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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 14:50

Rentre-e-scolaire-2013--non-utilise--_2.jpgWattrelos a fait le choix d’appliquer la réforme des rythmes scolaires en septembre 2014. Le temps va maintenant s’ouvrir de la concertation. Aucune décision n’est prise ! Pour la Ville, qui fait fonctionner beaucoup d’activités périscolaires, c’est un lourd défi, de réorganisation des activités et des postes de travail, mais aussi financier. Je demande à chacun de prendre en considération, et en tout premier lieu, l’intérêt de l’enfant. C’est pour lui qu’est faite cette réforme, et pour personne d’autre !      

 

Voilà pourquoi, à titre personnel, et ce n’est qu’un point de vue vraiment personnel, je suis plutôt favorable à des enseignements qui commencent un peu plus tard le matin, une pause méridienne un peu allongée qui offre à nos enfants de vraies activités périscolaires ludiques et éducatives, et à des cours le samedi matin, plutôt que le mercredi matin car je crois important que les gosses qui en ont l’occasion puissent un peu dormir le mercredi, en milieu de semaine, plutôt que d’avoir cinq jours continus à se lever ! Ce que j’entends à la radio ces jours-ci tend d’ailleurs à me conforter dans cette opinion.

 

Mais encore une fois, ce n’est que mon point de vue personnel de citoyen, ce n’est pas la décision du maire, ni de la municipalité.

 

La concertation s’engage, mes adjoints, mes collaborateurs écouteront, feront des propositions d’organisation, et le Conseil votera ensuite, en liaison avec l’Education nationale.

 

Beau chantier en perspective, complexe, et pas vraiment neutre sur le plan financier.

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 14:47

Portrait-DB-sept-2013_2.jpgDurant la période récente, en tant que maire, je n'ai pas manqué de connaître de vraies satisfactions, avec l'aboutissement de dossiers anciens, parfois complexes, qui ont abouti à l'agrandissement de la maternelle Curie, l'ouverture de la maison des associations B. Vanmarcke, le projet de maison de santé au Sapin Vert, les chantiers de logements de Beaulieu et du Touquet, les moyens pour l'emploi, avec les emplois francs et les emplois d'avenir (déjà 80 signés à Wattrelos, soit 15 % du nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans !), ou les statistiques de sécurité : à fin août 2013, on enregistre 1 268 faits crimes et délits, soit 134 de moins qu'en 2012 (- 9,6 %).

 

Bien évidemment, le sauvetage des urgences à l'hôpital de Wattrelos n'est pas la moindre de mes satisfactions car cet été, cela a mobilisé beaucoup de ténacité et de volonté. On ne fermera pas le 1er octobre, et les tours de garde sont pleins jusqu'au 31 janvier 2014. Roubaix doit maintenant préciser ses intentions. Mais je reste vigilant et je consacrerai toute mon énergie à ce que l’hôpital de Wattrelos puisse continuer d’offrir une permanence d’accès aux soins pour les Wattrelosiens, de jour comme de nuit.

 

En cette rentrée, d'autres dossiers bien sûr s'annoncent sur mon bureau. Ils sont : économiques, avec le projet Kalix au Sartel (dont j'examine en ce moment le permis de construire) ou le devenir de La Redoute ; d'urbanisme, avec les démolitions de Saint-Liévin (à partir du 7 octobre) et de Socowa, et la finalisation du projet de nouveau centre-ville ; commerciales, avec les réponses à chercher aux quelques fermetures de commerce récentes.

 

Côté technique, j'ai trois dossiers complexes et délicats qui risquent de me prendre pas mal de temps cet automne : 

  • La consolidation de la démarche de proximité des services municipaux (accent mis sur le nettoyage ; combat contre l’affichage sauvage des agences immobilières ; bataille engagée contre les immeubles en état manifeste d’abandon (qui font tâche) ; nouvelles missions des mairies annexes.
  • Le calcul de notre population locale. Le recensement se fait par sondages et l’INSEE estime que notre population diminue. Sauf que les nombres de logements et d’enfants scolarisés augmentent ! Cela ne va pas. C’est important car les dotations que verse l’Etat à la Ville sont liées au nombre d’habitants !
  • La réforme de la politique de la ville. L’Etat va modifier en profondeur sa géographie prioritaire de la politique de la ville. C’est important pour les ressources à venir de la ville et de nos associations ! Wattrelos a besoin impérativement des quartiers ANRU (ANRU 1 avec Beaulieu, et ANRU 2 avec les Villas, dont le centre commercial des Couteaux qui a besoin d’être repensé en profondeur), mais aussi des quartiers en ZSP (Mousserie, Laboureur, Crétinier).

La préparation de la réforme des rythmes scolaires pour la rentrée 2014, et l'urgence de la gestion des populations roms risquent par ailleurs, et très rapidement, de m'occuper.

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 14:46

DB-sept.-2013.jpgTraditionnelle, la rencontre avec la presse qui intervient au lendemain des journées parlementaires socialistes, et de l’annonce en conseil des ministres des dates (23 et 30 mars) des prochaines municipales, incite à osciller entre l’actualité du député et celle du maire.


Côté parlementaire, depuis juin 2012, loin d’être un député en retrait, comme on me le promettait, j’ai fait le job, et les statistiques d’activités soulignent mon engagement dans les travaux parlementaires, à l’image des 79 questions écrites posées.

 

Eu égard à mon appartenance et à mes responsabilités à la commission des finances, l’automne sera comme à l’accoutumée très chargé puisque la semaine sera essentiellement consacrée aux passages en commission et en séance des lois de finances pour 2014 (1ère et 2nde parties) et loi de finances rectificative pour 2013 (1ère, 2nde et 3e lectures !).

 

S’agissant des dossiers locaux, au cours de la campagne législative, j’avais pris des engagements de tout faire pour faire aboutir quatre dossiers qui me paraissaient essentiels, et sur lesquels nul ne peut me contester d’avoir obtenu des résultats :

  • La zone de sécurité prioritaire. C’est fait avec la création de la ZSP de Roubaix-Tourcoing-Wattrelos (je veille à ce que le commissariat de Roubaix obtienne son dû d’effectifs et de remplacement de moyens au sein de la circonscription de police de Lille !). Heureusement que nos villes ont obtenu ça ! Car l’argent public, donc les moyens publics, sont rares et vont rester rares : mieux vaut donc en être ; c’est donc fait !
  • La maternité de Roubaix : décision de présentation en octobre ; 1er Copermo (comité interministériel de la performance et de l’offre de soins) en avril > accord de principe ; 2nd Copermo en juillet avec décision d’engagement ! Reste le volet financier à affiner. Je travaille avec des banques pour obtenir les meilleurs financements !
  • Les emplois francs : décisifs pour nos jeunes ! Ce dispositif était expérimental. Dès l’été 2012, j’avais demandé l’extension à nos villes de Roubaix-Wattrelos au ministre François Lamy. C’est maintenant fait !
  • La reconstruction de Saphirà la maison de retraite de Wattrelos. Au début de l ‘année, Michèle Delaunay, ministre des personnes âgées, est venue annoncer le soutien de l’Etat ; et une subvention de près d’1 million € ! Je continue à travailler avec le Conseil général et le cabinet de la ministre pour la part complémentaire de l’Etat. Mais la décision ministérielle est décisive ! Je m’étais engagé, c’est fait !

A très court terme, et dans l’actualité présente, fiscale, de la commission des finances, je fais partie de ceux qui se mobilisent et discutent activement avec le gouvernement pour que l’on corrige les terribles conséquences fiscales des décisions du gouvernement Fillon (non indexation du barème de l’impôt sur le revenu en 2011 et 2012, suppression de la demi part veuves, divorcées et célibataires votée en 2009 et qui s’applique progressivement depuis 2010 !), qui ont été insuffisamment corrigés dans le PLF 2013 avec la décote ! Mon idée est simple : ce n’est pas parce qu’on entre dans le barème de l’lR pour quelques centaines d’euros que l’on doit se trouver confronté à payer une taxe d’habitation plus importante encore, et la redevance TV, entre autres. Il nous faut trouver les moyens, justement, pour limiter cela. Sans doute en augmentant fortement le revenu fiscal de référence ? Nous travaillons sur des amendements. J’y tiens.

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 13:14

Mosco-PLF-2014.jpgCe matin, le projet de loi de finances pour 2014 est présenté en conseil des ministres, à l’issue duquel Pierre Moscovici, ministre de l’économie, et Bernard Cazeneuve, ministre du budget, sont venus le détailler à midi en commission des finances de l’Assemblée nationale. C’est le temps fort de la semaine parlementaire d’automne, mais aussi un acte fort de politique économique et sociale. Axé complètement sur la croissance et l’emploi, ce projet de budget 2014 est celui de « l’inversion de la courbe du chômage », pour reprendre la priorité absolue énoncée par le Président de la République.

 

Les comptes publics se redressent, les efforts portent leurs fruits. Les déficits se réduisent : 5,3 % en 2011, 4,8 % en 2012, 4,1 % en 2013 et 3,6 % en 2014 ! C’est la clé pour préserver les générations futures d’une dette qui, jusqu’à présent, s’entretenait et ne cessait de croître.

 

Dans ce budget, 80 % de l’effort repose sur des économies (15 Mds € au total). Les 9 Mds € sur l’Etat d’économies porteront pour : 3 Mds € sur les dépenses de fonctionnement et la charge de la dette ; 3 Mds € sur l’annulation de projets d’investissements annoncés par le précédent gouvernement (et jamais financés). Trois grandes priorités apparaissent dans ce budget de gauche :

  • Soutenir l’emploi, pour réussir l’inversion de la courbe du chômage. Création de 150 000 nouveaux emplois d’avenir, 100 000 contrats de génération (1,7 Md €), 340 000 contrats aidés non marchands d’une durée allongée (1,8 Md €), moyens pour Pôle Emploi (4 000 postes supplémentaires depuis mai 2012). 275 000 places accueils de jeunes enfants. Réforme de l’imposition des entreprises pour favoriser les industries productives et les PME. Soutien aux entreprises innovantes (PEA-PME). Plan d’investissements d’avenir (doté de 12 Mds). Réforme des plus-values immobilières et baisse de TVA sur le logement social pour soutenir le bâtiment.
  • Soutenir le pouvoir d’achat des plus fragiles. La réindexation du barème de l’Impôt sur le revenu sur l’inflation, et la majoration de 5 % de la décote, bénéficieront à 6,9 millions de contribuables (200 000 deviendront non imposés), ce qui coûte 1Md € au budget. 1 Md € aussi pour le plan pauvreté (protection de 750 000 personnes supplémentaires en complémentaire santé ; revalorisation du RSA socle qui le rapproche du niveau des 50 % du SMIC ; étape de la hausse de 50 % sur 5 ans du complément familial et de 25 % de l’allocation de soutien parental ; 5000 places d’hébergement d’urgence. Elargissement des tarifs sociaux électricité et gaz (450 M €, pour deux millions de foyers supplémentaires). Ouverture de droits à retraites pour conjoints et aides familiaux d’exploitants, soit 550 000 retraités (dont 400 000 femmes) concernés.
  • Soutenir l’avenir des jeunes : + 10 000 postes dans l’éducation nationale en 2014 (soit + 26 773 postes supplémentaires depuis mai 2012 !) ; 100 000 bourses supplémentaires.

Les chiffres-clé du budget 2014 ? Prévision de croissance du PIB : + 0,9 % en 2014 (contre + 0,1 % en 2013).

Dépenses : 368,9 Mds € en 2014 (contre 373,3 en 2013, soit - 5,4 Mds €)

Recettes : 298,5 Mds € en 2014 (contre 301,8 en 2013, soit - 3,3 Mds €)

Déficit : - 70,2 Mds € en 2014 (contre - 71,9 Mds en 2013).

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 09:24

Ayrault---Bartolone---Le-Roux.jpegEn conclusion des Journées parlementaires socialistes, le Premier ministre le dit d’entrée : « Nous savions que ce serait difficile de conduire la France. L’échec de nos prédécesseurs était complet. Et depuis un an, rien ne nous a été épargné ! Mais malgré toutes les difficultés, nous avons avancé ».


Il tient le cap : « Il faut tenir bon, ne pas se laisser intimider. Les Français comptent sur notre détermination à les défendre, à les sortir de l’ornière. Les résultats sont à notre portée ». Il rappelle que si « les décisions de redressement prises l’an dernier n’étaient pas faciles, elles l’ont été au nom de la souveraineté nationale. Les efforts demandés aux Français l’ont été pour éviter des sacrifices bien plus forts encore. Nous n’avons pas voulu pour les Français ce qui se passe ailleurs en Europe ! Vivre sous la dépendance des marchés financiers qui détiennent notre dette aurait pu virer au cauchemar ! ».

 

L’impôt, c’est l’effort, mais notre action de redressement, c’est aussi  « engager les réformes durables », car Jean-Marc Ayrault ne veut pas être « chef d’un gouvernement pour mettre les problèmes sous le tapis, mais pour les régler ! » Et de mettre en avant une réforme des retraites, de gauche, « juste, responsable et progressiste » ou l’action vers les familles. « A chaque décision que nous prenons, ce qui nous anime, c’est renforcer la justice et l’égalité ». « Notre bataille majeure, c’est l’emploi ! ».

 

JM-Ayrault.jpgLe discours est mobilisateur : « Nous avons une politique, il faut la revendiquer. Notre responsabilité est historique et le rassemblement de nos forces est indispensable. Il n’y a rien à attendre des positionnements personnels et des jeux d’ego ! ».

 

Il pointe la menace de l’extrême-droite : « La progression de l’extrême-droite, de ses idées, mine la société française. Une nouvelle génération, fille et petite-fille, a émergé, plus avenante, plus dangereuse donc ! La menace existe d’une révolution conservatrice en France, prenons garde ! ».

 

« Ne comptez pas sur moi pour alimenter le pessimisme car le pessimisme, c’est se laisser aller au défaitisme. Difficile ne signifie pas impossible ! Notre histoire est celle d’une force en mouvement, d’une force du mouvement. Nous devons donner à la France tous les moyens de son avenir ! Nous sommes là pour porter le changement ! Ça ne marchera qu’avec cohérence, courage et cohésion ! ».

 

Pour lire le discours de Jean-Marc Ayrault, cliquez ici.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 09:20

C-Bartolone.jpgTel est le thème de nos journées parlementaires pour cette matinée, qui commence par les interventions du ministre des relations avec le Parlement (programme de travail), du président du Sénat, et de celui de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

 

Celui-ci aura estimé que « notre rentrée politique a été moins bonne que si elle avait été meilleure.

La rentrée scolaire a été très bonne. Le braquet de croissance de + 0,5 % au 2e trimestre est prometteur. L’inflexion de la courbe du chômage des jeunes est engagée. Nous reconstruisons l’appareil productif, le système des retraites, nous faisons bouger les lignes de la société ! Mais il faut en finir avec ce sacré débat sur la fiscalité. On ne solde pas un débat en l’éludant ! Impôt, ce n’est pas un gros mot : c’est lui qui permet de payer les profs, les infirmiers, les policiers, lui qui finance la solidarité, lui qui permet d’arrêter le désastre que nous a laissé le précédent gouvernement ! ». Il conclut : « La Gauche a la responsabilité d’entretenir la flamme du 6 mai ! ».

  • M-Touraine.jpgUne table ronde a été consacrée aux retraites, une réforme de gauche, avec notamment Marisol Touraine, pour qui « être de gauche, c’est dire que les efforts doivent être proportionnés aux capacités. Notre réforme est robuste, solide et durable. Elle introduit des changements que personne ne remettra en cause (pénibilité, entrée facilitée des jeunes dans la vie active, situations des femmes et conjoints de commerçants et d’artisans…). Nous engageons cette réforme sur des bases résolument de gauche ».
  • P-Moscovici.jpgAutre temps de la matinée sur l’emploi et les questions économiques, avec notamment Pierre Moscovici, qui a souligné que le budget 2014 est « de gauche, pour la croissance, l’investissement et la justice sociale ». L’endettement public doit être réduit car 1 € pour le numérique, la santé, l’emploi, c’est beaucoup plus important qu’1 € pour la dette ! Pause fiscale ? En trois ans, les prélèvements obligatoires ont augmenté de + 3,5 % de PIB ; l’an prochain ce ne sera que + 0,05 % ! Réforme fiscale ? Elle a commencé avec la tranche à 45 % de l’IR, l’impôt sur les successions, le rétablissement du barème de l’ISF, l’alignement de la fiscalité du travail sur celle du capital ; et supprimer la TVA à 21,2 % prévue en 2012, c’est aussi une réforme fiscale ! La fraude fiscale ? Il faut aller vers l’échange automatique d’informations en Europe.

H-De-sir.jpgQuant au 1er Secrétaire, Harlem Désir, c’est un discours de mobilisation qu’il a tenu. « La Droite veut fracturer la société ; à nous de refaire la France avec les Français. Nous devons être le parti de l’espérance. Nous devons expliquer aux Français ce que nous faisons ! ». Mais il a mis en garde : « Etre élu de la majorité, c’est représenter les Français devant l’exécutif ! », mais surtout, « arrêtons de critiquer nos propres réformes dès qu’elles sortent, défendons-les ! ». Et de regarder vers les élections municipales (« Une ville de droite, une ville de gauche, ce n’est pas pareil ») et européennes (« Il nous faut assumer notre ambition européenne, ne pas y aller à reculons »), en concluant : « Le temps de l’offensive est venu ».

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 04:51

assemble222Ce matin paraît au Journal Officiel la réponse à la question que j'avais posée au ministre des affaires étrangères sur la prochaine conférence des bailleurs de fonds pour le financement du fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

 

Pour relire ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 11:31

Eckert---Cazeneuve.jpgDeuxième table ronde de l’après-midi pour les commissaires aux finances, intitulée : Le financement de l’économie : compétitivité des entreprises et reprise de l’emploi, introduite par Christian Eckert, rapporteur général du budget, en présence de Bernard Cazeneuve, ministre du budget.

 

Si le premier a mis en avant cet acquis de notre gestion qu’est « la marche vers la réduction des déficits », Bernard Cazeneuve aura insisté sur trois sujets d’actualité autour de la problématique fiscale.

  • On parle de pause fiscale, trêve fiscale, qu’en est-il ? En 2011, le Gouvernement Fillon a prélevé 20 Mds € sur les Français (ménages et entreprises), et encore 13 Mds en 2012. Le gouvernement Ayrault a dû en ajouter 8 Mds dans la seconde partie de l’année (pour compenser les mauvaises prévisions de recettes et le ralentissement de l’activité) ; pour 2013, cela représentait 20 Mds € également. En trois ans, de 2011 à 2013, les prélèvements fiscaux auront été de + 60 Mds €. Pour 2014, le projet que va présenter le Gouvernement ce mercredi, ce n’est qu’ + 1 Md  € d’impôts en plus ! C’est donc bien une pause... En 2015, 2016 et jusqu’à la fin du quinquennat, ce sera 0 ! Quand la pression fiscale n’augmente pas, on est bien dans une pause fiscale.
  • On ne peut pas dire qu’on ne soutient pas le pouvoir d’achat ! Dans le PLF 2014, + 1,8 Mds € de financements pour les contrats aidés, les contrats de génération et les emplois d’avenir, ce sont bien des mesures qui donnent de l’emploi, donc du pouvoir d’achat, à ceux qui n’en ont pas. Le tarif social électricité, ce sont + 400 M€ de pouvoir d’achat. + 2 % sur le RSA au-dessus de l’inflation, ce sont + 600 M€ de pouvoir d’achat. 100 000 bourses supplémentaires pour les étudiants, les revalorisations du plan de lutte contre la pauvreté, le taux réduit de TVA pour favoriser le logement social, ce sont des mesures de pouvoir d’achat… Ainsi que les mesures qui se préparent sur la réindexation du barème de l’impôt sur le revenu ou le relèvement du revenu fiscal de référence.
  • Dans le débat parlementaire sur le PLF 2014, y-a-t-il des marges de manœuvre ? Les amendements seront compliqués. Car à partir du moment où nous réalisons 5 Mds € d’impôts de moins que ce qui était prévu (+ 1 au lieu de 6 Mds !), on réduit d’autant les marges de manœuvre pour gager des mesures supplémentaires. D’autant qu’avec 15 Mds d’économies sur les dépenses, ce sera également difficile de gager par des économies supplémentaires !

Le ministre a souligné que, dans le contexte de maîtrise très puissante des finances publiques qui est le sien (- 2 % sur les dépenses de fonctionnement de l’Etat, - 4 % sur les opérateurs, - 1,5 Md sur les collectivités locales), ce n’est pas sur la sphère sociale qu’ont été recherchées les économies.

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 10:41

F-Rebsamen.jpgAprès Dijon l’an dernier, chez mon copain François Rebsamen (ci-contre), c’est à Bordeaux que les groupes socialistes de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Parlement européen tiennent leurs traditionnelles journées parlementaires de rentrée, journées que François nous souhaite « studieuses, fructueuses et chaleureuses ».

 

Cet après-midi, après les mots d’accueil de Bruno Le Roux et de François Rebsamen, présidents des groupes à l’Assemblée et au Sénat, l’organisation a privilégié un travail en commission. Ainsi, les députés et sénateurs socialistes commissaires aux finances ont participé successivement à deux réunions de questions / réponses avec Marylise Lebranchu et Bernard Cazeneuve.

 

M Lebranchu Jne-es-parlementaires-vue-salle.jpg

 

Avec Marylise, ministre de la réforme administrative, la thématique était Développement de territoires et financement des collectivités locales. En présence de François Marc, rapporteur général du budget au Sénat, et de ma collègue Christine Pires Beaune, rapporteur à l’Assemblée du budget des collectivités (cf. photo), la ministre aura surtout mis en avant : 

  • La nécessaire révision des valeurs locatives, après celle des locaux commerciaux et industriels. Le véritable enjeu pour les ressources des collectivités locales est là. Une expérimentation sera conduite en 2014-2015 dans trois départements ; définition de la méthode de travail, collecte des informations en 2016-2017, et mise en application des nouvelles bases – pourquoi pas – en 2018 ?
  • La répartition de l’effort de réduction (-1,5 Md €, soit 0,69 % des dépenses de fonctionnement des collectivités locales) des dotations aux collectivités locales : 840 M€ pour le bloc communal (56 %), 476 M€ pour les Départements (32 %), et 184 M€ pour les Régions (12 %). De plus, pour M. Lebranchu, « l’augmentation des DMTO doit être source de péréquation ».
  • Le maintien dans le PLF du rythme de progression du FPIC (+ 210 M€).
  • La revalorisation de la péréquation verticale (+ 4 % pour la DSR et la DSU). Mais la ministre plaide pour une révision des critères, chantier « d’équité des territoires ».
  • Une très souhaitable remise à plat de la DGF (dotation globale de fonctionnement), même si, lourde et très complexe, cette réforme ne peut aboutir rapidement.

Le discours de Marylise Lebranchu, sur tous ces sujets ardus et très difficiles, aura été volontariste : « On a tout à gagner à l’offensive, même si c’est difficile ».

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 13:34

Une vie socialiste P MauroyLa Fondation Jean-Jaurès vient de publier, quelques semaines après la disparition de Pierre Mauroy, un livre d’entretiens que la journaliste Michèle Cotta eut avec celui-ci en septembre 2009 dans l’émission A voix nue de France Culture. Ces propos émanant de cette grande figure du socialisme de notre Nord que fut Pierre Mauroy, sont – comme je l’ai fait aujourd’hui – à relire avec plaisir et, comme c’est mon cas, avec un souvenir respectueux et affectueux.

 

Comme le dit Michèle Cotta, tout au long de l’ouvrage, on sent chez Pierre Mauroy « un attachement pour François Mitterrand. Jamais sans doute sous la Ve République le couple exécutif ne sera apparu plus solide » dit-elle !

 

Dans le récit, c’est d’abord bien sûr la jeunesse, l’entrée dans le socialisme à partir d’Haussy « à la fois le village de la douleur et le village de la joie », l’adhésion aux Jeunesses socialistes, secrétaire national, qu’il quitte à 30 ans en 1958, puis le bureau de la SFIO, délégué de la candidature de François Mitterrand en 1965, et l’alliance du congrès d’Epinay en 1971. Ce fut « la mobilisation formidable » de 1974, le dépassement de l’antagonisme avec les communistes, la préparation de la présidentielle de 1981, avec en octobre 1980, l’annonce par le candidat à Pierre Mauroy : si François Mitterrand gagne la présidentielle, il sera Premier Ministre !

 

Le livre d’entretiens évoque ensuite les années de gestion, le départ du gouvernement et la nouvelle donne politique, parmi les responsabilités politiques, municipales et internationales de Pierre Mauroy. Un homme, un  « enfant du peuple » qui aura «  fait l’histoire » de son pays, comme l’a dit François Hollande, Président de la République, lors de l’hommage national aux Invalides.

 

Le Président rappelle aussi l’ultime ligne du dernier livre de Pierre Mauroy « les hommes passent avec le reste. Mais les justes causes, elles, ne meurent  jamais ».

 

Cela vaut la peine de lire ce petit livre. Et ça fait du bien !

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