Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 10:59

logo anMardi paraissait au Journal Officiel la réponse du ministre du travail, de l'emploi et de la santé à ma question portant sur le projet de décret modifiant la gouvernance du conseil d'administration du FIVA.

Cliquez ici  pour accéder à la réponse et à ma question.

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 08:41

db-caf2012.jpgC'est un paradoxe mais ce matin, à la CAF de Roubaix, nous célébrons en quelque sorte une naissance... et une disparition.

La naissance, c'est celle des tous nouveaux locaux de l'établissement après des travaux qui auront duré près d'une année. En cette fin de matinée, je suis présent à l'inauguration en compagnie du président de la CAF de Roubaix-Tourcoing Pierre Dessauvages, et des élus roubaisiens Pierre Dubois et Renaud Tardy notamment.

Le résultat est épatant : beaucoup de bois, un environnement végétal, de la lumière, bref, un bâtiment moderne et séduisant comme on sait les faire de nos jours.

Un bâtiment plus utile et plus adapté aux exigences de l'accueil des allocataires surtout, c'est quand même là l'essentiel ! On est en effet passé d'une surface de 300 m2 à 640 m2, c'est-à-dire des locaux deux fois plus grands pour accueillir dans des conditions plus dignes le public dans l'un des 12 guichets ouverts, ou l'un des 4 bureaux fermés. Des bornes de consultation de données en libre service sont également disponibles afin de pouvoir recevoir, selon le président Dessauvages, entre 700 et 800 personnes tous les jours (Roubaix gère 41 343 allocataires !).

La disparition que j'évoquais plus haut, malheureusement, c'est celle de la CAF de Roubaix-Tourcoing qui deviendra dans quelques jours (le 23 novembre) la CAF du Nord puisqu'elle sera intégrée dans un schéma de départementalisation qui concerne les 8 CAF du Nord (Roubaix fut d'ailleurs la première de France, créée en 1945).

Un changement de statut certes transparent aux yeux des usagers mais une perte partielle d'autonomie que je déplore personnellement. Je me suis beaucoup mobilisé, depuis le lancement par le Gouvernement et le Conseil d'administration de la caisse nationale d'allocations familiales de la politique de départementalisation des CAF, pour que les anciennes CAF continuent de disposer d'une certaine autonomie d'action et d'animation du territoire. C'est vital pour Roubaix-Tourcoing !

C'est dans le Nord qu'il y en avait le plus et elles ont entre elles des différences historiques, nées de la diversité sociale des territoires de notre Nord. Dès lors, chacun a sa spécificité, ses politiques sociales.

Ici, à Roubaix-Tourcoing, le soutien aux structures (types centres sociaux) a toujours été consistant ; il l'est moins ailleurs. C'est un exemple parmi d'autres pour justifier que, même dans une CAF départementale unique, il faut que subsistent des modes de gouvernance de proximité correspondant aux anciennes CAF pour écouter et gérer précisément ces particularismes sociaux.

 

 

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 10:00

Soutenabilite.jpgChaque année depuis 2007, dans le rapport spécial sur les engagements financiers de l’Etat que j’ai à rédiger et à présenter à la commission des finances de l’Assemblée nationale, j’ai pointé du doigt les dérapages insensés de la dette publique rendus inexorables par la politique budgétaire et fiscale menée par le Gouvernement.

Déjà en 2008, le besoin de financement dérapait, l’endettement s’envolait et la charge de la dette s’alourdissait. Déjà en 2008, j’évoquais dans des scénarios (avant même la crise financière !) la perspective d’un ratio de dette / PIB de 70 % en 2012… balayé alors d’un revers de main par le ministre du budget de l’époque (on sera pourtant à 87,4 % en 2012 d’après les prévisions du gouvernement d’aujourd’hui !). En vérité, le Gouvernement est resté sourd à ces mises en garde répétées de cette tour de contrôlebudgétaire qu’est la commission des finances, et que j’ai portées au débat public !

Pendant tout ce temps, il a continué à distribuer les cadeaux fiscaux et à réduire (dangereusement !) les recettes fiscales de l’Etat.

De sorte que maintenant, le réveil est plus que douloureux ! Jusqu’à présent, tout cela a pu (relativement) s’absorber car taux d’intérêt et inflation ont pu modérer les charges de la dette. Mais avec les tensions des dettes souveraines européennes, l’opinion publique et les gouvernements prennent conscience de ce que la dette publique, ou plutôt ce qu’elle est devenue en cinq ans, fragilise la France.

Oui, la question de sa soutenabilité est clairement posée. D’où les (mauvaises) mesures d’austérité que le Gouvernement a prises et s’apprête encore à prendre.

Or, tant l’analyse économique que le passé ne sont pas de nature à rassurer : d’une part, l’histoire financière française des trente dernières années témoigne de la très grande difficulté à maîtriser l’endettement public ; d’autre part, tous les théoriciens de l’économie connaissent les règles mathématiques implacables en matière de phénomène d’accumulation, notamment de la dette : la dette s’alimente elle-même à la fois par la mécanique du déficit budgétaire et de celle de l’effet boule de neigené de l’écart entre le taux de croissance de l’activité économique et le taux d’intérêt moyen de la dette (dès lors que le budget de l’Etat, hors charge de la dette, n’est pas en excédent primaire, ce qui est malheureusement le cas du déficit français !).

Dès lors, alléger le fardeau de la dette passe au minimum par une stratégie en trois étapes : d’abord, inverser les dérivées secondesdu déficit budgétaire qui veulent que la croissance du déficit s’accélère ; ensuite, inverser les dérivées premièresqui font que le déficit s’accroisse ; enfin, construire une stratégie économique de dynamisation de la croissance qui stimule durablement celle-ci de manière à maintenir un taux de croissance supérieur au taux d’intérêt, ce qui aura pour effet de casser, puis d’inverser la spirale étouffante de l’effet boule de neige.

C’est d’autant plus indispensable que, vu le niveau atteint par notre stock de dette, il s’en faut de peu, dans les circonstances économiques présentes, pour que son poids ne devienne prohibitif ! Ainsi, dans mon rapport spécial, j’ai construit deux scénarios, modifiant à la marge les hypothèses de croissance du gouvernement (en étant d’ailleurs, à mon sens, plus proche de la réalité) qui se concluent par des ratios dette / PIB de 92 à 97 % dès 2014 !

Ces scénarii soulignent deux choses :

- l’extrême sensibilité des chiffres de la dette publique française, vu son niveau, à la croissance économique. Il n’y aura donc pas de stratégie durable de desserrement de contrainte de la dette sans une action en profondeur de stimulation de la croissance potentielle structurelle française ;

- une forte élasticité de la dette publique française à devenir insoutenable, si l’Etat ne retrouve pas rapidement un niveau de recettes fiscales capables de lui permettre de desserrer cet étau et de faire face à ses engagements financiers.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la gestion Sarkozy nous laisse un lourd, très lourd et dramatique héritage !

 

 

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 08:28

Rapport-commission-elargie_2.JPGLa nuit fut courte car si j’ai pu quitter l’Assemblée hier soir un peu avant minuit après l’examen du budget de la santé, ce matin ce fut un réveil dès 5h30 pour préparer mon intervention de présentation en commission élargie des finances (commission que je préside par ailleurs) de mon rapport spécial sur la dette.

Ce rapport annuel sur les engagements financiers de l’Etat, je l’ai rédigé le week-end dernier (entre deux allers et venues au salon commercial de Wattrelos) et l'ai finalisé jusqu’à hier. Ce matin, je le présente, au nom de la commission des finances, en présence de Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des PME, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation.

Cette mission des engagements financiers de l’Etat est, année après année, en train de devenir le budget le plus important de l’Etat, avec près de 49 milliards € de crédits !

La France s’endette de 6 000 euros de plus chaque seconde, soit de 520 millions d’euros de plus par jour ! Telle est la situation en cette fin d’année 2011. En 2007, ces chiffres étaient respectivement de 3 321 euros par seconde et de 287 millions d’euros par jour. C’est dire si, durant ces quatre dernières années, la question de la dette publique a changé profondément de nature en France. Elle est clairement la question-clé de la politique économique et sociale française, et nul doute qu’elle impactera les toutes prochaines années mais aussi les suivantes, la stratégie budgétaire et fiscale des gouvernements d’aujourd’hui et de demain. 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • depuis 2007, la dette publique française a connu une phase d’augmentation sans précédent, progressant de 20 points de PIB, pour atteindre 87,4 % en 2012 ;

  • le besoin annuel de financement de l’Etat est colossal : de 182 Mds € en 2012, il est le double de ce qu’il était en 2001 (91 Mds €) !

  • pour couvrir ce besoin de financement, l’Etat fait de plus en plus appel à l’épargne extérieure : la part des titres de la dette française détenue par des non-résidents était de 38,4 % en décembre 2001, mais de 65,2 % en mars 2011, ce qui crée de fait une dépendance accrue, et dénote une dette souveraine qui ne l’est pas vraiment ;

  • la charge annuelle de la dette (intérêts payés) atteint 48,8 Mds € en 2012 (soit + 3,4 Mds € par rapport à 2011), et devrait augmenter encore de + 5 Mds par an en 2013-2014 : elle sera le premier poste budgétaire de l’Etat, supérieure donc au budget de l’Education nationale, avant 2 ans !

L’accentuation de la crise économique et financière, la dégradation des dettes souveraines européennes, la détérioration des conditions de taux d’intérêt et des analyses des agences de notation, les besoins de refinancement des économies des pays de la zone euro en difficulté, tout cela rend d’autant plus crucial l’enjeu de la maîtrise de la dette publique française.

Ce fut l’objet des questions que j’ai voulu poser au Gouvernement, représenté ce matin par Frédéric Lefebvre.

Pour lire mon intervention, Budget LDF 2012 ministre-copie-1cliquez ici.

Pour lire la synthèse de mon rapport publiée ce jour par le Bulletin Quotidien, Extrait BQ 4 nov 2011cliquez ici.

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 19:19

medicaments.jpgJournée de chiffres aujourd’hui, puisque ce matin, à l’exécutif de LMCU autour de Martine Aubry, j’ai rapporté toute la matinée sur la préparation du budget 2012 ; avant, cet après-midi, d’arriver dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour débattre et présenter des amendements sur le budget des collectivités territoriales, tout en terminant de rédiger parallèlement mon rapport spécial sur les engagements financiers de l’Etat qui doit partir ce soir à l’impression (je le présente demain en commission) ; puis de présider ce soir, après 21 heures, la commission des finances élargie consacrée aux crédits budgétaires de la mission santé.

Celle-ci permet d’examiner le budget consacré à la santé dans le projet de loi de finances pour 2012, et cela se déroule en présence de Nora BERRA, secrétaire d’Etat chargée de la santé.

Ce budget pour 2012 est en repli, comme l’explique mon collègue rapporteur Gérard BAPT. Celui-ci souligne ainsi : l’insuffisance des crédits de l’AFSSAPS (en déficit de 5 M€ en 2011) ; le financement très marginal de l’office national d’indemnisation des accidents médicaux ; la baisse du budget de la Haute autorité de santé (- 5,8 %) ; la forte et très regrettable diminution de 3,6 % des crédits d’intervention des agences régionales de santé (ARS) ; l’amputation de 12 % depuis 2010 de la subvention et des effectifs de l’Institut de veille sanitaire… Il n’y a guère que les crédits pour la formation médicale initiale qui s’améliorent.

Mais le fait de présider la commission ne m’interdit pas d’intervenir. J’interpelle donc la ministre de la santé sur trois sujets qui me préoccupent tout particulièrement :

  • Quand interviendra le déblocage de la seconde tranche du plan Hôpital 2012 ? C’est vital pour l’agglomération roubaisienne car dans cette ligne de financements figurent les financements d’importants équipements, à commencer par celui de la nouvelle maternité du centre hospitalier de Roubaix. Malheureusement, la ministre n’est guère loquace sur le sujet : elle espère que cela se débloquera dans les prochaines semaines… avant de me confier, une fois la commission levée, son incertitude, et pour tout dire son inquiétude, sur l’arbitrage qui sera rendu sur cette seconde tranche au vu de la crise actuelle des finances publiques françaises. Elle espère une décision favorable… l’hôpital de Roubaix et moi aussi !

  • L’évolution de la politique tarifaire des hôpitaux. Je dénonce ainsi (et j’aurai été soutenu sur ce point par plusieurs collègues députés de tous bords) les baisses de tarifs des actes médicaux que décrète chaque année le Gouvernement. En effet, depuis la mise en place de la tarification à l’activité dans les hôpitaux, pour pouvoir financer la croissance des dépenses des établissements, on demande aux hôpitaux, donc aux médecins, d’accroître le volume de leurs activités. Mais comme dans le même temps, on diminue le tarif unitaire par lequel est rémunéré chaque acte, les ressources globales n’augmentent pas autant, voire pas du tout (et même parfois diminuent, tout dépend des soins concernés). Ce mécanisme est pervers et met à mal bien des hôpitaux publics !

  • La prise en considération spécifique justement des soins palliatifs dans la grille des tarifs. Ces soins sont largement fondés sur l’humain, sur la proximité humaine avec le patient, et ne peuvent se comparer à une pathologie banale. Or, selon le tarif appliqué, la ressource qui en résulte pour l’hôpital peut différer, et donc permettre de rémunérer plus ou moins de personnels. Voilà pourquoi il est important que les soins palliatifs fassent l’objet d’une grille particulière !

 

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 17:48

logo anAvant-hier paraissaient au Journal Officiel:

  • ma question au ministre des affaires étrangères et européennes sur la situation d'un jeune franco-palestinien détenu depuis 2005 en Israël.

Cliquez ici pour accéder à cette question

  • ma question au ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le dispositif d'allocation transitoire de solidarité (ATS) dans le cadre du rétablissement de l'allocation équivalent retraite (AER).

Cliquez ici pour accéder à cette question

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 15:54

Cet après-midi, c’est le vote du budget de la sécurité sociale, le PLFSS, projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2012.

Si en séance, et grâce à la bataille parlementaire, ce texte a connu quelques améliorations (ou plutôt le report de quelques dégradations), il est largement contestable. Certes, le Gouvernement a renoncé (provisoirement ?) à diminuer de 6 % les indemnités journalières. De même, il a apparemment abandonné l’idée d’assujettir à la CSG sur congé parental.

Mais ce PLFSS comporte encore nombre de dispositions injustes pour l'élu qui, comme moi, est attaché à la justice sociale et à la solidarité nationale :

  • la revalorisation de toutes les prestations familiales est repoussée du 1er janvier au 1er avril 2012 ;

  • l'assujettissement des indemnités de rupture (licenciement, rupture à l'amiable) à cotisations sociales à partir de 72 744 euros en 2012 (contre 109 000 euros actuellement) ;

  • de nouveaux déremboursements de médicaments ;

  • une hausse des taxes sur les alcools (à partir de 18 degrés au lieu de plus 25 % actuellement) ;

  • l'augmentation de 6 à 8 % du taux du forfait social ;

  • nouveauté : l'instauration d'une procédure de flagrance sociale destinée à lutter contre la fraude sociale ;

  • enfin, le relèvement du plafond de ressources pour pouvoir bénéficier de l'aide à l'acquisition d'une mutuelle complémentaire santé.

Ce PLFSS s'appuie de surcroît sur une prévision de croissance aujourd'hui dépassée, et valide un déficit du régime général de 13,9 milliards d'euros (contre 18,2 Mds € en 2011).

Comme l'a rappelé au nom du groupe socialiste ma collègue Marisol Touraine, ce texte est « insincère, injuste et incohérent. Insincère parce que pendant que nous discutions, le président de la République annonçait une révision de la croissance de 1,75 à 1 %. Incohérent parce que ce projet est un patchwork de petits bouts de ficelles », à l’instar de la taxe sur les sodas ! Ce texte ne répond pas à l’urgence sociale. Ainsi, « il ne prend pas en charge la question de la dépendance et manque aussi la réforme structurelle sans laquelle notre protection sociale ne peut survivre. »

Sur ce texte, avec mes collègues socialistes, j'ai voté contre ce budget qui n'a rien de social ! Même la majorité s'est divisée : seule l'UMP l’a voté, le Nouveau Centre ayant choisi cette fois-ci de s'abstenir... (tiens, tiens, serait-ce la proximité des élections ?). Au Sénat, nos collègues sénateurs, qui ont commencé l'examen en commission aujourd'hui, ne s’y sont pas trompés : ils ont rejeté la quasi-totalité des dispositions de ce texte !

 

 

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:08

logo anHier paraissaient au Journal Officiel 5 réponses ministérielles à mes questions écrites:

  • le premier ministre a répondu à ma question (du 12 août... 2008!) portant sur l'impérieuse nécessité, dans la Révision Générale des Politiques Publiques, de conserver cet interlocuteur gouvernemental de l'économie sociale qu'est la Délégation Interministérielle à l'Économie Sociale (DIIESES).

Cliquez ici pour accéder à la réponse et à la question

  • le secrétaire d'État auprès du ministre de la défense et des anciens combattants a répondu à ma question du 30 août portant sur l'indispensable effort renforcé de commémoration pour le 50e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie en 2012.

Cliquez ici pour accéder à la réponse et à la question

  • le ministre du travail, de l'emploi et de la santé a répondu à ma question du 9 août portant sur la circulaire n° 2011-3 du 19 janvier 2011 qui modifie les conditions du conventionnement des missions locales pour la période de 2011 à 2013.

Cliquez ici pour accéder à la réponse et à la question

  • le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration a répondu à ma question du 12 juillet sur les articles du code civil dont l'officier d'état civil est appelé à faire lecture lors des cérémonies de mariage en mairie.

Cliquez ici pour accéder à la réponse et à la question

  • le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, a répondu à ma question sur la situation dramatique endurée par la population palestinienne depuis le blocus de la bande de Gaza en 2008.

Cliquez ici pour accéder à la réponse et à la question

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 09:13

Fran-cois-president.jpgQuelle clameur, quelle ambiance… Quelle salle !

De quoi intimider un candidat, même bien élu, comme François Hollande ! On le sent dès sa prise de parole : l’esprit de responsabilité l’habite ! Et même si l’humour n’est jamais loin, à l’image du talent de l’orateur, le candidat à la primaire s’est mué en candidat à la présidentielle.

Dès ses premiers mots, c’est audible : « Je vais vous parler de la France ». « Elle mérite un autre destin, un autre chemin que nous avons le devoir de proposer ».

Il exprime d’entrée sa gratitude aux candidats aux primaires, notamment Martine Aubry « dont j’apprécie la force de conviction et le soutien sans faille. Nous étions hier dans la pluralité ; nous sommes maintenant dans l’unité. Nous étions dans le débat ; nous sommes maintenant dans le combat, contre la Droite, contre l’extrême-droite, pour le changement ».

Pensant aux ouvriers, agriculteurs, entrepreneurs, jeunes, retraités, créateurs de culture… il proclame : « C’est notre devoir de leur donner espoir. Le sursaut est possible ».

Citant Charles de Gaulle, il rappelle un de ses propos : « Les gens veulent que leur histoire ressemble à leur rêve. A toute époque, il faut entendre les indignés car quand toutes sortes de conservatismes menacent, il faut se lever ».

De Lionel Jospin, il a apprécié la « solidité du raisonnement », la « clarté des choix » et le « sens de l’Etat ». Il salue tous les Premiers ministres de gauche, la Corrèze aussi, « territoire de résistance » qui lui a « tout donné » !

Et d’épingler Nicolas Sarkozy qui veut faire de sa fonction actuelle de président la meilleure raison de l’être à nouveau : « Nicolas Sarkozy a échoué pendant 5 ans et il veut nous faire croire qu'il serait le seul à pouvoir réussir ! Et depuis quand, pour entrer à l’Elysée, il faudrait en sortir ? ».

François raille alors « la légitimité par prétention ». Difficile à croire que la Droite serait « une valeur sûre » avec 700 Mds € de dette publique supplémentaire, 130 Mds de déficit de la Sécurité sociale, 75 Mds de déficit extérieur, une croissance à peine positive et des prélèvements obligatoires en hausse de 40 Mds !

« La Droite compte sur la crise pour se sauver. Je propose que les Français comptent sur la Gauche pour les sauver de la crise. A nouveau, la Gauche est devant l’histoire. Nous devons être l’occasion d’un sursaut pour nous-mêmes et pour l’Europe ». Avec, pour projet, une idée-phare : « La réussite de la génération nouvelle ». Mais pour cela, « il est temps de changer de président ». Fran-cois-president_2.jpg

Pour présider, François Hollande veut mettre en avant quatre principes : la vérité (pour « gouverner dans la durée, la franchise et la responsabilité ») ; la volonté ; la justice ; l’espérance (car « qu’est ce que la Gauche, sinon le refus de la fatalité et du découragement ? »).

Et de proposer trois pactes aux Français :

  • un pacte productif, avec une stratégie offensive sur la connaissance, la recherche, la technologie, l’innovation, le développement des PME… « La France n’a pas d’avenir dans l’isolement. Elle doit être ouverte mais pas offerte » ;

  • un pacte éducatif : « Ma priorité, c’est la jeunesse. La jeunesse n’est pas un programme, c’est une évidence ! L’éducation est ma priorité et je n’en changerai pas ».

  • un pacte démocratique : « Avec Nicolas Sarkozy, le passage en force a été la seule méthode » (l’Assemblée s’en souvient !). « Il nous faudra reconstruire une nouvelle République exemplaire, avec notamment une nouvelle phase de démocratie territoriale, une nouvelle phase de démocratie sociale…

Puis de conclure son motivant discours sur la place de la France dans l’Europe et dans le monde.

J -197…

Une bien belle convention mobilisatrice !

 

 

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 08:37

Autour-de-FrançoisMa première convention d’investiture d’un candidat socialiste à la présidentielle, c’était en janvier 1981, la première fois que j’ai vu François Mitterrand à une tribune. Un superbe moment. En rentrant, je me souviens avoir récupéré une affiche sur les murs dans Paris et l’avoir accrochée dans ma chambre d’étudiant, en poster… Quelques mois plus tard, ce fut le 10 mai 1981 !

Impossible pour moi de ne pas y penser en arrivant cet après-midi à la halle Freyssinet pour la convention nationale d’investiture. Du monde, il y en a ! Dur, très dur de trouver une place assise. Ça pousse de partout. Je suis aux côtés de Pierre Mauroy et de Lionel Jospin.

Après la proclamation des résultats par la Haute autorité et l’accueil par le 1er secrétaire de la fédération de Paris, c’est l’arrivée des six candidats à la primaire ; chacun s’exprimera à son tour. Avec beaucoup de dignité, les compétiteurs qui ne l’ont pas emporté ont tous appelé à la mobilisation et au rassemblement.

Ainsi, Martine Aubry, s’adressant à François Hollande : « Nous sommes tous déterminés à gagner l’élection présidentielle », et aux Français, « nous disons : nous sommes prêts ! ». Elle tient à « saluer les Français qui se sont déplacés, qui ont fait ce grand mouvement » qu’ont été les primaires. Saluant les autres candidats, elle ajoute : « Nous sommes ici l’équipe de France du changement qui, en 2012, autour de François Hollande, portera les couleurs de la France ». « Pour ce défi, historique et républicain, François tu peux compter sur nous ! ». Et de former « le vœu que François sorte vainqueur contre celui qui a tout promis et tout gâché ».

Après Jean-Michel Baylet, Manuel Valls, et Arnaud Montebourg, Ségolène Royal prend la parole à son tour pour dénoncer « une Droite qui s’est servie au lieu de servir ». « Notre devoir est double : gagner et réussir ». « Construisons une France fraternelle, à nouveau confiante en son avenir ». Et de promettre : « Cette victoire, nous irons la forger avec toi, pour te faire gagner et faire gagner la France ». Autour-de-François 2

Puis la salle s’embrase littéralement lorsqu’est projeté un (superbe) film sur la victoire de François Mitterand, entrecoupé d’images d’archives de Jaurès, de Blum… Revoir les résultats s’afficher sur les écrans le 10 mai, les larmes de Pierre Mendès-France, la voix de Robert Badinter requérir l’abolition de la peine de mort à la tribune de l’Assemblée… Une seule clameur s’élève dans la salle, forte, puissante, avec des drapeaux des jeunes socialistes et des jeunes radicaux qui s’agitent fiévreusement : « Fran-çois, Fran-çois, Président ! »

Trente ans après, c’est possible…

 

 

Partager cet article
Repost0