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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 07:46

Expo-Jaure-s-1.jpgCe matin au siège de la section, avec Dany Cuchère, 1ère Secrétaire de la section de Wattrelos, nous inaugurons une exposition, montée par des militants aussi motivés que remarquables, consacrée à Jean Jaurès. En cette année Jaurès, pour le centième anniversaire de son assassinat, les socialistes wattrelosiens tiennent à saluer la mémoire de cette grande voix de la gauche.

 

Jean Jaurès fut enseignant (normalien, professeur de philosophie), socialiste (depuis qu’il partagea le combat des mineurs de Carmaux en grève. Il participa à la création de la SFIO en 1905), député (élu, à 26 ans, à Carmaux justement, en 1885 : il sera élu quatre fois !), journaliste (il fonda L’Humanité en 1904). Fondamentalement, l’homme est un humaniste. Il est républicain : « Oui, la République est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace », et attaché à l’expression et au respect de la démocratie : « Le suffrage universel, malgré ses incertitudes, malgré ses erreurs et ses surprises, c’est la lumière : c’est le plein jour » écrit-il en 1885. Très critique, donc, contre les révolutions (il fustige « le délire révolutionnaire »), il est réformiste : « Les forces bonnes, les forces de sagesse, de lumière, de justice, ne peuvent se passer du secours du temps… ». Le changement ne peut se faire, se construire, se conduire que progressivement, réforme après réforme.

 

Expo-Jaure-s-2.jpgJean Jaurès, dans notre histoire, ce fut aussi une voix à l’Assemblée où il fut un grand tribun. Il fut de tous les grands débats. En 1893, il dénonce le scandale de Panama (« Nous sommes ici pour y substituer un ordre social plus juste »), et en 1898, il critique le pouvoir dans l’affaire Dreyfus (« Vous êtes en train de livrer la République aux généraux ! »). Il s’engagera avec force aussi contre la peine de mort ou pour la laïcité dans le débat sur la séparation des Eglises et de l’Etat en 1905.

 

Mais l’histoire aura aussi et surtout retenu le destin tragique de Jaurès, véritable martyr de la paix. Ardent pacifiste, dénonçant les nationalismes, et redoutant, visionnaire, le drame du péril d’une guerre européenne, il s’est opposé en 1913 à la loi des trois ans (qui prolongeait la durée du service militaire). Pour éviter la guerre, il s’est battu jusqu’au bout en juillet 1914, à l’Assemblée, dans les ministères, au Bureau de l’Internationale socialiste à Bruxelles (cherchant à organiser la grève des travailleurs allemands pour refuser la guerre), dénonçant fermement les manigances de la diplomatie russe jusqu’à la dernière heure ! Malheureusement, le 31 juillet, il est assassiné au café du Croissant par Raoul Villain (lequel sera acquitté en 1919 !) et sera transféré au Panthéon en 1924 sous le Cartel des gauches !

 

Jean Jaurès, c’est un destin hors normes, une figure de notre histoire et de celle des socialistes. Refusant les illusions, abhorrant la révolution, démocrate et réformiste avant tout, soucieux de réalisme, il écrivit dans son superbe discours à la jeunesse, le 3 juillet 1903

au lycée l’Albi : « Je ne vous propose pas un rêve décevant ; je ne vous propose pas un rêve affaiblissant ».

 

Mais dans une section socialiste de Wattrelos qui, tout au long de son histoire, aura été de tradition et de culture jaurésienne, comme pour moi qui n’ai jamais eu d’autre ligne de conduite, Jean Jaurès, c’est d’abord et avant tout sa définition du courage en politique : le courage, « c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ».

 

Dans la France d’aujourd’hui, ce message me paraît plus que jamais d’actualité ! Les impatients, les irresponsables, et les mélenchonistes feraient bien de le méditer…


Expo-Jaure-s-4.jpg Expo-Jaure-s-3.jpg Expo-Jaure-s-5.jpg

 

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 08:40

Le-muse-e-fait-son-cine--2.JPGDu 3 mai au 28 juin, le Musée des arts et traditions populaires de Wattrelos (le MATPOP, pour les initiés) présente une exposition consacrée à l’histoire du cinéma à Wattrelos, et ce samedi, en procédant à la visite inaugurale, prenant la parole après Patrick Gonce, cinéaste amateur qui s’exprime au nom du club éponyme, je ne peux qu’évoquer deux nostalgies qui, immanquablement, s’expriment au regard des panneaux et matériels présentés.

 

La première est évidemment liée à cette surprise que certains visiteurs auront de constater qu’il y a 50 ou 60 ans, Wattrelos comptait sur son territoire quatre salles de cinéma : le Pax rue Saint-Joseph ; le Métropolitain, rue Carnot (qui laissera la place au supermarché… Métro) ; le Familia, rue Jean-Jaurès, et le Crétinier Palace, rue Saint-Vincent de Paul (lui aussi devient supérette). Tous ensemble, ils proposaient 3 500 places. Hé oui, à cette époque là, les loisirs étaient collectifs : bals, bals à patates, salles obscures étaient le rendez-vous commun de la jeunesse, et bien des premiers émois ou baisers (comme je le rappelais dans mon discours des jubilaires… avec l’acquiescement de certaines de ces dames) ; à l’époque pas de télévision, d’iPhones ou autre loisirs individuels.

 

Alors, bien sur, le cinéma n’a pas disparu : les cinémas d’antan, dont ceux de Wattrelos, oui, et c’est bien regrettable ! Car les investisseurs (répondant à la demande du public !) privilégient dorénavant les grands complexes multisalles, dans les communes-centres ou dans des pôles commerciaux qui n’ont plus rien à voir avec nos cinémas de quartiers d’hier ; cela a sans doute fait perdre une part de proximité, d’humanité aussi dans nos cités actuelles.

 

Le-muse-e-fait-son-cine--1.JPGLa seconde nostalgie qui peut gagner le visiteur de cette vraiment passionnante exposition, c’est celle justement de la technique du cinéma d’hier et même d’avant-hier : caméras super-8, projecteurs, bandes-films… que de matériels exposés qui nous parlent d’un temps que les accros du DVD et de la clé USB, du film téléchargé et de l’ordinateur ne peuvent pas connaître ! Et à l’époque, il y avait un petit groupe de passionnés, emmenés par Emile Delcour (chauffagiste de son métier qui, vêtu de sa traditionnelle salopette, créa, si je me souviens bien, le club des cinéastes amateurs en 1971… à l’ouverture du CSE !) qui, des années durant, organisa dans une salle du CSE alors ultra-bondée, le concours des cinéastes amateurs ! Ça laisse songeur… car aujourd’hui, quelle projection serait capable de remplir quelques rangées de sièges ? Autres temps, autres modes de vie, autres loisirs.

 

Mais cette belle époque du cinéma à Wattrelos, nous ne l’oublions pas, et cette matinée, est dédiée à tous ceux qui ont ici fait vivre pendant toutes ces années le septième art : les Arickx, Seynhaeve, Tiberghien, Becquet, Rauwel, Gonce… sans oublier la Wattrelosienne Jeannette Merveille (Laumont), présente ce matin, qui tourna en 1963 dans un film, Le fils du patron, histoire d’amour impossible entre un patron et une ouvrière…

 

Avec cette belle expo, le musée fait un clap rétro bien sympathique !

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:09

IMG4858C’est une tradition à Wattrelos, et pas question d’y renoncer : le 1er mai, la Municipalité met à l’honneur, au centre socio-éducatif, les médaillés du travail de l’année. Depuis quelques années maintenant, cette matinée de solidarité avec le monde du travail voit sa dimension altruiste se renforcer grâce à l’action du Conseil municipal des enfants, qui vend des brins de muguet à la porte du CSE pour financer des actions de solidarité, notamment à destination d’associations qui aident des enfants : c’est le cas cette année encore, et tous nos médaillés et leur famille, sont ainsi gentiment sollicités par nos conseillers juniors qui arborent fièrement leur cocarde !

 

IMG4852Le rituel de la cérémonie est bien établi. Après le discours que je prononce, j’épingle chaque médaillé, mon adjointe à l’emploi (Nora Miloudi) offre un brin de muguet à chacun, et une heure et quart plus tard, la manifestation se termine par La Marseillaise. Solennité, respect mais surtout personnalisation et proximité humaine les plus grandes possibles.

 

Nos médaillés du travail sont 169 ce matin, 37 grand or, 44 or, 44 vermeil et 44 argent. A eux tous, ils représentent plus de 5 220 années de travail : respect et bravo à tous !

 

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Comme je leur dis « cette médaille est le livre de votre vie ; à tout le moins elle en constitue plusieurs chapitres, parmi les plus marquants, les plus significatifs ». Elle est la vie, elle raconte la vie de toutes et tous, tous les levers, les journées de travail, les bons et mauvais moments…

 

Cette cérémonie qui se tient un 1er mai est aussi solidaire des dates symboles des combats du mouvement ouvrier, et je rappelle ainsi 1886, 1891 et 1919 !

 

Le sens de cette manifestation matinale est aussi d’afficher une solidarité avec le monde du travail. Faisant référence à Karl Marx, mais aussi à Karl Polanyi, j’insiste sur l’importance de « protéger la société », contre cette « fabrique du diable » que constitue le « marché généralisé » pour reprendre les termes du penseur hongrois. Et cette protection, c’est ce qui légitime l’action publique, que ce soit celle de l’Etat ou des collectivités locales.

 

Le chiffre du chômage de mars, même si la stabilisation qu’il dénote est en soi une nouvelle appréciable, n’en reste pas moins préoccupant. Et « l’urgence en France aujourd’hui, est un besoin d’embauche et un besoin d’investissement ».

 

Au niveau national, parce que c’est à la politique économique de l’Etat qu’il appartient de créer les conditions de la création d’entreprises et d’emplois, il est urgent d’avoir conscience que la compétitivité doit être renforcée, voire restaurée : améliorer l’offre productive sans dégrader la demande de consommation, rien n’est plus important !

 

Au niveau local aussi, il faut aller à l’essentiel, et après les campagnes électorales maintenant closes, « l’emploi doit être la première priorité partagée ». A Wattrelos, où l’avenir de La Redoute nous préoccupe plus que tout, « les projets ne manquent pas, l’énergie non plus », et « c’est dans cette direction qu’il faut aller, et vite ! ».

 

Encore bravo à toutes nos médaillées et tous nos médaillés : ils ont bien mérité les applaudissements du CSE ce matin, et l’hommage de leur maire et de leurs élus !

 

Pour lire mon discours, cliquez ici.

 

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 11:07


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Ce lundi matin, comme chaque année, je suis levé très tôt, sans doute comme beaucoup de ménages jubilaires reçus à l’Hôtel de ville à partir de 10 heures. Ils sont 26 cette année. Fût-il bien rodé, je tiens à ce que le rituel soit impeccable : nos hôtes le méritent amplement !

 

Les couples viennent en cortège depuis la place de la République (certains en véhicule d’époque : la 2 CV a remporté un grand succès !), descendent chacun leur tour devant le perron de l’Hôtel de ville, où je les accueille (avec un bouquet de fleurs pour la jeune mariée !), quelques mots de bienvenue et de bon anniversaire, une photo-souvenir, puis chaque couple entre dans la mairie entre deux rangées de mes adjoints (ceints de leur écharpe pour solenniser l’évènement), et remontent l’escalier d’honneur (orné de ballons aux noms de chaque couple) pour rejoindre la salle des mariages… où tout va recommencer !

 

 

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Deux jeunes artistes de Nordsud entonnent deux chansons en l’honneur de nos jubilaires : L'hymne à l’amour d’Edith Piaf et Les vieux mariés de Michel Sardou.

 

C’est d’ailleurs dans cette chanson que moi aussi j’ai puisé l’inspiration du début de mon discours. « On vient de marier le dernier / Ce soir, il me vient une idée / Si l’on pensait un peu à nous »… C’est justement le but de cette cérémonie : penser à ces époux de 65, 60 ou 50 ans, eux qui totalisent 1 485 années de vie commune, soit un millénaire et demi d’amour ! Respect !

 

Si, dans Carmen, Georges Bizet énonce que l’amour est « enfant de bohême », un « oiseau rebelle », assurément, ces ménages auront su l’apprivoiser ! Ensemble, nous revisitons leur année de mariage.

 

En 1949, où trois couples de saphir se marièrent, on sort encore de la guerre et on est plutôt frivole dans les chansons, à l’image de la Mi-août de Ray Ventura, de « la guêpière et les longs jupons » d’Yvette Giraud, et nourris de La tactique du gendarme de Bourvil, nos ménages engagent un hymne à l’amour qui est encore aujourd’hui le leur !

 

En 1954, le LOSC est champion de France, Rintintin est sur les écrans, Bill Haley et Elvis Presley secouent l’Amérique, mais nos neuf couples de diamant clament, avec Luis Mariano, que « La vie est là / Qui vous prend par le bras / Oh la là / C’est magnifique ! » : ils le pensent encore, et ils le chantent même ce matin à l’Hôtel de ville !

 

Enfin en 1964, la France sportive se querelle entre Jacques Anquetil e Raymond Poulidor, il y a de grosses inondations à Wattrelos mais nos noces d’or, avec le marteau de Claude François, construisent leur nouveau foyer. Il est vrai que, comme le chante Jean-Jacques Debout, leurs « doigts se sont croisés », pour ne plus jamais se dénouer ; et si France Gall dénonce Charlemagne qui « a inventé l’école », eux découvrent l’école du bonheur !

 

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Bien sûr, chacun le sait ce matin : tout n’a pas toujours été facile, et en toutes ces années, des moments difficiles, il y en a eus. Mais ce qui a un jour commencé dans une mairie y est aujourd’hui célébré !

 

Devant élus, enfants, amis, très nombreux à l’Hôtel de ville, nos ménages sont émus, je le vois, je le sens. Je ne le suis pas moins. Et ils peuvent être fiers de leur amour que tous ensemble nous saluons.

 

Aimer et être aimé est en soi une réussite. Eux y sont parvenus, eux ont réussi leur quête, celle de « l’inaccessible étoile » chère au grand Jacques Brel !

 

Mais, comme je le dis en conclusion de mon discours, ils prouvent « aux yeux de tous que, loin d’être un oiseau rebelle, l’amour est ce rossignol qui s’est posé un jour sur le balcon de leur vie et n’en est jamais reparti ! ».

 

Une amie, parlant de son ménage, me disait récemment qu’elle était une perle et qu’elle avait épousé une pépite ! Assurément alors, nos jubilaires de ce matin auront été « les orfèvres de l’amour et les joailliers du bonheur ! ».


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Pour lire mon discours, cliquer ici.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 09:06

Ce week-end de Pâques, comme chaque année, Wattrelos se prépare à parler, et surtout à fêter l’amour : celui que 31 couples cultivent et font vivre depuis plus de 50 ans.

 

Précisément, notre Ville honorera 15 noces d’or (50 ans de mariage), 12 noces de diamant (60 ans de mariage) et 4 noces de saphir (65 ans de mariage) : ces couples se sont mariés en 1949, 1954 ou 1964, pour beaucoup à Wattrelos, et tant d’années après ont la chance d’être encore ensemble.

 

Ce samedi matin et après-midi, accompagné des élus de leur quartier, je rends ainsi visite à quatre couples qui ne peuvent venir à l’Hôtel de ville lundi matin. Ceint de mon collier majoral, j’offre ainsi un bouquet à la jeune mariée (comme j’aime à l’appeler à chaque fois), je relis solennellement devant le couple son acte de mariage (qui lui a été lu le jour où Mademoiselle et Monsieur se sont dits oui mais qu’ils n’ont sans doute alors guère écouté…), lui offre une médaille (où l’on trouve les deux mots latins amor semper – amour toujours), ainsi que quelque chose à consommer (sans modération) en famille ou avec des amis. Ce midi, déjà, on lève notre verre à la santé de nos jubilaires, en racontant ce que furent leurs noces, leur vie et en profitant du plaisir d’être ensemble, avec souvent plusieurs enfants ou des voisins.

 

jubi-mlyn-maslo.jpgCela commence très fort, chez Madame et Monsieur Mlynarczyk, au Laboureur, 65 ans de mariage ! Polonais tous deux d’origine, mariés en 1949 à Auchel, ce couple a eu quatre enfants, dix petits-enfants, et vit dans sa maison actuelle depuis 1954 (quand je dis qu’à Wattrelos, on ne bouge pas !). Tout fringant, en dépit de ses 91 printemps, Monsieur aura été engagé deux ans dans le Polish Guard Batalion de l’US Army avant d’arriver en France et de rencontrer sa femme. Il a travaillé chez Motte, puis depuis 1966 comme contremaître chez Amédée-Prouvost. Il me confie avoir arrêté de fumer en 1974, entretenir son jardin (qu’il me présente, avec sa cabane à outils), et avec fierté me dit aller faire ses courses tous les jours… à vélo ! Et quand je demande au couple ce qu’il répondrait s’il devait se marier aujourd’hui, la réponse est claire : « Oui ! » dans une exclamation qui ne souffre aucun doute ! Superbe leçon de vie…

 

jubi-delfosse-kimpe.jpgChez Madame et Monsieur Delfosse, à quelques rues de là, nous évoquons l’année 1954 (60 ans de mariage) : deux enfants (fille et garçon, à savoir le petit Jacky, devenu conseiller municipal dans mon équipe en mars dernier), et six petits-enfants. Là aussi, l’usine textile a servi de décor principal à la vie professionnelle : Monsieur a travaillé chez Motte, puis à Saint-Liévin. Là encore, fidélité à Wattrelos : le couple vit dans la maison-même où les parents de Madame vivaient, et là-même où elle est née !

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Chez Madame et Monsieur Rotsaert, à la Houzarde, 60 ans de mariage, deux enfants, un petit-fils. Le couple a été roubaisien avant de venir vivre à Wattrelos. Chez lui aussi, ménage, parents, témoins auront été de la grande famille du textile, à l’image de Monsieur qui aura travaillé chez Amédée-Prouvost jusqu’à sa retraite en 1990.

 

Enfin, noces de diamant également pour Madame et Monsieur Ackou (ph. ci-dessous) qui ont eu trois enfants et dix petits-enfants… qui entourent les jubilaires de leur bonne humeur et de beaucoup de gourmandises ! Ça le vaut bien, en effet !

 

 

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Que ce soit à l’heure de l’apéro ou du dessert, ces moments ont été humainement très forts. Très émouvants, incontestablement. Du pur bonheur pour les couple concernés, leur famille, mais aussi pour les élus qui m’entourent et pour moi. Car jamais ces vies qui sont devant nous, ces vies qui nous sont racontées, n’ont été faciles ; mais toujours l’amour est resté et c’est beau, tellement beau…

 

Comme le dit la chanson : « Ils s’aiment, comme avant… ». Qu’ils continuent longtemps à s’aimer et à vivre ensemble.

 

Très bon anniversaire à toutes et à tous. Votre bonheur, ce samedi, m’a rendu heureux et fier d’être votre maire.

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 13:52

A quelques semaines à peine maintenant de ma réintégration statutaire (après mon exclusion - illégale et infondée - il y a deux ans), en ouvrant mon courrier ce matin, je goûte la satisfaction de la lettre que Gilles Pargneaux, 1er Secrétaire de la fédération du Nord, me fait parvenir.

 

Il me félicite pour ma « brillante élection », qui est « la concrétisation d’une énergie militante que tu as su partager ». Il estime que « cette confiance des électeurs engage notre fédération et notre Parti pour l’avenir » (voilà qui me rassure sur mon avenir !), et m’assure de ses « sentiments socialistes les meilleurs »… 

 

2012-2014, beau chemin parcouru. On déguste sans modération…

 

Pour lire la lettre de G. Pargneaux, cliquer ici.

 

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 18:00

ONM-Martine-Leblanc-centre-e.JPGCet après-midi, grâce à la qualité du travail du service des espaces  verts,  la salle des mariages de l’Hôtel de ville est parée de bleu : le moment est solennel puisque Jean-Marie Toulisse, ancien secrétaire national de la CFDT, remet les insignes de chevalier dans l’Ordre national du Mérite à Martine Leblanc-Plet.

 

Président d’un comité d’honneur composé de plusieurs personnalités syndicales, de P. Markey, directeur du travail, et de sa sœur Nadine, il me revient de prononcer les mots d’accueil. Je le fais en définissant Martine à partir de trois mots.

 

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Martine est d’abord et avant tout wattrelosienne. Née le 19 août 1949 de parents et grands-parents ayant toujours habité Wattrelos, mariée ici en 1968, elle a d’abord travaillé en 1965 au lavoir Mon Plaisir, avant d’entrer en 1966 à la banque Scalbert où elle fera toute sa carrière. Wattrelos, c’est sa ville, avec un attachement familial fort !

 

Le second adjectif la caractérisant est une évidence : syndicaliste ! Syndicaliste, elle l’est de la trempe vraie, celle des engagements durables, pas des engagements d’opportunité. Un syndicalisme de fidélité, à la CFDT toujours où elle aura exercé nombre de mandats : déléguée syndicale pour sa banque ; secrétaire générale interprofessionnelle ; au conseil d’administration de la CPAM, de la CAF, des Assedic, de l’Unedic ;  conseillère prud’homale à Tourcoing ; déléguée Macif ; secrétaire générale de l’Union régionale des Retraités NPC ; membre (actuel) du CESER, dont le président, Laurent Degrote, est présent cet après-midi avec nous.

 

Enfin, le troisième mot : valeur. Car Martine appartient à une famille de valeurs, au singulier comme au pluriel. Quelles sont ces valeurs ? République, réformisme, responsabilité !

 

La République car elle a l’engagement républicain en drapeau, à l’image du père André (ancien CRS), ou du frère Jean-Michel (pompier), tous deux récemment disparus, et auxquels nous pensons fortement aujourd’hui.

 

Sur le plan économique, elle porte le réformisme en écharpe ! A ses yeux, la révolution est destructrice, dominatrice, trompeuse car elle asservit ; elle est sournoise et quand on y entre, on ne sait pas comment on va en sortir ! L’aventure, trop peu pour elle ! Pour elle, oui, le monde doit changer, être corrigé mais avec sérieux, méthode, responsabilité !

 

Pourquoi ? Parce qu’elle se veut surtout responsable ! Et on ne joue pas avec le destin des gens quand on est responsable.

 

Un dicton dit : « Ce qui nous fait vieillir, ce n’est pas de prendre de l’âge, c’est de déserter notre idéal » ! Ça  lui va bien car si bien sûr sa carte d’identité révèle indiscrètement son âge, Martine, de ce point de vue, reste toujours jeune et ne change pas car son idéal demeure toujours aussi ardent.

 

Voilà, j’aurai dessiné ainsi le portrait d’une femme d’action et d’engagements. Pour Martine, telle Goethe, « une vie inutile est une mort anticipée ». Elle a tant de choses à faire ! Depuis deux semaines, elle est mon adjointe au logement, fonction où elle aura à mettre en œuvre ce que sont ses qualités : disponibilité, écoute, cœur ! Martine a des mérites donc, et la République les a reconnus. J’en suis heureux et fier pour elle et pour ma ville !

 

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ONM-Martine-Leblanc_8.JPGL’émotion est là lorsqu’après que Jean-Marie l’a épinglée retentit la Marseillaise. Je lui remets la médaille de la Ville et nous signons le livre d’or. Sans oublier sa maman, Jacqueline, à qui j’offre aussi un bouquet. Une belle reconnaissance familiale…

 

Je pars ensuite pour l’assemblée générale de l’association franco-hongroise Kossuth.

 

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 13:52

On a tous les yeux levés vers le ciel, en ce début d’après-midi, en espérant que la pluie annoncée aura du retard. Bon : pas de menace imminente en vue et la température est clémente ; le défilé du carnaval 2014 peut commencer dans les rues qu’ont envahies des milliers de Wattrelosiens fidèles au rendez-vous.

 

Cela fait toujours plaisir de constater à quel point l’événement est attendu, et correspond à un réel engouement populaire. On vient au carnaval de Wattrelos entre amis ou en famille, et les enfants sont bien souvent déguisés… et prompts à récupérer bonbons, biscuits et peluches lancés par tel ou tel groupe !

 

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Carnaval-2014-11.JPGDe mon côté, j’ai bien sûr pris place dans la tribune officielle, place Delvainquière, en compagnie de bon nombre d’élus qui n’ont pas hésité à jouer le jeu et à enfiler, eux aussi, un déguisement. J’ai enfilé cette année le costume de Yankee, bien pratique car il me permet d’arborer un chapeau me protégeant des averses de confettis : la météo ne les a pas annoncées mais je sais par avance qu’elles vont tomber nombreuses ! A mes côtés, mon collègue bourgmestre d’Eschweiler, Rudy Bertram.

 

Il est environ 16 h quand le premier groupe, Amitié Motards, arrive place Delvainquière. Il fait d’emblée grosse impression avec ces bolides roulant au pas, conduits par des motards ayant revêtu des costumes de militaires, avec de jolies infirmières ! Un petit saut dans le passé et un clin d’œil à notre histoire, lorsqu’il y a tout juste 70 ans, en septembre 1944, les troupes britanniques remontèrent cette même rue Carnot au moment de la Libération.

 

L’enchaînement des chars et des groupes débute donc ; il se poursuivra sans discontinuer jusqu’à 18 h. Nous sommes émerveillés par la farandole de couleurs, la diversité des thèmes et des costumes, les chars réalisés (chouette l’avion !), l’inventivité des chorégraphies, et emballés par les musiques destinées à faire la fête : Patrick Sébastien reste évidemment en tête du hit-parade, avec ses fameuses Sardines « serrées au fond de cette boîte » qu’on entend à toutes les sauces !

 

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Une ambiance brésilienne nous annonçant la prochaine Coupe du monde de foot précède le magnifique char du conseil municipal des enfants – mes adjoints Georges, Dany, Juliette, Sylvie et Guy-Noël ont juste eu le temps d’en descendre pour nous rejoindre à la tribune officielle – lui-même suivi immédiatement par le canon à confettis qui nous inonde évidemment avec beaucoup de plaisir (« Non, il ne pleut pas… il neige ! » annonce le présentateur). Puis le groupe du Nouvel Age (CCAS) nous emmène dans des rondos à Venise, la Band’As nous entraîne dans un épatant concert de cuivres, le char des princes de Wattrelos et d’Eschweiler distribue aux enfants des poignées de friandises, les Joyeux Corsaires de Jean-Marie Rousseaux nous font danser, tout comme les clowns du Wattrelos Circus que rejoignent inévitablement, le temps d’une chorégraphie apprise sur le tas, mes deux adjoints aux fêtes (actuelle et honoraire) Michèle Coquelle et Jean-Luc Doyen, nos voisins d’Herseaux et de Tournai (en Vikings !) nous saluent bien amicalement, avant que d’autres associations wattrelosiennes, venues en nombre – les D’Glingués, les Black Jaguars, les Busos de Kossuth, le club de plongée et les Gilles et marins – ne clôturent ce cortège riche de trente-six groupes et 1400 figurants !

 

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Carnaval-2014-18.JPGEt devinez ce qu’il advînt lorsque, le tout dernier groupe à peine passé devant la tribune, le présentateur nous donna rendez-vous pour l’édition 2015 ? Une averse… de pluie cette fois ! Une fois de plus, le carnaval aura été protégé du ciel (et de Sainte-Claire, n’est-ce pas Jean-Luc ?). Un miracle wattrelosien, à nouveau…

 

Un résumé de ce chouette après-midi en vidéo :

 


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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 05:15

Bien sûr, pour les Wattrelosiens, le dimanche du carnaval, cela commence pour certains quartiers par le réveil matinal ; ce n’est plus le réveil avec fanfare de musiciens à 5 h 30 ou 6h comme j’ai connu il y a une vingtaine d’années, heureusement ! Maintenant, c’est plus raisonnable, et plus tardif, plus proche de 7 h 30-8 heures, et avec le char de la Confrérie.

 

Re-ception-carnaval-drapeau-Dglingue-s.jpgMais le point d’orgue, bien connu, c’est l’accueil des groupes à 11 h 11 sur le perron de l’Hôtel de ville. A mon arrivée, revêtu de ma cape de la Confrérie, je retrouve mon complice et ami, maire d’Eschweiler, Rudy Bertram. Et après avoir accueilli les représentants de notre ville jumelle et de Reigate, puis nos trois géants, c’est la (très) joyeuse troupe des D’glingués qui se présente. Pour marquer sa première année d’existence, je remets à son président, Jean-Marie, le drapeau du groupe : je le sens très ému lorsqu’il le déploie.


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Puis dans les salons de l’Hôtel de ville, comme à l’accoutumée, certains de mes élus (Michèle, Georges, Guy-Noël… et Jean-Luc) nous font un show musical humoristique, inspiré cette année de Grease, où Michèle / Olivia Newton-John résiste à ses soupirants, jusqu’à l’arrivée d’Elvis / Georges, criant de réalisme ! Applaudissements garantis… que partagent aussi le nouveau prince du carnaval, Didier (élu cette nuit), et nos miss.

 

Re-ception-carnaval-2014-6.JPG Réception carnaval 2014-7

 

Ensuite, après une vidéo sur les 43 années de mandat de Jean-Luc, les interventions auront consacré une part importante à rendre hommage à celui qui n’est plus, depuis une semaine, mon adjoint aux fêtes. A mon tour, je ne manque pas de saluer ce diable d’homme qui a sans doute pris de l’âge pour l’état civil… mais pas dans sa tête : des idées, il en a toujours, « parfois curieuses, souvent farfelues, audacieuses ». Comme je le dis : « Jean-Luc Doyen, c’est du bonheur en homme, c’est du bonheur pour les autres ! ». C’est un collectionneur de médailles de carnavals, de France ou d’Allemagne, et je prends un plaisir tout particulier à lui en remettre une qu’il n’a pas encore, et dont je suis certain qu’il ne la mettra pas à son cou : celle de la Ville de Wattrelos, en remerciement des services rendus ! Il l’a bien mérité. Alaaf d’honneur !

 

Nous remettons ensuite les médailles-souvenirs à tous les groupes participants au défilé de cet après-midi, juste avant que chacun s’en aille prendre (rapidement) quelques forces, car l’heure tourne et bientôt le carnaval va étirer son cortège coloré dans nos rues.

 

Pour lire mon intervention à l’Hôtel de ville, cliquer ici.

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:21

Expo textile MDA BVMCela fait plusieurs fois que je la fréquente mais elle me procure toujours autant de plaisir et d’émotion, d’autant qu’elle se complète au fil du temps : après avoir été accueillie l’an dernier à la salle des fêtes du centre (et en partie au musée lors des Journées du patrimoine), l’exposition Wattrelos de fil en usines est installée en ce moment à la maison des associations Bernard Vanmarcke.

 

Ce soir, je procède à son vernissage en compagnie du président des Amis de la Lainière et du textile, Georges Dubois, de mon complice Jean-Pierre Balduyck, ancien député-maire de Tourcoing et auteur du livre L’épopée humaine du textile, de Rita Catena, directrice de l’Office de tourisme (partenaire), ainsi que de nombre d’élus, de bénévoles et de visiteurs.

 

Si cette exposition rappelle ce que fut le textile dans notre ville et notre métropole, elle ne se veut pas pour autant nostalgique car le textile, encore aujourd’hui, c’est la vie.

 

C’est la vie car la fibre elle-même, issue d’une matière première contenue dans le pelage d’un animal (mouton, chèvre, lapin…) ou une plante, est vivante. On n’y pense pas, ou on ne le sait pas, mais nous portons la vie dans nos vêtements. Un héritage qui ne date pas d’hier puisqu’à l’époque de Marco Polo déjà, la France exportait son textile ! C’est encore plus prégnant dans notre métropole où il a structuré notre vie économique et industrielle, où il a généré d’immenses flux de biens et de personnes.

 

Le textile, c’est aussi la vie parce qu’il porte l’histoire de celles et ceux qui nous ont précédés. On serait surpris de connaître le nombre de femmes et d’hommes qui n’ont eu, pour seul horizon professionnel, l’usine, à l’instar de mon père qui, le jour de ses 14 ans, intégra La Lainière ! Le textile est dans notre patrimoine génétique ; il nous raconte. Nous nous racontons nous-mêmes en l’évoquant.

 

Enfin, le textile est la vie de nos villes dont les quartiers se sont développés autour des usines. Il a fait naître des cités entières, des clubs de sport, des associations diverses, des magasins, tant d’unions conjugales aussi ! Il a structuré notre vie sociale, syndicale.

 

Aujourd’hui, je le dis avec force : sa mémoire ne doit pas vieillir car il est essentiel de savoir d’où l’on vient, ce que l’on est, pour savoir où l’on va. Le textile dans notre agglomération, c’est le présent, l’avenir : à l’Union s’est ouvert le centre européen des textiles innovants (CETI), et Jean-Pierre Balduyck et moi-même ne sommes pas étrangers à cette implantation. De ses travaux de recherche naîtront des PME-PMI qui créeront de l’emploi.

 

Jean-Pierre et moi sommes également deux fervents avocats de la création d’un centre historique du textile qu’il serait impensable de localiser ailleurs qu'à Wattrelos, et pour ma part je plaide spécifiquement pour le site si emblématique de la Lainière. La Région me semble porter un regard nouveau sur ce projet : à nous de transformer l’essai pour disposer de ce lieu que nous devons à notre histoire et à tant de salariés !

 

 

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