture-balai de la société. La lutte contre l’insécurité nécessite une coproduction entre tous les acteurs concernés. C’est pour cette raison que les Contrats locaux de sécurité sont utiles.

Et puisque la période y est propice, à la fois cette période de l’année qui veut que l’on forme des vœux, mais aussi cette année elle-même qui veut, échéances obligent, que l’on formule des adresses aux candidats à la magistrature suprême, je ferai le vœu que la police dispose, pour demain, des moyens nécessaires pour être au service de la sécurité de nos concitoyens, d’une manière efficace et le plus irréprochable possible.         

Si, en effet,  je n’ignore pas mon rôle, ni ce qu’avec mes services municipaux nous réalisons, je n’oublie pas que la sécurité est un devoir pour l’Etat, une responsabilité partagée, et surtout le gage de la tranquillité pour tous.

Voilà pourquoi, pour prendre en considération la situation spécifique du quartier de Beaulieu, en chantiers, j’ai décidé de mettre en place, sur ce secteur 4 adultes-relais : l’Etat m’a donné son accord, je compte sur le soutien de Logicil.

Ils conduiront une mission préventive par une veille dans les espaces publics, et aideront à la régulation des conflits qui ça et là peuvent surgir. Je compte beaucoup sur leur mission de prévention.

Plus que jamais, j’en suis convaincu : l’insécurité est une injustice sociale qui s’ajoute à celles traditionnellement rencontrées dans les quartiers populaires. Lutter contre l’insécurité est juste. C’est ma conviction d’homme de gauche.

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 10:39

Je le dis souvent : les services publics doivent être suffisamment de proximité. Et pour qu’ils soient proches des gens, il faut qu’ils aient des moyens !

Voilà mon credo politique, au sens noble du terme : celui de la vie des citoyens dans la cité. Je crois à la juste proximité avec la population.

Voilà pourquoi, c’est vrai, j’ai dénoncé, je me suis parfois insurgé, contre des décisions qui, sous couvert d’organisation administrative, ont éloigné dans ma ville, et éloignent encore le service public de l’usager. Et je continuerai à les dénoncer !

J’ai très mal vécu en 2006 la suppression du Centre d’Information et d’Orientation, la réduction des permanences de l’administration fiscale, la suppression de celles de la CAF.

J’appréhende également les regroupements annoncés, sur Lille, de l’organisation des polices de Roubaix et de Tourcoing, ou encore la réorganisation annoncée des Centres des Impôts.

Je redoute les conséquences vraisemblablement dramatiques des nouvelles lourdes suppressions de postes annoncés dans nos collèges et lycées pour la rentrée : plus de 700 annonce-t-on dans l’Académie de Lille !

Les usagers, mes concitoyens y gagneront-ils ? Bien sûr que non !

Souvent les regroupements sont des voyages sans retour… sans retour sur le terrain !

Ce n’est pas « loin des yeux, loin du cœur », mais cela y ressemble parfois… Tenez, un exemple, de cœur justement, et de solidarité surtout : mes concitoyens qui ont un dossier de surendettement, qui doivent le monter, discuter avec leur gestionnaire, répondre aux interpellations de la Commission de surendettement – une commission lointaine maintenant ; est-ce plus facile, et moins coûteux en transports, d’aller à la Banque de France de Lille plutôt qu’à celle de Roubaix ?

Non ! Alors, la conséquence de cela, c’est que l’exclusion financière a progressé, car ce n’est jamais facile pour une famille de monter un tel dossier de surendettement. C’est devenu aujourd’hui plus difficile, parce que plus lointain.

Voilà pourquoi je crois à la nécessaire proximité du service public.

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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 10:33

J’ai reçu, hier soir en mairie, les représentants de ce que l’on appelle les "corps constitués". C’est-à-dire les représentants des administrations et des partenaires avec lesquels la Ville travaille toute l’année.

Une réception de vœux traditionnelle pour ces « complices » (au sens convivial du terme, pas au sens pénal !) qui oeuvrent en faveur de l’action publique, et dont une ville ne peut se passer : cela se nomme la coproduction,  la synergie, la mise en commun des compétences, des savoir-faire, des moyens humains et financiers.

Des exemples ? Prenons notre programme « réussite éducative », sur lequel nous fondons beaucoup d’espoir dans la lutte contre l’échec scolaire : il n’a pu être mis en route que grâce à une collaboration féconde avec l’Education nationale. Elle a notamment permis l’émergence de 11 clubs « Coups de pouce » destinés à des élèves ayant des difficultés avec la lecture.

Dans un autre domaine, très différent, mais aussi essentiel : l’aide à la création d’entreprises. La volonté conjointe de la Ville, de l’Etat, de la Caisse des Dépôts et des Consignations, des Chambres de Commerce et des Métiers et d’autres partenaires – je ne vais pas tous les citer – a permis cette année d’installer dans le quartier de Beaulieu, un Service d’Amorçage aux Projets, fort utile à tous ceux qui rêvent de se mettre à leur compte et de créer leur entreprise, et donc leur emploi.

Ce nouveau dispositif s’ajoute aux services fonctionnant déjà depuis plusieurs années, tels que le Comité local d’aide aux projets ou Versant Nord-Est Initiative qui sont aussi des actions partenariales.

Mais est-il de meilleur exemple de cette volonté de coproduire l’action publique locale, de ce souci de réunir toutes les compétences, tous les savoir-faire, toutes les bonnes volontés que la signature, le 14 novembre dernier, de la convention financière relative à la rénovation du quartier de Beaulieu ?

Le groupe CMH, l’ANRU, la Région Nord – Pas-de-Calais, le Département du Nord, Lille Métropole Communauté Urbaine, l’EPARECA accompagnent la Ville de Wattrelos dans son projet de rénovation de tout un quartier de 7 000 habitants, presqu’une ville à lui seul ! Même qu’après un bureau de poste, ça y nécessiterait peut-être une perception, et sûrement un commissariat de police !

Quoi qu’il en soit, par cette Convention, huit organismes et collectivités affichent partager le même objectif : la transformation et l’amélioration du quartier dans tous ses aspects.

Dans ce cadre, les services et équipements publics sont avec le logement, l’autre pilier de la rénovation.

Une bonne partie des 150 millions d’euros apportés par ses partenaires et la Ville va être consacrée à la création d’une bibliothèque, d’un pôle petite enfance, la reconstruction du foyer pour personnes âgées, d’un nouveau bureau de poste, plus tard, d’une maison des services et des associations.

On s’en rend bien compte : moderniser un quartier, lui redonner vie, c’est ajouter des services publics, pas en retirer ! D’ailleurs, ce sont la fermeture de l’école, du bureau de Poste, de la gare, des horaires de bus plus espacés qui annoncent le déclin d’une commune.

Voilà pourquoi, je le dis : je tiens à la présence et à la capacité d’agir des services publics dans une ville comme la nôtre. Nous en avons besoin car ils sont garants de la cohésion sociale et facteurs fondamentaux de l’égalité réelle des chances.

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 10:32
L'année 2007 commence et je tiens à vous présenter mes meilleurs voeux,ainsi qu'à toutes celles et ceux qui vous sont proches. Bonheur, santé et prospérité : soyez heureux et... à bientôt !
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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 10:32

« Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, païenne. Cette divinité s’appelait Moloch chez les Hébreux et Teutatès chez les Celtes ; elle s’appelle à présent la peine de mort » (Victor Hugo).

La chute d’un dictateur est toujours une bonne nouvelle pour les hommes libres, de paix et de bonne volonté, et je n’ai aucun regret d’avoir vu disparaître le pouvoir de Saddam Hussein en Irak. L’exécution d’un homme de 70 ans ne saurait cependant être une bonne nouvelle pour notre civilisation, pour l’Humanité.

L’annonce de cette exécution, forcément médiatique, m’a choquée. Elle est une erreur politique, une faute humaine. Moi qui suis de la génération Mitterrand, moi qui pense que notre société française a fait un grand pas en avant le jour où, le 9 octobre 1981, le Garde des Sceaux Robert Badinter a fait voter par l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France, je suis profondément meurtri quand j’entends parler de peine capitale.

Je me souviens de quelques phrases de l’intervention brillante – de l’aveu de tous – de Robert Badinter à l’Assemblée :

« La France est grande (…) par l’éclat des idées, des causes, de la générosité qui l’ont emporté aux moments privilégiés de son histoire.

 

La France est grande parce qu’elle a été la première en Europe à abolir la torture (…).

 

La France a été parmi les premiers pays du monde à abolir l’esclavage, ce crime qui déshonore encore l’humanité.

 

Il se trouve que la France aura été (…) l'un des derniers pays, presque le dernier - et je baisse la voix pour le dire - en Europe occidentale à abolir la peine de mort. (…)

 

La vraie signification politique de la peine de mort, c'est bien qu'elle procède de l'idée que l'Etat a le droit de disposer du citoyen jusqu'à lui retirer la vie. C'est par là que la peine de mort s'inscrit dans les systèmes totalitaires. »

C’est-à-dire ce même système totalitaire qu’on a prétendu mettre à bas en destituant le dictateur Saddam Hussein !
Je reprends le fil du discours de Robert Badinter :

« Dans la réalité judiciaire, qu'est-ce que la peine de mort? Ce sont douze hommes et femmes (…), dans une démocratie, qui ont le droit de dire : celui-là doit vivre, celui-là doit mourir ! (…)

 

Le choix qui s'offre à [nos] consciences est donc clair : ou notre société refuse une justice qui tue et accepte d'assumer (…) la vie de ceux qui font horreur, déments ou criminels ou les deux à la fois, et c'est le choix de l'abolition ; ou cette société croit, en dépit de l'expérience des siècles, faire disparaître le crime avec le criminel, et c'est l'élimination. Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons (…) parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité. »

Certes, on pourrait discourir durant des heures de la peine de mort ; chacun a son opinion à ce sujet et je respecte la diversité de ces opinions.

Pour ma part, je reste persuadé qu’une Justice qui n’a pas d’autre réponse que la peine de mort à apporter à toutes celles et ceux qu’elle défend et protège est une Justice inaccomplie.

Saddam Hussein a été exécuté. Pendant ce temps, un autre dictateur tristement célèbre et protégé par la CIA celui-là, Augusto Pinochet, mourait dans son lit…

Je ressens un malaise, un mal-être…

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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 09:26
Je suis particulièrement attaché aux cérémonies de commémoration marquant la fin des conflits de notre histoire contemporaine.
J’ai, en effet, un infini respect pour toutes celles et ceux qui se sont battus pour la paix et notre liberté d’aujourd’hui. Ce 11 novembre, j’ai donc déposé avec émotion des gerbes de fleurs, comme je le fais tous les ans, dans les deux cimetières de la ville, puis j’ai pris la parole pour rappeler l’ampleur du désastre provoqué entre 1914 et 1918 : 4 ans de combats, 9 millions de morts.
Cette première guerre mondiale reste fascinante d’horreur, consternante de folie et continue d’inspirer auteurs et réalisateurs, comme ce long-métrage sorti cette semaine sur les écrans de cinéma, « Les fragments d’Antonin », ou comme le film dont on a beaucoup parlé ces dernières semaines, « Indigènes ».
Il est important que la production audiovisuelle puisse évoquer régulièrement ce drame humain car, si des paroles doivent être prononcées, chacun s’accorde à reconnaître que la force de l’image, dans notre société moderne, est incomparable.
S’ils sont lointains, les témoignages des combattants de la première guerre mondiale restent poignants : les tranchées, où furent versés des sangs de toutes les origines, sont funestement gravées dans notre mémoire collective comme un terrible symbole. La vie sous terre, au milieu des morts et des rats, avec cet incessant bruit d’obus qui crève les tympans, dans le froid et dans le noir, sans eau…
Une lettre d’un soldat que je lisais il y a peu évoquait ainsi les « épouvantables odeurs de putréfaction des cadavres », « la puanteur des grenades de soufre et de phosphore », « le feu des batteries » et les « états de désespoir » des soldats…
C’est ce que ces hommes surtout, ces femmes parfois, ont enduré.
Aujourd’hui, comme hier et comme demain, le devoir de mémoire doit s’exercer : nous devons nous souvenir et associer à ce souvenir tous les combattants qui ont défendu la paix et la liberté dans les autres conflits dans lesquels la France s’est engagée.
A cet égard, deux préoccupations sont à évoquer, deux maux d’actualité dans ce monde toujours dangereux, en équilibre toujours instable : le terrorisme et la menace nucléaire.
Le terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations, constitue assurément l’une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité. Il tue des innocents et fragilise les Etats ; face à lui, il importe d’être déterminé.
On ne justifie pas le terrorisme. On ne transige pas avec le terrorisme. On le combat.  Car aucun prétexte ne peut légitimer le recours à l’attentat terroriste. Les revendications nationales, politiques, religieuses, sociales, avancées par les terroristes pour justifier leurs crimes ne sont justifiables auprès d’aucun tribunal de l’Histoire. Car rien n’autorise jamais à prendre pour cibles des populations civiles, à attaquer lâchement des innocents.
Certes, vaincre le terrorisme prendra du temps, demande un effort constant de toute la communauté internationale. Contre les forces de haine déployées à travers le monde, liées par des réseaux occultes qui tirent parti des technologies modernes, abritées par des pays complices ou impuissants, alliées aux trafiquants de drogue et aux mafias, il nous faut serrer les rangs.
Les terroristes s’imaginent toujours que les démocraties sont lâches et velléitaires. Oui, nos démocraties sont lentes à la colère, elles préfèrent la paix à la guerre, elles débattent avant d’agir. Mais l’histoire démontre que lorsqu’elles sont attaquées dans ce qu’elles ont de plus précieux, leur liberté et leur sécurité, elles savent être combatives et efficaces, car un peuple souverain se bat toujours mieux qu’un peuple soumis.
Quant à la menace nucléaire, on a longtemps pensé que la dissuasion suffisait à protéger nos contrées. Ce fut le cas durant 50 ans : elle nous a préservé – parfois de peu ! – des ravages d’une troisième guerre mondiale. Mais plus personne aujourd’hui ne peut penser qu’il s’agisse d’une protection suffisante : les récents essais nord-coréens ont mis en lumière cette évidence.
Chacun y pense : la dissémination nucléaire peut induire des comportements criminels qui, alliés au terrorisme, peuvent déséquilibrer le monde.
Et ce n’est pas négligeable ! Car quoique peu probable, le risque d'attentat nucléaire ne peut être écarté.
Bien sûr, il est difficilement envisageable qu'un réseau terroriste puisse se doter d'armes nucléaires sans le soutien d'un pays déjà doté. Mais la vigilance et la prudence restent de mise, plus que jamais. N’oublions jamais qu’il ne manque pas de forces cachées, ou d’intérêts en embuscade pour mettre à mal l’équilibre du monde, et tirer des situations de crise, de substantiels profits financiers.
Le risque géopolitique de la course à l’armement nucléaire a apparemment fortement chuté depuis 25 ans. L'Afrique du Sud, l'Argentine et le Brésil ont stoppé leurs programmes. Les trois républiques de l'ex-URSS, l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan, ont restitué leur arsenal à la Russie, et certains pays comme la Libye ou l'Irak ont abandonné la partie sous la pression internationale. En revanche, les experts estiment crédible le détournement terroriste de matériaux radioactifs. Il ne s'agirait pas alors de bombes mais, on parle en ce cas d'armes « sales ».
Hélas, je crains que le combat pour la paix soit, hélas, toujours un combat d’avenir. Et à notre échelle, nous autres Français sommes engagés dans ce combat : nos soldats se trouvent en Afghanistan, au Kosovo et ailleurs dans les Balkans, en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique, au Liban… Ils méritent notre hommage et leur dire combien leur mission est importante, décisive. Combien ils sont utiles, combien ils portent l’image de notre pays, son drapeau et ses valeurs. Car si la paix est difficile à construire, bâtir un monde plus juste, plus solidaire, plus humain est une nécessité.
C’est pour ce monde–là que les soldats de la guerre 14-18 se sont battus ; c’est pour ce monde-là que nous nous battons aujourd’hui, à notre manière, afin que les discours intolérants, les tentations de repli sur soi et de désignation de boucs-émissaires cristallisant tous les maux de notre société ne trouvent plus d’écho, particulièrement lors des consultations électorales.
En Europe, cela existe ; pour l’Europe, c’est un défi ! Près de chez nous, en Flandre, cela existe, chez nous aussi. Et cela mine, cela gangrène… les quartiers, les villes, les campagnes aussi, nos démocraties surtout ! Et la démocratie, c’est chacun de nous, c’est nous tous ! La menace concerne tout le monde !
Car enfin, qui peut oublier que lutter contre la xénophobie, le racisme, c’est se souvenir que le rejet de l’étranger, parce que sa couleur de peau, sa culture, sa religion ou tout simplement sa nationalité étaient différentes, a fait des millions de morts au XXème siècle, et qu’il continue à tuer aujourd’hui ?
Comme le disait Albert EINSTEIN, je crains que « les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse ».
Alors oui, commémorons, déposons des gerbes, témoignons, débattons, rappelons, rappelons les horreurs de la guerre, rappelons les longues listes de morts, ces jeunes trop vite disparus, fauchés trop tôt dans leur vie, rappelons les désastres et les traumatismes, rappelons les « gueules cassées » et rappelons les peurs, les souffrances des combattants car cette histoire est épouvantable, mais elle est vraie, terriblement vraie !
Il ne faut pas la cacher ; elle doit porter témoignage aux générations futures, à nos enfants.
Du plus profond de moi-même, je voudrais croire que l’épouvante de la guerre, de toutes les guerres, puisse nourrir à jamais l’amour de la paix. Je n’ai pas d’espérance plus grande, plus forte. Comme je n’ai pas de conviction plus grande, plus forte que celle qu’exprimait un auteur qui s’appelle Le Bailly et qui écrivait : « Le plus grand de tous les bienfaits, c’est la paix ».
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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 08:48
Les cahiers de vacances sont rangés et je suis revenu à la table de travail, raison pour laquelle je n’ai pas pu alimenter mon blog comme je l’aurais souhaité.
Et je suis au boulot avec ténacité et énergie car il y a à faire, beaucoup à faire. D’autant que cet automne est important, très important et même décisif pour l’une de mes passions : ma ville
Car je compte bien continuer à faire « bouger » ma bonne ville de Wattrelos, c’est-à-dire continuer à préparer son avenir et celui de ses habitants : bon nombre de dossiers vont s’accélérer en cet automne. Et Wattrelos aura des rendez-vous décisifs ces prochains mois avec son avenir.
C’est pourquoi je suis à la fois attentif et combatif.
 
-         Attentif aux conséquences et aux dégâts de la politique gouvernementale dans la population, attentif aux difficultés de nos concitoyens. Lors de mes permanences, je rencontre des habitants en situation de détresse sociale, des gens qui éprouvent des difficultés de paiement pour la cantine des enfants dès la rentrée…
Je constate que le nombre de RMIstes est en hausse (+ de 30 % en deux ans !), que les enfants accueillis dans nos centres aérés ont été plus nombreux cet été, ce qui signifie qu’ils ne sont pas partis en vacances.
J’observe aussi que la baisse du chômage annoncée ne doit pas faire illusion car la pauvreté progresse, que les financements des associations qui travaillent avec la population ont été revus à la baisse, avec des incertitudes majeures portant sur le remplacement du Contrat Ville, sur le Contrat Enfance / Jeunesse, sur le soutien de la Caf aux centres sociaux…
Dans ce contexte difficile, nous ne sommes guère aidés. J’en veux pour preuve l’appauvrissement inacceptable des services publics d’Etat sur notre territoire : fermeture de notre centre d’information et d’orientation transféré sur Roubaix, et suppression des permanences de la CAF (il y a six mois, c’étaient celles des impôts…).
En matière de ressources, de graves injustices perdurent : pas de zone franche, et une réforme de la dotation de solidarité urbaine handicapante pour la ville qui se retrouve au taquet minimal. Le compte n’y est pas : Wattrelos est maltraitée par la politique gouvernementale.
 
-         Mais je ne me résigne pas et suis plus combatif que jamais. Cette énergie est nécessaire car en cet automne, Wattrelos va connaître des semaines et des mois décisifs, à la fois pour le redéveloppement économique, pour le renouvellement urbain et pour le cadre de vie.
 
o       le redéveloppement économique : avec quelque 600 emplois perdus ces cinq ou six dernières années sur notre territoire (Filatures Saint-Liévin, Brant Galva, Saint-Maclou, Terken…), j’ai tout fait pour accueillir de nouvelles entreprises, de préférence industrielles. Je suis fier d’annoncer que de grandes enseignes sont en train de préparer leur implantation à Wattrelos : quatre d’entre elles finalisent leur projet. Après Avez Ferblanterie et Transpole au Beck et à la Carluyère, nous accueillons Spie Batignolle au Beck, mais aussi une grande enseigne qui occupera les deux tiers du parc du Winhoute, sans oublier un gros projet actuellement en cours de montage sur l’énorme site de La Lainière. Au total, j’espère la localisation supplémentaire sur la ville de 1600 à 1700 emplois à l’horizon 2009 : nous effacerions ainsi… 15 ans de suppressions d’emplois ! Attention : je ne suis pas en train d’affirmer qu’il n’y aura que des créations d’emplois (il y en aura, évidemment), mais le taux de rotation du personnel profitera assurément directement aux Wattrelosiens. Quant à toutes les entreprises évoquées, dont l’agglomération est le berceau, c’est un bon moyen de consolider leur activité. Ma mission première de l’automne est de faire aboutir ces projets. Avec 19 % de demandeurs d’emploi à Wattrelos, l’emploi est ma priorité absolue !
 
o       Le renouvellement urbain : j’ai rencontré longuement Jean-Louis Borloo récemment et je peux dire que tous les obstacles sont maintenant levés pour que l’Etat vienne enfin signer la convention financière permettant la poursuite de la rénovation de Beaulieu (dossier ANRU : 154 millions d’euros au total, un tiers de réalisations déjà effectué). La signature devrait intervenir mi-novembre ; si une date plus proche est possible, je suis preneur ! Mais le renouvellement urbain, ce n’est pas seulement Beaulieu, cela concerne également d’autres quartiers, comme le Crétinier par exemple. Ainsi, le site du Peignage Amédée va pouvoir commencer à être aménagé, la Cité des Sports est en cours de construction, un lotissement de Lille Métropole Habitat va voir le jour sur les anciens parkings de La Lainière. Je ne suis pas Martin Luther King mais « j’ai fait un rêve » : qu’en 2009, le quartier du Crétinier soit redessiné.
 
o       Le cadre de vie : le site Kuhlmann va connaître une requalification prioritaire. C’est une épée de Damoclès pour la santé publique et pour les finances communales qui disparaît. Cet automne va également se mettre en place le tri sélectif (j’en parle par ailleurs sur ce blog). Enfin, en matière de sécurité, cette rentrée est préoccupante. Je continue de réclamer des policiers, encore et toujours : les effectifs à Wattrelos et Leers sont toujours inférieurs à ce qu’ils étaient en avril 2002 ! La suppression brutale de la police de proximité est une erreur dramatique ! Et la demande d’un poste de police à Beaulieu reste toujours sans écho auprès de l’Etat. Bref, trop peu de présence sur le terrain, trop peu de moyens : dans ce domaine-là non plus, Wattrelos n’a pas son dû. Mais la sécurité, c’est aussi la justice et le droit. C’est la raison pour laquelle je suis particulièrement ravi que s’ouvre, ces prochaines semaines, le Point d’Accès au Droit en centre-ville, où se tiendront des permanences de professionnels (un deuxième délégué du Procureur de la République arrive) afin que chaque citoyen puisse trouver l’information gratuite sur ses droits et ses devoirs. C’est un nouveau service public de proximité très utile.
 
On le voit, il y a du pain sur la planche. Mais quand je regarde en arrière et que je feuillette notre Grand Projet de Territoire, élaboré en 1999, devenu Grand Projet de Ville par la suite, je me rends compte que tout ce que mon prédécesseur Alain Faugaret et moi-même avions annoncé lorsqu’ensemble nous préparions ce GPT, nous l’avons fait ! Diversification dans la qualité de l’habitat, désenclavement routier, redéveloppement économique (aménagement de parcs d’activités en cours, reconquête des friches industrielles très prochainement), réduction des écarts sociaux pour une ville plus humaine… Tout cela était dans nos plans : nous avons respecté la feuille de route méthodiquement, progressivement. J’ai pris ma part de responsabilité dans le respect de ces engagements, et si c’est une satisfaction, une fierté, ce n’est certainement pas un aboutissement. Continuons !
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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 08:46
C’est une séance de conseil municipal peu ordinaire que j’ai conduite hier soir.
En première partie s’est en effet tenue lieu une session d’information sur la mise en place du tri sélectif des ordures ménagères, information présentée par mon sympathique collègue de LMCU, Paul Deffontaine, Vice-Président chargé de la collecte des résidus urbains, accompagné d’une spécialiste de la Direction Communautaire des Résidus Urbains.
J’ai tenu à rappeler dans un propos liminaire que c’est en 1992 que Lille Métropole Communauté Urbaine a défini ses orientations, en matière de gestion des résidus urbains, par le triptyque : jeter moins, trier plus, traiter mieux.
Cela s’est concrétisé par l’adoption à l’unanimité, en juin 1992, du Schéma Global de collecte et traitement des Résidus Urbains destiné à sauvegarder l’environnement et à protéger les ressources. La mise en place de la collecte sélective sur l’ensemble de la communauté, décidée depuis cette date, a depuis fait l’objet d’une mise en place progressive et prudente.
Ainsi, de 1992 à 2001, celle-ci a concerné les communes rurales et moyennes (soit 5 tranches, 600 000 habitants, 50% de la population). Mais, rapidement, il est apparu que le principe des containers compartimentés était difficilement applicable aux milieux urbains plus denses.
Ainsi, en 1999 la ville de Wattrelos a fait part de ses inquiétudes et demandé à surseoir à la mise en place sur son territoire et à étudier un dispositif plus adapté à sa typologie. Sursis accepté.
Durant ce temps, Lille Métropole Communauté Urbaine, de 2001 à 2004, en a profité pour expérimenter d’autres méthodes en hyper centre (à Lille notamment, et Roubaix).
De sorte qu’en 2005, avec des moyens plus adaptés (mini-bacs et sacs plastiques quand cela est nécessaire), la mise en place a pu reprendre par une 6ème tranche urbaine de 50 000 habitants.
En 2006, en fin de parcours, c’est maintenant le tour de Wattrelos. Ainsi, les 16 142 foyers qui composent notre ville pourront bénéficier de l’expérience des autres collectivités. Toutefois, ce n’est pas sans appréhension que le maire que je suis et les élus wattrelosiens envisagent la mutation des collectes de résidus urbains. Car nous avons un habitat typé, marqué ô combien par le passé industriel, et nous savons que des difficultés pratiques surgiront.
Alors, le mandat est simple : résoudre les problèmes pratiques au maximum, et pour cela écouter, comprendre, expliquer.
J’y tiens énormément.
Car, bien sûr, cette réforme est nécessaire, indispensable (il n’y a pas de plus grand défi pour une métropole d’un million d’habitants comme la nôtre que de traiter ses déchets en respectant l’environnement, c’est-à-dire le cadre de vie que nous laisserons à nos enfants).
Mais si elle est faite pour les habitants, cette réforme ne peut se réussir qu’avec les habitants.
Je souhaite que tout soit fait pour qu’on y parvienne. L’enjeu est d’importance.
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