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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 08:32

Cet après-midi, partout dans la France en ce jour de grève nationale, des cortèges se sont formés en manifestation contre le projet de réforme des retraites du Gouvernement. Même si, malheureusement, le texte a été voté à l'Assemblée nationale (cf. articles du 15 septembre), le combat continue. A partir du 7 octobre, le débat va s'ouvrir en session ordinaire du Parlement, au Sénat. Mais d'ici là, des interpellations du Gouvernement, des rapports de force avec lui restent possibles. Chacun se souvient du CPE (contrat première embauche), pourtant voté par le Parlement, que le Gouvernement de l'époque a retiré avant son application effective sous la pression de la rue et des manifestants !

 

Savoir dire non à ce texte pour réclamer une réforme plus juste, plus équitable, plus pérenne : c'est ce que plusieurs dizaines milliers de manifestants, sous la bannière des organisations syndicales ou des partis de gauche sont venus dire. J'y étais, avec mes camarades socialistes de Wattrelos bien sûr (sur une des photos ci-après, on reconnaît Christine Ringotte, ma 3e adjointe), mais aussi avec mes collègues parlementaires : Bernard Roman, Christian Bataille, Alain Cacheux et Patrick Roy (à l'inamovible veste rouge, à la télé comme à la manif !) derrière une banderole au slogan éloquent.

  0zeer0.jpegPhoto0084.jpegPhoto0085.jpeg

Et dans le cortège, je me suis un instant retrouvé avec mon collègue et ami, Gérard Caudron, maire de Villeneuve d'Ascq, dont je me suis fait un plaisir d'orner le revers de la veste d'un autocollant PS… histoire de lui rappeler ses tendres années, et je me suis dit que cela lui serait agréable de revenir à ses affections (je n'ose dire amours) antérieures. De fait, il assume assez crânement (cf. photo), même s'il me dit (je fais mine de ne pas comprendre ce qu'il veut dire)… qu'il n'est pas certain que cela plaise à tout le monde !

 

Eh oui, Gérard, tu vois, il n'y a pas que toi qui soit homme de Rassemblement…

 

 

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 10:12

musee-patrimoine2.jpgCe week-end se déroulent partout en France les Journées du patrimoine, et ce week-end, je suis un maire heureux. Heureux parce qu'une fois de plus, à Wattrelos, un superbe cocktail d'animations a été mis au point par la Ville, les bénévoles des associations, les partenaires...

 

Certes, Wattrelos ne dispose pas de sites ou de monuments historiques à proprement parler. Mais, comme j'ai l'habitude de le dire, notre ville est avant tout riche de son patrimoine humain, de ses femmes et de ses hommes qui en font le quotidien, qui en font une ville de coeur, conviviale, profondément humaine et solidaire, bref, des femmes et des hommes qui s'engagent pour faire une ville et une vie meilleure.

 

Bien entendu, en écrivant cela, je ne peux m'empêcher de penser à l'un de ses grands serviteurs qui vient de nous quitter : Jacques Bossut. En lançant ce week-end d'animations, ce matin au musée, lors du vernissage d'une très belle exposition consacrée à la fête foraine, je lui rend hommage en rappelant qu'il a été à l'origine de ce musée, dont il était d'ailleurs vice-président honoraire. Jacques, qui fut l'un des grands élus qu'aura compté notre commune, était aussi un passionné de patrimoine, de culture, d'histoire – il venait d'ailleurs de publier un ouvrage historique consacrée à la vie wattrelosienne durant le Moyen Age. J'ai voulu que ces Journées du patrimoine 2010 à Wattrelos lui soient dédiées.

 

Le week-end démarre donc au musée avec l'exposition Transportez-vous au cœur de la fête foraine ! (visible jusqu'au 30 octobre), mélange de photos et d'objets de collectionneurs passionnés qui aura ramené quelques années (à peine !) en arrière tous ses nombreux visiteurs, à une époque où, en ce qui me concerne, je demandais quelques sous à mes parents pour aller à la ducasse, comme on dit dans le Nord. Peu féru des autos-tamponneuses à l'époque (où contrairement à d'autres, j'y allais avec mon père, 0JEJR.jpegou mon frère, pour conduire scrupuleusement et éviter... de tamponner les autres autos ! Pas question pour moi – déjà – de me mal comporter au volant, ni d'en profiter pour... nouer contact avec telle ou telle ! Sérieux, moi, déjà, j'étais...), quel plaisir de voir ce matin, au musée, la collection, en modèle réduit, de ce qui est toujours au coeur de nos fêtes foraines d'aujourd'hui. Sur les manèges, je me souviens que j'excellais dans l'art d'attraper le pompon, je me rappelle aussi ces manicracs magiques (il y en a un super d'exposé) distribuant des boîtes en carton Plaisir d'offrir / Joie de recevoir dans lesquelles on trouvait parfois de magnifiques animaux en caoutchouc avec lesquels on était assuré de faire peur aux filles...

 

On a tous des souvenirs de manèges ou d'odeurs de sucreries, de rires et de messages micro annonçant : « Attention au départ... »... Les images de fête foraine sont comme des petits cailloux qui mènent au chemin de l'enfance, et je ne peux d'ailleurs résister au plaisir enfantin de chevaucher un cheval de bois faisant partie de l'exposition... juste avant d'emmener quelques élu(e)s qui m'accompagnent sur ceux qui sont dans le manège (qui fonctionne lui !) dans la cour.

 musee-patrimoine1.jpg

Les photos exposées, d'hier et d'aujourd'hui, retracent fidèlement l'évolution de la fête, des premiers manèges à sensation (ils existaient déjà il y a plus d'un siècle – ils n'existaient que par la fête foraine, au reste, puisque les parcs d'attractions n'avaient pas encore été imaginés) aux manèges actuels, en passant par les premières projections cinématographiques (une technologie, là encore, popularisée par les champs de foire), les clowns qui en animaient les allées (à l'image d'Articho, le papa de l'un des collectionneurs exposants), sans oublier la vocation de transmission de l'information que véhiculaient les forains d'un bout à l'autre du département ou de la région, à une époque où ni radio ni télé n'existaient ; tout est abordé dans cette exposition – qui s'inscrit dans un cycle d'expositions dans les musées du Nord sur le thème des transports – dont je vous recommande chaudement la visite.

 

 

 

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 09:45

lainiere3.jpg« On a tous dans le cœur quelque chose de la Lainière… » Ici, à Wattrelos, c'est évident.

 

C'est comme cela que je commence mon propos, au terme de cette passionnante exposition organisée par plusieurs anciens de cette grande entreprise, fleuron de l'industrie locale, française et même internationale. N'a-t-elle pas accueilli, cette magnifique entreprise, la Reine d'Angleterre, puis Nikita Kroutchev, en 1957 et en 1961 ? Quand l'industrie française voulait montrer sa grandeur, où envoyait-elle ses hôtes de marque ? A La Lainière !

 

C'est qu'ici, à Wattrelos, à Roubaix, elle en a avalé des femmes, des hommes, des vies de dur labeur, des sueurs et des larmes. Par milliers, par dizaines de milliers. L'entreprise aurait eu 100 ans cette année. C'est pour cela que quelques anciens, emmenés par Georges Dubois et Francis Bohée, ont conçu le principe de cette exposition à la salle Amédée-Prouvost, se sont battus pour la faire financer (j'ai d'ailleurs apporté mon soutien personnel à titre parlementaire, comme j'ai défendu la demande de financement auprès de la Communauté urbaine), et surtout l'ont organisé, en récupérant, de ci-de là, une somme d'objets qui donnent à cette exposition une richesse, une densité tout à fait remarquables.

  lainiere2.jpg

L'histoire du groupe Prouvost, les lignées familiales (Carole Prouvost, petite-fille du fondateur de La Lainière, Jean Prouvost, est d'ailleurs présente - ph. ci-contre), la constitution de l'empire, ses excroissances dans le monde de la presse, les usines, les produits fabriqués, mais aussi les outils, les métiers, les matériels des laboratoires de recherche, de contrôle… et surtout les femmes, les hommes, les photos des ateliers, des médaillés du travail, des dirigeants, les conditions de travail, les carnets de travail…

 

Et puis tout l'environnement, car La Lainière, c'était une « ville dans la ville », comme je le rappelle, avec coopérative, crèche… C'était aussi un rayonnement dans la ville toute entière, avec le sport (et le légendaire CORT, avec ses champions), ou avec l'action sociale (via la maison de l'enfance du quartier, inaugurée en grandes pompes par Pierre Mendès-France, alors Président du Conseil, en présence de Victor Provo, maire de Roubaix, et d'Albert D'Hondt, maire de Wattrelos : extraordinaires, les photos de cette manifestation !), ou encore avec le logement, nécessaire pour les salariés de l'usine et leurs familles, et que le CIL, créé à cet effet, entreprend progressivement de construire, modifiant radicalement la physionomie de Wattrelos et la vie de ces quartiers.

  lainiere1.jpg

100 ans d'histoire, 100 ans de tant d'histoires. Des vies passées, dont on se souvient de la dureté, des matins froids, des ateliers harassants… mais aussi des copines, des copains, des amitiés, des moments forts… Tout cela, les nombreux visiteurs de ce soir s'en souviennent, quel qu'ait été leur grade, leur fonction, leur atelier. Et devant toutes ces photos, affiches, matériels, bobines de fil ou pelotes de laine, l'émotion est palpable. Elle est partout. Dès l'inauguration, je la sens, au moment où on me demande de couper le ruban, avec les duettistes Georges et Francis, mais aussi avec mon complice, pas très loin, Jean-Pierre Balduyck, ancien maire de Tourcoing, mais surtout ancien salarié du textile et chargé par Martine Aubry d'une mission de préfiguration d'un musée du textile sur le territoire métropolitain.

 

L'émotion, je la sens aussi m'étreindre lorsqu'il m'est demandé de prendre la parole. Alors, moi aussi, je reviens sur La Lainière et, des tranches de vie, la mienne. Celle d'un enfant, dans les veines de qui coule le sang d'un père qui – comme tant de Wattrelosiennes et de Wattrelosiens des générations durant – a travaillé à La Lainière et qui m'en parla tant. Celle d'un jeune homme qui rencontra la famille Prouvost lors de fêtes à la Maison de l'Enfance. Celle d'un jeune cadre de la Banque de France de Roubaix qui a vécu de près les conséquences financières de la guerre Derveloy-Seydoux de 1987. Celle d'un jeune élu, aux côtés des manifestants lors de la crise de 1996, celui qui a accompagné ensuite la reprise par Jacques Chapurlat. Celle enfin, de la fin, de ces instants terribles de janvier 2000, où, par delà les photos souvenirs, beaucoup ont quitté l'usine alors, les larmes aux yeux. J'y étais ce jour-là, avec elles, avec eux, et mes yeux n'ont pas résisté non plus…

 

Alors oui, La Lainière fait partie de mon patrimoine génétique, de ma vie, comme de celle de tous ceux qui sont là ce soir. Voilà pourquoi, l'horloge, la célèbre horloge, du couloir du même nom, j'ai tout fait en 2000 pour la récupérer ! Elle est au musée de Wattrelos !

 

Voilà pourquoi la grande carte du monde, que j'ai récupérée dans un bureau de La Lainière en cours de démolition, a été accrochée dans le couloir qui mène au bureau du maire de Wattrelos et qu'elle y restera… au moins tant que je serai en fonction.

  lainiere-lmcu.jpg

Voilà pourquoi enfin, je suis heureux d'annoncer ce soir que Martine Aubry (que je viens d'avoir au téléphone), présidente de la Communauté urbaine, a décidé de sauvegarder de la démolition un des bâtiments (dont les deux tours sont caractéristiques !) pour préserver le souvenir de La Lainière et son architecture très typée (ph. ci-contre). C'est une excellente nouvelle que j'espérais, comme beaucoup des présents : les applaudissements qui accueillent l'information en attestent !

 

Car, je le dis en conclusion, n'oublions pas que 75 à 80 % des bâtiments de La Lainière de Roubaix sont sur le territoire de Wattrelos. De fait, c'est La Lainière... de Wattrelos ce soir, pour tous les visiteurs !

 

 

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 16:17

jacques-bossut.jpgIl est des moments où il est plus difficile de trouver ses mots car l’émotion vous submerge. C’est ce que je ressens en devant m’exprimer en parlant de Jacques Bossut. C’est avec une grande tristesse que j’ai appris son décès au cœur de la nuit dernière.

 

Consacrant 42 ans de sa vie à notre ville, Jacques aura été de la lignée des grands élus wattrelosiens !

 

Ses mérites furent nombreux. J’eus l’occasion de les souligner lorsqu'il reçut la Légion d'honneur, en 2001, dans les salons de l’Hôtel de ville (ph. ci-contre). Il était un homme de convictions, démocrate, social et européen convaincu. Ce jour-là, il avait tenu, dans son allocution, à dire que l'idéal qui l'avait animé durant toute sa vie était de placer l'homme au centre de la société : « L'essentiel est de servir, pas de se servir » avait-il conclu. Nous étions souvent proches dans nos analyses : sur ce principe-là, nous nous retrouvions totalement.

 

Jacques Bossut avait été élu pour la première fois conseiller municipal en 1959, devenant même maire de Wattrelos quelques semaines, lors du décès brutal de Jean Delvainquière en 1971. Toujours élu, il fut dernièrement 1er adjoint de 1983 à 1989 et 2e adjoint de 1989 à 1995, ainsi que conseiller communautaire. Pendant toutes ces années de mandat électif, il participa notamment à la fondation de l'école de musique, de celle de coupe et couture, de l'office municipal des beaux arts...

 

Erudit, passionné de culture, du monde, orateur passionnant, homme passionné et engagé, il fut surtout un humaniste.

 

Son humanisme, il ne le concevait qu’au concret, par des actions sociales, ici, mais aussi humanitaires, là où c’est nécessaire. En Roumanie, il jeta les bases d'un campus universitaire ; il avait été fait officier du Mérite, à titre étranger, pour souligner son engagement personnel pour la cause africaine. Homme de dévouement et de solidarités, il fut accompagnateur de centres de vacances des Houillères, membre de la fondation Raoul-Follereau, de la confrérie Saint-Vincent de Paul, d'autres mouvements caritatifs aussi, animateur de l'union des consommateurs de Roubaix-Tourcoing...

 

Récemment encore, Jacques s'était distingué en éditant un ouvrage consacré à l'histoire de la ville qui l'avait tant passionné et qui nous unit à jamais  : Wattrelos. De l'abbaye de Saint-Bavon à Waterlos (651-1540), actuellement disponible à l'Office de tourisme, lui avait demandé dix ans de travail pour rassembler tous les documents nécessaires. Il peut être fier du travail accompli.

 

Mais sa fierté principale, dans la vie, c’était avant tout sa famille, sa femme Solange et ses enfants. A eux qui sont dans la douleur, et notamment à sa fille Véronique, mon adjointe à l'urbanisme, aux travaux et à l'habitat, à qui Jacques avait su donner le goût de l'action publique, au nom du Conseil municipal, en mon nom personnel, et de tous les amis que Jacques compte et conserve dans notre commune, j’adresse mes plus sincères condoléances, et je veux dire ma très grande peine.

 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 10:47

blog300.jpgOn ne le dit pas assez, alors je veux le dire ! Pour que la fête puisse exister, être réussie, qu’elle ne connaisse pas d’encombres, que la sécurité des biens et des personnes soit assurée, et que la ville puisse, dès le lendemain, ne plus garder les traces de ce grand déballage, il y a un formidable boulot fait par les services municipaux et je veux leur rendre hommage.

 

Ils ont été nombreux sur le pont, issus de beaucoup de services. Avant la fête, c’est toute son organisation qui mobilise les collaborateurs du service des animations et de la vie associative. Avec la décision municipale d’instaurer un droit de place en mars (lors du débat budgétaire), il leur a fallu ramer pour gérer ces attributions d’emplacements. Ça a été un rude travail, comme de préparer tout le pavoisement de la ville, les aménagements des espaces et les numérotations des emplacements. Bravo !

 

Les dispositions réglementaires, les arrêtés administratifs, les relations avec les services préfectoraux et vétérinaires, les règlements de police, tout cela est aussi un travail redoutable où rien ne peut être oublié. C’est du travail de l’ombre mais indispensable. Pour celles et ceux qui l’ont conduit, bravo !

 

La gestion de la sécurité publique n’est pas la moindre des préoccupations du maire que je suis, et il n’est que voir l’état de crispation avancée de mon adjoint à la sécurité, Henri Gadaut (avec qui je fais, en haut même du clocher de Saint-Maclou, le point des dispositions prises pour sécuriser le moment le plus difficile de la journée, à savoir le jet des poupées), pour comprendre que les pressions sont fortes toute la journée durant. Ce soir, je suis soulagé. Pas de blessé, pas d’atteintes aux personnes, peu de fourrières. Soulagé, grâce au boulot des techniciens et policiers municipaux ; à eux tous, bravo !

 

Et puis, il y a toutes ces équipes du SAVA, des services techniques, qui s’animent très tôt ce matin pour tout installer, sécuriser les sites, qui poussent (ou tractent) nos géants (photo). Il y a aussi ces dizaines d’agents qui, dès la fin de la brocante, s’agitent sur les 17 km pour rendre à la ville sa propreté et son aspect naturel si j’ose dire. Il faut aller vite, et faire bien, car dès Berlouffes consumé, les véhicules, la circulation reprennent leur place. La tâche est colossale ! J’ai tourné aux alentours de la mairie jusqu’à près de vingt-deux heures : j’ai vu le fantastique ballet des équipes de nettoyage, de récupération des matériels, tentes, tables, chaises… En un temps record, tout est remis en ordre. Gros, énorme boulot ! Le lendemain matin, ceux qui traversent la ville la verront comme avant, comme si rien ne s’était produit. Sauf que… ça a existé !

 

Et pour que ça soit dans cet état là, c’est parce qu’il y a des agents de services municipaux qui ont fait un bon, un beau boulot !

 

Hier soir, et ce matin, qu’ils sachent que je suis fier de ce travail. Bravo les gars, et merci !

 

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 10:42

Berlouffes, c’est magique. C’est une journée pas comme les autres. Pour tous ceux qui deviennent vendeurs d’un jour, à la fois âpres négociateurs et démarcheurs tenaces des chalands, et qui, avec le sourire, essaient de convaincre que la pièce qu’ils proposent est la plus rare et surtout la plus belle occase à faire !

 

Pour tous ceux qui déambulent dans les 17 kilomètres d’étals, sont à la recherche de telle chose, et qui, ce soir, constateront, qu’ils rentrent avec… tout autre chose ! Et même des tas d’autres choses, dont ils ne pensaient pas, le matin même, qu’elles leur manquaient autant… C’est à cela que ça sert un vide-grenier ! Et ici, il y a le choix : 2 300 emplacements. Certains (un nommé Jean-Luc ?) me disent que le périmètre des Berlouffes wattrelosiennes, ses étals et la foule qui s’y presse la journée durant, c’est, avec la muraille de Chine, la seule chose sur terre qui s’aperçoive de la lune !

 

C’est surtout une journée magique pour celle ou celui qui, comme je le fais avec des élus qui m’accompagnent, se promène rue après rue (impossible, je le reconnais, de les faire toutes sur la journée !), l’œil sur chaque stand. Que de découvertes, que de trouvailles, que d’objets insolites, que de choses impossibles… mais aussi que de pièces utilitaires, de jouets ou de vêtements à peine usagés et qui pourront retrouver demain une utilité, dépanner, aider bien des familles en difficultés qui ici (n’oublions pas l’utilité sociale de cette fête, et j’y tiens !) trouveront ce qu’autrement, elles n’auraient pas le moyen de s’acheter. Et que dire de ces yeux émerveillés de ces enfants - de tous âges - devant un livre, un jouet, une bande dessinée… qui fera leur bonheur. berlloufesperso1.jpg

 

Voilà ce que sont les Berlouffes : donner du bonheur et être utiles !

 

J’ajoute : diffuser du plaisir. Pour ma part, j’en ai pris beaucoup tout au long de cette journée. Moment d’émotion quand un Wattrelosien m’interpelle pour m’offrir un cadeau : la médaille commémorative du congrès des maires de France d’octobre 1966 ! Il guettait mon passage pour me la donner. J’ai chiné aussi, négocié des livres, des timbres, un miroir à l’ancienne… Et je n’ai pas su résister (ah, nostalgie d’adolescence !) à chevaucher (quelques instants) un gros cube (photo) ; juste avant, de rentrer visiter la classe d’école qui fut celle de ma maternelle (ah, nostalgie d’enfance !).

  

Instant phare aussi pour moi, que le traditionnel moules-frites du stand du Wattrelos football club (après la dégustation de l’eau du Danube deberlouffesperso2.jpg l’association hongroise Kossuth)… Mais il ne peut être de repas sans dessert… alors pause décrétée à la friterie d’Isabelle, pour saluer mon ami Alain Delorme qui y effectue son tour de chant (et qui, très opportunément, je le remercie, m’accueille par son titre « Une fleur, rien qu’une rose »), mais aussi pour déguster ma traditionnelle glace au chocolat laquelle est rehaussée sur un (sympathique ?) fondant (au chocolat bien sûr !). Sympa, je vous dis.

 

Toute cette journée, cela aura été des exposants salués, embrassés, ce furent mots d’humour, accolades amicales, quelques sollicitations aussi, des échanges agréables pour tout dire. « Que du bonheur », comme le dit si souvent mon inconditionnel ami Michel Delebarre.

 

berlouffesperso3.jpg

Le clou de la journée reste cependant à venir : le traditionnel lancer de poupées du balcon de l’église Saint-Maclou. C’est toujours émouvant, éprouvant aussi (car l’escalier métallique en colimaçon pour arriver au clocher est redoutable !). Mais cette année, une particularité. Mon invité d’honneur pour m’accompagner en haut de l’église… c’est le curé !

 

En effet, j’ai proposé au nouveau doyen de Wattrelos, Daniel-Marie Cartiaux (qui n’était jamais monté en haut de Saint-Maclou) d’être à mes côtés (photo), pour jeter avec moi les deux premières poupées… et toutes les autres encore (1 200 au total !). Un beau baptême pour lui !

 

C’est la première fois (en tout cas depuis que je suis maire) que le doyen de Saint-Maclou monte avec moi (en plus du Doyen municipal… qu’est Jean-Luc !). Ce crû 2010 des Berlouffes aura donc vu un jet de Berlouffes Père et Maire !

 

La télévision en aurait fait un feuilleton. Ici à Wattrelos, on en aura fait une tranche de vie, et de bonne humeur ! Qui relancera le débat sur l’influence divine pour l’amélioration de la météo ce matin…

 

Reste maintenant le final. Très gai, entraînant, nos Berlouffes d’un jour jettent des bonbons dans la foule, puis dansent autour du bûcher, où se consume dans un superbe feu coloré le mannequin symbole de notre Berlouffe 2010 !

 

Mais déjà, sur ces cendres encore chaudes, se prépare Berlouffe 2011 ! Vivement…

 

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 10:28

Pour un Conseiller général, surtout quand il est premier vice-président, c’est bien le moins. Ce matin, j’ai convié un vieux copain (vieux n’est pas une question d’âge, je précise, mais d’ancienneté de nos relations), Patrick Kanner – qui m’avait un jour confié ne pas connaître nos Berlouffes - à venir voir concrètement, in situ, ce que c’est ! Il n’aura pas été déçu…

 

Certes, comme lui, ce matin, je n’ai pas manqué d’avoir quelques craintes. Fébrilement, au réveil, dès potron-minet (un comble quand on sait que la première chose que je fais le matin en me levant c’est de sortir le chien !), je tire la tenture pour voir le temps. Et là, tristesse, malgré la nuit encore présente (il est tôt), je vois qu’il y a une invitée matinale : la pluie ! La météo l’avait prévue, c’est vrai, mais j’avoue avoir espéré qu’elle s’était trompée. Que nenni ! Il pleut, mais… on est à Wattrelos et il faut savoir compter sur le (traditionnel) miracle wattrelosien… Alors, ce qu’on a fait pour le 14 juillet (souvenez-vous, cette pluie sans arrêt tout l’après-midi… jusqu’à 17 h 30 précises, heure où les vedettes montent sur le podium, pour le plus grand plaisir du public !), va-t-on réussir à le refaire pour les Berlouffes ?

 

La réponse est oui… Peut-être à cause de la (spécifique) relation (privilégiée) qu’entretient mon inamovible adjoint aux fêtes préféré, Jean-Luc Doyen, avec les cieux, et notamment avec la dénommée Sainte-Claire !

 

Quand je pars de chez moi, vers 9 heures, quelques gouttes à peine. Et le temps de rejoindre la fête, plus rien. Plus une goutte ! Et vers un peu plus d’onze heures, le soleil, de plus en plus généreux ! Un miracle, je vous dis. Le miracle des Berlouffes… Elles sont sauvées, pour le plus grand bonheur des nombreux, très nombreux visiteurs qui, année après année, se donnent rendez-vous pour notre belle fête.

  berlouffes2010-1.jpg

Cette année, plus de défilé historique, plus de sentence, plus de condamnation prononcée, plus d’exécution publique. Honnêtement, de toute la journée, personne ne m’en a parlé.

 

En revanche, le village Renaissance est là, référence à la dimension historique de notre fête. Avec mon visiteur, Patrick Kanner arrivé un peu en avance, je fais le tour des stands et des animations.

 

Ce marché, car c’en est un, affiche des stands originaux et chaleureux. On s’y croirait ! Cela commence par la ripaille, à l’image de ces grandes poêles où mijotent choux et force cochonnailles. Ces fumets gouteux, nous les rencontrons aussi sur un stand voisin où nous dégustons quelques saucissons aux goûts des terroirs… juste avant que, l’odorat attiré par le parfum éloquent du fromage en question, nous ne saluions un préparateur de baeckoffe et surtout de tarte au munster… La cigogne qui trône sur l’étal signe la région de ces mets !  berlouffes2010-2.jpg

Bien évidemment, impossible d’effectuer ces visites sans s’abreuver ; alors l’arrêt sur le stand de la Bière Louf est un passage obligatoire… avec dégustation incorporée (avec modération, bien sûr ! Pour ma part, j’avais mon goûteur derrière moi…).

C’est donc dans la bonne humeur que vit ce marché Renaissance, mais aussi dans la présentation des travaux d’art. Nos amis de l’atelier des arts wattrelosien y tiennent un large stand, avec création sur place berlouffes2010-3.jpgde peintures et sculptures… J’aime sincèrement l’engagement de ces femmes et de ces hommes à créer, à dessiner, à manier terre et plâtre, pour nous faire plaisir en présentant le fruit de leur imagination, et surtout de leur talent. Ce qui est réalisé est très parlant, parfois très ressemblant : P. Kanner ne pense pas autre chose - me semble-t-il - en regardant la sculpture du président Claude Sauvage !

 

Instant apprécié aussi que l’initiation pédagogique des enfants à la taille de la pierre, à la mode d’autrefois. Un clin d’œil des bâtisseurs initiés des cathédrales d’hier à ces enfants qui ont la tâche de construire la cité de demain…

  berlouffes2010-4.jpg

Après cette promenade sympathique (en passant par l’étal, bien sûr, où se fabriquent et se commercialisent de délicieux macarons, financiers, de surcroît ! Défaut professionnel…), ouf, nous sommes à l’heure pour accueillir nos trois géants de Wattrelos, accompagnés par le groupe des Berlouffes d’un jour. Un costume de haillons enfilés, et vous voilà Berlouffe en train de danser sur le perron de l’Hôtel de ville… Bonne humeur, vous disais-je ! Allez, c’est la fête, le soleil est franchement là : en route pour de bonnes Berlouffes !

 

 

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 10:23
Souvenirs imagés de cette excellente journée :

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 20:15

biereloufblog-copie-1.jpgA Wattrelos, beaucoup passeront le week-end en compagnie d'une belle blonde, légère, ayant du goût – certains diront du caractère – dont le parfum pourra nous enivrer, nous faire tourner la tête... Je parle d'une bière bien sûr !

 

Car si tout le monde connaît les Berlouffes (elles ont lieu après-demain !) ; les amateurs de bière vont découvrir ce week-end la Bière Louf – son nom fut âprement débattu : jusqu'ici, il y avait un Albert Louf (mon chien !) et, si on lit le mot à l'envers, une... foule importante lors des Berlouffes (par ailleurs en anglais, full veut dire plein, comme le sont nos rues chaque deuxième dimanche de septembre) : le nom s'est imposé naturellement...

 

La Bière Louf, c'est donc la bière de Wattrelos dont le lancement a lieu ce soir au centre socio-éducatif en compagnie du restaurateur (mon ami) Pierrot, de l'actrice Jenny Clève et de deux grands maîtres (de la confrérie du Houblon d'Or, Jean-Louis Lezaire, qui vise à promouvoir les bières du Nord, et du Duc d'Havré, bière chère à nos amis Tourquennois, Francis Catteau). L'affaire est sérieuse !

 

On avait déjà connu, en 1998, une cuvée spéciale Berlouffes, une ambrée brassée chez Terken, lancée lors d'une réception en mairie, en présence notamment du regretté Ronny Coutteure (un autre de mes grands potes), à l'occasion des 20 ans de cette fête identitaire. Cette fois, changement de couleur : c'est une blonde qui s'offre aux papilles, une bière brassée dans les Flandres (La Brasserie du Pays Flamand, à Blaringhem), avec du houblon du Nord et qui sera servie dans des verres fabriqués dans notre région. Un produit purement régional donc, travaillé à chaque fois sur 10 hectolitres seulement car le mot d'ordre revendiqué est qualité.

 

Outre le caractère de convivialité véhiculé par la bière, boisson de partage par excellence chantée notamment par Brel, pour la Ville, il s'agit aussi d'un élément de continuité de son histoire, de sa culture car Wattrelos a connu par le passé nombre de brasseries (l'une d'elles, la brasserie Pollet, a même donné à la ville deux maires !) Et puis, cette bière est également un élément de visibilité supplémentaire pour une commune qui regagne des habitants et qui cultive, on le sait, le goût de la fête.

 

Son lancement marque le premier acte d'un week-end de ouf : ce samedi et ce dimanche, elle sera disponible au village Renaissance, installé sur la Grand'Place à l'occasion de notre fête des Berlouffes et, chez nombre de restaurateurs et de cafetiers wattrelosiens : j'espère qu'ils auront beaucoup de visiteurs qui sauront apprécier leur savoir-faire culinaire et se refraîchir de ce nectar à bulles et à mousse !

 

Alors bonne dégustation à tous de Bière Louf... avec toute la modération requise, cela s'entend !

 

 

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 18:22

clos-de-la-houzarde1.jpgCe titre champêtre évoque deux chemins nouvellement créés pour desservir un nouveau lotissement, le clos de la Houzarde, que j'inaugure cet après-midi notamment en présence de Bernard Carton, président du directoire d'Habitat du Nord qui a acheté 24 des 40 maisons du programme pour en faire un béguinage, c'est-à-dire un ensemble de maisons de plain-pied que l'on appelle ici des dominos pour les Wattrelosiennes et les Wattrelosiens à revenus modestes et qui avancent en âge.

 

C'est en effet le souhait de la Municipalité qui a présidé à l'édification de ce béguinage pour nos aînés, juste à côté du foyer-logement de la Houzarde. clos-de-la-houzarde2.jpgHabitat du Nord a répondu à notre proposition, et en cette belle fin d'après-midi de septembre, nous visitons le logement de Madame et Monsieur Navarro (ph. ci-contre), que je trouve très bien conçu, lumineux, pas trop grand (c'est mieux pour le ménage !) et disposant de deux chambres, dont une réservée à leur petite-fille Sarah. Wattrelosiens d'origine, ils étaient partis habiter dans une commune voisine... et ont souhaité revenir à Wattrelos car, comme je le dis souvent, être Wattrelosien, c'est dans les gênes, c'est faire partie d'une famille et on ne peut qu'y revenir.

 

Ce Clos de la Houzarde est une illustration de la ligne politique qu'avec mon équipe municipale je veux conduire : que chacun puisse trouver dans notre ville un logement en fonction de ses besoins et de ses ressources. Pour la Municipalité, c'est une priorité absolue, même si, en Droit, l'accès au logement n'est pas une compétence municipale. Il y a des demandes nombreuses (trop, bien sûr) et je considère qu'il est du rôle des élus de chercher à mettre en place l'offre nécessaire adaptée : nous identifions les zones constructibles, toujours avec le souci de renouveler une ville qui doit aussi rester verte, aérée, agréable. Pas question de construire partout, de vouloir devenir une ville aussi peuplée que ses grandes voisines ; il nous faut respecter un plan d'urbanisme équilibré qui préserve notre manière d'être et notre style de ville, et donc notre style de vie à la wattrelosienne !

  clos-de-la-houzarde3.jpg

Il est d'autant plus important de garder cette préoccupation à l'esprit que, depuis quelques années, nous avons réussi à briser la spirale du déclin provoquée par la fermeture de nombreuses entreprises lors de la décennie précédente et au début de celle-ci. Aujourd'hui, Wattrelos regagne des habitants ; j'en veux pour preuve que le nombre d'enfants accueillis dans nos écoles est en nette progression (voir l'article consacré à la rentrée scolaire) alors que bien d'autres villes sont contraintes de fermer des classes.

 

Voilà donc ce Clos de la Houzarde inauguré ; certes, quelques ajustements sont encore à corriger (le diable se cache dans les détails !) mais c'est un bien beau programme qui vient de s'achever. Alors je n'ai qu'un mot à dire aux nouveaux locataires et propriétaires : passez du bon temps dans votre nouvelle maison !

 

 

 

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