Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 21:58
Retour en vidéo sur cette édition ensoleillée des Berlouffes à l'occasion de laquelle j'avais demandé à Damien Castelain, président de LMCU, d'être mon invité :
Partager cet article
Repost0
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 15:45

Kipstadium-a-l-Union-1.jpgCe vendredi, dans une rencontre avec la presse sportive et économique, le directeur général de Kipsta (5e marque du groupe Décathlon), Franck Demaret, finalise une nouvelle étape du projet d’implantation de Kipsta sur le site de l’Union. Les trois maires de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos ayant été invités, je m’y retrouve avec mon collègue de Roubaix, Guillaume Delbar.

 

F. Demaret réaffirme d’entrée la philosophie du site : « Rendre accessible au plus grand nombre le plaisir et les bienfaits des sports collectifs ». Tout en respectant le patrimoine, à la fois sur le bâti et l’humain (les anciens salariés ont été invités à venir visiter), cette maison des sports collectifs qu’est le site, qui aura une trentaine de terrains de sports, aura un lien fort avec les écoles.

 

Kipstadium-a-l-Union-2.jpg« Pour être mondial, faut être local ! » proclame le directeur général, qui annonce que va être lancé un concours pour les CE2, CM1 et CM2 des écoles des quartiers alentour dans les trois villes pour que les enseignants et les enfants travaillent sur le naming d’un terrain (10 pour chaque ville).

 

La location des terrains sera offerte par la marque pour les écoles de Wattrelos, Roubaix et Tourcoing qui jouxtent le site : la marque s’engage à geler à cette fin certains terrains de pratiques (attention location offerte ne veut pas dire gratuite !).

 

S’agissant de l’emploi, l’ouverture du site va créer 10 emplois directs (magasin et éducateurs). La marque avait 40 salariés en 2009 ; ils sont 80 aujourd’hui : le vœu est d’être durablement en croissance. Voilà pourquoi, un peu taquin, F. Demaret dit que « ce site est déjà trop petit ». Autour des emplois propres de Kipsta se créeront des emplois indirects (restauration, espaces verts, sécurité).

 

Kipstadium-a-l-Union-3.jpgConçu dans la simplicité, l’humilité, la proximité, le projet de ce site Kipsta est de penser le produit et les pratiques de demain, en quelque sorte d’être « un laboratoire des sports collectifs ». Son nom ? Kipstadium !

 

12,6 M € d’investissements en première phase. Ouverture prévue en mars 2015, 7 jours sur 7. Avec en perspective d’accueillir sur le site 25 évènements par an.

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 13:24

D-Degandt.JPGCe vendredi 5 au soir, à la salle Block à Croix, l’instant n’est pas commun. D’abord parce que la République honore Didier Degandt qui va être fait, par décision du Président de la République, Chevalier dans l’Ordre national du Mérite. Ensuite parce que me voilà prenant la parole à Croix, comme maire de Wattrelos, pour honorer un Wattrelosien (né à Wattrelos il y a 70 ans, Didier y réside encore !) même s’il a des activités associatives à Croix : un vrai copé in deux, donc !

 

Mais ce qui n’est pas commun, et ce qui souligne combien l’homme qui va être décoré est redoutable, c’est qu’il rassemble autour de lui un maire UMP (R. Cauche), un député UDI  (F. Vercamer) et un député, moi-même, récemment redevenu socialiste ! Comment mieux prouver que le moment est républicain, et que c’est la République toute entière qui se réunit pour mettre à l’honneur l’un de ses enfants méritants ?

 

Car méritant, Didier Degandt l’est !

 

C’est un homme d’engagement à plus d’un titre. Engagé volontaire dans l’armée de l’air en 1962, son engagement associatif à la fédération nationale des combattants volontaires date de 1989. Il ne conçoit la vie qu’en action, et chez lui la notion même d’engagement est forte : quand il prend une responsabilité, il l’exerce ! Ce fut le cas dans son travail, cadre commercial export dans le textile jusqu’en 2004, où il a labouré les salons export dans toute l’Europe !

 

C’est un homme de dévouement. A la FNCV, secrétaire en 2000, vice-président en 2002, président au décès de l’emblématique Lionel Bonnard, et président départemental en 2007. Ses dossiers, il les mène jusqu’au bout, et c’est un fidèle des cérémonies commémoratives. Symbole de ce dévouement, c’est notre figure associative par excellence à Wattrelos, Georges Ducrocq, qui l’épingle ce soir !

 

C’est aussi et surtout un homme de valeurs : la famille, le service aux autres, le devoir de mémoire et l’ordre. Fils et frère de policier, bon sang ne saurait mentir : pour lui, comme Massilon, « le bon ordre est la base des vertus ». L’ordre est un socle sur lequel tout se construit.

 

Outre la tolérance et le respect qui le caractérisent, sa philosophie de vie, Didier Degandt a dû l’emprunter à Auguste Comte : « L’Amour pour principe, l’Ordre pour base et le Progrès pour but ». En cela, notre récipiendaire est un homme fondamentalement positif.

 

Bien sûr, comme je le dis en conclusion de mon discours, comme Kossuth, il vous dira que « le patriotisme ne compte sur aucune reconnaissance quand il fait son devoir. » Mais, ce soir, comme maire et comme ami, je suis fier que la République donne à Didier la reconnaissance de ses mérites.

 

D-Degandt_2.JPG

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 16:48

101-ans-pour-Esteve.JPGLes après-midi se suivent et parfois se ressemblent, et c’est tant mieux lorsqu’ils sont très agréables. Car après le centenaire de Marguerite hier, ce n’est que du bonheur pour moi d’aller à la résidence du Touquet fêter le 101e anniversaire d’Estève Verwaerde.

 

Elle est pour moi non pas une vieille mais une grande amie ! C’est en plus une figure très connue de ce quartier du Touquet Saint-Gérard pour lequel, pour y avoir vécu de belles années, j’ai une affection toute particulière.

 

Estève Verwaerde fête aujourd’hui ses 101 ans à la résidence du Touquet.

 

Dans sa jeunesse, Estève n’a guère été préservée des rigueurs de la vie. Mariée à 17 ans, elle perdit son mari trois ans plus tard. Remariée, elle tint la quincaillerie de la rue des longues haies, à Roubaix, durant une vingtaine d’années, avant de devenir agent du CCAS de la Ville de Wattrelos jusqu’à la fin de sa carrière.

 

Dans sa maison d’Estaimpuis, elle a élevé pendant 28 ans, son petit-fils, René, lequel le dit lui-même : « J’ai été un vrai Tanguy ! ».

 

Estève est l’une des plus anciennes résidentes au Touquet. Elle adore les jeux télé, plus particulièrement Questions pour un champion, qu’elle suit en répondant aux questions ! D’un caractère facile, elle est très dynamique, va régulièrement rencontrer des autres résidants et participe souvent aux animations… Très appréciée – très aimée n’est pas trop fort car c’est vraiment le cas ! – Estève est connue de tous. L’an dernier, alors que j’étais venu fêter ses 100 ans,  je lui avais donné rendez-vous pour ses 101 ans : nous y sommes et je tiens ma promesse.

 

Joyeux anniversaire Estève ! Heureux de t’offrir ces quelques fleurs. Et grosses bises…


Partager cet article
Repost0
3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 19:21

Reunion-publique-centre-ville-4.JPG Reunion-publique-centre-ville-8.JPG

 

Que de monde ce soir dans l’auditorium du CSE ! Les Wattrelosiens sont en effet venus nombreux – tant mieux – pour la réunion publique de bilan de la concertation engagée dans le cadre de la requalification du Centre-ville. Celle-ci se fera via un instrument qui, dans le jargon administratif et juridique, s’appelle une ZAC, une zone d’aménagement concertée. Cette ZAC couvre un large périmètre englobant la friche Socowa, la partie paysagère du parc du Lion donnant sur la rue Delory (avec les bassins), la friche Saint-Liévin et l’îlot qui entoure le pôle culturel que constituent la salle Diongre, le CSE et la salle Salengro.

 

J’ai volontairement souhaité que l’hyper-centre, c’est-à-dire la partie comprise entre la mairie et le parc du Lion, avec le grand parking qui fait face au CSE et qui donne sur la rue de la Gare, n’en fasse pas partie afin que les  aménagements soient plus rapides, car la ZAC proprement dite est un projet qui va prendre dix ans, jusqu’en… 2026. Le temps de l’urbaniste est plus long que celui du politique et du citoyen !

 

Il me revient d’introduire le sujet de cette réunion publique. Je rappelle donc que la réflexion a été engagée peu après que je sois devenu maire, au début des années 2000, avec Pierre Mauroy, alors président de LMCU. Wattrelos se devait de repenser son centre-ville pour le rendre plus accessible et plus attractif, à l’image de ses grandes voisines Roubaix et Tourcoing. Si le début de la démarche date de cette époque, bien entendu, les difficultés de la filature Saint-Liévin, entrevues dès 2002, puis sa fermeture deux ans plus tard, ont rebattu les cartes. Le drame social s’accompagnait d’une interrogation : qu’allait devenir cette friche de 12 hectares ? Et comment l’intégrer au projet du nouveau centre-ville de Wattrelos, puisqu’il devenait bien sûr impensable de ne pas prendre en compte cet énorme espace ? L’idée, née d’une demande spontanée, d’en faire des studios de cinéma a existé pendant deux ans puis s’est éteinte.

 

Bref, au regard de tous les enjeux dont il fallait tenir compte pour repenser globalement et de façon cohérente notre centre-ville, la Communauté urbaine a décidé de lancer une indispensable phase de concertation qui s’achève et qui est le préalable à la décision effective de création de la ZAC. Dans les réunions des comités de quartier, dans des ateliers lors d’un forum au CSE en janvier 2013, dans des réunions thématiques et dans un registre ouvert à l’Hôtel de ville, les attentes des uns et des autres ont été prises en compte et le projet a été affiné. Aujourd’hui, aucune décision politique n’est encore arrêtée. Mais un projet d’aménagement, qui tient compte des remarques des habitants, a été esquissé par un cabinet d’urbanistes. Dans un an, le concessionnaire (c’est-à-dire l’aménageur) sera choisi et nous entrerons alors dans une phase opérationnelle.

 

Concrètement, de quoi s’agit-il ? A la fois de repenser la circulation en centre-ville, de redynamiser le tissu commercial – et donc de construire des logements (sur le site Saint-Liévin et une résidence-service pour personnes âgées à Socowa) car il n’est pas de commerçant sans client – d’amener de l’activité économique (de type PME-PMI – à Saint-Liévin), de proposer une salle de spectacle digne de ce nom, de valoriser l’entrée du parc du Lion et de le relier à la place Delvainquière et à la mairie de façon paysagère, d’imaginer une plaine festive à l’emplacement du parking des Basanos pour créer de l’animation sans sacrifier les possibilités de stationnement (elles doivent être au moins équivalentes à celles d’aujourdhui)…

 

Les questions ont été nombreuses dans l’assistance et le projet manifestement bien compris. C’est important car en redessinant notre centre-ville, nous nous projetons sur plusieurs décennies ! Pour ma part, je convoquerai une séance du conseil municipal spécialement dédiée à ce sujet début octobre, afin que le Conseil de communauté qui se réunira dans la foulée (le 10 octobre) puisse prendre les délibérations nécessaires prenant acte de la fin de la concertation, lançant les études opérationnelles et l’appel au concessionnaire.

 

Cette réunion, ce soir, était décisive car elle enclenche maintenant – enfin – le calendrier des réalisations. Tout cela figurait très précisément dans le programme électoral que j’ai présenté avec la liste J’aime Wattrelos lors des élections municipales de mars : engagement tenu, donc !

 

Plan-masse-centre-ville.jpg

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 18:31

Marguerite-Salembier-100-ans-4.JPG Marguerite Salembier 100 ans-1


Difficile d’être plus wattrelosienne que Marguerite Salembier !

 

Née le 2 septembre 1914 au 34, rue du Congo à Wattrelos, elle a résidé sa vie durant à deux rues de là, au 16 rue de Strasbourg, et n’a quitté cette maison… qu’en janvier 2013 pour rejoindre la résidence Emeraude du Hameau du bel âge ! Son acte de naissance est signé de la plume même de l’un de mes prédécesseurs, Henri Briffaut !

 

Couturière de profession (elle a travaillé pour différents tailleurs), sa carrière fut surtout marquée par ses nombreuses années passées en qualité de dame de service au restaurant scolaire Saint-Joseph, à partir du décès de sa maman. C’est dire qu’elle en a connu, des jeunes Wattrelosiens !

 

Célibataire durant toute sa vie, Marguerite s’est particulièrement consacrée à aider son entourage (connaissances, voisins) en leur rendant de nombreux services, en effectuant les courses pour eux, en gardant les enfants, etc.

 

Très croyante, elle s’est rendue tous les jours à l’église Saint-Maclou, jusqu’à ce que sa santé ne lui permette plus. Elle passait également fréquemment rendre visite rue Lafayette, au Laboureur, à sa belle-sœur, Julia Salembier, qui nous a quittés récemment à presque 103 ans.

 

Très volontaire, au caractère bien trempé, énergique, Marguerite fut, durant toute sa vie, une dame avenante, souriante, comme en témoignent ses nièces, Monique Ruiz et Thérèse Delobette, les membres de sa famille les plus proches d’elle.

 

C’est à la résidence Emeraude que cet après-midi, entouré d’élus et de sa famille, je suis allé lui porter des fleurs (et des chocolats !) pour fêter l’évènement. Et après avoir rappelé les grands évènements de 1914, lui dire très chaleureusement, très respectueusement, mais surtout très affectueusement : bon anniversaire Marguerite !


Marguerite-Salembier-100-ans-5.JPG

 

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:08

Liberation-du-territoire-2014-1.JPG Liberation-du-territoire-2014-2.JPG

 

Liberation-du-territoire-2014-4.JPGAu début du siècle précédent, en l’espace de trente ans, Wattrelos aura vécu huit longues années d’occupation allemande.

 

La première fut évidemment de 1914 à 1918. Elle aura été très pénible. La recherche de produits de première nécessité, le froid, la faim, les brimades ont été le lot quotidien d’une population composée essentiellement de femmes, de vieillards et d’enfants endeuillés, de familles séparées vivant dans l’ignorance du sort de leurs proches et entièrement coupées d’une France restée libre.

 

Liberation-du-territoire-2014-5.JPGSi la deuxième occupation, de 1940 à 1944,  fut peut-être un peu moins difficile du point de vue des préoccupations de vie quotidienne, elle fut moralement plus pesante. Wattrelos, occupée quatre ans durant, aura connu la peur, l’angoisse, les privations, les mauvais traitements, les arrestations, l’humiliation.

 

Pour combattre l’ennemi, refuser l’occupation, des hommes et des femmes entrèrent en résistance. Ils endurèrent la clandestinité, les tortures, la souffrance, la mort pour que nous, femmes et hommes du XXe siècle, nous vivions libres et en paix.

 

Liberation-du-territoire-2014-7.JPGC’est pour nous souvenir de ces Wattrelosiens vaillants et courageux, pour nous souvenir de leur mobilisation pour la Résistance et de leur sacrifice, pour nous souvenir aussi de notre libération par les troupes britanniques, il y a exactement 70 ans aujourd’hui, que ce soir, entouré des élus du conseil municipal et des sociétés patriotiques, j’ai déposé une gerbe aux monuments aux morts aux cimetières du Crétinier et du Centre, avant de passer en revue avec respect les tombes françaises et des soldats britanniques morts pour notre libération.

 

Pour lire mon intervention au cimetière du centre, cliquez ici.

 

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 13:38

Rentree-scolaire-2014-5.jpgSi la mise en œuvre de la réforme des rythmes de l’enfant est ce qui mobilise beaucoup l’attention en cette rentrée 2014, ce n’est pas la seule caractéristique de la rentrée.

 

A Wattrelos, celle-ci est, je dois dire, assez sereine. D’abord côté effectifs, puisque 5 118 élèves sont scolarisés dans nos écoles (contre 5 148 en septembre 2013), dont 3 649 (au lieu de 3 657 en 2013) dans nos écoles publiques. Stabilité donc des effectifs, et même très bonne tenue de nos écoles publiques puisque, de 2004 à 2014, les enfants qui y sont scolarisés sont passés de 3 333 à 3 649, soit + 316 élèves (et on essaiera encore de me faire croire que Wattrelos perd des habitants !).

 

Aucune fermeture de classe, 18 nouveaux enseignants, tous les postes sont pourvus, et peu de changement dans les directions d’école : une nouvelle directrice, Perrine Lemarquier, prend la responsabilité de la maternelle Anatole France (clin d’œil à celle qui l’a précédée, Cynthia, partie enseigner en Guadeloupe !). C’est d’ailleurs dans son école (photo ci-dessus) qu’avec l’inspecteur Jean-Pierre Mollière et mon adjoint Georges Prpic, je fais la rentrée dès 8 h 20 ! Très peu de pleurs, même pour les tous premiers moments à l’école, et j’admire le professionnalisme de ces institutrices, et de mon personnel municipal, avec ces petiots ! Tout est très serein, comme je sens que va l’être cette rentrée.

 

Rentree-scolaire-2014-7.jpgPassage ensuite, évidemment, à l’élémentaire d’à côté où l’équipe d’Elica procède à la répartition de ses élèves dans les différentes classes ; je discute avec un groupe de jeunes filles toutes très heureuses de retrouver l’école… et leurs copines !

 

Ensuite, nous partons pour Beaulieu, où à l’élémentaire Pierre-Curie, nous faisons le tour des classes et y apprécions les travaux réalisés : cet été, on y a amélioré l’accessibilité et l’isolation thermique et phonique par le remplacement des menuiseries. Les enfants et les enseignants nous le disent tous : ils apprécient la luminosité et le confort acoustique ainsi gagnés !

 

Rentree-scolaire-2014-11.jpgDeux nouvelles enseignantes et des enfants bien sages, en félicitant la communauté éducative et mes services techniques pour le formidable travail de remise en place et de nettoyage après le chantier. C’est clair, ce matin, tout est prêt !

 

Comme tout est prêt aussi à l’élémentaire Camus qui, en prévision des travaux à intervenir (ce sera le plus gros chantier de la ville pour les 18 mois qui viennent !), a dû s’installer dans le bâtiment voisin réservé normalement pour les activités périscolaires.

 

Rentree-scolaire-2014-13.jpgLà également, mes équipes (avec des nouvelles peintures faites cet été !) et les enseignants ont fait du bon boulot et les enfants sont bien accueillis ! Loin d’être sacrifiée, comme je l’ai lu cet été dans la presse, l’école Camus – l’élémentaire et la maternelle – va être rénovée et mise aux normes et le coût du chantier sera supérieur à ce qui aura été fait au groupe Curie ! Pour l’heure, nous faisons le tour des classes et nous y trouvons des enseignants et des enfants bien installés et prêts au travail, tant mieux !

 

Mais bien sûr, la nouveauté majeure de cette rentrée, ce sont les nouveaux rythmes de l’enfant. Ecole les lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi matin ; l’après-midi, l’école finit à 15 h 30. Place ensuite, si les parents le veulent, au temps d ‘activité périscolaire (TAP), temps de décompression de l’enfant ; pour l’heure, à Wattrelos, nous avons voulu ce TAP gratuit, mais cela suppose que pas trop d’enfants ne s’y inscrivent car s’ils sont trop nombreux et qu’il nous faut recruter des animateurs supplémentaires, nous n’aurons pas d’autre choix que de rendre payant ce TAP. On verra, donc…

 

Cela dit, aujourd’hui, c’est l’aboutissement d’un an et demi de travail acharné de mon adjoint et des services pour que les TAP fonctionnent ce jour.

 

C’est un gros changement, pour lequel il faut du personnel et de l’encadrement. Nous avons fait le choix de travailler sur un triptyque : des enseignants (35) ; des animateurs (31 ATSEM, des animateurs déjà employés par la Ville pour nos activités de loisirs, et 60 nouveaux animateurs recrutés pour les TAP) ; des associations (12, dont 8 wattrelosiennes) et des services municipaux (éducateurs sportifs, atelier de coupe et couture…). 22 responsables de TAP assurent l’organisation de ces TAP chaque jour. Bien sûr, ce soir, sans doute manquera-t-il çà et là quelques boutons de guêtres mais dans l’ensemble cela devrait aller ! Mes collaborateurs ont fait un très gros travail pour que cela aille, et ça va marcher, j’en suis convaincu.

 

Alors que, comme le dit l’inspecteur en conclusion : « Dans d’autres villes, on a privilégié une alliance d’intérêts d’adultes ; ici, la réforme est bien dans l’esprit de la loi, avec une semaine équilibrée aux horaires réguliers, où on a cherché l’intérêt de l’enfant ». Dont acte.

 

Rentree-scolaire-2014-14.jpgEnfin, dans ma rencontre avec la presse qui suit nos visites, j’insiste sur deux points.

 

D’abord l’attachement de la Ville à conserver intra-muros son inspection scolaire (il n’est pas question qu’elle quitte Wattrelos !). Ensuite sur les projets prioritaires de demain pour nos écoles : une fois les TAP administrativement digérés, je demanderai à la Direction générale de l’éducation de travailler sur deux chantiers : la réforme de la géographie de l’éducation prioritaire en septembre 2015 ; la mutation de nos matériels numériques : les plates-formes informatiques, que j’ai beaucoup aidées par ma réserve parlementaire, ont sans doute fait leur temps, et en liaison avec le plan numérique du Ministère, il nous faut préparer une nouvelle étape de l’éducation au numérique.

 

Partager cet article
Repost0
29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 07:58

On s’en souvient : lors du tour d’horizon des chantiers de l’été, j’avais été amené à évoquer le sujet du litige existant entre la Ville et le Conseil général sur les conditions d’acquisition par le Département des terrains (appartenant à la Ville) pour la reconstruction du collège Neruda.

 

Le cœur de la négociation était simple à comprendre. Confronté à une baisse des ressources (et à des contraintes supplémentaires liées à la nature des sols), le Conseil général a changé de doctrine par rapport aux années antérieures et souhaite acquérir le foncier pour la construction de ses collèges pour le prix le plus bas, et de préférence à l’euro symbolique. Mais pour la Ville, puisque ce foncier est inscrit dans le bilan patrimonial de la ville, une vente à ce niveau (c’est-à-dire à un niveau inférieur à la valeur d’actif et bilantielle du bien immobilier concerné) ne signifierait rien d’autre que contraindre à constater une perte nette dans ses comptes et ça, il n’en est pas question car elle connaît aussi une baisse de ses recettes (sans compter les incertitudes sur la ressource fiscale de La Redoute) !

 

Comme je l’ai annoncé le 1er août dernier, ces deux positions ont pu converger lors de l’entretien que j’ai eu en juillet avec Patrick Kanner, alors président du Conseil général du Nord.

 

Et la bonne nouvelle vient de me parvenir ce jour : alors qu’il est appelé à d’autres fonctions, Patrick vient de me faire parvenir la confirmation écrite de l’engagement du Conseil général pour l’achat à un prix qui préserve les intérêts et les comptes de la Ville ! Je suis satisfait de ce dénouement, et surtout du clin d’œil manuscrit de Patrick Kanner qui ajoute sur son courrier : « Nous ferons un beau collège ! ».

 

J’y compte bien !

 

Pour lire le courrier de P. Kanner, cliquer ici.

 

Partager cet article
Repost0
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 07:00

un-monde-de-violences.jpgQue lire pendant ma semaine de vacances ? J'ai opté pour un bouquin passionnant de mon copain Jean-Hervé Lorenzi, et de Mickaël Berrebi, qui vient de sortir. Les deux économistes analysent l'évolution de l'économie mondiale, ses grandes tendances et ses grandes contraintes, lesquelles peuvent conduire à des crises majeures continues et des tensions, y compris géopolitiques ; le but de l'ouvrage est de dessiner des propositions qui, à l'échelle de l'économie mondiale, sont de nature à éviter ces évolutions dramatiques.

 

Quelles sont ces tendances et contraintes négatives ?

 

C'est d'abord "la grande panne du progrès technique". Il dopa la croissance mais depuis 30 ans, la productivité globale des facteurs s'est ralentie (c'est clairement le cas en France), les ressources se sont raréfiées et l'innovation technologique est au cœur de la guerre économique.

 

C'est ensuite "la malédiction du vieillissement" qui affecte les choix d'épargne, accentue l'aversion au risque, et ralentit l'innovation. Nos sociétés sont-elles condamnées à des conflits intergénérationnels ?

 

Autres tendances fortes que "l'irrésistible explosion des inégalités", "le choc de la désindustrialisation", ou "l'illusion d'une définanciarisation". Et les auteurs de pointer le risque d'un déséquilibre majeur entre les besoins d'investissement en hausse et une épargne qui décroît.

 

L'objectif du livre, comme le narre son chapitre final, c'est "d'éviter la grande crise du 21e siècle". Des crises, il y en aura, et les auteurs de rappeler Alain Touraine qui annonce "la fin des sociétés", ou Claude Lévi-Strauss qui, déjà en 1955, parlait d'un nouveau monde qui jette son "ordure au visage de l'humanité", et "n'apporte que guerres et désolation".

 

Ainsi, sur les "six contraintes identifiées", "aucune n'est insurmontable, mais aucune n'est aisée à circonvenir". Elles posent un frein à la croissance du 21e siècle, modifient les rapports de force, et transforment les sociétés. Mais il faut y "répondre pour éviter une grande crise du 21e siècle", et pour cela promouvoir une idée fondamentale : "l'investissement guide le monde, et son financement est sa principale contrainte".

 

Et les auteurs formulent cinq grandes propositions :

  • Recentrer le monde sur sa jeunesse, en altérant frontière entre travail et non-travail  (retraite progressive) ou en rééquilibrant les structures démographiques (en rendant plus fluides les mouvements migratoires de travailleurs) car les mouvements de populations sont inéluctables, ce qui plaide pour une suppression des frontières pour les jeunes (ce qui suppose un niveau de formation satisfaisant pour ceux-ci, et donc un effort éducatif).

  • Socialiser les ressources rares, à commencer par "la seule ressource réellement rare : l'eau", dont "le défi de la production est d'abord financier", et dont les solutions ne peuvent être que mondiales.

  • Dompter la rente. Depuis Sismondi, on sait que toute relance de la croissance passe par "la transformation d'une société de rentiers en une société d'investisseurs". Les auteurs prônent 2 mots-clés : mutualisation (des dettes nouvelles) et allongement de la dette (ancienne), via la "dette perpétuelle" dont l'avantage serait que "seuls ses intérêts seraient honorés" (la dette devient rente perpétuelle à taux fixe, et s'apparente à des quasi-fonds propres pour l'Etat).

  • Penser un nouveau Bretton-Woods : un système multipolaire avec un panier de devises telles le dollar, l'euro et le yuan est inéluctable, avec réaffirmation des DTS (Droits de Tirage Spéciaux).

  • Partager les risques. La "géographie industrielle et des services" va changer, mais de même des mutations sont à mettre en œuvre sur la fiscalité de l'épargne et le partage du risque, et où l'Etat est réaffirmé car il est seul capable de faire "naître les innovations de ruptures", telles les constructions d'infrastructures.

La conviction des auteurs est que pour dessiner l'avenir, on ne peut pas ne chercher les solutions que dans "un passé largement révolu". Les pistes évoquées y concourent, elles nécessitent de gros efforts et seront difficiles, mais à défaut le diagnostic des auteurs est que "le monde ne pourra éviter une vraie grande crise est ses conséquences dramatiques".

 

Des vacances pour réfléchir, des vacances comme je les aime…


Partager cet article
Repost0