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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 14:26

Conseil-municipal-30-juin-2014-8.JPGA Guy-Noël Lemay, conseiller municipal délégué précisément en charge des cimetières, qui revenait dans sa question sur les divers commentaires de presse qui ont été diffusés dans les journaux sur ce qui se passe dans les cimetières, j'ai été amené à faire cette réponse :

 

« Qu'est-ce qui est vrai dans tout cela, cher collégue ? Ce que vous avez dit ! Et je partage votre courroux car, par tous ces ragots, le service public wattrelosien tout entier est gravement offensé ! Et si certains se complaisent dans la bassesse de caniveau, quand on est en responsabilité comme je le suis, quand on gère une collectivité d'agents souvent très compétents et dévoués au service public de leurs concitoyens comme je le fais à la tête de cette mairie, on ne dit pas, on ne colporte pas, on ne fait pas n'importe quoi. On agit avec sérieux et sang-froid.

 

Sur ce dossier, j'ai dit tout ce que je sais et même tout ce que j'en pense.

 

Tout ce que je sais car ce qu'il y a à savoir vraiment, c'est bien peu de choses. Tout ce que j'en pense, c'est que cette affaire est grave sur le fond des accusations portées, lesquelles ne correspondent heureusement à rien d'avéré ni de démontré, grave surtout sur les méthodes employées.

 

1. Ces méthodes – je parle de celles utilisées par ceux qui cherchent à faire du bruit avec tout cela – sont des méthodes de voyous ! Comment appeler en effet des procès-verbaux volés, des documents falsifiés, des dénonciations mensongères, des lettres anonymes à la presse locale, nationale, au procureur, à la police… toujours avec l'espoir que quelqu'un s'intéresse à ces allégations aussi débiles qu'horribles. Avec quel objectif ? Incontestablement mettre en œuvre le vieil adage : "Salissez, salissez, il en restera bien quelque chose !"

 

Salir qui ? Tel ou tel collègue, c'est possible ! La municipalité, le maire, c'est bien possible aussi, qui peut en douter ? Car l'objectif de celles et ceux qui propagent et diffusent tout cela, c'est moins la recherche de la vérité que la volonté de nuire !

 

Mauvais calcul de ces pleutres qui se cachent dans l'anonymat car si c'est moi la cible, qu'ils y viennent un peu !

 

Car moi la vérité, je la veux !

 

2. La manipulation est grossière, d'évidence malfaisante. Cher collégue Lemay, je suis sûr que, comme moi, vous dites : halte à la désinformation, à la diffusion et à la propagation de rumeurs qui ne servent qu'à faire peur, qu'à noircir Wattrelos et ses agents municipaux.

 

Je n'ignore pas les périodes électorales, syndicales dans six mois, politiques il y a trois mois. Je n'ignore pas non plus, précisément, que d'aucuns, certains de tenir un bon sujet bien sale, bien horrible, ont fait le tour des candidats d'opposition aux municipales pour leur offrir des révélations sulfureuses susceptibles de faire basculer des électeurs : cette seule manière de faire confirme bien que ceux qui sont derrière tout cela ont davantage l'objectif de nuire que tout autre but !

 

3. Eh bien moi, contrairement à eux, dans la responsabilité qui est la mienne, mon objectif ce sont les faits, c'est la clarté, la vérité !

 

Voilà pourquoi, dès que j'ai eu connaissance des allégations d'un agent incriminant, fût-ce sans aucune précision, certains de ses collègues et racontant des choses aussi insensées qu'horribles, j'ai mandaté le directeur général des services pour diligenter une enquête administrative : interrogations, recoupements, consultations de dossiers… Tout cela a été consigné par ses soins et sous sa responsabilité.

 

Une fois ces informations collectées, le pouvoir d'investigation du premier des fonctionnaires territoriaux, donc du maire, étant juridiquement limité, il m'a paru opportun de saisir la justice, en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale. Le procureur, à qui j'ai transmis tout ce qui est en ma possession, engagera l'enquête nécessaire s'il le juge utile, et dispose pour cela des moyens d'investigation que lui donne la loi : écoutes, vérifications de comptes bancaire, réquisitions, confrontations… ce que d'évidence je ne peux pas faire moi-même.

 

Pourquoi ai-je saisi le procureur ? Parce que je veux la vérité ! Quelle qu'elle soit… Je dis bien : quelle qu'elle soit.

 

S'il devait être prouvé que des agents ont commis des erreurs ou des fautes, je ne tolèrerai aucun écart ; il y aura sanction.

 

Mais à l'inverse, s'il est avéré que, comme je le crois, tout cela n'est qu'affabulations et propos diffamatoires, il faudra que l'honneur sali des agents municipaux et du service public wattrelosien soit lavé ! Il y aura alors poursuite pour diffamation.

 

4. Car enfin, une chose est certaine : toutes les horreurs que j'ai lues sont loin d'être la vérité ! Et l'article du Canard Enchaîné, pas davantage ! Enfin, comment peut-on oser parler "d'exhumations sauvages", de "fêtes macabres", ou "de nuit des morts-vivants" ?

 

Je le dis avec solennité et gravité : au vu de ce qui m'a été transmis et que j'ai lu, rien, mais vraiment rien, ne permet d'accuser qui que ce soit de quoi que ce soit avec certitude.

 

Pour mieux salir, tout est mélangé : les fins de concessions normales, des réutilisations de monuments, et même les chiffres : le Canard cite "880 tombes" qui auraient été concernées, je cite, par un "bricolage macabre"… chiffre qui ne correspond à aucune référence à notre disposition ! Les espoirs de tous ceux qui seraient friands de sordide et de sensationnel ne peuvent qu'être douchés : on n'a procédé, durant une quinzaine d'années, qu'à 54 exhumations, soit en moyenne moins de quatre par an : chacun reconnaîtra que c'est peu pour alimenter un trafic éventuel !

 

5. En revanche, pour alimenter les allégations et accusations d'esprits faibles, il est très facile de s'inspirer de faits divers qui se sont produits ailleurs, comme à Lyon par exemple, ce dont la presse locale a fait des compte-rendus précis ici même en septembre dernier ! Curieuse coïncidence quand même : l'affaire de Lyon est dans le journal en septembre, et à l'automne un fossoyeur, récemment sanctionné par ailleurs, se met à raconter des faits comparables qui se seraient passés chez nous !

 

Sauf que, j'en suis convaincu : Wattrelos n'est pas Lyon ! L'enquête nous donnera tous les éléments.

 

Je félicite le directeur général des services, Philippe Coll, pour le sang-froid et la maîtrise des procédures qui fut la sienne. Comme moi, il a une obsession : les faits, rien que les faits ! C'est sur ces faits que s'établira, je l'espère au plus vite, la vérité ! Seule celle-là doit nous guider.

 

Je n'ai rien à cacher, et je veux qu'on respecte à la fois la dignité des défunts – c'est un devoir absolu d'honneur – mais aussi celle des agents municipaux qui, dans leur très grande majorité, font un très bon travail au service des Wattrelosiens, et dont je suis fier d'être le chef. »

 

Pour lire la question de Guy-Noël Lemay, cliquer ici.

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:53

Conseil-municipal-30-juin-2014-7.JPGA Christine Ringotte, mon adjointe, qui m'interrogeait sur ce qui est étalé dans les journaux ces dernières semaines s'agissant du retour après maladie de l'ancien chef de police municipale, j'ai fait la réponse suivante :

 

« Oui, vous avez raison, ce qui relève d'affaires internes à des décisions d'affectations et ou à l'organisation de l'administration des services municipaux n'a rien à faire dans les journaux, ni à la porte de la mairie ! Ce n'est ni justifié ni glorieux pour ceux qui s'en commettent, et encore moins pertinent lorsqu'il s'agit d'un poste à responsabilité. Pour ma part, j'ai déjà tout dit, tout explicité, tout précisé sur ce qui ne mérite absolument pas d'être une affaire, et tout est clair depuis des mois, sinon des années, sauf à admettre qu'il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut entendre.

 

Et si tel est le cas, cela ne me gêne en rien de répéter une fois de plus la réalité des choses et de préciser ma décision qui ne changera pas.

 

D'abord, il faut avoir en mémoire deux principes fondamentaux de gestion dans la fonction publique, notamment territoriale :

 

- Le premier principe, c'est qu'il faut distinguer le grade et la fonction : en termes clairs, compte tenu de son évolution de carrière, de ses concours et de son avancement, on peut être titulaire d'un grade, sans nécessairement exercer la fonction de ce grade ! On peut donc, par exemple, tout à fait avoir un directeur territorial qui n'exerce pas de fonction de direction. De la même manière on peut avoir le grade de chef de police sans être chef de la police !

 

- Le second principe, c'est que, précisément, l'exercice d'une fonction est liée à la seule décision de l'autorité territoriale, c'est-à-dire le maire, qui non seulement est le seul décideur mais aussi le seul à déléguer ses fonctions d'autorité hiérarchique au responsable qu'il nomme. C'est une question de confiance, de capacité à exercer une fonction, et ainsi à exercer la délégation qui est confiée. En matière de police, les choses sont encore plus nettes que pour toute autre compétence puisque la loi ne confère qu'au maire, et à lui seul, les pouvoirs de police, qu'il exerce donc en pleine responsabilité !

 

Dès lors, sur la situation spécifique de Monsieur Maluta, ce qui a été explicité à l'intéressé par le directeur général des services à trois reprises, et qui aurait pu l'être par moi-même si les deux rendez-vous donnés par mon secrétariat par téléphone à son domicile avaient été respectés, il faut que les choses soient claires :

 

1. Il n'y a de ma part aucun désamour, aucune inimitié à l'égard de Monsieur Maluta que je connais bien, et depuis longtemps, puisque nous avons vécu plus jeunes dans le même quartier. C'est d'ailleurs moi qui, devenu maire, l'ai nommé aux fonctions de chef de police.

 

2. L'homme a incontestablement des compétences et des forces ; c'est pour cela qu'à l'époque je l'ai nommé ! Malheureusement, il a aussi des faiblesses et je ne m'appesantirai pas sur ce point. Mais ces faiblesses sont anciennes et encore présentes. Anciennes puisqu'il aura suffi d'un différend, d'ampleur franchement limitée, avec un de ses policiers, une peccadille au regard de ce que moi-même, ou en général les hommes et les femmes qui exercent des responsabilités ont à assumer au quotidien, pour qu'à la suite de ce différend, il soit placé trois ans en congé de maladie pour dépression, précisément du 14 mars 2011 au 14 mars 2014. Ces faiblesses ne sont pas encore annihilées puisque le médecin du travail, s'il l'autorise à reprendre le travail, ne l'autorise qu'à mi-temps thérapeutique pour trois mois, et vient d'ailleurs de renouveler ce mi-temps thérapeutique pour trois mois encore jusqu'en octobre !

 

3. Face à l'arrêt brutal de l'exercice de ses fonctions en 2011 et après avoir attendu plusieurs semaines que se clarifie la situation de santé de Monsieur Maluta, il a bien fallu que je prenne une décision : il fallait un chef à la police ! J'ai pris à l'époque ma responsabilité et j'ai confié à Thierry Tailly cette fonction ; je ne l'ai pas regretté. Il est le responsable opérationnel de la police, en droit et en qualités, a la confiance de l'autorité territoriale et exerce seul à ce titre, sous la responsabilité du directeur général et de l'élu en charge de la sécurité, la responsabilité hiérarchique sur toutes les policières et tous les policiers municipaux en mon nom !

 

Cette situation ne change pas et ne changera pas !

 

Car de la même manière qu'il y a trois ans, j'ai pris ma responsabilité de maire, dans la situation présente, je la prends à nouveau. Représentant les intérêts de la population, et s'agissant de ce qui n'est quand même pas n'importe quelle mission mais la mission de police, la mission de sécurité publique, il est impensable et hors de question que je confie la responsabilité fonctionnelle de la police opérationnelle à quelqu'un qui, quels que soient ses compétences et son grade, rentre de trois ans d'absence pour dépression et ne revient qu'à mi-temps thérapeutique !

 

J'assume cette responsabilité, ce choix fondamental par honnêteté vis-à-vis des Wattrelosiens ! Ne croyez-vous pas qu'ils seraient en droit de me le reprocher si je faisais le choix inverse ? La sécurité publique, ce n'est pas n'importe quoi, n'importe quel service, n'importe quelle fonction !

 

4. Cela n'enlève rien ni au grade ni aux compétences de Monsieur Maluta, et je suis heureux qu'après tant de mois, sa santé se soit améliorée et lui permette de revenir. Je le lui ai écrit. Comme je lui ai écrit que l'Administration lui doit un poste : elle lui en donne un qui préserve ses droits et correspond à son grade. En matière de sécurité publique, les opérations police / justice, la zone de sécurité prioritaire, le contrat de sécurité et de prévention de la délinquance, les échanges transfrontaliers, les suivis des mesures de prévention, tout cela fait aussi partie du quotidien de la sécurité de notre ville. Et ce n'est pas démériter pour Dominique Maluta de prendre cela en charge aux côtés du directeur général adjoint à la sécurité, Nazzario Santamaria. Là aussi, il y a du travail à faire. Les instances sociales municipales, le Comité technique paritaire et la Commission administrative paritaire ont d'ailleurs validé ce poste.

 

La répartition des rôles est donc claire, les intérêts et missions de chacun le sont : Thierry Tailly est le chef opérationnel de la police, le seul responsable de la gestion des équipes, celui qui exerce l'autorité de police en mon nom et sur le terrain, aux côtés de ses policiers au quotidien. Dominique Maluta est en charge des coopérations fonctionnelles, avec les autorités de police et de justice, nationale et belge, gère les missions de médiation et travaille en direction générale : pour reprendre votre expression, Madame Ringotte, il n'y a aucune raison donc pour que le psychodrame continue !

 

Pour ma part, chacun l'aura compris, j'ai fait tout ce que je devais faire. Les Wattrelosiens m'ont confié une responsabilité, je l'assume ! »

 

Pour lire la question de Christine Ringotte, cliquer ici.

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 13:39

Pour que les échanges d’informations et la coopération opérationnelle en matière policière et douanière entre la France et la Belgique progressent et deviennent plus étroits, il est essentiel que les accords franco-belges, dits de Tournai 2, soient ratifiés.

 

Je n’ignore pas que les processus diplomatico-administratifs sont par nature longs et complexes. Mais sincèrement, le processus, lancé par Manuel Valls lui-même lorsqu’il était ministre de l’intérieur est trop long. Policiers, douaniers et élus locaux s’impatientent des deux côtés de la frontière.

 

Voilà pourquoi le 6 mai dernier, j’ai écrit au Premier ministre pour que se débloque enfin la situation. Manuel Valls vient de me répondre, m’informant avoir fait part de mes préoccupations aux ministres de l’intérieur et des affaires étrangères.

 

Pour lire ma lettre à M. Valls, cliquer ici.

 

Pour lire le courrier du Premier ministre, cliquer ici.

 

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 07:42

Dictionnaires-2014-4.jpg

 

Certes, ce n’est pas le genre d’ouvrage qu’on emmène sur la plage pour bouquiner. Mais feuilleter un dictionnaire peut être une vraie source de plaisir. Que l’on aime les animaux ou la mécanique par exemple, on y trouve des photos, des schémas, et si on souhaite voyager pour pas cher, il y a les pages des drapeaux des différentes nations que j’adorais consulter quand j’étais gamin.

 

Si je raconte cela, c’est que, comme tous les ans depuis 2005, je fais le tour des écoles de Wattrelos pour remettre Le Petit Larousse aux enfants qui entreront en 6e en septembre. Ma première remise de dicos a lieu ce matin  à l’école Léo-Lagrange où, venu pour la remise des permis cyclistes, je fais d’une pierre deux coups.

 

Dictionnaires-2014-1.jpg Dictionnaires-2014-2.jpg

 

Pourquoi un dictionnaire ? Comme je l’explique chaque année aux enfants, l’entrée au collège est un moment important de la vie, un moment qui se fête, et qui dit fête dit cadeau ! La Ville fait donc à ses enfants de CM2 ce présent dont ils se souviendront à coup sûr – tenez, ma maman possède encore le dictionnaire que la Ville lui avait offert lorsqu’elle avait 14 ans (à l’époque, c’était pour le certificat d’études) !

 

Ce cadeau, nous le voulons utile bien sûr. Parce que le dictionnaire garde toute sa pertinence à l’heure de l’ordinateur, de la tablette et des moteurs de recherche sur internet, où tant d’informations se côtoient sans qu’on sache, parfois, démêler l’essentiel de l’accessoire. Avec le dictionnaire, on dispose d’une référence sûre. Le dictionnaire, c’est certain, ne fera pas les devoirs des enfants à leur place (j’en vois qui sont déçus quand je dis cela !), mais il les aidera dans leurs devoirs, leurs recherches ; il leur sera utile, c’est son but !

 

Alors j’invite les enfants à en prendre grand soin, à ne pas le gribouiller, le déchirer. D’autant que ce cadeau, s’il est offert par la Ville (597 dictionnaires achetés cette année, à environ 20 euros l’unité), est en fin de compte payé par les Wattrelosiens, donc les parents de ces enfants ! C’est un choix politique ; toutes les villes ne le font pas mais à Wattrelos, nous le voulons, pas seulement par tradition, mais aussi et surtout pour accompagner nos enfants dans leurs études.

 

Dictionnaires-2014-3.jpgJ’ai rédigé un petit mot d’encouragement à l’intérieur de ces dictionnaires pour chaque élève à qui je souhaite évidemment une pleine réussite pour la suite de son parcours scolaire. Ce matin, c’est avec fierté que les 42 enfants, futurs collégiens, se sont emparés de leur dictionnaire ! Moi, je suis fier qu’ils rentrent au collège : bravo et bonne chance à eux !

 

Demain matin, je visiterai les écoles Condorcet, Voltaire, Anatole France et Lakanal (119 dicos à remettre…).


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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 07:37

Permis-cyclistes-2014-3.jpg

 

Permis-cyclistes-2014-1.jpgIl faut bien le reconnaître : décrocher le permis alors qu’on n’a qu’une dizaine d’années, c’est plus que méritant ! C’est le cas de quelque 350 jeunes Wattrelosiens, dont ceux auxquels je rends visite ce matin à l’école Léo-Lagrange (classe de Delphine Gravez). De fait, il s’agit du permis… cycliste. Deux jours à peine après que Wattrelos ait reçu le diplôme des écharpes d’or de la Prévention Routière, me voilà au cœur d’une action concrète ! Les hasards de calendriers sont parfois sympathiques.

 

Comme tous les ans, mes policières municipales Virginie et Bénédicte, soutenus par notre partenaire Prévention MAIF (dont le représentant est venu ce matin offrir des chasubles jaunes réfléchissantes aux enfants), ont en effet formé des enfants de CM2 des écoles publiques de Wattrelos volontaires (12 classes cette année), afin de les sensibiliser aux dangers de la rue lorsqu’on fait du vélo, et de leur donner les bases du code de la route. En complément, ces enfants ont bénéficié d’exercices pratiques au parc et sur la voie publique, encadrés par des éducateurs sportifs de la ville et leur instituteur(-trice).

 

Permis-cyclistes-2014-2.jpgAujourd’hui, c’est la remise des prix, et nos jeunes cyclistes ont tellement bien travaillé qu’ils sont tous lauréats ! Ils savent désormais que le casque, s’il n’est pas légalement obligatoire, est fortement recommandé, qu’il faut enfiler une chasuble réfléchissante lorsqu’on circule la nuit, à la campagne, ou aux heures où la visibilité est moindre, entre chien et loup comme dit l’expression, qu’il faut mettre pied à terre au panneau stop, etc. Ils savent surtout que la rue, la ville ça peut être dangereux, et que pour se protéger, mieux vaut être prudent.

 

C’est également le cas des enfants des écoles Anatole-France, Lavoisier, Condorcet, Jaurès, Jean-Macé, Camus et Brossolette. Bravo à eux !

 

Cette matinée conforte le discours que je tenais il y a deux jours en mairie : des enfants formés aux dangers de la ville, avertis, exercés, sont des enfants d’autant moins exposés aux risques d’accidents. C’est l’un des très nobles buts de l’action publique que la municipalité que j’anime mène avec détermination.


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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:55

Diplome-echarpes-d-or-2013-3.jpgIl y a deux ans, je me réjouissais du diplôme des écharpes d’or de la Prévention routière que Wattrelos venait de recevoir des mains de Jacky Maréchal, directeur départemental de la Prévention routière.

 

Ce matin, je reçois de nouveau Jacky Maréchal à l’Hôtel de ville pour la même raison ! Une vraie et belle satisfaction car, comme le rappelle son directeur départemental, ce concours créé en 1990 vise à recenser et récompenser les initiatives locales prises en matière d’infrastructures, d’éducation et de sensibilisation au code de la route afin d’être plus respectueux les uns des autres, et donc d’améliorer la sécurité collective dans nos rues et sur nos routes. Les critères retenus pour l’attribution du diplôme que nous recevons aujourd’hui sont : l’efficacité des actions, la globalité de la démarche et la persévérance. Trois qualités reconnues à travers notamment les actions Marchons vers l’école, les permis piétons (pour tous les élèves de CE2 et de CLIS) et cyclistes (classes de CM2), l’attestation de première éducation à la route, et les nombreuses réalisations de voiries destinées à améliorer la sécurité de tous.

 

Dans ma prise de parole, j’indique combien la Municipalité est attachée à ce travail de fond que sous-tend un triple objectif : mobiliser des partenaires, faire vivre une volonté politique, et ne pas relâcher l’effort.

 

Mobiliser des partenaires, c’est le cas grâce à la Prévention routière, l’Education nationale – je pense à la communauté éducative dans son ensemble, y compris les DDEN –mais aussi la police nationale, des compagnies d’assurances (Maif, Macif) et l’Office municipal des sports dont je salue à titre posthume le président disparu en début d’année qui a toujours épaulé nos efforts.

 

La volonté politique, c’est encourager l’éducation à la citoyenneté chez nos enfants dans toutes ses dimensions, en complément de l’instruction reçue à l’école : éducation artistique, sportive, environnementale et vie dans la cité, tout simplement. La vie dans la cité, précisément, recèle nombre de dangers et nécessite un effort de prévention toujours utile. Quand on est élu, parent, citoyen, c’est une évidence ! Et ici, à Wattrelos, on veut protéger nos enfants ! Chaque année, les enfants de nos écoles sont de plus en plus concernés par nos actions : 1 468 élèves en 2011, 1 732 en 2012 et 2 048 en 2013. Sur un total de 3 600 élèves, ce n’est pas mal du tout ! C’est sûr, ça ne fait pas la Une des journaux, ce n’est pas de la politique politicienne, mais ce sont des mesures concrètes de protection des plus faibles, des plus fragiles, et je sais gré à la Prévention routière de les valoriser à travers ce diplôme des écharpes d’or.

 

Enfin, comment ne pas évoquer la qualité de l’effort fourni par nos collaboratrices et nos collaborateurs : mes policières municipales Virginie – le catalyseur, le stimulateur de toutes ces actions – Bénédicte et leur collègue Philippe, placés sous la responsabilité du brigadier-chef Thierry Tailly, lesquels travaillent bien sûr en lien avec la police nationale. Cet effort, nous l’assumons et nous le maintiendrons ! Car la sécurité routière est une bataille qui se gagne tous les jours, et si demain nos enfants ne traversent plus la rue brutalement après avoir aperçu un camarade sur le trottoir d’en face, risquant en cela de provoquer un accident grave, nous aurons la satisfaction d’avoir accompli une tâche essentielle en terme d’action publique, surtout vers ceux qui nous sont les plus précieux : nos enfants !

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 17:03

Jeunes-bonnes-nouvelles-copie-1.JPGDes assemblées générales d’associations ou d’organismes, j’y participe beaucoup, et c’est bien normal. Mais avouons que lorsqu’elles permettent de donner de bonnes nouvelles, je les apprécie d’autant plus. Dommage que la presse n’ait pu être présente.

 

C’est la première assemblée de la Mission locale Wattrelos-Leers présidée par Denis Croigny, mon nouvel Adjoint à la Jeunesse, qui a remplacé dans ces fonctions Robert Bédart après les dernières élections municipales. Et si pour Denis le terrain est semé d’informations et d’indicateurs positifs, c’est d’abord pour nos jeunes qu’il s’agit là de bonnes nouvelles.

 

Je dis d’ailleurs ma satisfaction. Ainsi, le nombre des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans, à fin avril 2014, est en diminution de 12 % en un an, alors que la diminution du nombre total de DEFM est de 1,1 %. 629 jeunes sont au chômage (soit 18, 1 %), sur un chiffre global de 3 473.

 

La ville a bien fait de renforcer son soutien (+ 23 k€) en 2013 à la Mission locale, laquelle a des comptes parfaitement équilibrés (2 k€ d’excédent, après un déficit de 2,5 k€ en 2012).

 

Les statistiques d’activité de la Mission locale, que dirige Laurent Santolini, sont aussi très bien orientées. Ainsi, après 1 524 jeunes accompagnés en 2012, ils auront été 1 759 en 2013 (+ 15,4 %) ;  à 53 % ce sont des hommes. Il y aura eu 620 nouveaux inscrits en 2013 (contre 556 en 2012). Et pour tous ces jeunes accompagnés, il y aura eu 992 contrats de travail (dont 113 emplois d’avenir signés en 2013) et 244 entrées en formation.

 

Ce travail accompli n’en dissimule pas moins l’ampleur de la tâche car même s’il diminue, le nombre de DEFM jeunes est important ; d’autre part parmi les 1 759 accompagnés, je note que 1 289 n’ont pas le Bac (soit 73 %), que 1 166 n’ont pas leur permis de conduire (68 %) et que seulement 183 sont en logement autonome (les autres continuant de résider en famille).

 

Comme je le dis dans mon intervention, ces chiffres justifient d’autant nos priorités municipales sur l’emploi, l’éducation, l’accès au permis ou le logement spécifique des jeunes ; mais aussi  celles que les municipalités de Leers et de Wattrelos nous souhaitons voir conduire par notre Mission locale, à servir la lutte contre le décrochage scolaire, l’accompagnement vers l’emploi et le logement, la communication (si beaucoup de jeunes connaissent la Mission Locale et s’en servent, encore trop d'entre eux n’y sont pas inscrits et ne la fréquentent pas) et surtout la sensibilisation de nos jeunes à leur protection (notamment vis-à-vis des réseaux sociaux).

 

L’année 2014 va rebattre bien des cartes de l’action publique. Avec la réforme territoriale (et la réorganisation des compétences des collectivités), la réforme de l’Etat (va-t-on maintenir encore longtemps maisons de l’emploi, Pôle emploi et des Missions locales ?) et la refonte de la politique de la ville (avec la mise en place du contrat unique sur un périmètre intercommunal), tout cela sur fond de réduction des dotations aux collectivités locales, il est clair pour notre Mission locale qu’avoir une situation financière saine et de très bons indicateurs d’accès à l’emploi n’est pas neutre ; c’est même très positif et garantit l’avenir de ce bel instrument d’action au service de nos jeunes ! Tant mieux : c’est en soi une très bonne nouvelle, incontestablement…

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 09:01

Inauguration-Cote-campagne-ok-1.jpgEn cette fin de matinée, je suis convié à l’inauguration d’une partie du nouveau lotissement Côté campagne que la société Projectim construit depuis un an à l’angle des rues Leruste et Blomme à Beaulieu (ancien site Griltex). Nous avions posé la première pierre en mai 2013 à la faveur d’un petit rayon de soleil au milieu d’une journée froide et pluvieuse (miracle wattrelosien !) ; cette fois, nous avons droit à une belle et chaude journée, tant mieux.

 

Inauguration-Cote-campagne-ok-2.jpgLe programme prévoit, au total, 35 maisons et 19 logements collectifs ; je visite, en compagnie du directeur général, Philippe Depasse, et de plusieurs de mes adjoint(e)s, deux des vingt premières maisons qui seront livrées à leurs propriétaires à partir de la fin du mois et dans le courant du mois de juillet. Et je suis ravi de constaté que Projectim a manifestement fait du bon boulot : l’architecture mêle à la fois le minéral (maison) et le bois (garage), les finitions sont soignées et les matériaux choisis de qualité.

 

La maison témoin dont nous parcourons les pièces après avoir coupé le ruban inaugural est lumineuse ;  chaque espace est bien pensé pour qu’elle soit la plus fonctionnelle possible. Ainsi, un coin perdu sous l’escalier est aménagé en petit bureau / coin informatique. A l’étage, auquel nous accédons par un escalier large et solide, pas de mauvaise surprise : les chambres sont accueillantes, la salle de bain offre de l’espace et le plancher est en béton, ce qui évitera que la maison tremble quand les enfants joueront là-haut…

 

Bref, on devrait se sentir bien Côté campagne (la campagne – du Plouys – est effectivement toute proche) et on a désormais hâte que l’immeuble collectif, côté rue Blomme, soit également achevé – ce sera le cas en décembre (il ne reste plus que deux appartements à vendre ! Et pour les maisons, seulement une seule !) Quant aux maisons les travaux de la troisième tranche vont bientôt se lancer pour une livraison espérée début 2016.

 

Inauguration-Cote-campagne-ok-3.jpg Inauguration-Cote-campagne-ok-4.jpg


Au vu des ventes réalisées, c’est un beau succès qui me conforte dans l’idée que je ne cesse, depuis longtemps, de vendre aux promoteurs : on peut vendre à Beaulieu et y réussir des opérations d’accession à la propriété – la preuve !

 

L’aboutissement de ce projet est exemplaire. D’abord parce qu’il remplace un site industriel dégradé dont la sécurité posait problème et que l’entrée du quartier est valorisée. Ensuite parce qu’il s’intègre dans la stratégie municipale pour faciliter l’accès au logement.

 

Un objectif quantitatif d’abord, à savoir 1 000 logements supplémentaires sur le mandat ! Car il y a plus de demandes de logements formulées chaque année (1 800) que satisfaites (800) : 1 000 logements de plus sur le territoire, c’est ce qui permettra de mieux répondre à la demande.

 

Notre objectif est qualitatif ensuite, puisque nous devons permettre à chacun de trouver à Wattrelos le logement qui correspond à ses capacités financières et à ses besoins. Ce qui suppose une offre diversifiée, du locatif à l’accession, du diffus au collectif. Ici, il s’agit d’accession à la propriété, située en bordure d’un quartier en renouvellement urbain (ANRU), de quoi faciliter la mixité sociale. C’est d’ailleurs dans cet objectif qu’en accord avec le gouvernement, un article de la loi de finances pour 2014 a réduit la TVA
(à 5,5 %) pour les ventes de nouveaux logements situés en périphérie immédiate des quartiers ANRU.

 

Une bonne nouvelle pour ce programme Côté Campagne dont les acquéreurs ont pu opportunément profiter ! L’an dernier, le directeur général de Projectim m’avait interpellé sur la TVA sur ce type de programme : depuis, c’est réglé ! Aujourd’hui, il salue la commercialisation réalisée de ces logements où continuera de vivre l’âme du quartier, puisque les trois rues sont dénommées rue du Bon Conseil (en souvenir de l’église détruite), allée du Cercle Saint-Marcel et allée des 3/5 ! Un lotissement… paroissial en quelque sorte.

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 07:21

irma-parmentier.jpgWattrelosienne et fière de l’être ! Certes, Irma Parmentier, dont j’avais célébré le centenaire en 2004 à la résidence de la Houzarde (photo), n’habite plus Wattrelos… mais elle se dit encore « très attachée » à notre bonne ville dont elle est native.

 

D’ailleurs, elle ne s’en est pas beaucoup éloignée : de quelques centaines de mètres à peine. Elle a en effet passé la frontière pour intégrer en 2005 le home Saint-Joseph d’Herseaux où elle continue d’aller au restaurant le midi, où elle prend part aux activités de groupe et où elle peut assister à la messe. Tout cela du haut de ses 109 printemps, ce qui fait d’elle la doyenne de Wallonie !

 

Le journal belge L’Avenir lui consacre ce jour un article dans lequel on peut lire qu’Irma est toujours coquette, toujours battante, malgré la traversée d’un XXe siècle que l’on sait difficile, tant par les conditions de vie – Irma a travaillé dans le textile – que par les événements internationaux. Elle a notamment été marquée par la première guerre mondiale et la famine subie par la population de Wattrelos ; elle se souvient avoir été emprisonnée pour avoir volé des pommes de terre en Belgique… Quand on s’appelle Parmentier, cela ne s’invente pas !

 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 16:12

jp-delvainquiereBD.jpgTriste nouvelle pour moi et pour beaucoup de Wattrelosiens qu’il a connus et soignés : Jean-Pierre Delvainquière vient de décéder.

 

Fils de l’ancien maire de Wattrelos, Jean Delvainquière (1957-1971), Jean-Pierre était médecin ; il aura exercé de longues années durant à Wattrelos, avant de devenir médecin pour la Sécurité sociale, notamment en région parisienne, puis de revenir comme médecin-chef à Valenciennes où il vient de s’éteindre.

 

Mais Jean-Pierre, fils de son père, était aussi un homme que la politique passionnait. Evidemment militant socialiste comme son père, il fut élu au conseil municipal de Wattrelos quatre mandats durant dans la majorité municipale. Conseiller municipal de 1971 à 1983, adjoint au maire chargé de l’action sociale, des crèches et de l’aide sociale de 1983 à 1989, avant de redevenir conseiller de 1989 à 1995. Il fut même, me semble-t-il, président du groupe des élus socialistes et démocrates.

 

Je l’ai bien sûr côtoyé lorsque jeune conseiller, j’ai été élu en 1983, et il avait, je m’en souviens, accueilli avec beaucoup d’amitié et de fraternité le benjamin que j’étais alors. Homme d’une intelligence très fine, orateur remarquable, humaniste reconnu, militant convaincu, il m’aura beaucoup impressionné par son charisme, son écoute et sa vivacité d’esprit. Il aimait aussi l’humour et la camaraderie, et c’était bien agréable d’être à ses côtés.

 

Quelques années après la disparition douloureuse de son épouse, à 70 ans, Jean-Pierre vient de nous quitter lui aussi, emporté par la maladie. J’en suis sincèrement peiné et adresse mes condoléances à ses enfants, en mon nom et en celui de tout le Conseil municipal. Comme Wattrelos n’oublie pas Jean, nous n’oublions pas non plus Jean-Pierre. Delvainquière,  c’est un nom qui compte à Wattrelos !


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