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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:30

Par courrier en date du 10 octobre 2012, reçu ce jour, Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, m’informe qu’en application de l’article D. 614-1 du code monétaire et financier, il m’a désigné pour représenter la majorité parlementaire comme membre titulaire du comité consultatif du secteur financier.

 

Quand le titulaire est de la majorité (c’est mon cas !), le suppléant est de l’opposition : il s’agira d’Olivier Carré (UMP).

 

Créé par la loi du 1er août 2003, dite loi de sécurité financière, le comité consultatif du secteur financier a remplacé le conseil national du crédit et du titre (CNCT) et le conseil national des assurances (CNA). Sa compétence s’étend à l’ensemble du secteur financier, les établissements de crédit et les entreprises d’assurance. Composé de 30 membres titulaires, il a pour mission d’étudier toutes les questions de ces secteurs, donne des avis et fait des recommandations au gouvernement sur ces sujets. Il adresse chaque année un rapport au Président de la République et au Parlement.

 

Ma nomination a été publiée au Journal officiel du vendredi 5 octobre.

 

Je ne peux qu’apprécier que le groupe et le président socialistes de l’Assemblée nationale m’honorent ainsi, une fois de plus, de leur confiance…

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 10:58

Le-ministre-Lamy-a-Roubaix.jpgLe ministre de la Ville, François Lamy, a en effet décidé de lancer à Roubaix une concertation nationale pour la réforme de la politique de la ville. Après l’accueil, solide et très argumenté du maire, Pierre Dubois, René Vandierendonck aura mis l’accent sur : l’indispensable engagement de la politique de la ville ; l’unicité du contrat ; une manière spécifique d’appliquer le droit commun ; le principe d’adaptation au cœur du service public ; l’intercommunalité nécessaire de la mobilisation.


Dans son intervention, le ministre (qui salue « spécifiquement le député de la circonscription » : j’apprécie !) soulignant l’histoire de Roubaix et sa pratique des politiques sociales, énonce : « Nous avons un devoir de réinvestir la République dans les quartiers : c’est un enjeu de justice, d’efficacité ».

 

Destinée à structurer ce que sera demain la politique de la ville, la concertation opérationnelle lancée aujourd’hui, à partir de trois groupes de travail, se renforcera de rencontres régionales. Le ministre souligne en effet qu’il « n’y a pas une politique de la ville, mais des politiques de la ville ».

 

« Nous devons réaliser un vrai tournant de la politique de la ville. Revenons aux fondamentaux ! Réussir l’intégration sociale des banlieues est le défi des 15 prochaines années » disait Hubert Dubedout en 1983, mais François Lamy constate que c’est une « promesse non tenue de la République ! ». Pour lui, « il y a une urgence majeure de trouver des solutions rapides ». Le rapport de la cour des comptes est sévère, « peut-être trop ». « L’échec est celui de la perte d’ambition de la politique de la ville : elle doit redevenir le levier pour la mobilisation des ministères. La réforme de la politique de la ville est une urgence pour la République ».

 

« C’est un combat que nous devons mener rassemblés. Nous devons définir une nouvelle manière d’aider ces territoires ». Il faut en finir avec les zonages actuels : 2 492 quartiers CUCS (ndlr : contrat urbain de cohésion sociale), c’est devenir illisible et incohérent. Il faut aussi trouver des nouveaux indicateurs. La carte de la géographie prioritaire ne doit plus être figée, sinon elle finira par être injuste. L’action de la politique de la ville ne sera pas la même partout : il nous faudra graduer les interventions, l’Etat demeurant le garant de la solidarité nationale. Nous devons aussi inventer des contrats uniques globaux ».

 

« A partir du trio de la politique de la ville - qui doit être le maire, le président de l’EPCI et le préfet - le succès passera par la réalisation de projets de territoire ambitieux ».

 

Rendez-vous pour les réformes : conseil interministériel des villes en février 2013.

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 19:23

Cet après-midi, l’Assemblée a adopté par scrutin public le texte de la commission mixte paritaire sur le projet de loi portant création des emplois d’avenir. Le Gouvernement a fait de ce texte, un de ses premiers actes forts. Pourquoi ? Parce que la situation à laquelle nous sommes confrontés est particulièrement grave.

 

Le Gouvernement a affiché très tôt la cohérence de sa politique d’emploi : 150 000 emplois d’avenir ; les contrats de génération ; la fin des heures supplémentaires défiscalisées ; les contrats aidés ; le renforcement des moyens de Pôle Emploi.

 

Mais un choix prioritaire a été fait : les jeunes ! Pourquoi ? Parce qu’un jeune sur quatre est sans emploi, que 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification… Il est urgent qu’un message leur soit adressé, à eux comme à leur famille.

 

François Hollande a fait de la jeunesse sa priorité. Le texte a été enrichi par le débat parlementaire. Offerts à des jeunes de 16 à 25 ans, ce seront des emplois :

- stables, pour 3 ans, à temps plein et accompagnés de manière significative ;

- qualitatifs, avec obligation d’actions de formation et d’acquisition de qualification ;

- efficaces, qui s’adaptent à des secteurs où il y a des besoins forts.

 

Les premiers contrats devraient pouvoir être signés dès le 2 novembre. Le Gouvernement prévoit de créer 150 000 emplois d’avenir d’ici 2014, dont 100 000 dès 2013, pour un coût de 1,5 milliard d’euros par an lorsque le système fonctionnera à plein. Le texte crée aussi, sur un modèle comparable, des emplois d’avenir professeur, dont devraient bénéficier d’ici 2015 environ 18 000 étudiants boursiers venant de quartiers dits sensibles.

 

J’ai voté pour avec émotion, avec conviction ! Sur 498 votants, il y a eu 363 votes positifs et 135 votes contre.

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 07:24

logo anJ'avais déposé cet été une question écrite au ministre de l'intérieur concernant l'évolution des crédits budgétaires délégués, tant en fonctionnement qu'en investissement, dans la police nationale et dans la gendarmerie dans le département du Nord depuis 2007.


Je reçois aujourd'hui sa réponse dans le Journal Officiel ; pour la lire, cliquer ici.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 13:48

La-Guinguette-oct-2012.JPGLa Guinguette, c’est le comité des fêtes Fontenoy-Guiguette de Roubaix qui, comme chaque année, pour la 17e fois, organise une épreuve de marche : les 20 kilomètres, dans le quartier. Et comme à l’accoutumée, un peu avant 9 heures, je suis avec les organisateurs de la course, Alain Merlin et Louis Desroches, le président du club des marcheurs de Roubaix, avec la redoutable mission, dans ce petit matin, de tirer le coup de revolver du départ ! 18 coureurs ont répondu à l’appel, dont quelques jeunes du quartier qui ne réaliseront, eux, qu’un parcours de 2,1 km (ce qui est déjà pas mal pour une initiation à la course).


Toujours beaucoup de bonne humeur dans ce départ, ce qui réchauffe de la fraîcheur du petit matin, une ambiance rehaussée de l’arrivée de mon ami et complice roubaisien Henri Planckaert, adjoint aux animations de la ville de Roubaix.


La-Guinguette-oct-2012_2.JPG

Et l’après-midi, dans cette école Berthelot, se tiendra un concours de belote avec des habitants du quartier : la semaine prochaine, la compétition se déplacera au Fresnoy-Mackellerie, chez J.-C. Isebaert. Mais ce soir, vers 19 heures, je suis de retour pour féliciter les équipes et les vainqueurs ! Pardon, je devrais dire vainqueuses car la doublette qui finit première, ce sont deux femmes ! Elles sont fières et elles ont raison ; leur cri de joie à l’annonce du résultat fait bien plaisir… comme ce l’est, pour moi, de leur remettre leur cadeau (cf. photo).

 

Une petite tranche de vie dans ce quartier roubaisien. A la Guinguette, on y marche donc, et on y joue aussi !

La-Guinguette-oct-2012_3.JPG 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:43

db1-rentreeLes textes seront lourds techniquement et par les débats qu’ils occasionneront (loi d’orientation des finances publiques, loi organique, loi de finances pour 2013 : leur examen va nous occuper en commission et en séance jusqu’au 15 novembre !). Sur la 2e partie et les crédits des ministères, je sais déjà qu’à la demande du président, j’aurai à présider nombre de séances.

 

Tout cela dans un contexte économique et financier particulièrement dur. Durant tout le mandat précédent, j’ai dénoncé dans mes rapports devant les ministres du budget de Sarkozy les chiffres apocalyptiques de la dette qui’ s’annonçaient, et que cela ne pourrait plus durer ! On y est : la dette équivaut à 90 % de notre PIB et la France n’a plus le choix. Si elle veut éviter le pire et retrouver sa capacité d’agir demain, il lui faut sortir de cette spirale infernale. On consacre maintenant la totalité de l’impôt sur le revenu pour payer les charges d’intérêt de la dette ! Il est important que nous soyions crédibles sur le plan économique et que nous engagions le redressement budgétaire avant que les marchés (qui financent 75 % de notre dette) ne prennent peur. La Gauche aux responsabilités n’a malheureusement pas d’autre choix car + 1 % de taux d’intérêt, ce sont 2 Mds € de dépenses en plus ! Voilà pour le cadre global de la politique économique.

 

Pas facile à faire comprendre et accepter alors que déjà nombre de nos concitoyens dénoncent les hausses d’impôt dont ils sont victimes dès cet automne 2012 ! Un comble,… car le gouvernement Hollande n’y est pour rien. Les hausses (parfois fortes) que découvrent les gens sont liées à deux décisions fiscales sous Sarkozy : le gel du barème (qui alourdit l’impôt, même des plus modestes, dès progression des revenus) ; la suppression de la demi-part pour les personnes seules (avec 4 millions de personnes touchées, cela fait du bruit dans le Landernau) !

 

S’agissant donc de mes thèmes de travail dans cette loi de finances, je suis très mobilisé sur : la correction, précisément, de cette suppression de la ½ part des veuves (cf. ce blog en date du 25 septembre) ; les dotations aux collectivités locales : j’insiste pour que les marges de manœuvre soient affectées aux péréquations car la dynamique des recettes de nos villes de Roubaix et Wattrelos en dépend ; aux anciens combattants ; à la politique de la ville : à côté des zones franches d’hier, je veux pousser les emplois francs demain. Si le Gouvernement a décidé une expérimentation à Amiens, je plaide pour Roubaix !

 

Mes grands dossiers locaux concernent aussi :


- la zone de sécurité prioritaire : j’ai bon espoir que Roubaix-Wattrelos fassent partie de la 2e vague car nos effectifs de police doivent être confortés. A cet égard, je ne suis pas contre une collaboration police-gendarmerie dans nos villes, au risque d’être iconoclaste !

- la santé : si l’équilibre financier de l’hôpital de Roubaix est toujours délicat, le dossier de la maternité Paul-Gellé est quant à lui brûlant. Je serai prochainement au cabinet du ministre en compagnie de l’ancien et du nouveau maire de Roubaix pour plaider sa reconstruction. A défaut de crédits pour la 2e tranche hôpital 2012 (car le gouvernement Fillon a laissé, en la matière, un panier percé !), je veux croire à l’espoir de mobiliser des fonds du programme d’investissements d’avenir : à mes yeux, la santé en est un !

- la jeunesse : les emplois francs (dont je parlais ci-dessus) et les emplois d’avenir dont Roubaix et Wattrelos doivent avoir leur part ;

- les écoles : après les destructions d’emplois d’hier, il nous faut un retour à l’amélioration des moyens, notamment pour la scolarisation des moins de 3 ans (car il s’agit d’un réel élément de socialisation).

 

Enfin, je le signale, mes permanences ne se sont jamais arrêtées en mairie de Roubaix chaque 1er samedi du mois. J’y tiens car un député n’a pas seulement pour rôle de faire la loi et de contrôler le gouvernement ; il est aussi un élu de proximité qui tente d’apporter des solutions à des problèmes concrets.  Premier témoin d’une situation sociale tendue et à l’écoute de sollicitations extrêmement nombreuses,  j’essaie, avec les moyens qui sont les miens, mes compétences et ma volonté, d’être un adoucisseur, un facilitateur autant que je le peux.

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 07:12

Tous les ans à la même époque, je fais le point sur les dossiers qui occupent le maire et le député que je suis.

 

Cela permet de mettre en perspective l’action que je mène, d’évoquer les questions d’actualité dans différents domaines, mais également de faire quelques mises au point. Une conférence de rentrée, comme disent les médias, même si la rentrée est déjà derrière nous : il y a un mois en effet, c’était la rentrée scolaire et comme maire j’avais la chance de réceptionner une école Brossolette tellement rénovée qu’elle paraît neuve ; il y a 2 jours, après les journées parlementaires socialistes à Dijon (19-20 septembre), c’était la rentrée parlementaire.

 

Tout cela ce sont des mots car la rentrée, le retour aux affaires, ça fait un moment qu’en ce qui me concerne, il s’est produit. De fait, depuis les législatives, tout a été vite et ce fut dense. En juillet, session extraordinaire sur la loi de finances rectificative ; en septembre à nouveau une session extraordinaire.

 

Commençons donc par mon activité parlementaire.

 

A l’Assemblée, je suis un député normal au sein du groupe socialiste… et qui fait normalement son travail. Je n’ai en rien ressenti l’animosité, les tensions, les dénigrements que j’ai vécus au cours de la campagne des législatives à mon arrivée à l’Assemblée. Tout s’est passé normalement. Il est vrai que si certains, localement, croyant parler au nom du PS, en appelaient à ma défaite, ailleurs, à Paris mais aussi dans le Nord et dans bien des régions de France, nombreux sont ceux qui m’ont soutenu !

 

Je me souviens notamment de ces sms reçus suite à l’annonce de ma candidature : « Il n’aurait plus manqué que tu n’y ailles pas ! », ou cet autre : « Je te souhaite beaucoup de chance. De courage. Il faut que tu gagnes. Vraiment », ou encore « Courage à toi, je te soutiens ». Leurs auteurs sont aujourd’hui tous trois ministres…

 

Bref, j’ai redonné leurs couleurs aux socialistes dans cette circonscription et j’en suis heureux ! Les calculs politiciens ont été battus en brèche, tant mieux ! Les électeurs ont dit avec force qu’ils n’acceptaient plus ces méthodes.

Dans le bureau à l'Assemblée

 

Mais le temps n’est plus celui de l’élection ; il est celui de l’exercice du mandat, alors je me suis mis au travail normalement :


Ø en qualité de 1er vice-président socialiste de la commission des finances (et donc au bureau) sur proposition de mes pairs – j’ai d’ailleurs suppléé le président à plusieurs reprises et serai encore amené à le faire ;

Ø en qualité de rapporteur spécial des crédits de la politique de la Ville, en prise directe avec les réalités de ma circonscription ;

Ø dans l’ancien bureau, au palais Bourbon, de Marisol Touraine que j’occupe dorénavant au milieu des députés socialistes (j’ai eu le bureau que je voulais, la place dans l’hémicycle que je voulais et la commission que je voulais).

 

Voilà le décor planté ; à présent, je m’attends à des semaines prochaines très lourdes…

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 15:24

JM Ayrault EuropeC’est un signe fort, sur le fond et sur la forme, que donne Jean-Marc Ayrault en voulant s’exprimer cet après-midi, dès l’ouverture de la session parlementaire ordinaire, sur les questions européennes, plus précisément sur la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, ses enjeux et sur les perspectives européennes.


D’entrée, le Premier Ministre met en perspective le débat et le vote à intervenir la semaine prochaine : « C’est sur la réorientation de l’Europe que je vous appelle à vous prononcer ». Et de justifier très vite le vote favorable qu’il demande à sa majorité : « Nulle règle d’or ne sera inscrite dans notre loi fondamentale. La souveraineté budgétaire restera au Parlement de la République française ! ».


Sur le plan macroéconomique, Jean-Marc Ayrault souligne que « le traité est même plus souple que celui de Maastricht », puisque celui-ci faisait référence au « déficit nominal », alors que le TSCG s’appuie sur le « déficit structurel », ce qui aura pour avantage évident de minorer le poids de la contrainte.


Sur le contexte, le Premier Ministre souligne que « tout a changé depuis juin » car avec la réorientation de l’Europe, « l’économie générale de la réponse à la crise a changé ». En effet, le traité a été rééquilibré avec « le pacte pour la croissance et l’emploi ». Celui-ci « crée un état d’esprit nouveau eu Europe » : la BEI recapitalisée au 1er semestre 2013, l’Union bancaire, la taxe sur les transactions financières (mise en place dans le cadre d’une coopération renforcée)… tout cela sont des avancées supplémentaires utiles.


Avec celles-ci, obtenues par François Hollande, Jean-Marc Ayrault estime que « l’Europe s’est remise en mouvement » vers « l’intégration solidaire », une construction européenne où « la finance doit être au service de l’économie et non de la spéculation ».


Et le Premier Ministre d’égrener les défis et les ambitions de l’Europe, sans oublier ce qu’est l’importance aujourd’hui de l’Europe pour nos territoires. « Ce que veut le gouvernement, c’est le maintien de la PAC (politique agricole commune) et le maintien des fonds structurels à un haut niveau car c’est une condition de la croissance ».


Un discours tout à fait pertinent pour remettre en perspective – dans un contexte politique qui a changé, au niveau national comme au niveau international - ce TSCG signé le 2 mars 2012 par les chefs d’Etat ou de gouvernement. La portée de ce traité ne doit en effet pas être surestimée ; destiné à rassurer les marchés, il ajoute peu au droit communautaire existant : l’essentiel des clauses du Traité étaient déjà présentes dans le droit européen avant sa signature. En revanche, il est d’évidence une pierre d’une approche nouvelle bienvenue de l’Europe, impulsée par le nouvel exécutif français et désormais soutenue par nos partenaires, comme l’a validé le Conseil européen des 28 et 29 juin 2012.

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 16:40

PLF 2013Le Conseil des ministres adopte aujourd’hui le projet de loi de finances pour 2013, que ce midi, les deux ministres de l’économie et du budget, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac, viennent présenter en commission des finances.

 

Pierre Moscovici insiste sur ce budget « de vérité et de combat », combat contre la crise, la dette et l’injustice. Le cap, c’est l’emploi, le redressement des inégalités et le redressement de nos comptes !


-> Quel est le diagnostic ? Due aux dérèglements du système financier (partis en 2008 des Etats-Unis), la crise mondiale dure depuis quatre ans et l’Europe en est l’épicentre. La crise a prospéré, faute d’une perspective claire pour l’Europe. De fait, dans la zone euro, il y a de fortes hétérogénéités.


La France vient de connaître trois trimestres de croissance nulle. La crise a certes accentué les déséquilibres de l’économie française mais elle n’explique pas tout : la politique menée ces dix dernières années a une lourde responsabilité. La vérité, c’est que la dette par habitant a été multipliée par 5 en 30 ans ! Il nous faut donc d’urgence redresser nos comptes pour dégager des marges de manœuvres. Stagnation et inégalités sont les deux faces de la situation française. 


-> Quel est l’objectif ? Renouer avec une croissance plus forte, plus équilibrée et plus solidaire. Cela passe par :


- une réorientation des politiques européennes en Moscofaveur de la croissance ;


- des mesures d’urgence pour stimuler la demande via le pouvoir d’achat (ARS, SMIC, loyers…) et l’emploi ;


- un agenda de réformes ambitieux pour la croissance et la compétitivité via la finance (BPI, épargne réglementée, réforme bancaire), le marché du travail, le financement de la protection sociale, la réforme fiscale et la transition énergétique.

Cela permettra un retour progressif de la croissance : 0,8 % en 2013, après + 0,3 % en 2012.


-> Quel rythme ? Il y aura deux temps dans le quinquennat. D’abord celui du redressement des comptes. La dette publique a augmenté de 21 points de PIB pour la période 2007-2012 ; elle baissera enfin de 7 points de PIB pour la période 2012-2017. D’où un effort très important, nécessaire, en 2013 pour ramener le déficit à 3 % et être en dessous de 0,5 % dès 2015.

 

Après avoir passé le cap difficile de 2013-2014, nous redonnerons des marges de manœuvre à l’action publique.

 

Jérôme Cahuzac, pour sa part, détaille l’effort demandé en 2013 : 1/3 en économies budgétaires ; 2/3 en nouvelles recettes, dont la moitié sur les ménages, l’autre sur les entreprises. Avec en matière fiscale, une forte préoccupation de justice puisque les mesures du budget visent à :


- rétablir la progressivité de l’imposition sur le revenu ;

- rééquilibrer l’imposition des entreprises (en taxant plus les grosses et moins les petites).

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 16:17

Le week-end dernier, à Paris, le conseil fédéral d’Europe Ecologie-les Verts, qui s’est déroulé à huis clos, a adopté par 77 voix contre 24, une motion préconisant le non au traité budgétaire européen.


C’est un curieux contresens d’un parti politique qui a le mot Europe dans sa dénomination et qui, lors des dernières élections européennes, avait porté des positions très pro-européennes qui lui ont permis d’obtenir 16,3 % des suffrages !


C’est de plus incompréhensible de la part d’une composante de la majorité gouvernementale, alors même que le projet politique de la majorité est précisément de porter la « réorientation de l’Europe » telle que menée par François Hollande. Après le refus des Verts de voter pour Claude Bartolone à la présidence de l’Assemblée, cette position politique qui risque d’être suivie par les députés EE-LV passe mal…chez nous, députés socialistes bien sûr, mais aussi dans l’opinion.


La preuve ? L’éditorial du journal Le Monde du 24, même si je ne peux le cautionner dans sa forme (car on ne peut qu’être réservé de voir un organe de presse exiger le départ de ministres du gouvernement), n’en pose pas moins de bonnes questions : « Les écologistes demandent à être traités en partenaires de coalition, ils se comportent en groupuscule irresponsable. Incapables d’avoir une éthique de responsabilité et incohérents ».


[On se souviendra, à la lecture de cette phrase, de ce que disait l’ancien maire de Roubaix, René Vandierendonck (et que j’avais rappelé au cours de la dernière campagne législative) sur ses partenaires Verts de la majorité municipale en 2008 : « Les Verts ont fait la démonstration de leur incapacité à assurer la responsabilité solidaire d’un programme » !]


Et l’édito du Monde de poursuivre :


« Cette attitude est d’autant plus inacceptable que le parti socialiste ne cesse de compenser les handicaps de la Ve République : il leur réserve soixante circonscriptions, négocie un contrat de gouvernement, attribue des portefeuilles de ministre et leur fait des concessions substantielles…


Il s’agit d’un jeu de dupes. Les Verts formulent des exigences comme s’ils étaient une force de progrès soutenue par 10 % des électeurs. Ils ne réalisent de tels scores que lorsqu’ils sont emmenés par le Vert pro-européen Daniel Cohn-Bendit. On l’a vu avec le score d’Eva Joly à la présidentielle : ils retombent à 2 % lorsque leurs tendances dogmatiques reprennent le dessus ».


Daniel Cohn-Bendit d’ailleurs, dans Libération du lundi 24, qualifie « d’irresponsable et incohérente » la position prise. Il déclare même : « Europe Ecologie-Les Verts n’existe plus. Déjà Eva Joly avait rayé l’écologie de son discours pendant la campagne présidentielle. Maintenant, c’est l’Europe qui a disparu »…


D’évidence, ce vote de dimanche laisse et va laisser des traces. La capacité à la crédibilité et à la responsabilité des Verts, à tout le moins de nombre d’entre eux, se retrouve brutalement posée. Aujourd’hui, à l’Assemblée, mais aussi dans les rues de Wattrelos, collègues et concitoyens auront été nombreux à me « remercier d’avoir permis d’éviter d’avoir un député Vert de plus à l’Assemblée »…


It’s a joke  bien sûr, comme disent les anglo-saxons. Mais difficile quand même pour moi de ne pas me souvenir de ce que je disais dans la dernière campagne législative : pour avoir une majorité claire et fidèle à François Hollande, mieux vaut… un député socialiste !


CQFD.

 

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