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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 10:24

berlin1.jpgLes deux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Bundestag ont noué des relations suivies (les dernières rencontres datent des 17 mars et 20 septembre 2010), pour échanger sur des grands sujets d’actualité financière. Voilà pourquoi, aujourd’hui, avec six autres collègues du bureau de la commission française, je me rends à Berlin.

 

En Allemagne, la croissance a été plus rapide que prévue en 2010 (+ 3,5 %), soutenue par les exportations et par l’investissement. Elle devrait être de + 2,3 % en 2011. De fait, sur le front de l’emploi, les résultats s’améliorent : le taux de chômage est de 7,4 % en 2010 et devrait être de 7,1 % en 2011 (jamais connu depuis 1981 !).

 

Côté déficit, le déficit des administrations publiques est limité à 81,6 Mds € en 2010, soit à peine 3,3 % du Pib (57,3 Mds € par l’Etat fédéral, 17,4 Mds € pour les Länder, 10 Mds € pour les communes, et un excédent de 3 Mds € pour la Sécurité sociale !), et serait de 2,5 % du Pib en 2011. La dette allemande atteint 1999 Mds € fin 2010, et est toutefois en augmentation de 18 % à cause des reprises de dettes des bad bank (actifs dégradés de deux grandes banques).

 

Côté fédéral, le Gouvernement évoque un déficit à moins de 40 Mds € en 2011 et de 31 Mds € en 2012. Mais ces résultats financiers se font à un coût social élevé : ce sont dans les dépenses sociales que se font le plus d’économies (- 10 Mds € d’ici 2014), en réduisant les prestations de l’agence du travail, la suppression de la cotisation retraite versée par le Bund pour le régime solidarité, celle de l’allocation de transition et d’autres versements retraites, la réduction du taux de l’allocation parentale...

 

Sur le plan macroéconomique, c’est l’inflation à 2,1 % qui préoccupe beaucoup les Allemands.

 

En matière de vie politique, pour la coalition gouvernementale, le point-clé est l’effondrement du parti libéral (FDP). Un sondage récent fait perdre certes 3 points à la CDU (- 3 points, à 30 %), mais le FDP s’effondre (3 % au lieu de 14 %), ce qui pose un problème de fond à Angela Merkel. Le SPD ressort à 23 % et les Verts à 28 %.

 berlin2.jpg

Monsieur Volker Wissing, président (FDP), nous reçoit avec quatre de ses collègues (de chaque parti) dans la salle même de réunion de la commission des finances du Bundestag, après que nous avons eu, à l’ambassade, une réunion de travail avec Maurice Gourdault-Montagne, notre ambassadeur à Berlin. Ce qui me donne au passage l’occasion de découvrir notre nouvelle ambassade, œuvre de l’architecte Portzampac, bien connu à Lille, et qui se situe juste à la porte de Brandebourg, dans ce nouveau quartier érigé sur les ruines de l’ancien mur.

 

Ce type de rencontres entre nos commissions est essentiel car subsistent de significatives divergences franco-allemandes sur la gouvernance de la zone euro : elles n’existent pas qu’entre les gouvernements ; elles existent aussi entre nous. C’est particulièrement le cas sur la nature et le calendrier des interventions du mécanisme européen de stabilité financière qui, dès le début, furent au cœur de nos discussions. L’appel, ce jour, du Portugal au soutien européen en a donné la tempo. C’est clair, et Volker Wissing le dit sans ambages, il n’y a pas de majorité parlementaire en Allemagne pour autoriser des rachats de dettes souveraines d’Etats en difficultés sur le marché secondaire ! Les Allemands refusent absolument toute perspective de transfert durable des dettes, et de relâchement de la discipline des Etats. Nous avons cherché à convaincre, à démontrer le risque que le sauvetage soit finalement plus coûteux si on renonce à ce type d’intervention, envisagé des plafonnements à hauteur des 60 % de Maastricht, différentié le stock du flux de dettes… mais reconnaissons qu’un désaccord subsiste. Même si le débat permit d’acter des convergences. Comme celle, plaidée par notre président de délégation, de souligner la « dimension politique » de l’euro.

 

Les points de vue ont été plus proches lorsqu’il s’est agi d’évoquer le contrôle parlementaire (quand, comment ?) des décisions du Conseil européen pour la stabilisation de la zone euro.

 

Match retour à la rentrée, à Paris cette fois.

 

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 07:13

Et voilà, après deux ans de travail, 4 conventions nationales et plusieurs forums thématiques, aujourd'hui Martine Aubry, la première secrétaire du parti socialiste, a présenté le projet que nous proposerons aux Français pour l'élection présidentielle de l'année prochaine.

 

Ce projet, qui a été élaboré collectivement, sera soumis samedi au conseil national – le Parlement du parti socialiste – puis au débat et au vote des adhérents socialistes. Il sera définitivement adopté le 28 mai prochain.

 

Large, il propose aux Français un changement de politique. En s'appuyant sur 30 propositions prioritaires, il vise à redresser la France et proposer un nouveau modèle de développement, à retrouver la justice pour bâtir l'égalité réelle, à rassembler les Français et à assainir les finances.

 

Pour lire le projet, le-changement-le-projet-socialistecliquez ici.

 

Pour lire les 30 propositions, 30-propositionscliquez ici.

 

 

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 07:31

Cela fait maintenant un moment que je participe, au sein du groupe socialiste de l’Assemblée nationale, à des réflexions sur l’évolution nécessaire de la politique de la ville.

Pourquoi ? D’abord, parce que si, depuis 1990, et le premier ministère de la ville, des choses se sont faites en France, force est de reconnaître que depuis, la politique de la ville n’a pas vraiment su enrayer les dynamiques de ségrégation et de paupérisation à l’œuvre dans les quartiers de la géographie prioritaire, ni s’attaquer durablement aux inégalités qui marginalisent chaque jour un peu plus nombre de ces quartiers.

Ensuite parce qu'avec les gouvernements qui se sont succédé depuis 2007, la politique de la ville – hors ANRU – est vide : le plan Espoirs banlieue a fait long feu, faute de volonté politique. 

Alors précisément, les socialistes veulent affirmer leur volonté politique de « prendre des mesures d’urgence en faveur des villes et des quartiers en difficulté ».

C’est le sens de la proposition de loi que notre groupe de travail a élaborée et que je viens de signer. Elle comporte quatre chapitres :

 

Chapitre 1er : nouvelle gouvernance et zonage rénové.

La politique de la ville, véritable priorité nationale, doit être rattachée au Premier ministre, pour une véritable démarche interministérielle qui réintroduit, à côté des crédits spécifiques, un véritable « droit commun renforcé » dans ces territoires. Et de prôner une géographie prioritaire de la ville revisitée, de transformer les CUCS en « contrats de promotion sociale et territoriale », où les cofinancements se font autant en fonctionnement qu’en investissement. Les établissements aussi sont regroupés, et ANRU, ACSé et EPARECA sont fusionnés en une « Agence nationale pour la rénovation urbaine et la cohésion sociale ».

Chapitre 2 : pour une véritable solidarité financière et la réduction des inégalités territoriales

En définissant un objectif chiffré annuel de réduction des inégalités de ressources entre collectivités, la PPL augmente considérablement les ressources consacrées à la péréquation (qu’il s’agisse du nouveau fonds national de péréquation, ou des dotations de péréquation de l’Etat).

Chapitre 3 : emplois des habitants de ces quartiers

D’abord, il s’agit de prolonger le dispositif zones franches urbaines jusqu’à fin 2013 (alors que le dispositif actuel doit se terminer fin 2011), pour lesquelles ne bénéficieraient d’exonérations de charges que les entreprises déjà implantées et les créations d’entreprises. Mais il s’agit aussi de lutter contre les discriminations par l’adresse, ou de développer les clauses d’insertion généralisées.

Chapitre 4 : pour la poursuite du renouvellement urbain et social des villes et des quartiers

L’objectif est de structurer et de pérenniser les moyens financiers et administratifs d’actions pour la politique de rénovation urbaine. Cette proposition de loi n’est pas exhaustive mais elle a le mérite d’exister, en soulignant l’importance des enjeux que constituent, pour la cohésion nationale et sociale, l’action dans nos quartiers et nos cités.

 

Pour lire la PPL, PPL+quartiers+en+difficulté+version+finale+V1cliquez ici.

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 15:27

Membre de la commission des finances, j’ai siégé lors des auditions que celle-ci a conduite pour faire la clarté sur les modalités de règlement qu’a choisies le Gouvernement du contentieux qui oppose le CDR (consortium de réalisation) à Bernard Tapie, et donc ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Tapie.

 

De nombreuses voix se sont élevées à l’époque pour s’interroger sur le recours à une procédure arbitrale qui a condamné le CDR à verser 285 millions d’euros à Bernard Tapie (dont 45 millions au titre du « préjudice moral » !). J’ai fait partie de ceux qui ont porté ce débat, car si déjà le recours à la notion de « préjudice moral » est choquante, le chiffre de la décision arbitrale est scandaleux. Surtout lorsqu’on sait qu’avant que le Gouvernement ne décide de recourir à cet arbitrage, la justice avait plutôt donné raison au CDR, c’est-à-dire à l’Etat !

 

Dès lors, recourir à un arbitrage qui, finalement, condamne l’Etat à verser 285 millions… cela ne donne-t-il pas la sensation d’un arrangement ? Surtout quand on sait comment les décisions ont été prises, avec des fonctionnaires qui n’ont jamais caché dans les auditions, avoir été aux ordres de leur ministre, Madame Lagarde ?

 

Certes, en décembre 2010, la Cour administrative d’appel a rejeté un recours demandant l’annulation de l’arbitrage. Mais, depuis, en février dernier, la Cour des comptes a, dans un référé : souligné que la procédure de recours à l’arbitrage n’était pas juridiquement juste, d’autant qu’elle s’est déroulée sans que le Parlement ne soit saisi préalablement ; pointé des irrégularités (rappelant ainsi que la version signée du compromis d’arbitrage limitait la demande d’indemnisation à 50 millions d’euros !) ; engagé la responsabilité de deux fonctionnaires en décision devant la cour de discipline budgétaire.

 

Et cela devrait s’arrêter là ? Cela n’est pas acceptable. Les décisions qui ont été prises sont politiques. La responsabilité est politique, donc gouvernementale.

 

Voilà pourquoi, cette semaine, avec huit autres députés socialistes (dont Jean-Marc Ayrault, président du groupe, Henri Emmanuelli, Michel Sapin) nous avons décidé d’écrire à Jean-Yves Nadal, procureur général, pour saisir la Haute cour de Justice sur les décisions prises par la ministre de l’économie et des finances. Car des questions lourdes se posent, et les conséquences financières que les réponses du Gouvernement y ont apportées le sont également.

 

Pourquoi la ministre de l’économie et des finances Christine Lagarde a-t-elle choisi d’abandonner la procédure judiciaire normale et la défense qu’y observait le CDR ?

 

Pourquoi a-t-elle imposé la solution arbitrale et reconnu la responsabilité du CDR vis-à-vis de M. Tapie ?

 

Pourquoi a-t-elle accepté le montant des indemnités, exorbitant dans ce type de conflit entre l’Etat et un particulier ?

 

Pourquoi n’a-t-elle pas saisi le Parlement comme la loi le lui imposait ?

 

Parlementaire de la nation, en responsabilité, je pense que la nation doit obtenir la vérité. Voilà pourquoi j’ai signé !

 

Car vraiment, 285 millions € à B. Tapie, non, vraiment, ça ne passe pas !

 

Pour lire la lettre de la saisine de la Haute cour de Justice, CDR Tapie saisine-1cliquez ici. 

 

Pour lire mon interview à La Voix du Nord, Affaire Tapiecliquez ici.

 

 

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:24

dbExpansion2.jpgMieux vaut être en tête qu’en queue de peloton : tous les sportifs savent cela ! Ce matin, j’ai une surprise, puisque d’un coup de fil (de mon collègue maire de Tourcoing !), j’apprends que je fais la Une du mensuel économique national L’Expansion !

 

Pourquoi ? Parce que le magazine a voulu faire une enquête sur la manière qu’ont les députés de remplir le mandat pour lequel ils ont été élus. Et à partir des activités des uns et des autres, un classement a été établi en couplant interventions en séance, en commission, propositions de lois, amendements… bref, le travail normal et logique d’un député.

 

Ma surprise, c’est que, pour tout le Nord - Pas-de-Calais, c’est moi qui ressort en tête !

 

D’où la première de couverture de L’Expansion, assez flatteuse je dois dire : « Le député et maire de Wattrelos est le Nordiste le plus assidu de l’Assemblée nationale ».

 

Ben oui, c’est vrai, quand je m’engage, c’est à fond. Alors je bosse ! Un mandat public, c’est, à mes yeux, une éthique, un sacerdoce, une exigence d’un travail à chaque instant. Alors je fais le boulot ! Je le fais d’autant plus, avec d’autant plus de cœur, d’énergie, que plus je serai aux côtés de mes camarades dans les dossiers parlementaires, plus je combattrai la politique injuste du gouvernement si défavorable à mes concitoyens, mais aussi plus je pourrai obtenir de réserve parlementaire pour soutenir, par des subventions, pour des projets locaux ou pour des associations de ma circonscription ! Ainsi, en 2011, j’aide le commissariat de Roubaix, l’Hôpital de Wattrelos, les Centres sociaux, des clubs sportifs, la ville pour acheter du matériel pédagogique pour nos écoles publiques de Wattrelos, ou le CCAS pour acheter un véhicule de transport des personnes âgées, équipé pour emmener aussi des personnes à mobilité réduite… Bosser à l’Assemblée, ça sert aussi et surtout pour nos villes et nos associations…

 

Alors c’est vrai que cela fait plaisir de lire le titre de l’article : « Infatigable Dominique Baert », avec pour sous-titre : « Le maire PS de Wattrelos est, entre autres, l’un des piliers de la commission des Finances ». C’est vrai, de fait, que nous ne sommes pas nombreux pour débattre sur, et combattre souvent, les lois de finances de la France. Les militants socialistes m’ont choisi, les électeurs m’ont élu : je dois être digne de leur confiance et me bagarrer. Avec mes armes : ma présence, mes compétences, ma technicité. J’essaie de faire de mon mieux.

 

Alors, être le premier n’est pas un titre de gloire, je ne fais pas la course, je ne suis pas en compétition avec mes collègues parlementaires, je veux simplement faire honneur au mandat qui m’a été confié. Et dans ce mandat, servir ma ville, ma circonscription, mon parti.

 

Aussi, si la journaliste me juge notamment « travailleur et sourcilleux », j’y vois une reconnaissance sympa de mon engagement et de la passion qui m’anime sans faiblir.

 

Pour lire l’article de L’Expansion, rendez-vous sur www.lexpansion.lexpress.fr ou infatigable-dominiqueBaertcliquez ici.

 

 

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 13:45
Ce mardi matin, dans le cadre des questions orales sans débat, comme je m’y étais engagé auprès des représentants syndicaux que j’avais rencontrés il y a près de deux semaines maintenant, j’ai interpellé le Gouvernement sur la politique salariale à Camaïeu. Ma question s’adressait à Xavier BERTRAND, ministre du travail, de l’emploi, et de la santé. Absent ce matin, c’est Nora BERRA, secrétaire d’Etat chargée de la santé, qui me répond.

 

« Madame la Ministre,

On peut être une grande entreprise, afficher 1 milliard d'€ de chiffre d’affaires, connaître un développement commercial, avoir près de 1 000 magasins sur notre territoire, bref, avoir des performances économiques, mais ne pas avoir pour ses salariés, une politique sociale à la hauteur.

 

Car quand une entreprise marche bien, fait des résultats, on peut légitiment s’attendre à ce que les salariés en profitent, qu’il aient leur juste part de la valeur ajoutée produite. Malheureusement ce n’est pas le cas à Camaïeu, à Roubaix, où les salariés crient leur colère et leur insatisfaction. Ils m’ont demandé de l’exprimer au Gouvernement.

 

C’est ce que je fais. Je veux ainsi vous parler de la politique salariale où nombreux sont les salariés à temps plein qui, en dépit de leur ancienneté, sont des « travailleurs pauvres », dont la rémunération ne dépasse que de peu 1 000 euros et qui est complétée – un comble ! – par le RSA, i-e par des subsides publics. Pourtant, l’ancien Président du groupe a été classé n° 1 des revenus des patrons français (cf. l’enquête du journal Capital en novembre 2009) avec 23,1 millions d’euros perçus, et les actionnaires auront bénéficié de 390 millions € de dividendes depuis 2007.

 

Le partage de la valeur ajoutée est d'évidence, outrageusement déséquilibré.

 

Et ceci alors même que cette rentabilité se nourrit des allègements d’Etat de cotisations sociales sur les bas salaires ! L’Etat a-t-il pour ambition, en réduisant le coût du travail, de contribuer à aider une entreprise à maintenir un bas niveau de salaires, pour faciliter des bénéfices prohibitifs ? Le Gouvernement ne devrait-il pas utiliser des moyens de contrôle, et de pression (car il y a eu, et il y a encore usage d’aides publiques) pour inciter l’entreprise à une plus juste rémunération du travail accompli par les salariés ?

 

Et, à cet égard, n’y aurait-il pas lieu, pour éviter ce type de dérives inacceptables, de réviser la convention collective des industries de l’habillement datant, semble-t-il de 1972 ? Dans quelques jours, le 7 avril vont s'ouvrir des négociations annuelles sur les salaires, l'Etat se devrait d'y être attentif. Telles sont les questions que, par votre relais, je pose au Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé ».

 

La ministre a choisi – je pouvais le craindre – d’élargir le sujet, mais a quand même noté que « dans la branche de l’habillement, le blocage » (des négociations) « persistait depuis plusieurs années (le dernier accord salarial remontait à 2000) », et que « les efforts doivent bien évidemment être poursuivis et déclinés au niveau des entreprises, dont Camaïeu. Si cette entreprise ne respecte pas son obligation annuelle de négocier sur les salaires, elle verra ses exonérations réduites de 10 % en application du mécanisme de conditionnalité ».

 

En réponse, j’ai précisé que «dans cette entreprise, il est clair que le dialogue social, dans son contenu comme sur la forme pourrait être meilleur. Je crois vraiment que l’Etat serait dans son rôle en l’accompagnant davantage. Quand une entreprise a les résultats qu’elle a, il n’est pas acceptable que direction et salariés connaissent régulièrement le niveau de tensions sociales qu’on y rencontre, à l’image d’un récent contentieux qui vient de s’ouvrir sur le calcul de la redevance pour travailleurs handicapés dont les syndicats viennent de dénoncer qu’il n’intègre pas le personnel des 900 boutiques de l’enseigne. Là aussi, l’Etat doit être vigilant ».

 

Pour lire la réponse du ministre, Question orale Camaïeucliquez ici.

 

Et pour lire la vidéo, cliquez ci-dessous :

 


Question au Gouvernement / salariés de Camaïeupar dBaert

 

 

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 13:13

Il y a quelques mois, La Chaîne Parlementaire m'avait reçu dans le cadre de l'émission Le député du jour.

 

Le titre de cette émission a inspiré un jeune observateur de la vie publique, Matthieu Seignez, 25 ans, qui me consacre à son tour, sous ce même qualificatif de Député du jour, un article assez sympathique. Face aux difficultés que j'ai à gérer et aux coups qu'il m'arrive de prendre, honnêtement, ça fait plutôt plaisir. Car quand on bosse beaucoup, dès tôt le matin et jusque tard le soir, quand d'aucuns le reconnaissent, ça fait plaisir.

 

Quelques extraits :

 

« 4e numéro du « Député du jour » et c’est au tour de Dominique Baert, député PS du Nord, de faire les frais de mon analyse de son mandat de parlementaire. Direction immédiate sur son blog : www.dominiquebaert.com/ Première impression : Dominique Baert est actif sur le net ; son blog est mis à jour très régulièrement (…).

Spécialiste des questions de finances de par son métier, Dominique Baert fait profiter l’Assemblée de son expertise en étant secrétaire de la Commission des Finances et ce n’est pas un maigre boulot. D’ailleurs, un petit tour sur nos députés.fr permet de confirmer cette impression de député bosseur qu’est visiblement Dominique Baert. Il intervient en séances, en commission, participe à des rapports et signe bon nombre d’amendements. Sur son blog, il rend compte minutieusement de chacune des questions qu’il pose et des réponses qu’il reçoit.

Par ailleurs, en dehors de retours sur ses moments de représentations, Dominique Baert se fend régulièrement de billets, certes assez courts mais qui ont le mérite d’exister, sur des sujets de sociétés et d’actualités de manière assez pédagogique, avec une tendance logique vers les questions financières (sur le livret A par exemple). Bref, je peux dire qu’il fait le job et qu’il en rend compte de manière acceptable.

Dominique Baert est le premier député de ma série à remplir de manière solide les critères qui font pour moi un bon parlementaire... »

Pour le lire sur le blog de Matthieu Seignez, cliquez ici.

  

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 09:29

logo anAujourd'hui paraissent au Journal Officiel:

Pour accéder aux questions, cliquez sur les liens ci-dessus 

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 22:42

assemble71.jpgIls sont partis dès potron-minet (en fait 7 heures) les élèves de la classe de l’école Montaigne à Roubaix qui participe au Parlement des Enfants. Emmenés par leur directrice et enseignante Pascale Gobeaux, ils sont venus à la découverte de Paris et de l’Assemblée nationale.

 

Côté Paris, à leur arrivée vers un peu plus de dix heures, cela aura été le Louvre et le Jardin des Tuileries. Superbes à découvrir par ce beau temps ! Et cet après-midi, après la découverte du Palais Bourbon, cela aura été l’esplanade et les Invalides, avant un crochet à la Tour Eiffel avant de rentrer.

  assemble62.jpgassemble67.jpg

Pour ma part, je les accueille à un peu plus de midi, à la boutique de l’Assemblée où ils réalisent quelques emplettes, et je les amène, comme j’en ai l’habitude, déjeuner dans un restaurant voisin qui s’appelle… l’Assemblée !

  assemble63.jpgassemble65.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour beaucoup, c’est la première fois qu’ils vont au restaurant. Je le sais ; voilà pourquoi j’y tiens. Ils s’installent à table sagement et apprécient d’être servis. Au menu, poisson frais pané et frites, coca (grand format !), charlotte au chocolat avec crème anglaise. Je leur offre à chacun en cadeau souvenir une pochette de stylos au sigle de l’Assemblée. Ils sont déjà ravis.

 

assemble72.jpgPuis en route pour la visite. Accueil de leur guide au salon du public où trônent sur les murs les photos des présidents successifs de l’Assemblée nationale depuis la Révolution française. Il va être content : les enfants reconnaissent et citent spontanément Bernard Accoyer, le nom de l’actuel président (je ne suis pourtant pas certain que tous leurs parents le sachent).

 

Ensuite, projection d’un film. C’est sûr, c’est certain que ces élèves ne vont pas souvent au cinéma car ils font l’erreur du débutant : s’installer nombreux au premier rang ! C’est vite corrigé, et leur sont expliqués l’Assemblée, le palais, les députés, la loi…

 

Après, cela n’arrêtera plus : la salle des pas perdus, celle des quatre colonnes, le périmètre dit sacré, le salon Delacroix (celui des députés de gauche, le plus beau… et le plus coloré), la porte de bronze, Mirabeau, photo sur les marches de la cour d’honneur (impressionnés, les enfants car juste au bas de l’escalier stationne la voiture d’un ministre), retour au salon Pujol (celui des députés de droite) avec ses trompe-l’œil, avant les fauteuils cossus du salon de presse. Pour la visite de la bibliothèque, les exclamations s’ajoutent aux yeux écarquillés, à cause certainement des 776 000 ouvrages qui y sont stockés, mais aussi en raison de la ressemblance de l’endroit… avec la bibliothèque des aventures d’Harry Potter !

  assemble79.jpg

Dans l’hémicycle, on a de la chance ! Pas d’autre groupe à l’horizon. Ça m’aura permis d’emmener Maklouf, mon député junior à la tribune immortaliser son passage, avant de regrouper toute la classe et les accompagnants pour une photo souvenir ! Chut, tous les élèves se sont installés sur les travées… ministérielles : un gouvernement bien sympa.

 

En sortant, un bref passage au salon des Marianne, puis au bureau de poste, et voilà la visite est terminée. Nul doute que ces jeunes dormiront bien tout à l’heure dans le bus du retour. J’espère aussi que quand ils passeront plus tard, dans quelques années, à leur vie d’adulte, ils se souviendront du lieu où on fait la loi de leur pays, celle de la République.

 

  assemble82.jpg

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:58

Ce matin, toute la presse se fait l'écho d'une augmentation du prix de l'électricité de 30 % - voire 40 % - dans les 5 ans à venir. Une telle annonce ne peut que faire réagir quand on sait combien de foyers souffrent de la crise du prix de l'électricité.

 

Déjà le prix du pétrole et donc celui du carburant sont en hausse, en raison du contexte international. Et par voie de conséquence, bientôt ce sera les prix des matières premières et donc celui de produits alimentaires ou de première nécessité qui vont augmenter.

 

Dans ce contexte, le Gouvernement ne peut que refuser la hausse des tarifs demandée par EDF.

 

Et cela.

  • Le pouvoir d'achat denombreuses familles est en berne et beaucoup souffrent pour acquitter leurs charges. Faut-il ici rappeler que 3,5 millions de ménages sont aujourd’hui en situation de précarité énergétique ?

  • De surcroît, la France a fait le choix du nucléaire il y a déjà plusieurs décennies avec en contre-partie le maintien d'un prix pour le consommateur français inférieur à celui de nos voisins ayant opté pour d'autres modes de production : il ne faudrait pas que cet avantage soit rogné au profit du besoin de bénéfices pour les actionnaires ! Car là est sans doute le dégât collatéral de la course à la privatisation et d'une mise en concurrence excessive.

 

Or le Gouvernement a le pouvoir de décider en matière de tarifs. Il doit donc « stopper la spéculation sur le dos des familles et de la création d'emplois » comme le rappelait cet après-midi l'un de mes collègues et amis, François Brottes, lors des questions au gouvernement ! Il doit imaginer des dispositifs pour contenir les conséquences dramatiques de ce renchérissement de l'énergie : j'ai moi-même posé une question écrite au gouvernement sur ce problème, tellement je le sens source d'inquiétudes pour mes concitoyens (Journal officiel du 22/03/2011, page 2631; cf. article du 22 mars 2011).

 

C'est le moment de prendre conscience qu'une autre politique énergétique est possible en France, plus juste, plus solidaire et protectrice des générations futures. Elle consiste à investir massivement dans l'économie d'énergie ; à développer les énergies renouvelables : la loi Grenelle de l'environnement 1 - qu'avec mes collègues socialistes j'avais votée ! - le préconise effectivement... mais la loi NOME (nouvelle organisation des marchés de l'électricité) adoptée l'année dernière, l'empêche, ce que d'ailleurs à l'époque j'avais dénoncé (cf. article du 15 juin 2010); à mettre en place un tarif de base pour que les plus défavorisés n'aient pas à faire appel à la charité pour se chauffer ! À suspendre immédiatement la loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (NOME); à déclarer un moratoire sur les tarifs de l’énergie.

 

Certes le Gouvernement, par la voix de Monsieur Besson, a répondu que « le Gouvernement n’étudie aucune hausse importante des tarifs de l’électricité »... avant de déclarer, moins catégorique, « qu’à l’été – pas avant – il y aura une légère augmentation des tarifs de l’électricité ». On verra...

 

 

 

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