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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 12:46

Si en séance le gouvernement présente ce soir ce que sera l’orientation de la politique budgétaire de la nouvelle majorité pour la législature à venir, le rapporteur général du budget, Christian Eckert, dresse dans son rapport un réquisitoire intéressant de ce qu’a été la politique fiscale suivie depuis 2002. Photo1364.jpg

 

Sa conclusion est claire : si les prélèvements obligatoires sont passés de 43,3 % du PIB à 43,9 % au final, depuis 2002, il y a eu un transfert de la charge fiscale des ménages aisés et des entreprises (pour près de 24 Mds € !) vers l’ensemble des salariés !

 

Quels sont les impôts qui ont augmenté depuis 2002 ? Les impositions sur les revenus des salariés : cotisations sociales (+ 0,6 point du PIB), CSG et CRDS (+ 0,5 point), impôts sur les salaires et la main d’œuvre (+ 0,3 point).

 

A l’inverse quels sont les impôts qui ont été allégés ? L’impôt progressif sur les revenus (- 0,5 point) et l’imposition directe des entreprises, à savoir l’impôt sur les sociétés (- 0,4 point) et la taxe professionnelle (- 0,3 point).

 

Cela ne peut être négligé ! Car les mesures d’allègement de la fiscalité (dont l’analyse confirme qu’elles se sont concentrées sur les ménages aisés et les entreprises) ont globalement un coût : elles représentent depuis 2002 un manque à gagner sur les recettes fiscales de près de 55 Mds € ! Et il est clair que si ces milliards étaient encore perçus par l’Etat, les finances publiques ne seraient pas dans l’état où elles sont aujourd’hui ! Combien ont coûté ces allègements fiscaux depuis 2002 ?


           sur l’impôt sur le revenu : - 23,8 Mds € (réformes successives du barème, renforcement du crédit d’impôt pour l’emploi de salariés à domicile en 2006, exonération des heures supplémentaires en 2007, suppression de la contribution des revenus locatifs en 2007)  


 sur l’impôt sur les sociétés : - 9,5 Mds € (baisse du taux d’imposition des plus-values nettes à long terme, dite niche Copé…)  


 sur la taxe professionnelle : - 12,8 Mds €  


 sur les droits de mutation et l’ISF : - 4,6 Mds €


 sur le taux de TVA de la restauration : - 3,2 Mds €.

 

Cette réalité des cadeaux fiscaux ne peut pas être oubliée au moment où nous avons à bâtir une stratégie budgétaire pour les cinq années qui viennent. Rappelons que celle-ci préconise :


une réduction incontournable du déficit et de la dette pour retrouver la souveraineté financière de la France ;


  • de rééquilibrer le système fiscal en fonction de la capacité contributive de chacun ;


  • de redéployer les dépenses publiques en faveur de l’emploi, l’éducation, la sécurité et la justice, l’investissement et la préservation de notre modèle social.

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 14:26

Ministres-en-commission-04-07-12.jpgA l’issue du conseil des ministres, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac (cf. photo) sont venus en effet présenter les orientations de nos finances publiques et le projet de loi de finances rectificative pour 2012, « chantier crucial car il va assurer la crédibilité budgétaire et le changement ».


Pierre Moscovici établit un panorama de la situation économique : la croissance atone (0,3 % en 2012), chômage à 10 %, double déficit avec un déficit de croissance et de compétitivité (faible consommation des ménages, parts de marché à l’export ont reculé de 20 %), et un déficit de crédibilité (déficit public, dette…) : la crise n’explique pas tout, il ne faut pas confondre la gestion et la malchance; déficit de confiance.


Les Français ont voté pour une action résolue pour la croissance. Des avancées majeures ont été réalisées lors du conseil européen (120 Mds € pour la croissance et mesures de stabilité financière, avec une recapitalisation des banques en difficulté et la BCE intervenant sur les marchés des obligations, feuille de route pour une intégration solidaire). Au niveau national, des mesures d'urgence et de justice ont été prises (SMIC, retraites, contrats aidés supplémentaires).


Le gouvernement va lancer une série de réformes ambitieuses : soutien aux PME-TPE, réforme de l’IS et du CIR, création d’un banque publique d'investissement, réforme bancaire, réforme de la fiscalité de l’épargne réglementée. L’objectif est une fiscalité plus juste, plus efficace.


Redresser les comptes publics est une absolue nécessité, pour rester souverain, restaurer la confiance, et dégager les marges de manœuvre pour la croissance. Il faut réduire la part de la dette publique dans le PIB.


Après 5,2 % du déficit en 2011, la dérive pour 2012 était de 5 % (et non de 4,2 % !).

 

L’objectif : 4,5 % en 2012 ; retour à 3 % en 2013, avec un très gros effort pour un retour à l’équilibre des comptes en 2017.

 

Le redressement va demander des efforts significatifs mais des efforts justement repartis, notamment entre ménages et entreprises.

 

Le PLFR est le premier élément de cet objectif de redressement.

 

C’est Jérôme Cahuzac qui, le présentant, souligne que la situation est tendue, au vu-même de l’audit de la cour des comptes. Il y a des insuffisances de recettes (7,1 Mds €, dont 3,4 Mds € pour l’IS, 1,4 Mds pour la TVA, 1 Md pour les droits de mutation, 1 Md au titre des cotisations de S.S.) qui ne peut être accepté. D’où des mesures complémentaires, d’autant plus que la France avait perdu un contentieux qui coûte 1,7 Md € dès 2012 et un dérapage d’1,5 Md € de dépenses (sous-budgétisation).

 

Pour cela, la LFR décide de 7,2 Mds € de prélèvements supplémentaires : 3,41 (soit 53 %) sur les ménages (dont 2,32 Mds pour une contribution exceptionnelle sur la fortune en 2012, et 0,14 Mds de retour sur les allégements des droits de succession), 2,98 (soit 47 %) sur les entreprises (dont deux fois 550 M€ de contribution sur les secteurs bancaire et pétrolier, une majoration de 800 M€ exceptionnelle d’IS pour les entreprises de plus de 250 M€ de CA).

 

De surcroît, le texte supprime la TVA sociale (en fait l’augmentation de 19,6 à 21,2 %) que la Droite voulait appliquer au 1er octobre 2012 ! Et il baisse de 7 à 5,5 % la TVA sur le livre.

 

Comme le dit Jérôme Cahuzac avec humour, ce PLFR n’a qu’un but : « Après la correction démocratique, nous nous devons de réaliser cette correction budgétaire ».

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 14:23

Cour des comptes et mécomptesCe matin, la Commission des finances auditionne Didier Migaud, premier président de la cour des comptes sur la certification et les résultats de la gestion budgétaire de l’Etat en 2011, mais aussi sur la présentation de son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques.


Tout a déjà été largement présenté dans la presse et a alimenté le débat politique de ces derniers jours.


En grandes lignes, que dit la Cour ?


  • Elle pointe que l’ancienne majorité de droite laisse un héritage très lourd et une situation des finances publiques plus dégradée que la moyenne européenne. En 2011, le déficit public, malgré sa baisse, reste important : 5,2 % du PIB, après 7,1 % du PIB en 2010. Il reste nettement supérieur aux moyennes des déficits des Etats de la zone euro et de l’UE qui s’établissent respectivement à 3,8 % et 4,4 %. Six états membres enregistrent même un solde excédentaire ou nul. Le déficit structurel se situe lui à 4 % du PIB, nettement au dessus de la moyenne des autres pays de la zone euro (3,2 %) et de l’Allemagne (0,8 %).


Elle rappelle que la crise n’a qu’une responsabilité partielle dans la dégradation du déficit. Celle-ci est largement structurelle et creusée par les mesures fiscales et sociales décidées depuis 2002.


  • Il y a eu dissimulation de dépenses et insuffisance de recettes. La Cour insiste sur deux contentieux (régime fiscal des fonds de placement, dispositif du précompte) qui vont représenter une facture de 7 à 8 Mds € sur les exercices 2013 et 2014. L’ancienne majorité a également engagé des dépenses sans en assurer leur financement. Entre 1,2 Md € et 2 Mds € de dépenses programmées pour 2012 ne sont pas financées :


  • les crédits affectés à la politique de l’emploi ont été intégralement consommés en cinq mois !


  • les budgets concernant la prime de Noël (450 M€) et l’allocation aux adultes handicapés (280 M€) n’ont pas été prévus.


Il manque également :


  • 200 M€ pour financer les opérations militaires extérieures ;


  • 120 M€ pour financer les bourses accordées aux étudiants ;


  • entre 55 et 100 M€ pour les demandes d’asile ;


  • entre 100 et 200 M€ pour les aides au logement et 150 M€ pour les allocations de solidarité ;


  • 300 M€ pour financer la masse salariale des fonctionnaires.


Enfin, le rendement de l’IS aura été surestimé de 1,5 à 3,5 Mds €, de même que les droits de mutation de 0,8 à 1,2 Mds € !


  • La Cour insiste sur la nécessité d’une politique de redressement des comptes. Sans celle-ci, la dette atteindrait en effet 100 % du PIB en 2017. Selon la Cour, l’effort à fournir en 2013, dans l’hypothèse d’une croissance de 1 %, serait de 33 Mds € de mesures nouvelles concernant l’ensemble des administrations publiques.

 

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 14:25

Discours-JM-Ayrault.jpgCet après-midi, l’ouverture de la session extraordinaire se fait avec le discours de politique générale du Premier ministre au terme duquel, en vertu de l’article 49-1 de la Constitution, J.-M. Ayrault sollicitera la confiance de l’Assemblée.


Ce type de discours est toujours un grand moment de la République. Après une alternance, ce l’est encore davantage. Deux traits saillants dans cette intervention : l’insistance de Jean-Marc sur son amour de la France et sur son expérience nantaise.


D’entrée, il a rappelé le cap fixé par le Président de la République : « Conduire le redressement de notre pays dans la justice ». En insistant sur « une crise sans précédent qui menace ce que le siècle dernier nous a légué, notre modèle social ». Il appelle « notre peuple à une mobilisation, à retrouver confiance dans notre destin ».


Bien sûr, il y a la dette. « Depuis 2007, la dette publique a augmenté de 600 Mds €, elle atteint 1 800 Mds, et près de 90 % de notre richesse nationale ! La dette est un enjeu de souveraineté nationale. Une France endettée est une France dépendante. Sans réduction de la dette, il ne saurait y avoir de redressement du pays.


Je ne suis pas venu lancer un débat sur l’héritage. Mais nous ne renonçons à rien. Cette majorité n’a pas été élue pour trouver des excuses mais des solutions. Nous pouvons, nous devons l’emporter.


Au-dessus de l’argent que l’on gagne, il y a ce sentiment plus fort que procurent l’estime et la reconnaissance de ses concitoyens. Je ne considère pas les gens auxquels je parle en fonction de leur patrimoine ou de leurs revenus.

Discours-JM-Ayrault_2.jpg

Nous ouvrons la porte à une évolution profonde. Nous voulons donner toutes ses chances à la démocratie ». Ainsi :


  • il souhaite que « la culture de l’accord, celle du donnant-donnant, s’impose » ;


  • il annonce une conférence sociale qui traitera de : l’emploi (des jeunes), la formation, le développement des compétences, les rémunérations, l’égalité professionnelle, le redressement productif national, l’avenir de nos retraites, le rôle de nos services publics et de leurs agents (intégration des salariés aux CA des grandes entreprises, information en amont des représentants du personnel) ;


  • d’autres concertations suivront : la refondation de l’école (5 juillet), l’avenir de la recherche ; nouvel acte de la décentralisation.


« Je sais que les attentes sont fortes, qu’on ne va jamais assez vite quand il s’agit de corriger des injustices. Mais nous voulons imposer le changement dans la durée. Les Français ne nous ont pas donné un mandat pour gouverner 100 jours mais 5 ans.


Au cours de ce quinquennat, deux phases se succéderont : celle des réformes de structure (réforme fiscale, redressement productif, décentralisation, transition écologique et énergétique) ; celle où seront tirés les bénéfices de l’effort collectif. »


Avec une ligne de force : la justice car « la justice n’est pas qu’une exigence morale, elle est un facteur de croissance et de progrès.


Le Président de la République a fixé des priorités : la jeunesse, la sécurité et la justice. Elles seront respectées ! Elles exigeront des choix. Une loi de programmation des finances publiques précisera le retour à l’équilibre à l’horizon 2017 en faisant la part des efforts demandés à chacun. De nouvelles recettes fiscales seront mobilisées. La volonté de ce gouvernement est de solliciter ceux qui ont été jusqu’à présent exonérés de l’effort collectif.


Maîtrise des dépenses publiques et nouvelles recettes fiscales sont le préalable. La situation est sérieuse. Je revendique le sérieux ; j’en appelle à l’effort national mais je refuse l’austérité ! ».


Et d’égrener avec précision les actions que le gouvernement conduira pour l’école, la sécurité, la justice, la démocratie, la solidarité…


Avant de conclure : « La situation de notre pays est préoccupante. Le redressement prendra du temps, ce sera difficile mais nous réussirons ! ».


De fait, les députés ont largement voté la confiance : 302 votes pour, 225 votes contre (527 exprimés, 544 votants).

 

 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 17:36

Premier-Vice-president-commission-des-finances.jpgCe matin, la Commission des finances installe son bureau. Comme à l’accoutumée, c’est le doyen d’âge, mon collègue socialiste Marc Goua qui préside, pour quelques minutes, la séance d’installation (cf. photo).


Comme le prévoient les dispositions en vigueur, la présidence de la commission des finances revient à l’opposition, le poste de rapporteur général du budget étant dévolu à la majorité.


Voilà pourquoi, pour la présidence, il n’y aura eu qu’un seul candidat, celui présenté par la Droite, qui est Gilles Carrez, ainsi élu président de la commission des finances. Il était, on s’en souvient, dans les deux législatures antérieures le rapporteur général du budget. Son successeur à ce poste est issu des rangs de la Gauche et, candidat unique présenté par notre groupe socialiste, est mon copain Christian Eckert, député de Moselle.


Vient ensuite la désignation du bureau, composé de quatre vice-présidents (tous de gauche) et de quatre secrétaires (un(e) de gauche, trois de droite : j’étais secrétaire du bureau lors de la législature précédente).


C’est par applaudissements qu’ont été élus les membres du bureau. Parmi ceux-ci, la parité est respectée, c’est-à-dire qu’il y a autant d’hommes que de femmes.


Les deux vice-présidents, hommes, socialistes élus sont Pierre-Alain Muet (député du Rhône) et… moi-même. C’est une réelle satisfaction pour moi d’être ainsi au groupe socialiste de l’Assemblée à la commission des finances et parmi les dix membres du bureau de cette même commission.


D’autant que (cela ne peut que me faire sourire), bien qu’il n’y ait aucune préséance protocolaire entre les vice-présidents autre que l’ordre alphabétique, celui-ci a pour conséquence de faire de Dominique Baert le… premier vice-président de la commission des finances... de l’Assemblée nationale !


J’en suis heureux, a fortiori au vu de ce que je vis actuellement localement !


Mais je sais aussi que l’essentiel n’est ni dans les titres ni dans les fonctions mais dans le travail réalisé.


Et de ce point de vue, du travail à faire, il y en aura. Dès la semaine prochaine : loi de règlement 2011, loi de finances rectificative pour 2012…


Un bon début d’été en perspective. Au boulot !

 

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 10:36

Cette fois ça y est, c'est la rentrée officielle.


Ce matin, séance longue - mais malheureusement indispensable - du groupe socialiste à l'Assemblée, présidé par Bruno Le Roux, en présence de Claude Bartolone, pour déterminer le choix de la stratégie dans le partage des responsabilités et postes (présidences de commissions, bureau de l'Assemblée…) à l'intérieur du groupe et avec les partenaires. Confirmation m'est donnée : je réintègre la commission des finances. Hémicycle juin 2012

 

La séance d'installation de l'Assemblée est, comme à l'accoutumée, cet après-midi présidée par le doyen d'âge, François Scellier, 76 ans (ancien maire de Saint-Gratien, ancien président du Conseil général), député du Val d'Oise. Avec humour, il commence par saluer sa maman… qui vient d'avoir 100 ans (histoire de souligner qu'il pourrait encore être le doyen d'âge au prochain mandat ?).

 

Dans son discours, consensuel et très teinté d'émotion, F. Scellier a rappelé que « le député de la circonscription est aussi celui de la nation ». Pointant que « le temps des débats électoraux est désormais achevé », il énonce que « nous sommes sur le seuil d'une nouvelle mandature. L'Assemblée nationale est l'épicentre de notre démocratie. Nous devons être les capteurs des battements du monde.

 

Faisons de notre assemblée législative une patrie intellectuelle, où l'intérêt général structure notre action. » Et de conseiller aux députés de cette législature : « Soyons des éveilleurs de conscience. Dans ces temps difficiles, nous devons veiller à conserver le bon sens comme boussole, et le bien commun comme horizon ». Son dernier conseil n'est pas le moindre : « Ecrivons une loi solide qui, pour être efficace, doit être débarrassée des boursouflures technocratiques et des chimères à la mode. »

 

Ensuite, à l'appel de son nom, chaque député va voter en haut de la tribune pour l'un des deux candidats : Claude Bartolone (PS) ou Bernard Accoyer (UMP).

 

Résultat (proclamé à 17 heures) : exprimés 485 ; Bartolone 298 voix ; Accoyer 185 voix. Election de Claude Bartolone (ph. AFP)

 

Les applaudissements crépitent, nous nous levons (ph. AFP ci-contre) : Barto, le fils de prolétaire, comme il se définit lui-même, est président ! Par la grâce de l'alphabet, je n'ai pas à aller trop loin pour le féliciter ! Il est juste derrière moi !


Poignee-mains-Bartolone.jpg

 

 

 

 

 

Ses premiers mots : « Du fond du cœur, merci ! ». Avant de rappeler, dans un discours de belle tenue sur l'égalité, la fraternité (« pas pour se ressembler mais pour se rassembler ») et la laïcité, que « les ors des palais se ternissent toujours plus vite que les valeurs de la République », et que « chacun d'entre vous siége ici par la volonté du peuple ».


Et de conclure, par un vœu : que cette assemblée fasse progresser « le goût de la loi, l'amour de la démocratie et la foi républicaine »…

 

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:41

Manuel VallsOn se souvient que dès le lendemain de la formation du premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault, j’avais saisi le tout nouveau ministre de l’intérieur (le 18 mai) de la situation de la sécurité à Roubaix-Wattrelos, et que j’avais réclamé auprès de lui que, conformément au programme de François Hollande, soit envisagée la mise en place d’une zone de sécurité prioritaire sur notre circonscription.


L’objectif est évidemment de parvenir à obtenir un renforcement des moyens de fonctionnement et des effectifs de police sur nos villes et dans nos quartiers.


Le ministre vient de me répondre, par lettre en date du 19 juin, en se disant « attentif à (ma) démarche », et en demandant un « examen particulier des questions » que j’évoque. Il estime que mon diagnostic « rejoint » le sien.


D’évidence, l’accusé de réception que constitue cette lettre, si elle est comme à l’accoutumée courtoise, se veut également « ouvert » et c’est cela l’essentiel. Se battre pour que Roubaix-Wattrelos soit une zone de sécurité prioritaire est plus qu’une nécessité, c’est une priorité absolue.


Ces dernières années, nos policiers ont perdu trop de moyens pour effectuer leur difficile mission dans des conditions acceptables, tant du point de vue de leurs conditions de travail que de la sécurité de nos habitants.


Il faut que cela change.


Pour lire la lettre de Manuel Valls, Réponse M Valls juin 2012cliquez ici.

 

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:37

Avec-C.-Bartolone-et-B.-Le-Roux.jpgC’est dans la galerie des fêtes de l’Hôtel de Lassay que le groupe socialiste a donné rendez-vous cet après-midi à tous ses membres. Cette galerie, qui relie l’Hôtel de Lassay lui-même (siège de la Présidence) au Palais-Bourbon (où se trouve l’hémicycle), a reçu nombre d’hôtes prestigieux et suscite toujours des regards admiratifs des visiteurs occasionnels (groupes, écoliers ou collégiens). Mais aujourd’hui, elle marque le début de la législature pour tous les députés socialistes et est surtout le lieu, studieux, d’un travail fondamental : l’élection de nos candidats, d’une part à la présidence du groupe, d’autre part à la présidence de l’Assemblée nationale.

 

Pour la présidence du groupe socialiste, pas de suspense : il n’y a qu’un seul candidat en lice, mon copain Bruno Le Roux (à droite sur la photo). Nous étions ensemble au cabinet de Pierre Mauroy, premier secrétaire du PS dans les années 90-91, nous sommes entrés ensemble à l’Assemblée parmi les bébés Jospin en 1997, il a su être à mes côtés quand il l’a fallu dans cette campagne législative, alors je ne boude pas mon plaisir de l’applaudir car c’est le privilège d’être seul candidat : l’élection se fait par acclamations !

 

Son discours est bien sûr teinté d’émotion et de responsabilité.

 

« L’euphorie de 1981 laisse la place aujourd’hui à une retenue dans la victoire. Car le pays va mal. Nous allons travailler d’arrache-pied pour réussir le changement. Le groupe socialiste devra être mobilisé. Nous ne devons pas être une simple chambre d’enregistrement. Les Français savent quelles sont les difficultés du pays. Ils veulent du sérieux. L’Assemblée nationale doit donner l’image d’une institution au travail. Le style de François Hollande, la modestie et le sérieux, doit être contagieux. »

 

Il s’agit d’être « respectueux de l’esprit et de la lettre des institutions. Après un quinquennat d’agitation et d’affichage, la qualité de la loi s’est dégradée ». Et Bruno rappelle cette citation du conseil d’Etat : « Quand la loi bavarde, le citoyen ne lui prête qu’une oreille distraite. Aucun d’entre nous n’a été élu par hasard ». Bruno Le Roux veut que sa présidence soit « une présidence disponible, respectueuse des sensibilités, des parcours et des territoires de chacun ». Il conclut en rendant hommage à son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault qui « fut une voix respectée et écoutée de notre hémicycle : nous allons maintenant être ses partenaires ».

 

Après cette désignation, c’est pour choisir notre candidat au perchoir et au fauteuil de Lucien Bonaparte (président du conseil des Cinq-Cents) que nous avons à voter. Après un premier tour au scrutin secret, où il sort très nettement en tête, nous désignons là aussi par acclamations, l’ancien ministre, Claude Bartolone (à gauche sur la photo).

 

Rendez-vous pour la rentrée officielle mardi prochain.

 

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 09:31

Ma-rentree-AN-juin-2012.jpgCertes, ce n’est pas encore la rentrée parlementaire (ce sera le mardi 26 juin qui marquera le début officiel de la XIVe législature) mais ce lundi, ce sera ma rentrée quand même.


Symbole d’ailleurs amusant : c’est que ce matin, assez tôt finalement, je suis dans des écoles primaires de la ville pour procéder à des remises de dictionnaires. Le moment est d’autant plus sympathique (il l’est toujours !) que, dans plusieurs classes, des élèves lèvent la main après mon petit speech, et leur donnant la parole pour ce que je pense être une question, j’ai la surprise de constater qu’ils veulent tout simplement… me féliciter de mon élection d’hier !


Je les sens spontanément heureux et ça fait plaisir…


Heureux, je le suis aussi lorsque cet après-midi je rejoins l’Assemblée nationale pour procéder aux (nombreuses) formalités d’inscription. Mais d’abord, il me faut faire face aux (nombreuses également) congratulations. Je pense que ce n’est pas un secret : par-delà leur courtoisie remarquable, les agents de l’Assemblée m’apprécient avec convivialité et huissiers, agents de bureau de poste, serveurs à la buvette, agents des services des transports, tous me disent leur joie de me retrouver pour les cinq ans qui viennent.


Au groupe socialiste, les collaboratrices (et -teurs) me félicitent chaleureusement, et je leur sais infiniment gré de leur amitié et de leurs soutiens (discrets mais fidèles) tout au long de cette bien difficile campagne.

 

Au détour d’un couloir, je tombe dans les bras de Bruno Le Roux, plus que probable futur président du groupe, trop heureux de me voir, et au long des multiples stands que le nouveau (ou le renouvelé) député doit visiter pour satisfaire à ses formalités, je croiserai pas mal de nouveaux collègues du groupe, mais aussi nombre de mes collègues précédents (et / ou leurs assistants) qui tous m’embrassent chaleureusement.

 

Retrouver mon bureau et ma fidèle assistante, toutes les assistantes des bureaux voisins (ceux de M. Touraine, P. Moscovici, B. Cazeneuve, tous ministres, ou de Ch. Paul, Ph. Duron, O. Dussopt… qui m’avaient tous transmis leurs encouragements), et surtout ce moment où l’on signe son adhésion à un groupe politique... D’ordinaire, le geste était simple, banal même, tant qu’on n’y prêtait plus attention. Cet après-midi, ma plume est plus vive, plus forte encore : je signe mon adhésion, par apparentement, au groupe socialiste !

 

Dommage, quand on n’a eu pour ambition dans cette campagne que de donner un député socialiste au groupe socialiste, de n’être recensé que comme apparenté.

 

Mais le principal, c’est que je fais ce que j’avais dit dans la campagne. Je suis socialiste.

 

Et donc ce soir, je le confirme : je suis au groupe socialiste de l’Assemblée nationale !

 

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 07:54

Legislat-2012-2e-tour_1.JPGLegislat-2012-2e-tour_2.JPG

 

En présentant le 10 mai dernier ma candidature aux élections législatives, j’avais promis aux militants de les amener à la victoire.


Ce soir, elle est là, elle est large et elle est l’expression de la démocratie, la preuve par le vote selon laquelle les appareils politiques ne sont pas fondés à choisir à la place des électeurs qui doit être leur député !

Legislat-2012-2e-tour_7.JPG

 

Alors ce soir, je suis bien évidemment infiniment heureux.

 

C’est même un triple bonheur :


  • Avec un score de plus de 85 % dans ma bonne ville de Wattrelos, les électeurs ont très clairement souhaité que leur maire soit aussi leur député ! Certains ont essayé de fédérer contre moi, prétendant que j’étais illégitime ! Pour ma part, je n’ai jamais douté, et je veux dire mon affection, sincère et profonde, aux Wattrelosiennes et aux Wattrelosiens.


  • Je suis majoritaire à Roubaix et pourtant, rien ne nous aura été épargné, à mon suppléant Richard et à moi. Ni les coups ni les intimidations ni les manipulations, y compris les plus malsaines ! Mais les Roubaisiens ont fait le choix d’un élu sérieux et responsable ; j’en suis fier et me sens profondément Roubaisien, comme je l’ai été durant 5 ans, et comme je continuerai à l’être.


  • Clin d’œil des résultats électoraux, je retrouve le score des municipales de 2008 : 7 électeurs sur 10 ! Et j’ai évidemment une énorme pensée pour toutes celles et ceux qui se sont battus à mes côtés, qui ont connu des mises en cause, subi des pressions… Je me souviens ce soir de ce sondage, véritable manœuvre grossière par laquelle certains avaient été tenté de faire croire que, dans tous les cas de figure, j’étais distancé au 1er tour et que je n’étais pas au 2nd tour ! Je revois les tracts injurieux, les sms orduriers que j’ai lus ces derniers jours, les agressions répétées et sauvages contre mes affiches perpétrées par des hommes à qui j’ai donné beaucoup, à commencer par mon amitié, et qui ne m’offrent en retour que leur rancœur, voire leur haine ! Je me remémore ces propos de Martine Aubry sur l’appel au désistement républicain de gauche en faveur du mieux placé… et pourtant, on m’a imposé ce 2nd tour qui n’aurait jamais dû exister ! Alors oui, ce soir je souffle car cette semaine, j’ai subi le pire de ce que j’ai jamais connu en politique ; j’ai eu à faire face à une campagne indigne et à des méthodes de voyous !


Enfin, je veux ajouter trois clins d’œil.

Legislat-2012-2e-tour_6.JPG

 

A mon père d’abord, dont c’est l’anniversaire aujourd’hui (83 ans) : je suis heureux qu’il puisse vivre cette victoire.

 

A mon suppléant, aussi, Richard Olszewski (ph. ci-contre), vraie valeur ajoutée à ma candidature, qui aura été solide et fidèle à mes côtés.

 

A mes amis et adjoints Henri Gadaut et Jean-Marc Bouchez, secrétaire de la section socialiste de Wattrelos, à qui on a fait payer leur fidélité par des menaces d’exclusion. Ils ne méritent pas cela, ils sont comme moi de vrais hommes de gauche, de vrais socialistes et rien ne remet en cause leur engagement. Je suis fier d’avoir des amis comme eux, et d’avoir pu compter sur le soutien de toutes celles et tous ceux qui ont cru en moi. Si j’ai présenté ma candidature, c’est pour être dignes d’eux.

 

J’ai pris mes responsabilités. Que celles et ceux qui estimaient que je n’étais pas le candidat légitime du PS pour cette élection prennent les leurs, car en politique, celui qui juge, celui qui choisit, celui qui tranche, c’est l’électeur ! Et l’électeur a clairement choisi !

 

Merci, sincèrement…


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