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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 13:43

_DSC0106.JPGQuelle journée d’éducation citoyenne pour les jeunes écoliers wattrelosiens ! 

 

A peine les élèves de Léo-Lagrange participant au Parlement des enfants montés dans leur bus de retour que… se présentent place de la Concorde au salon d’accueil du public les élèves CM1-CM2 de Juliette Keraudy, de l’école Voltaire (Martinoire) de Wattrelos ! Pour eux, la visite de l’Assemblée, c’est l’aboutissement d’une journée pédagogique complète à Paris.

 

Départ très tôt ce matin pour aller à Montmartre et y visiter notamment le musée Dali ; puis la Seine - promenade sur un bateau-mouche (quelle chance, il fait beau !) ce qui est une agréable et instructive manière de visiter Paris, puis en longeant la Seine, arrivée à l’Assemblée.

 

Avec Jean-Pierre Mollière, inspecteur de la circonscription, nous les avons attendus pour les accueillir car, quand même, deux écoles élémentaires de Wattrelos le même après-midi à l’Assemblée, ce n’est pas courant !

 

Je comprends vite que nous ne pourrons pas être de retour à temps pour l’inauguration de l’expo sur l’Enfance de l’Art. Cruel dilemme mais ça vaut le coup d’accueillir enfants, parents et enseignants, même si nous ne pourrons rester pour toute la visite (mon assistante, Christine, y veillera talentueusement).

 

Quelques mots d’accueil donc, puis visite de suite de la galerie des fêtes qui relie l’Hôtel de Lassay et le Palais Bourbon pour de premières photos souvenir, avant la salle des quatre colonnes. Une entrée en matière citoyenne ensemble sympa.

 

Pour eux, ensuite, c’est la projection du film et la poursuite de la visite. Pour Jean-Pierre Mollière et moi, direction TGV vers Wattrelos ! Les enfants vont rentrer tard (ils dînent ensuite sur les Champs-Elysées), mais cette journée leur laissera de beaux souvenirs !

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 13:32

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Quand j’étais allé les voir en classe le 28 mars,  et à travers les cours de leurs enseignants, ils en avaient entendu parler : comment on vote la loi, la Gauche et la Droite, la navette, les questions au Gouvernement… Mais là, ça ne rigole plus : ils y sont ! Dès les portiques de sécurité franchis, une fois dans le salon d’accueil où figurent tous les portraits des présidents de l’Assemblée depuis la Révolution, avec leur guide de l’Assemblée, Chloé (mille mercis à elle !), ça devient sérieux ! « Qui est actuellement le président de l’Assemblée ? ». Les réponses fusent immédiatement de plusieurs élèves : « Claude Bartolone ! ». Bravo ! Je sens que leur directrice, sous les yeux de l’inspecteur, est fière d’eux… car je connais, malheureusement, bien des Français qui n’auraient pas répondu aussi spontanément.

  

_DSC0065.JPGEnsuite, direction le cinéma : dans une salle, on leur projette un film d’une dizaine de minutes qui leur rappelle les grandes étapes de la proposition ou du projet de loi. Inspecteur et enseignants, nous sommes au fond, eux au bord pour ne rien rater… Sérieux, je vous dis !


Pendant la projection, j’ai négocié un cadeau supplémentaire : la visite des salons, et du bureau du président de l’Assemblée dans l’Hôtel de Lassay voisin ! Ils sont ravis ! On commence par la salle de la conférence des présidents, où mon assistante décrit les peintures de jeux d’enfants qui sont aux quatre coins ; après l’enfilade des salons, dans le bureau du président (salon du départ), la directrice, Delphine Gravez, ne sait résister au plaisir de s’asseoir sur le siège présidentiel… sous la vigilance (conviviale) de son inspecteur et de son député-maire ! 


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Retour ensuite dans la (célèbre) galerie des fêtes, où les enfants font crépiter leur appareil photo ! Salle des quatre colonnes dans le silence (émerveillement de tous : on y tourne un film sur Aimé Césaire, en costume d’époque), puis salon Delacroix, juste avant le Graal : l’hémicycle ! Avec de bienveillantes complicités internes, pour le plus grand plaisir des enfants (et la fierté des enseignants), je les installe tous au banc du gouvernement ! La directrice, quelque peu émue, est sur le siège… du ministre des relations avec le Parlement juste à côté du Premier ministre !

 

Je fais aussi siéger mon suppléant, Lyam, à ma place, celle qu’il occupera le 8 juin prochain : lui qui aura posé beaucoup de questions tout à fait pertinentes pendant la visite est fier, je le sens. C’est certain, il sera là le 8 !

 

Ensuite, avec le groupe, direction la salle de la porte de bronze : dernière photo souvenir sur les marches de la cour d’honneur (là où arrivent les ministres), salon Pujol, et surtout la bibliothèque où trônent plus de 700 000 ouvrages : les yeux sont écarquillés ! Pas de doute, ils en ont plein la tête, mais ils le méritent car ils ont bien travaillé ! Un bon travail pédagogique, assurément…

 

Il est (déjà) temps de sortir pour eux remonter dans le bus : direction Wattrelos ! Je crois qu’ils sont ravis. Moi, je suis fier d’eux. 

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 11:40

_DSC0041.JPGRendez-vous était pris sur la place du palais-Bourbon : le temps d’une première photo souvenir et, juste en face, j’emmène déjeuner les 26 élèves de la classe de CM2 de Léo-Lagrange, de leurs enseignants Delphine Gravez et Laurent Delassus et de l'inspecteur de l'Education nationale Jean-Pierre Mollière. C’est la classe de mon « député junior », Lyam, qui participera au Parlement des Enfants le 8 juin prochain (Lyam siègera à ma place dans l’hémicycle !) qui vient visiter l’Assemblée. Partis à 7h30 de Wattrelos, les enfants ont déjà frémi en apercevant, sur l’autoroute,  le Stade de France puis de remonter en bus les Champs-Elysées ! Le groupe est enthousiaste et c'est dans une excellente ambiance que nous nous attablons au restaurant « Le Tabac de l'Assemblée », à l'angle de la rue... Saint-Dominique !

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Au menu comme chaque année : poulet-frites et charlotte au chocolat avec crème anglaise. Verdict de nos jeunes : " les frites sont bonnes aussi à Paris !" "La charlotte aussi !" Le service est impeccable, rapide, les serveurs sont aux petits soins pour nous : d’évidence, pour plusieurs enfants, le resto est une découverte et cela leur fait tout drôle qu’un serveur, en tablier blanc, vienne leur demander ce qu’ils veulent comme boisson…

 

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Et le patron fait une imprudence, il leur dit à leur arrivée que, s’ils sont sages, il leur offrira des « carambars ».

Résultat : à la fin du repas, c’est carrément le pot à carambars qu’il apporte, c’est dire si les enfants ont été exemplaires !

 

 

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À mon tour de leur faire plaisir. A chacun je remets un cadeau souvenir de leur visite citoyenne de la capitale. Chacun a reçu une pochette de feutres estampillés "Assemblée nationale". Sortie du resto dans la bonne humeur. Allez en route, l’Assemblée est en face !

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 22:40

Strate-gie-pour-le-redressement.jpgEn effet, en fin d’après-midi (le vote aura lieu vers 21 h) le Gouvernement, par la voix de ses ministres P. Moscovici et B. Cazeneuve, fait une déclaration, en application de l’article 50-1 de la Constitution, sur le programme de stabilité 2013-2017 qui sera présenté à Bruxelles le 30 avril prochain.

 

Le texte est évidemment d’importance car il explicite ce que sera la stratégie budgétaire, en dépenses comme en recettes, et surtout en niveau de déficit, de la France pour les quatre prochaines années.

 

Si en matière de croissance économique la France a mieux résisté que ses partenaires européens (0 % en France en 2012, contre - 0,5 % en moyenne dans la zone euro), les perspectives pour 2013 (+ 0,1 %) et 2014 (+ 1,2 %) vont évidemment impacter nos recettes fiscales et rendent plus difficile la réalisation de nos objectifs de déficit budgétaire.

 

Voilà pourquoi le Gouvernement affiche de reporter à 2014 l’objectif de retour du déficit sous 3 % du PIB. En effet, puisqu’il n’y a pas de croissance, donc de recettes fiscales supplémentaires, revenir à 3 % dès 2013 obligerait à de sévères coupes dans les dépenses de l’Etat et donc entraînerait la France dans la récession. Cela n’est pas tenable. La séquence est donc : 4,8 % en 2012, 3,7 % en 2013, puis 2,9 % en 2014, 2 % en 2015, 1,2 % en 2016 et 0,7 % en 2017. C’est une réduction progressive, faite de sérieux budgétaire, mais qui refuse l’austérité !

 

Si le Gouvernement n’avait pas pris les mesures qu’il a décidées depuis un an, le déficit public aurait été de 5,5 % en 2012 ! Les conséquences financières de la politique budgétaire de la Droite ces cinq dernières années sont lourdes en terme de dette supplémentaire et de perte de souveraineté de la France. Cette dette de la Droite, la Gauche n’a maintenant pas d’autre choix que de la rembourser ! Ce n’est pas de gaieté de cœur, mais par réalisme et efficacité. Sinon, les efforts à faire demain par les Français seraient bien pires encore que ceux à réaliser aujourd’hui.

 

Le déficit structurel a diminué de 1,2 % en 2012 ; il baissera de 1,8 % en 2013 et de 1 % en 2014. Après les relèvements fiscaux sur les entreprises et les ménages aisés en 2013, l’effort structurel portera en 2014 à 70 % sur les dépenses et 30 % sur les recettes.

 

Si on ne veut pas que les Français aient à subir de nouveaux impôts, la dépense publique va être progressivement ralentie : sa progression ne sera de 0,5 % par an jusqu’en 2017 (au lieu de 2 % ces dix dernières années). Son poids sera réduit de 3 points de PIB, soit de - 60 Mds € (au lieu de + 4,6 points entre 2002 et 2012).

 

Cette stratégie aura été validée par 297 voix pour (220 contre et 10 abstentions).


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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 22:03

Hommage-P.-Beregovoy_2.jpgIl y a près de 20 ans, le 1er mai 1993, Pierre Bérégovoy disparaissait tragiquement à Nevers. En fin d’après-midi, dès après le vote de la loi sur le mariage pour tous, entouré des auteurs et de la famille de l’ancien Premier Ministre, Claude Bartolone présente à l’Hôtel de Lassay l’ouvrage Pierre Bérégovoy en politique, rédigé par deux historiens, Noelline Castagnez et Gilles Morin.

 

Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, en ouverture de la manifestation rappelle son amitié et sa complicité avec l’ancien Premier Ministre, et salue un livre qui s’intéresse à « l’enveloppe humaine de l’homme politique », lui qui « fut un homme intègre et un militant socialiste de toujours ».

 

Engagé à 21 ans à la SFIO en 1946, secrétaire à 23 ans de la section de la Seine-Inférieure, au PSA en 1958, au PSU en 1960, successivement compagnon de route de Pierre Mendès-France, d’Alain Savary et soutien de François Mitterrand dès 1965, il fonda Socialisme moderne en 1968. Il fut secrétaire national du PS en 1975, candidat aux législatives à Maubeuge en 1978, avant de jouer un rôle décisif dans la campagne de François Mitterrand en 1981, qui en fit ensuite le secrétaire général (hors normes !) de l’Elysée après la victoire. Son parcours ministériel est plus connu.

 

Tout cela est encore récent, mais c’est dans l’Histoire. Ce n’est pas facile pour les historiens de travailler avec un recul si limité car toutes les archives ne sont pas encore ouvertes. Mais par les temps agités que connaît notre pays, et la Gauche au pouvoir, savoir se souvenir de l’un des siens, qui commença ouvrier, fut un militant besogneux, sut transformer en profondeur la France avant d’être Premier ministre mais qui mit finalement un terme à ses jours après une défaite électorale dont il s’est (trop, incontestablement) attribué « la faute » (comme le dit ce soir François Loncle), ce travail d’histoire est utile.

 

J’ai eu à connaître, dans mes responsabilités antérieures de collaborateur ministériel, Pierre Bérégovoy, et me suis trouvé à siéger avec lui, soit au CES, soit à l’Assemblée au banc du gouvernement. Ce soir, cela fait plaisir de revoir, avec 20 ans de plus, certains de mes copains qui travaillaient à ses côtés : Olivier Rousselle, Régis Paranque, François Laumonier, Pierre Bertinotti, Jean-Marcel Bichat… tout cela en présence d’élus nivernais (Didier Boulaud, Martine Carillon-Couvreur, Christian Paul)  qui l’ont bien connu.

 

Les auteurs du livre le martèlent : Pierre Bérégovoy, tout au long de son parcours, y compris dans ses relations (étroites) avec le monde syndical, a eu une obsession : concilier l’idéal et le réel. C’est toujours d’actualité pour la Gauche au pouvoir…

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 19:44

Photo1807.jpgJe ne l’ai jamais caché, ni sur le fond ni sur le calendrier parlementaire, je n’ai été militant enthousiaste de la réforme du mariage pour tous. Si l’on accepte l’idée qu’un député, même s’il est député de la nation, est aussi le représentant de sa circonscription, je l’ai déjà dit, jamais dans mes mandats successifs quelqu’un n’est venu me demander cette réforme, même si à titre personnel, je suis a priori favorable par exemple à la légalisation de la PMA (procréation médicalement assistée) qui, elle,  ne figure pas dans ce texte…

 

Mais Wattrelos n’est pas la France, et bien de mes collègues d’autres agglomérations, ont une sensibilité bien plus grande sur ce sujet, alors même que cet engagement fait partie des engagements pris par François Hollande, dont chacun aura compris que je me suis présenté et que j’ai été élu pour le soutenir. Donc je suis solidaire.

 

Mais je suis plus que cela. Cet après-midi, c’est maintenant avec fermeté, un quasi-enthousiasme, que je pousse le bouton pour ! Je dis oui, et clairement. Je dis oui, comme homme de gauche qui crée avec ce texte des libertés nouvelles sans en enlever à personne. Je dis oui comme élu républicain qui ne veut pas se laisser intimider par des propos homophobes, destructeurs du respect et de la tolérance fraternelle que l’on doit aux autres dans la République française que j’aime. Je dis oui comme citoyen qui ne supporte pas l’invective, la manipulation, les groupes sectaires et idéologiquement nauséabonds qui bravent les institutions, menacent députés, ministres, élus et journalistes, et se fixent clairement pour objectif de refuser ce qui est pourtant le socle du pacte républicain du vivre ensemble, à savoir le suffrage universel !

 

Je dis oui aussi comme élu de Wattrelos et de Roubaix qui en a marre, franchement marre de toutes ces énergies, de ces heures de séances interminables, de ces pages noircies de compte-rendus, de ces affrontements verbaux et physiques qui n’honorent pas, et sont un piètre exemple pour notre jeunesse et nos enfants, bref comme élu local de cités et de populations qui souffrent de la pauvreté, du chômage et de la crise économique, et qui ne cessent de me dire - et ils ont raison -  qu’il est temps de passer à autre chose ! Cela a assez duré.

 

Je dis oui, comme l'a dit mon collègue et ami fidèle Bernard Roman, député du Nord (qui faisait l'explication de vote du groupe socialiste), à "une loi qui fait vivre la devise de la République : liberté, égalité, fraternité".

 

Photo1808-copie-1.jpgVoilà pourquoi j’ai voté, oui, clairement oui au projet de loi Mariage pour tous. Nous aurons été 331 députés à voter pour (225 voix contre). Une belle émotion, exprimée par Christiane Taubira, Garde des Sceaux, au nom du Gouvernement, dès après la proclamation des résultats du vote.

 

Pour lire l'explication de vote du groupe socialiste par Bernard Roman, cliquez ici.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:45

logo anCe matin paraît au Journal Officiel la réponse à la question écrite que j'avais posée au ministre des affaires étrangères sur l'inacceptable dégradation des conditions de détention de détenus palestiniens en Israël, et notamment de la situation de quatre prisonniers, Samer Issaoui, Jaafar Ezeddine, Aymane Charawneh et Tariq Qadan, qui seraient en grève de la faim.

 

Pour lire la suite de ma question et découvrir la réponse qui y a été apportée, cliquez ici.


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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 13:03

Avec-Ayrault-Mali.jpgCet après-midi se tient, après le séminaire du groupe socialiste, dans l’hémicycle un débat autour de la déclaration du Gouvernement sur l’autorisation de la prolongation de l’intervention des forces françaises au Mali. L’enjeu est important ; j’y suis.

 

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault rappelle dans son intervention que le 11 janvier dernier, le Président de la République décidait de répondre à l’appel au secours des dirigeants au Mali. Fallait-il laisser les djihadistes progresser, au risque de voir le Mali devenir un sanctuaire pour le terrorisme ? Le Président a fermement répondu non !

 

Trois mois après, « je viens vous dire que Serval est une réussite, dont chaque Français peut être fier ». L’offensive terroriste a été arrêtée nette sur Bamako. La vie reprend progressivement son cours dans les villes libérées et l’Administration malienne est de retour. Serval est aussi une réussite militaire, opération remarquablement menée : les combats ont été difficiles. La dangerosité et le nombre des armes détruites attestent combien les risques étaient là. »

 

Cinq de nos soldats sont tombés : le Premier ministre leur rend hommage et tous, nous nous levons dans l’hémicycle pour saluer leur mémoire.

 

« La France, en intervenant au Mali, était à sa place », a dit Jean-Marc Ayrault. Je suis d’accord avec lui.

 

Aujourd’hui, les progrès accomplis sur le terrain nous permettent de passer au retrait de nos forces (moins de 4 000 hommes fin avril ; 2 000 en juillet ; moins d’un millier à la fin de l’année), même si nous conserverons des troupes pré-positionnées dans les pays voisins. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies devrait donner le support de la nouvelle mission africaine des casques bleus dans les prochains jours. La France y participera pour la chaîne du commandement, les moyens d’appuis aériens et de renseignement, et les troupes pré-positionnées voisines.

 

Mais il est aussi essentiel que l’élection présidentielle malienne puisse se tenir en juillet prochain. Tout ce processus ne va se conduire dans la durée que si le Mali se réconcilie avec lui-même : il faudra que le MNLA renonce à ses armes.

 

Quant à l’enjeu du redéveloppement économique, la France se mobilise dans la coopération pour associer des acteurs non-étatiques.

 

Le succès de l’intervention au Mali n’aurait pas été possible sans l’unité de notre nation. Depuis le débat du 16 janvier, le dialogue a été constant.

 

Notre mission doit donc se poursuivre sous d’autres formes pour consolider le succès obtenu, et conjurer la menace terroriste. « La France doit maintenant aider le Mali à gagner la paix », a conclu Jean-Marc Ayrault.

 

Voilà pourquoi, parce que comme l’a dit Bruno Le Roux « l’espoir est revenu », j’ai voté ce lundi soir pour la poursuite des interventions (en application de l’article 35 de la Constitution). Cette déclaration gouvernementale aura obtenu 342 voix pour (0 voix contre).

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 10:45

Se-minaire-socialiste-avril-2013.jpgDès ce matin, c’est retour à l’Assemblée nationale car le groupe socialiste tient une réunion de travail toute la journée sous la présidence de Bruno Le Roux, en présence, l’après-midi, de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, et de Harlem Désir, premier secrétaire du PS, et de plusieurs ministres.

 

Franchement, cela aura été une bonne journée de travail. Le matin, nous aurons participé à trois ateliers, sur la vie parlementaire, la communication et l’action sur le terrain, où je n’ai pas manqué de m’exprimer. C’est une belle initiative qu’a prise Bruno. Car après un an de travail en commun, il n’est pas inutile qu’on parle entre nous politique et fonctionnement parlementaire ; bref, sur le fond comme sur la forme, au-delà des rendez-vous hebdomadaires des réunions de groupe ou des réunions de commissaires socialistes de chaque commission.

 

Car le groupe a été très renouvelé. Beaucoup n’ont pas d’autre mandat local que leur mandat législatif (et se plaignent de leurs difficultés à imprégner le local : comme bon nombre de mes collègues plus anciens, je ne peux manquer d’en sourire - merci la règle (stupide) de non-cumul des mandats ! - car plusieurs sont en train de comprendre qu’un député sur le terrain sans assise locale de proximité est une sorte d’élu hors sol qui, somme toute, n’existe pas ou peu !), n’ont pas eu d’autre expérience législative, et plusieurs découvrent les conséquences et les pratiques d’être dans la majorité, par rapport à ce que cela a été dans l’opposition. Bref, être élu majoritaire, cela s’apprend, et dans les turbulences économiques, sociales et politiques que la France vit ces derniers mois, mieux vaut reposer ensemble les règles de bon fonctionnement, après avoir évoqué les bonnes questions.

 

Certes, les temps sont difficiles, mais comme l’a dit Bruno Le Roux, « l’exercice du pouvoir n’a pas changé nos convictions : si nous cédons à l’impatience ou au découragement, nous allons à l’échec. Reconnaissons qu’en 1997, la situation que nous avions trouvée était économiquement meilleure qu’aujourd’hui, et la société moins éclatée ». Harlem Désir n’a pas manqué d’en appeler à « la mobilisation et à la fierté car la Droite n’a pas accepté notre victoire et Mélenchon n’a pas accepté sa défaite ».

 

Se-minaire-PS-Baert-Ayrault-ok.jpgPour Jean-Marc Ayrault, « nous avons des combats difficiles qui exigent sang-froid et cohérence. Notre politique est là, elle est utile, il faut qu’elle réussisse ! Car si ce n’est pas le cas, l’alternative ne sera pas à gauche, mais dans le teapartysme à la française (fait d’alliances entre l’UMP et l’extrême-droite », et ce serait dramatique pour le pays. D’où notre responsabilité d’ élus socialistes : « Plus nous serons solidaires, plus nous serons unis, plus nous pourrons convaincre » a conclu le Premier ministre, avec qui j'ai pu m'entretenir par la suite (photo ci-contre parue dans Le Figaro)…

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:32

S'agissant du débat actuel sur la transparence, pour ma part, dans une situation de crise, je pense qu’il faut toujours garder son calme et ne jamais réagir à chaud ! Il faut prendre le temps d’analyser. Et bien mesurer les conséquences des décisions que l’on prend, y compris sur le plan de la vie politique et démocratique.

 

Dans les affaires dite Cahuzac aujourd’hui, Le Pen hier, ou encore Karachi pour la droite, de quoi parle-t-on ? De dissimulation fiscale ou de versements de commissions à l’étranger visant soit un enrichissement personnel, soit à des financements politiques. Tout cela doit être combattu fermement ! Et si le risque zéro n’existe pas, tout ce qui renforcera les échanges d’information entre les banques, la lutte contre les paradis fiscaux et les pouvoirs de contrôle des autorités à la fois bancaires et fiscales va dans le bon sens. La transparence-clé, c’est celle-là ! Le Fisc et ceux qui contrôlent les flux de capitaux doivent avoir la possibilité d’être informés ! De ce point de vue, ce qui est lancé avec fermeté par le Président de la République est tout à fait pertinent.

 

En revanche, montrer du doigt les hommes politiques comme on a tendance à le faire ces jours-ci, cela va beaucoup trop loin ! C’est fondamental dans une démocratie que l’on puisse avoir confiance dans ses gouvernants. Douter des élus, c’est insulter 99 % des élus qui, à chaque niveau de responsabilités, passent du temps, sacrifient beaucoup de leur vie personnelle pour leur mandat qu’ils remplissent avec dévouement et dignité ! Donc, attention : mettre tout le monde dans le même sac, c’est inacceptable !

 

Si on veut s’intéresser aux élus - comme à tout citoyen d’ailleurs - qu’est-ce qui est critiquable ? Que faut-il restreindre : les revenus, le patrimoine ou l’enrichissement ? Les revenus sont connus par les  indemnités, et même plafonnés déjà par la loi ! Il faut interdire en revanche, ou réduire sévèrement, les revenus annexes pour ceux qui ont le droit d’exercer des activités complémentaires (avocats d’affaires, professions libérales…), et cela F. Hollande le prévoit. La publication des patrimoines ne fera que jeter en pâture de l’opinion publique les inégalités entre élus, selon leurs activités professionnelles antérieures, et cela n’a donc pas grand sens. En revanche, ce qui doit être surveillé, et combattu, c’est l’enrichissement abusif, celui qui est sans rapport avec le niveau de vie de l’élu : c’est cela que la démocratie ne peut pas accepter ! Exercer une responsabilité ou un pouvoir ne doit pas donner des droits à s’enrichir.

 

Actuellement, la loi oblige les élus à déclarer leur patrimoine en début de mandat et en fin de mandat. C’est très bien ! Il faut qu’une haute autorité ait les moyens de poser des questions sur l’évolution du patrimoine sur la durée du mandat, et de mener des contrôles sur les éléments déclarés. Ça, ce serait efficace et garantirait la démocratie contre ses brebis galeuses.

 

Et s'agissant de la question que m'a posée la presse pour savoir si je serais prêt à rendre public mon patrimoine, ma réponse est claire : oui, le jour où les hauts fonctionnaires, les dirigeants des grands groupes économiques ou de presse publieront le leur ! Ou quand la loi le rendra obligatoire pour tous ! Cette course à la transparence des patrimoines des élus est malsaine. Elle incite au voyeurisme : et pourquoi ne parler que de celui des élus ? Mon patrimoine est sans secret, sans cachette, celui d’un garçon modeste qui n’a hérité de rien, qui n’a jamais investi en actions, jamais fait d’affaires à l’étranger, celui d’un cadre supérieur de la Banque de France qui aime la politique, aime sa ville et qui a toujours financé ses campagnes électorales sur ses deniers personnels ! Mais pour l’heure, comme le président Bartolone nous l’a recommandé, je n’ai pas de raison de publier ce qui m’appartient. De fait, parmi ceux qui me connaissent et vivent près de moi, qui l’ignore franchement ? Mon patrimoine n’a rien d’ostentatoire.

 

En matière d’honnêteté et de probité, je n’ai aucune leçon à recevoir. Quand je suis devenu maire, dans le budget municipal, j’ai mis les frais de mission du maire à zéro ! Je n’ai jamais fait rembourser aucune note de repas, aucune note de frais et je vais même jusqu’à payer sur mes indemnités personnelles les frais d’ avion et d’hôtel quand je pars dans les villes jumelées ! Je suis sans doute le seul maire de l’agglomération, je pense, à avoir pour véhicule de service une voiture d’occasion achetée (4 000 euros !) au rebut des services de l’Assemblée nationale. J’ai deux  comptes bancaires, l’un à la Banque de France, l’autre dans une agence bancaire de Wattrelos. Je gagne ma vie honnêtement (et je la gagne au demeurant nettement moins bien depuis que la politique est mon métier que lorsque j’étais banquier) mais au moins, je fais ce qui me passionne : travailler pour ma ville et pour mon pays ! Et ça, c’est ma principale richesse.

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