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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:38

Censure-rejetee.jpgC’est vrai qu’avec la démission de Jérôme Cahuzac, le contexte de la motion de censure déposée par l’opposition, et défendue à la tribune par Jean François Copé, rendait très attendue la réponse du Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault. Celui-ci aura su être offensif d’entrée, en objectant à Jean-François Copé dès sa montée à la tribune, cette phrase de Clémenceau : « Ne craignez pas de vous faire des adversaires ; si vous n’en avez pas, c’est que vous n’avez rien fait ! ».

 

Le Premier Ministre a fait un discours de véritable chef de gouvernement qui sait où il va, comment il le fait, et ce que sera la France au terme du quinquennat. Il s’est ainsi placé à un autre niveau que le texte de l’opposition (qui n’était d’ailleurs pas unanimement enthousiaste pour le voter : ni Fillon ni Le Maire, par exemple, ne sont là !).

 

« L’honneur de la politique, c’est de s’élever à la hauteur des grandes épreuves que traverse la France. Il faut aller à l’essentiel. Il faut repenser un projet national et européen. Il faut répondre à la crainte du déclassement individuel et collectif. Ce qu’il faut réveiller, c’est l’espoir ! ».

 

Il a affirmé une volonté : « Mon modèle à moi, c’est la France ; ma référence, c’est la République ». Il a dénoncé « le dénigrement », la peur que sème l’opposition : « La peur ce n’est pas un programme, c’est la paralysie. Il faut réarmer le pays » a plaidé Jean Marc Ayrault, en précisant le « modèle français » qu’il défend, où il y aura « nouvelles sécurités dans le travail, une protection sociale assainie et plus juste, une société responsabilisée et plus soudée qui fait vivre ses principes de laïcité et d’égalité des droits, une jeunesse qui a la certitude d’avoir sa place ».

 

Il aura insisté sur le combat contre la dette « qui a aliéné la liberté de la France, l’a rendue dépendante des banques et des marchés financiers ». La dette est l’ennemie de la France. « En 10 mois, le Gouvernement a réduit les déficits, rétabli la justice des prélèvements (en demandant l’effort à ceux qui ont le plus) et engagé un programme sans précédent d’économies ».

 

Mais aussi a souligné sa politique pour l’investissement et les réformes : transition écologique, Grand Paris, relance du logement, ordonnances pour nettoyer l’accumulation des normes, refondation de l’école, la grande bataille de l’emploi… « En 10 mois, nous avons fait ce que vous n’avez pas fait en 10 ans ».

 

A Jean-François Copé, il a envoyé, cinglant : « Cette motion de censure se trompe de destinataire, ce n’est pas à mon gouvernement qu’il faut l’adresser, c’est à nos prédécesseurs ». Et Jean-Marc Ayrault de conclure que plutôt que de « s’enliser dans les confrontations stériles qui font le bonheur des populismes », mieux vaut engager « une formidable mobilisation pour le redressement de la France ».

 

Puis vinrent les interventions des orateurs de chaque groupe. Bruno Le Roux, pour le groupe socialiste, a rappelé, face à Jean-François Copé : « Vous voulez censurer, nous voulons proposer. Vous voulez dénigrer et diviser, nous voulons rassembler et entraîner » et a réaffirmé sa « confiance » au gouvernement.

 

La censure aura finalement été rejetée bien sûr : seules 229 voix l’ont voté. Il en eut fallu 289 pour que le gouvernement fût renversé.


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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 21:35

Reforme-r---1-.jpgCe mardi 19 mars, nous votons en effet le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République. Ce texte a été discuté en séance publique toute la semaine dernière, du lundi au samedi 4h du matin !

Première loi de programmation du quinquennat, ce texte prévoit la création de 60 000 postes et donne un agenda de la refondation : priorité au primaire, puis au collège et enfin au lycée. « Notre ambition collective doit être de passer un nouveau contrat entre l’école et la nation ».

Comme l’a souligné le ministre en séance, la refondation de l’école s’articule autour de « fondements solides », que sont :      

  

La priorité au primaire : la création de 60 000 postes en cinq ans dans le contexte budgétaire difficile, dont les deux tiers seront affectés au primaire et aux premiers apprentissages ; la création d’un parcours d’orientation et d’information pour tous les élèves pour éviter le décrochage ; la mise en place d’un conseil pédagogique commun à l’école et au collège, afin de contribuer à l’instauration d'un nouveau service public du numérique éducatif ; l’apprentissage obligatoire d’une langue étrangère dès le cours préparatoire 

Bien d’autres lignes de stratégie qui figurent dans ce projet de loi correspondent particulièrement à des besoins pour nos villes de Roubaix et de Wattrelos, à savoir : le développement de pratiques pédagogiques innovantes, visant en priorité les zones les plus défavorisées, tel le dispositif nouveau « plus de maîtres que de classes » pour lutter contre la difficulté scolaire dans la classe et pour travailler différemment ; le développement de l’accueil des enfants de moins de trois ans, d’abord dans les territoires les plus en difficulté ; le soutien aux établissements du secondaire les plus en difficulté, en particulier les collèges, grâce à des créations de postes ; l’anticipation des évolutions démographiques au moyen de la création de postes également dans le premier et le second degré ; l’amélioration de l’accueil des élèves en situation de handicap et celle de la vie des établissements 

 

> L’exigence de « former à nouveau les enseignants et de leur  apprendre un métier exigeant et difficile qui mérite la reconnaissance et l’estime de la nation » : la création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) ; la mise en place, grâce à ces ESPE, d’une formation des enseignants et d’une année de stage, car l’entrée progressive des enseignants dans le métier et l’organisation d’une formation initiale solide sont deux exigences ; la possibilité dans ces ESPE pour les professeurs de pouvoir travailler avec tous les autres métiers de l’éducation, ainsi qu’avec les professionnels des autres ministères (santé, police, etc.) 

 

> « Donner du temps à ceux qui en ont besoin pour enseigner ou pour apprendre » : la réaffirmation de la nécessaire modification des rythmes scolaires qui soient adaptés aux apprentissages et au développement des enfants ; l’éducation au respect des autres et au respect de soi même ; l’amélioration de l’acquisition d’une langue étrangère, ainsi que le cas échéant d’une langue régionale ; l’apprentissage des technologies de l’information et de la communication ; la formation des jeunes au numérique ; la réaffirmation de la mise en place d’un nouveau service public de l’éducation, c’est-à-dire gratuité, l’égal accès de tous, la continuité et la qualité du service, avec également l’exigence de réduire les inégalités scolaires. 

 
Reforme-r-.jpgCe texte, qui se concrétisera à travers, maintenant des lois de finances, décrets et circulaires, est une vraie ambition pour l’école, pour nos enfants et leurs familles, et pour la valorisation de nos enseignants.

Pour le vote, sur 547 suffrages exprimés, 320 voix pour (dont la mienne !), et 227 contre. Voilà qui engage, comme l’a dit le ministre Vincent Peillon après le vote, « un pas dans la bonne direction, après des années de pas dans la mauvaise ! ».      

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 09:05

logo anCe matin paraissent au J.O. trois questions écrites que j'ai posées :


- au ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation, sur les progrès à réaliser pour une transparence accrue des contrats d'assurance obsèques. En effet, le succès de ce type de contrats auprès des familles a conduit à une multiplication d'offres proposées par les banques et les compagnies d'assurance principalement, et où la coexistence de l'action conjointe de l'établissement financier et d'un opérateur funéraire, souvent standardisée, n'est pas toujours, dans sa mise en œuvre, exécutée à la satisfaction des demandeurs. Pour lire la suite de ma question, cliquez ici.

 

- au ministre de l'économie et des finances sur la situation des fonctionnaires dits "reclassés" des PTT. Depuis la séparation en deux exploitants de l'ancienne administration des PTT par la loi du 29 juillet 1990, et le choix qui a été imposé aux agents, en 1993, par la Poste et France Telecom entre de nouveaux grades et fonctions, et la conservation de leur grade et statuts de la fonction publique d'État, et en dépit du rapport de l'ancien ministre d'État, Michel Delebarre, qui, déjà en 1997, pointait la situation scandaleuse de ces agents qui, ayant opté pour le maintien de leur position de fonctionnaires, force est de reconnaître que la carrière de ces agents, dits "reclassés", aura été quasiment gelée. Pour lire la suite de ma question, cliquez ici.

 

- au ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur une participation élargie de cadres d'emploi de personnels qualifiés de l'enfance, et notamment les ATSEM, à l'accueil collectif des enfants en crèche. Pour lire la suite de ma question, cliquez ici.


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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 19:19

db3.JPEGAgréable surprise de voir, au lycée Lavoisier de Roubaix, une quarantaine d’élèves, arborant tous cravate rose et chemise blanche! A la demande du professeur coordinateur Daniel Jankowiak, j’interviens dans leur établissement pour leur présenter mes missions de député. Les élèves de seconde pro restauration me posent en toute simplicité leurs questions. Ça commence fort : la première concerne mon appartenance politique ! Après les secousses de l’an passé, j’aborde aujourd’hui cette question avec décontraction. Mes convictions socialistes sont intactes, je siège à l’Assemblée nationale dans le groupe socialiste. Je suis invité aux réunions nationales du PS mais pas (encore) aux instances dans le Nord. Bah, ça finira par leur passer...

 

db1.jpgMon envie de faire bouger les choses est née lors de la campagne présidentielle de 1974, suite au décès de Georges Pompidou. Je suis séduit par le candidat François Mitterrand qui « parle à mon cœur », je découvre à cette époque - j'ai 14 ans - ce que sont les réalités sociales, et les difficultés du chômage et du mal logement. A 15 ans, je commence à militer au PS auquel je suis, depuis, resté loyal. Je me réjouis régulièrement de lui apporter mes bras, ma présence, ma voix, mes compétences…

 

" Pourquoi avoir choisi d’être député ? " m’interroge un élève. L'objectif n’est pas d’être élu mais d'être utile. On ne choisit pas d'être député. Il faut d'abord gagner la confiance des militants, puis des électeurs. Il faut aussi avoir envie de ne pas être spectateur mais d'être acteur; c'est ce qui me fait bouger, moi : faire bouger, changer, renforcer pour mieux protéger, aider mes concitoyens, ma ville. Et quand on me demande si je suis fier, comment ne pas le dire? Oui, le petit garçon de Wattrelos, né ici, aux parents modestes, ne peut qu'être profondément fier d'avoir la responsabilité de ce qu'il a de plus cher au monde : sa ville ! C'est une responsabilité, c'est un honneur, c'est un bonheur. Et oui, je suis fier d'avoir su, à plusieurs reprises, obtenir la confiance des Wattrelosiens et Roubaisiens !

 

A la question de savoir quels sont les « avantages » d'être député, ma réponse fuse : avoir des moyens d'agir, être mieux connu et reconnu des autorités d'État pour obtenir plus et mieux pour sa ville et sa circonscription ! Et il n'y a pas photo : dans un pays aussi jacobin que la France, où toutes les grandes décisions - éducation, sécurité, santé – se prennent à Paris ou dans les administrations d'État, être député change radicalement la donne ! Un rendez-vous chez le ministre ou avec le préfet est impensable, ou prend un temps fou pour le maire d'une ville moyenne ; s'il est député, ça va beaucoup, beaucoup plus vite! Alors oui, je le dis aux élèves, moi je suis pour le cumul ! Et à donf...

 

On évoque ensuite le rythme des séances, la journée-type. On parle aussi des séances de nuit jusqu'au petit matin, la vie privée qui passe après les obligations publiques, les menaces aussi, parfois physiques.

 

db2.jpgJe propose même à une jeune fille de venir au tableau me représenter l'hémicycle, l'occasion de parler de la Gauche, de la Droite, du président de l'Assemblée (d'évidence François Hollande est plus connu que Claude Bartolone…), du fauteuil de Joseph Bonaparte, de la tribune, des caméras...

 

Évidemment, ça n'a pas manqué : après député, qu'est-ce-que je voudrais faire ? D'abord faire mon job, et il y a du boulot. On parle de me confier une mission parlementaire auprès du Premier ministre ; tant mieux si ça se fait. Être ministre ? La question ne se pose pas, ma dissidence m'en a sans doute éloigné mais je ne la regrette pas, vraiment pas : elle était la seule solution possible. Cela dit après avoir été député, je sais ce que je veux continuer de faire : maire de ma ville. S'il me fallait choisir (mais la question ne se pose et ne se posera pas !) pour le fils de Wattrelos que je suis, il n'y a aucun doute!

 

Enfin, je les encourage à travailler, à réussir leur parcours. Parce que la restauration, c'est important, c'est du bien-être offert. Mais aussi parce que je veux du plus profond de moi que nos jeunes réussissent ! Ce sont eux notre avenir.

Ces jeunes là, viendront visiter l'Assemblée le 12 avril. J'espère que je pourrai les y accueillir...


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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:30

Ah, l’humour… C’est sans doute en son nom qu’un écho de presse a hier cherché à expliquer l’annulation de mon intervention prévue ce jeudi à l’école Léo-Lagrange à Wattrelos. Une classe de CM2 y est en effet été sélectionnée pour participer au Parlement des enfants, en juin prochain, pour la 8e circonscription du Nord (la mienne, donc).

 

Imagine-t-on vraiment que je puisse reporter un tel rendez-vous avec les élèves par peur de « dérapages » ou faute de « pneus neige », comme indiqué dans l’article ? C’est mal me connaître ! Que nos amis journalistes se rassurent : avec la prudence nécessaire, j’ai roulé jusqu’à la mairie tôt le matin, et même l’après-midi jusqu’à la préfecture de Lille pour défendre le dossier Kipsta à l’Union.

 

Mon passage à l’école n’a été reporté, en accord avec la directrice de l’école, que pour être certain de la présence des enfants. Après la fermeture d’écoles mardi à cause de la neige, puis celle usuelle du mercredi, rien ne disait que jeudi l’effectif de la classe serait au complet. Or l’élaboration d’une proposition de loi est le fruit d’un travail commun ; il aurait été dommage que tous les élèves ne puissent y être associés. Mieux valait donc reporter le rendez-vous de quelques jours (au 28 mars à 9 heures, pour tout dire).

 

Cette décision me semble raisonnable et telle est ma part de vérité. Cela dit, je ne suis pas favorable aux « pneus neige » obligatoires !

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 17:10

logo anCe matin paraît au Journal Officiel la question écrite que j'ai posée au ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur l'opportunité d'ouvrir à des représentants des demandeurs d'emploi, usagers de Pôle emploi, le conseil d'administration de Pôle emploi.

 

Pour découvrir ma question, cliquez ici.

 

J'ai aussi obtenu la réponse à la question que j'avais posée à la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargée des transports, de la mer et de la pêche, sur les légitimes inquiétudes des collectionneurs de véhicules anciens à propos d'un règlement en préparation du Parlement européen et du Conseil, relatif au contrôle technique périodique des véhicules à moteur et de leurs remorques, et abrogeant la directive n° 2009/40/CE.

 

Pour relire ma question et découvrir la réponse qui y a été apportée, cliquez ici.


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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 15:11

Grand-Jury-Marisol_2.jpgSi je n’ai pas vocation à être tous les dimanches dans les studios de RTL pour assister au Grand Jury, après Pierre Moscovici la semaine dernière, j’ai évidemment été honoré que Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, me propose d’être à ses côtés ce soir.

 

D’autant que les sujets sont d’importance. Après bien sûr être relancée par les journalistes sur la polémique autour d’Hugo Chavez, la ministre, évoquant le lourd sujet des retraites, a rappelé ses trois objectifs : 

  • « faire face aux besoins de financement dans les années qui viennent car le bateau prend toujours l’eau » !
  • « instaurer de la confiance et de la lisibilité dans le temps. La question cruciale est de dire comment vont évoluer nos régimes de retraite. Il faut ensuite de la stabilité, de la cohérence et de la constance. Bien sûr, il faudra faire des efforts car si on ne fait rien, ce seront 20 Mds € qui manqueront à la fin de la décennie » ;
  • « réintroduire de la justice avec des efforts justement répartis ».

Grand-Jury-Marisol_3.jpgEt la ministre de préciser que si « l’allongement de l’espérance de vie doit être pris en compte, la diversité des carrières professionnelles aussi. La réforme du gouvernement précédent, qui ne repose que sur le report de l’âge légal, ne s’équilibre pas ». Tous les sujets seront sur la table. L’Allemagne s’est engagée dans une réforme qui, elle, n’aboutira qu’en 2029.

 

Les partenaires sociaux sont engagés de façon très responsable sur la réforme des retraites complémentaires. Mais au-delà, aucune mesure n’est arrêtée et Marisol Touraine le dit fermement : il est « prématuré et biaisé de mettre l’accent sur une mesure plutôt que sur une autre ». Si la durée du temps travaillé, la durée de cotisation est une variable, elle insiste sur la prise en compte de la « diversité des carrières professionnelles ».

 

Grand-Jury-Marisol.jpgS’agissant de la dépendance, la ministre a évoqué les trois rapports à remettre au gouvernement. S’il faut mieux anticiper, prévenir la dépendance, mieux accompagner les aînés, elle prône un « financement solidaire » (alors que la Droite parlait d’assurance privée).

 

Face à sa lettre de cadrage, l’enjeu du Ministère des affaires sociales est de consolider le socle des protections sociales. « L’hôpital public ne sera pas la victime de l’austérité, c’est une priorité », rappelant les 1,5 Mds € de plus annoncés cette semaine. En ce qui concerne les services d’urgences, la ministre « veut que l’ensemble des services d’urgences ait été examiné avant octobre prochain ».

 

Dénonçant la violence (qui n’est « jamais tolérable »), Marisol souligne que « c’est à la pression générale qui s’exerce sur les urgences à laquelle nous devons répondre ».

 

S’agissant des dépassements d’honoraires (60 % des médecins sont satisfaits de l’accord récent), la ministre rappelle qu’elle « veut que les médecins pratiquent des tarifs accessibles pour tous les Français, pour accéder aux soins partout ». Elle n’est pas opposée à une « mesure de financement forfaitaire » pour que les médecins aient plus de temps pour faire de la prévention.

 

Ont été aussi évoquées la cigarette électronique, les ventes de médicaments sur internet ou la libéralisation (« préoccupante ») des ventes de cartouches de cigarettes en zone frontière.

 

Mobilisée, la ministre est « sans spleen car il faut faire preuve de courage : nous avons un devoir de vérité. Nous sommes confrontés à l’exigence d’engager des réformes de fond pour renouer avec le progrès social ».

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 07:06

logo anCe matin paraît au Journal Officiel la réponse que j'avais posée au ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur les revendications portées par les associations d'anciens combattants. Ces revendications portent notamment en période de préparation budgétaire, sur la très souhaitable préservation du budget de la mission anciens combattants, pour que les ressources qui lui sont affectées ne diminuent pas aussi rapidement que celui des ayants droit.


Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 11:58

Mosco 3 mars 2013 2Ce dimanche soir, à sa demande, je suis aux côtés de Pierre Moscovici dans le studio de RTL pour assister à son grand jury RTL-LCI-Le Figaro. Une émission où le ministre aura su être particulièrement précis et clair.

 

D’entrée, le ministre aura pu réaffirmer la priorité du projet de loi de finances en matière de fiscalité. Si ça et là des débats peuvent avoir lieu en cours d’année, les décisions fiscales ne se prennent qu’à un seul moment de l’année : à l’automne pour le PLF !

 

Il a dénoncé fortement le french bashing, cette tendance médiatique continue à l’autoflagellation, et « l’exubérance des discours » qui sont négatifs sur la France ! Et que cela irait plus mal aujourd’hui que sous la Droite. Coup de gueule de P. Moscovici : aurait-on oublié ce que fut la politique de la Droite ? Un déficit public à 5 % (qui serait aisément passé à 6 % si la Droite avait été réélue !), 600 Mds € de dette publique supplémentaire en 5 ans, des dépenses publiques passées de 53 à 57 % du PIB…

 

Mosco 3 mars 2013La Gauche opère, elle, des changements, des mutations dans nos politiques publiques. « Le cap, c’est le redressement, pour l’Europe (avec une zone euro qui sort de sa crise), la réduction des déficits, la compétitivité, et la réforme du marché du travail. Nous faisons tout pour que notre politique économique participe à la reprise ».

 

Sur la répartition des efforts de réduction des déficits, si jusqu’à présent l’effort a été (PLF 2013) de 2/3 pour les recettes et 1/3 en économies sur les dépenses, « par la suite cette proportion doit au moins s’inverser ». Contrairement à la Droite, la Gauche réussit à être économe en gestion : les dépenses sont moins importantes réalisées que celles inscrites au budget (- 300 M€ en 2012 ; en 2013, ce sera - 10 Mds €).Tous les postes sont concernés, non pas avec des coupes rabot comme aux USA, mais via une évaluation des politiques publiques (cf. les travaux en cours sur les aides aux entreprises ou la politique familiale).

 

Auront ensuite été évoqués l’allègement du coût du travail par le CICE (- 4 % en 2013,

- 6 % en 2014), l’évolution des taux de TVA, le remplacement de la taxe à 75 % (pour laquelle le Gouvernement attend, vers le 15 mars, les conclusions du Conseil d’Etat, à la fois sur la nature et le niveau de la taxe).

 

Pierre aura, toute l’émission durant, martelé un crédo : « Que la politique se fasse dans l’ordre, en respectant les rythmes et en gardant un cap. On peut faire des efforts, à condition que, derrière, il y ait des perspectives ! Il faut être sérieux, mais offrir des perspectives de croissance et d’emploi ».

 

Estimant François Hollande « calme, solide, sachant où il va », Pierre Moscovici rappelle que « la souffrance sociale peut engendrer le populisme, mais le populisme est toujours une impasse ».

 

Voilà pourquoi, si la France fait preuve de sérieux budgétaire, « il ne faut pas ajouter l’austérité à la récession ». Et donc, si la croissance est faible, il appelle à « laisser jouer les stabilisateurs automatiques » pour être sous les 3 % en 2014.

 

Les mots d’ordre sont clairs : « Sérieux budgétaire et croissance toujours ; non à la déprime, non au french bashing. Nous allons réussir, la France va réussir. Même si ça va prendre du temps, on va y arriver ! ».

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 14:57

Gageons que le projet de loi que le Conseil des ministres va adopter mercredi prochain et qui viendra en discussion à l’Assemblée dans quelques semaines va encore faire parler. Comment l’apprécier ? Très simplement : issu de la négociation sociale, il ne peut qu’être respecté pour ce qu’il est, à savoir un accord entre parties, c’est-à-dire un compromis qui a toutes les caractéristiques d’un compromis : il est fait d’avancées dans un sens, syndical, et dans l’autre, patronal.

 

Et quand on croit à la démocratie sociale, à l’intérêt de voir les partenaires sociaux trouver ensemble des accords (plutôt que de recourir aux conflits), on se dit que pour une fois – c’est une chance historique – qu’un tel accord est signé, il faut le respecter !

 

Plusieurs de mes collègues députés socialistes ont signé une tribune, pour estimer que c’est « une chance pour la démocratie sociale ». Je partage leur analyse et leur soutien à la logique gouvernementale :

  • L’accord sur l’emploi conclu le 11 janvier entre les partenaires sociaux marque une nouvelle ère pour le dialogue social en France. Grâce à cette méthode, la démocratie s’enrichit de la participation des acteurs sociaux à notre objectif commun de lutte contre le chômage.
  • Députés de la majorité, nous soutenons cette méthode parce qu’elle donne enfin une chance à la démocratie sociale dans notre pays. Cette méthode repose sur le dialogue, la concertation et la responsabilité. Nous sommes convaincus que c’est ainsi que peut être mise en mouvement la société toute entière. Elle permet de mobiliser toutes les forces et les énergies du pays pour ancrer le changement dans la durée. La culture du dialogue favorise l’accord, elle permet à chaque représentant, syndical ou patronal, de prendre ses responsabilités et de trouver des compromis.
  • La différence avec la majorité précédente est évidente : pendant 5 ans, la convocation des partenaires sociaux ou des représentants de la société civile ne servait qu’à des sommets-spectacles au service de la communication de Nicolas Sarkozy. Celui-ci, dans sa campagne électorale, a clairement rejeté les corps intermédiaires et les syndicats ! Nous, à gauche, on les respecte : « Nous ne renonçons pas pour autant à notre pouvoir de parlementaires » mais « nous avons fait le choix de la démocratie sociale ».
  • Notre pouvoir, c’est de respecter la voie choisie par les partenaires sociaux en transcrivant dans la loi, sans en modifier l’équilibre, l’accord qu’ils ont conclu.

Cela ne veut pas dire que nous nous interdisions de légiférer après ce texte, comme par exemple sur la responsabilité sociétale des entreprises ou sur les conditions de reprises des entreprises viables. Mais nous n’avons pas à modifier ce texte-là qui porte, par sa mouture, « un nouveau modèle social ».

 

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