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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 10:25
Le CCAS milite pour les droits de la femme

A la salle Salengro, l’équipe du Pôle des Solidarités du CCAS organisait un après-midi débat et témoignages, et en tant que Président j’ai eu à ouvrir la manifestation

Le CCAS milite pour les droits de la femme

Même si, depuis que F. Mitterrand a officialisé le 8 mars comme journée de la femme, les mœurs ont évolué, la place de la femme et les droits de la femme restent un combat. De fait, cette journée 2017 intervient dans un contexte défavorable : courants réactionnaires dans le monde, faits de conservatismes ou d’injonctions religieuses, où sont réaffirmées des formes d’asservissement ; remise en cause de l’IVG, même en Europe ; élection de Trump aux Etats-Unis où le patron de la première puissance mondiale affiche un sexisme revendiqué ; ou encore la déclaration récente honteuse d’un député polonais au Parlement Européen !

 

Ainsi, le rapport remis hier au Premier Ministre par ma collègue Françoise Descamps-Crosnier souligne que, même dans la fonction publique française, subsistent des écarts de rémunération H/F de 19 % ! Signe que du chemin reste à faire.

Le CCAS milite pour les droits de la femme

Dans mon intervention, en début de manifestation, j’ai voulu mettre 3 idées en avant :

 

1 > Ces dernières années, il y a eu d’importantes avancées pour un renforcement de la place des femmes dans la société française.

C’est vrai dans la vie politique avec la parité au Gouvernement, un Ministère des Droits des Femmes, la création du binôme paritaire aux Conseils départementaux, l’élargissement des listes paritaires à toutes les communes de + de 1000 habitants ou le doublement des pénalités pour les partis politiques (ce n’est pas encore assez !).
C’est vrai dans la vie professionnelle, avec l’obligation de 40 % des femmes dans les conseils des sociétés côtées (loi du 4 août 2014), des conventions dans les grandes entreprises, la féminisation de l’encadrement de l’Etat, l’égal accès des femmes aux instances ministérielles, dans les agences régionales de santé, dans les représentations professionnelles, les prud’hommes, la gouvernance de l’enseignement supérieur ou les instances lycéennes et collégiennes (parce que l’importance de la place des femmes cela commence à s’apprendre à l’école !).
C’est vrai dans les budgets, les plans d’action ou plusieurs projets ou propositions de loi : égalité H/F ; la différence fille/garçon ; lutte contre le harcèlement ; la prostitution ; la lutte contre les violences faites aux femmes.

 

2 > La vie des femmes n’est toujours pas un long fleuve tranquille. Si sur le plan juridique et l’évolution du droit des progrès ont eu lieu, il est incontestable que subsistent des problématiques culturelles, sociales, des pratiques sexistes, de brutalité. Il faut aujourd’hui savoir dire avec force que les violences faites aux femmes doivent être vigoureusement combattues et dénoncées, car elles sont un insupportable crime contre l’humain !

 

3 > La journée du 8 mars peut aussi servir à mettre en avant des femmes qui réussissent ! Je crois aux vertus de l’émulation. Il n’y a pas de fatalité à moins réussir parce qu’on est une femme, il ne peut y avoir de fatalisme ! Sachons dire aux femmes qu’elles aussi peuvent réussir ! Rappelons que, longtemps le patron du nucléaire français était une femme ; qu’aujourd’hui les patrons de Gaz de France et de France Télévisions sont des femmes ! Et tant d’autres…
Car il n’y a pas que la politique comme lieu de pouvoir : rien ne doit être interdit aux femmes, aucune profession, aucune carrière !

Je crois aux forces des femmes ! Comme Victor Hugo, qui écrivait « la femme dispose d’une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse », je sais que la faiblesse n’est qu’apparence !

 

En conclusion, au moment où des échéances nationales importantes, des enjeux internationaux incertains sont devant nous, il  n’est pas inutile de rappeler l’appel à la vigilance face aux droits des femmes de Simone de Beauvoir qui écrivait : « Il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question » ! Des risques existent…

Le CCAS milite pour les droits de la femme
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 15:39
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 20:33
Le Pen, c'est le programme du chaos économique !

Beaucoup de Français – trop, beaucoup trop – croient voir dans Marine Le Pen la solution de tous leurs maux et de toutes leurs difficultés ! Non pas parce qu’ils seraient convaincus par son programme, mais parce qu’ils estiment que la droite de Sarkozy a échoué (c’est vrai, elle n’a fait que creuser les dettes !), que la gauche de Hollande aurait échoué (c’est faux : les fondamentaux de l’économie ont été rétablis !), et surtout que Le Pen, elle, elle va tout faire !  Elle va donner des sous, créer des emplois publics de policiers et de militaires, réduire le chômage, baisser les impôts, freiner les importations, ne plus payer nos dettes aux méchants banquiers… bref, elle va raser gratis !

 

Sauf que tout cela, c’est une très grave tromperie économique, une vaste fumisterie financière, dont ne peut résulter qu’un chaos qui aggraverait les difficultés de la France, provoquerait une explosion du chômage et de la pauvreté !

 

Quel est le programme économique de Le Pen ? Une accumulation de dépenses nouvelles (le passage des dépenses pour la Défense à 3 % du PIB alors qu’on en est à 1,8 % actuellement, à lui seul coûte 27 Mds € !) ; une multiplication d’exonérations fiscales (surtout pour les plus riches !) ; la création de taxes à l’importation (ce qui n’est possible qu’après la sortie de la France de l’Europe, et donc prendra plusieurs années !), laquelle ne manquera pas de provoquer une rétorsion des autres pays sur nos exportations (et donc des ventes perdues pour les entreprises française) ; le décrochage de l’euro (et donc un franc dévalué, qui appauvrira les épargnants) ; le financement de tout cela par la planche à billets de la Banque de France (ce qui va faire s’envoler l’inflation, laquelle appauvrit toujours les plus pauvres !).

 

Ce programme ne peut que mener à la catastrophe financière et économique. Pourquoi ?

 

> D’abord parce que toutes les dépenses supplémentaires annoncées sont coûteuses et non financées. Il y en a pour des milliards et des dizaines de milliards ! Toutes ces dépenses ne sont pas financées (car les économies par les conditions de nationalité évoquées pour certaines prestations, outre leur inconstitutionnalité et leur injustice nauséabonde, sont sans commune mesure avec les dépenses annoncées !), et ne peuvent que se traduire par des déficits publics supplémentaires ! Le Pen promet tout à tout le monde pour attirer des électeurs (et là, il n’y a pas de timidité : tout ce qui peut plaire, à toutes les catégories d’âge ou sociales, elle y va !) : facile de faire des promesses… surtout quand on ne dit pas comment les financer, ni même si elles seront finançables.

 

> De la même manière, les exonérations fiscales, ce sont des pertes de recettes pour l’Etat !

Et plus de dépenses et moins de recettes = plus de déficit et plus de dettes ! Sous Sarkozy, l’augmentation de la dette était lancée à une telle vitesse (+ 600 Mds €, soit + 25 points de PIB en 5 ans !) que pour la freiner sans casser la croissance, il a fallu ralentir les dépenses et augmenter les impôts, pour qu’enfin en 2017 le poids de la dette commence à décroître ! Mais à 96,1 % du PIB la dette est déjà lourde. Le seuil de 100 %  (celui où la dette d’un pays équivaut à sa production de toute une année !) n’est pas loin.

 

> Le décrochage de l’euro et le retour au franc signifient immanquablement récession, pertes d’emplois, chômage, pertes de pouvoir d’achat et pauvreté accrue. Cette promesse de Le Pen est une illusion extrêmement dangereuse. Pourquoi ? Parce que :

- cette décision implique un rétablissement du contrôle des changes, pour éviter le départ massif de capitaux hors de France, et donc des restrictions aux mouvements de capitaux, ce qui ne peut avoir qu'un effet brutal sur les investissements de court comme de long terme. Ce sera un gel tout aussi brutal d’un des moteurs de la croissance économique, et, comme en Grèce, la France plongera en récession ! Avec les conséquences négatives connues : fermetures d’entreprises, licenciements, chômage accru ;

 

- cette décision s’accompagnera de la dévaluation du Franc, et celle-ci sera forte (20 à 30 % probables !). Outre que cela dégrade le commerce extérieur (cela renchérit les importations, notamment énergétiques), cela réduit les revenus et l’épargne des ménages d’autant !

Avec moins de revenus et moins d’épargne ceux-ci consommeront moins et épargneront moins : c’est encore un autre moteur de la croissance qui se casse ! Et moins de dépenses des ménages, c’est moins de ventes des entreprises, et donc, là aussi, moins d’emplois ;

 

- le retour du franc ne peut qu’être contagieux et provoquer l’explosion de l’euro. Il y aura contagion en Europe à d’autres économies, et un maelström des monnaies s’engagerait, avec des crises de confiance à répétition, ce qui n’est jamais bon pour les échanges commerciaux. Or, si ceux-ci plongent, c’est la croissance européenne qui plongerait, avec là encore, fermetures d’usines et cortèges de licenciements ;

 

- enfin, le décrochage de l’euro provoquerait une envolée des taux d’intérêt considérable qui coûterait cher à la France et aux Français ! La France n’est pas dans n’importe quelle situation, elle a une dette publique de 2 200 Mds €, qui lui coûte 43 Mds € d’intérêts par an ! Sauf qu’aujourd’hui la France emprunte à des très bas taux, voisins de 0,3 à 0,7 % ! Déjà les interrogations sur la prochaine campagne présidentielle de mai 2017 ont provoqué une hausse des taux que paie notre pays, et des taux plus chers ont des lourdes conséquences : une hausse de 1 %, cela représente + 4 Mds € d’intérêts supplémentaires en 2 ans, et + 15 Mds € en 10 ans ! Et avec un choc tel que l’annonce du changement de monnaie, c’est clair, la hausse serait beaucoup beaucoup plus forte que 1 %... Qui va payer ?

Pour payer, soit il y aurait des hausses d’impôts massives sur les Français ! Mais Le Pen n’en parle pas !

Soit, c’est le déficit, donc la dette qu’elle laisserait filer ! Mais si elle gonfle, qui va la financer ?

 

- Car s’il y a en « effet-prix » (des taux d’intérêt plus chers) sur la dette, il y aurait immanquablement un « effet liquidité » : même si cela coûte plus cher, encore faut-il qu’on veuille bien nous prêter ! Aujourd’hui les 2/3 de nos emprunts sont contractés auprès de prêteurs étrangers !

Avec des incertitudes sur le remboursement (perte de valeur de la monnaie, récession économique, perte de ressources de l’Etat), les investisseurs étrangers vont prêter plus cher (la Banque de France estime l’alourdissement de la charge annuelle d’intérêt à + 30 Mds ! Compte tenu des 43 Mds déjà, à près de 75 Mds d’intérêts à payer, la France consacrerait tout l’impôt sur le Revenu à payer ses prêteurs ! Comment fera-t-elle fonctionner ses services publics, que lui restera-t-il pour payer ses fonctionnaires ?). Mais encore faut-il qu’on veuille bien encore lui prêter ; et si les prêteurs deviennent frileux, ne veulent plus prêter, ou ne prêtent pas tout ce qu’il faut, un scénario de crise de liquidité à la grecque est possible ! On ne peut plus rembourser ses banquiers, on ne peut plus payer ses fonctionnaires, la France se met en panne… Quelle vision de capharnaüm : ce n’est malheureusement pas impossible !

 

- et le pire, c’est que Le Pen, qui sait cette crise probable pense avoir trouvé la solution : elle va demander à la Banque de France d’émettre de la monnaie pour payer les déficits et les dettes ! Comme dans les années 30… sauf que les statuts de la Banque de France l’interdisent ; sauf que ce serait relancer l’inflation, donc provoquer des dérapages de prix qui, outre qu’ils augmenteraient le prix des produits français et donc dégraderait la compétitivité de la France, et qu’ils appauvriraient les revenus des ménages, repousseraient d’autant à la hausse les intérêts payés sur la dette, et accéléreraient le scénario catastrophe déjà évoqué ci-dessus !

 

Ceux qui, comme Le Pen, font semblant de considérer l’euro comme source de tous les maux, et veulent faire croire qu’il suffirait d’en sortir pour faire disparaître toutes les difficultés de l’économie française mentent !

 

Oublieraient-il les dégradations du commerce extérieur, les dévaluations à répétition, les pertes de pouvoir d’achat, les suppressions d’entreprises et d’emplois d’avant l’euro, des pans entiers de nos industries (acier, textile…) laminés bien avant l’euro ?

 

Car quitter l’euro ne résoudrait rien aux problèmes français de compétitivité, de revenus, de différences de coûts de production, ou d’inégalités de ressources et de patrimoines. Au contraire, quitter l’euro compliquerait considérablement les choses, casser le courant des affaires, dégrader les anticipations des ménages et des entreprises, et va rendre impossible la capacité de la France (et de l’Etat) à faire face à ses engagements financiers nationaux et internationaux.

 

A vrai dire, au bout du programme économique du Front National, il n’y a qu’une seule certitude : celle d’un chaos économique inévitable ! Avec pour les Français, dont mes concitoyens, un cortège programmé de souffrances, de malheurs, de liquidations d’emplois et de tensions sociales dont on n’a pas même pas idée des drames qui se produiront.

 

Voilà pourquoi, dans cette campagne présidentielle, avant tous les égos, toutes les écuries présidentielles, il n’y a qu’une seule ligne : non, non et non au Front National et à son programme !

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:57
Saint-François de retour à l'Assemblée !

C’est toujours avec plaisir que je réponds favorablement aux demandes de visite de l’Assemblée Nationale, et le lycée d’enseignement professionnel Saint-François d’Assise de Roubaix vient régulièrement.

 

Aujourd’hui, ce sont une quinzaine d’ élèves des classes de Première Vente et des classes de Première et Terminale Bac Pro Accueil Relations Clients et Usagers (ARCU) qui ont pu découvrir et visiter l’ensemble du Palais Bourbon, et évidemment l’hémicycle qui accueillera, dès le 27 juin prochain, les députés élus à la suite des élections législatives des 11 et 18 juin 2017.

 

Merci à leur professeur Farid Achouche de rendre possible ces visites de l’Assemblée Nationale, excellente occasion pour ces futurs bacheliers de faire progresser, au concret, leur connaissance des institutions de la République et découvrir les différents lieux de production du travail parlementaire.  Ces jeunes auront aussi, j’en suis certain, su apprécier la qualité professionnelle des guides du servie des visites du Palais Bourbon et de tous les agents qui font vivre au quotidien l’Assemblée, et permettent aux Députés d’accomplir leur mission de législateur.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:55

Ce n’est pas tout à fait vrai, car nous nous réunirons encore à nouveau dans les mois qui viennent, mais cette séance, ce mercredi matin, est perçue comme la dernière de la législature.

 

Elle aura notamment été consacrée, et la démarche est intéressante car c’est une première, à une présentation par Gilles Carrez, le Président de la Commission des Finances, d’un Rapport sur l’activité de la Commission des Finances au cœur de cette XIVème législature (2012-2017). Composée de 73 membres (dont 37 socialistes), la Commission se sera réunie 522 fois (soit 706 heures de réunions) depuis le 28 juin 2012, dont :

- 268 pour des travaux législatifs (232 fois pour l’examen de Lois de Finances) ;

- 194 pour des auditions ;

- 41 pour les travaux de la Mission d’évaluation et de contrôle (à laquelle je n’appartiens pas).

 

Nous aurons débattu de 48 lois, dont 17 Lois de Finances, examiné 6 665 amendements (dont 5 378 sur les Lois de Finances), et en avons adopté 1839.

 

Dans cette Commission, j’ai eu le plaisir pendant toute la législature d’en être l’un des Vice-Présidents, et à ce titre d’avoir l’occasion d’en présider régulièrement les travaux, notamment pour l’examen des crédits budgétaires lors de la 2ème partie des Lois de Finances. J’y fus également Rapporteur spécial sur les crédits de la Politique de la Ville, et je ne peux que me féliciter du travail que nous avons accompli avec les administrateurs que j’ai eu dans cette tâche à mes côtés, ainsi que ceux qui ont œuvré avec moi dans les Projets et Propositions de Loi dont je fus Rapporteur pour la Commission. Membre du Bureau de la Commission, j’ai évidemment participé aux réunions de celui-ci, ainsi qu’aux relations qu’à ce titre nous entretenons avec la Cour des Comptes.

 

Pour la dernière, impossible de ne pas céder à la tentation de la photo souvenir (cravate républicaine pour l’occasion !). Allez, fin de séance. En route pour la campagne…

 

Commission des Finances, fin de séance !
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 17:36

En cette veille de la fin de la législature, çà et là des « bilans » sont publiés, et à force d’histogrammes et de graphiques, sont pointées les « statistiques d’activité » des députés, et notamment leur présence à l’Assemblée.

On peut être maire, et un député présent à l'Assemblée !

J’ai ainsi eu la surprise de découvrir sur facebook que des graphiques avaient été publiés sur les « semaines de présence » à l’Assemblée des députés du Nord, et sur les « présences en Commission » des mêmes députés du Nord ! La même conclusion s’impose aux yeux : bien que maire, et en dépit des conséquences de mon accident (qui ont pu m’inciter parfois à limiter des allers-retours à Paris), je m’inscris clairement dans le peloton de tête, et à chaque fois bien au-dessus de la moyenne des députés français.


 

On peut être maire, et un député présent à l'Assemblée !

Alors du coup, je me suis intéressé aux statistiques publiées sur mes « productions » à l’Assemblée.

 

J’ai ainsi pu constater que j’avais :

- rédigé 168 questions écrites (dont 150 ont eu une réponse ministérielle) ;

- posé 2 questions orales, et 5 questions d’actualité au Gouvernement ;

- fait voter une proposition de loi sur la réforme de la répression des abus de marché ;

- été rapporteur de cette proposition de loi, et de deux Projets de Loi (Métropole de Lyon, Octroi de mer) ;

- été Rapporteur spécial de la Commission des Finances (sur les crédits de la politique de la ville, ce qui a amené la rédaction de 10 rapports, pour les lois de finances initiales et les lois de règlement) ;

- participé, en tant que Vice-Président, à 380 réunions de la Commission des Finances (sur les 481 – dont 194 auditions – de toute la législature, soit un taux de participation de 80 %) !

 

Mon année, personnelle et politique, aura été rythmée par les débats et les votes des Lois de Finances initiales, Lois de Finances Rectificatives, et Lois de Règlement. Présent, débattant, intervenant à la tribune et en Commission, amendant, et votant, j’ai fait le job, et j’ai essayé, de tout mon cœur, de remplir au mieux le mandat qui m’avait été confié. Je l’ai fait avec responsabilité et sérieux.

 

A cette fin de session et de législature, mon émotion ne se résume pas à des statistiques ; je mesure à chaque fois le travail accompli et le chemin parcouru, ainsi que le temps que j’aurai passé à remplir au mieux ma mission. Mais la route ne s’arrête pas à la fin d’une législature, il reste tant à faire encore…

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 09:12
Kanner : préparons une mobilisation d'ampleur pour Roubaix !

Ce mardi, Patrick Kanner, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, est en visite officielle à Roubaix, pour assister à la démolition-grignotage d’une des tours des Trois Ponts. Je suis à ses côtés,  entouré du Maire de Roubaix, de son Adjointe au Logement, de la Conseillère Départementale, et du Directeur Général de Vilogia.

 

Kanner : préparons une mobilisation d'ampleur pour Roubaix !
Kanner : préparons une mobilisation d'ampleur pour Roubaix !

Dans la foulée, c’est la Maison des Services que nous visitons, et le Ministre se fait expliquer l’organisation des permanences, et pointe les administrations trop souvent fermées.


 

Kanner : préparons une mobilisation d'ampleur pour Roubaix !

A l’Hôtel de Ville ensuite, en présence de nombre de membres des Conseils citoyens de Roubaix, le Ministre a souligné l’importance de la politique de la ville, et bien sûr sur Roubaix. « Des efforts ont été réalisés, des résultats sont palpables pour les habitants ». Et pointant que la démolition des tours A et B aux Trois Ponts, « ce sont des morceaux de vie qui tombent en poussière », Patrick Kanner a insisté sur le fait que 350 millions € ont été investis sur Roubaix dans le cadre du Plan ANRU 1 (47 Mds € au niveau national).

 

Le 2nd plan, ANRU 2 est lancé (pour 25 Mds €), P. Kanner confiant « qu’il aurait fallu plus », et qu’il « faudra un jour imaginer un ANRU 3 ».

 

Le Ministre a salué, comme je l’ai fait dans mon Rapport spécial de la Commission des Finances, la décision de l’Etat de se réengager dans le financement de l’ANRU : « je suis fier que l’Etat soit revenu au tour de table de l’ANRU » (mesure de la Loi de Finances pour 2017), pointant ainsi le fait qu’en 2009 l’Etat (sous Nicolas Sarkozy) se soit retiré !

 

Patrick Kanner a défendu la politique de la Ville, qui soutient aujourd’hui 1500 quartiers prioritaires : « sans elle, 6 millions de nos habitants seraient dans une difficulté plus grande encore ».

 

Le Gouvernement a décidé de conforter les moyens de la politique de la ville, et ici c’est perceptible à Roubaix : le délégué du Gouvernement (Béranger Basseur) va travailler ici sur la « citoyenneté augmentée » ; le Programme d’Investissement d’Avenir « Ville durable et solidaire » pourra être mobilisé ; la DSU et le FPIC pour la ville de Roubaix ont été fortement augmentés, augmentant d’autant les ressources du budget municipal.


 

Kanner : préparons une mobilisation d'ampleur pour Roubaix !

Et surtout, le Ministre de la Ville est venu ce mardi à Roubaix pour annoncer que le Gouvernement est favorable à ce que soit lancée, au plus vite, une « Inspection Générale Interministérielle pour l’expertise des besoins de la ville de Roubaix ». En effet, à Roubaix 68 000 habitants sur 96 000 au total vivent en quartier prioritaire de la politique de la ville : « il n’y a aucune autre telle référence en France ! » Et cela, malgré tout ce qui a été mobilisé pour Roubaix ! La conviction du Ministre, c’est qu’il faut aller plus loin ! D’où l’idée de faire travailler toutes les inspections générales des grands ministères pour voir comment on peut faire plus, aller plus loin, pour dépasser les procédures et financements existants pour organiser une réponse plus forte encore aux problèmes de Roubaix, car d’évidence, tout ce qui a été fait (et il a été fait beaucoup, tant par l’Etat que par les équipes municipales !) n’est pas suffisant.

 

C’est une décision importante, car de ce rapport pourraient émerger des décisions ministérielles à prendre dès le début de la prochaine législature. Patrick Kanner martèle en conclusion « les conditions sont réunies pour réussir ce pari » : « Roubaix a besoin de plus d’Etat » !

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:29

Non, je n’ai pas changé ! Je suis socialiste, je le reste, et le resterai ma vie durant !

 

Mais je suis pour le sérieux économique et le progrès social. Je ne suis pas pour un socialisme des illusions et du chaos.

 

Je suis pour qu’on dise la vérité aux Français. Je suis pour qu’on dise ce qu’on va faire, et qu’on fasse ce qu’on a dit.

 

Dans mes programmes municipaux, j’ai toujours veillé à présenter des programmes qui étaient réalistes, compatibles (lors de la rédaction du programme) avec les capacités financières de la commune ! Y compris dans mes programmes à la députation, lorsque je pensais que certaines propositions du candidat ne se feraient pas, ou qu’elles n’étaient pas réalistes politiquement ou économiquement, je ne les ai pas inscrites dans les documents que j’ai publiés et distribués.

 

Il faut parler vrai aux électeurs.

 

La gauche a, dans le passé, fait des erreurs dans les programmes qu’elle a présentés et sur lesquels elle a pu gagner des élections. Résultat, elle a déçu et n’a pas été réélue. Elle n’a d’ailleurs jamais été réélue au terme d’une législature où elle a dirigé le pays. Pourquoi ? Parce qu’elle aurait mal géré le pays ? Non, le cœur du problème, ce n’était pas cela ; c’était le ressenti, le décalage entre ce que certains électeurs, souvent les plus à gauche, avaient espéré du programme, et la réalisation du possible. On a vendu des illusions, et on a fait le réalisme du possible ! On le vit encore avec le quinquennat de François Hollande : sur le plan économique et social, un travail remarquable a été fait en profondeur ; les fondamentaux de l’économie française sont bien meilleurs dans la France de 2017 que dans celle de 2012 : la France est en bien meilleure assise financière et budgétaire. Entre 2012 et 2017, la France s’est renforcée.

 

Pourtant certains, à gauche, en veulent durement à la gauche gouvernementale, à celle qui a géré avec responsabilité. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont retenu que le slogan, « le changement c’est maintenant » : tout devait changer tout de suite pour eux, il aurait fallu redistribuer (ce qu’on n’avait pas), donner des nouveaux droits (qu’on ne savait pas financer), ne pas payer ses dettes (alors qu’elles explosaient), bref faire n’importe quoi alors que l’épée de Damoclès des déficits, des dettes laissées par l’équipe Sarkozy menaçait, avec l’œil vigilant de nos prêteurs internationaux, de jeter rapidement la France dans la situation de la Grèce !

 

En 2012, dans un programme qui n’était pas le sien, avec des thèmes d’un parti dont il n’avait pas assuré l’élaboration, récupérant un centre de gravité politique du parti socialiste qui n’était ni le sien, ni celui qui convenait à la situation de la France du moment, François Hollande a été élu sur une ambiguïté, sur cette part d’illusions qui étaient dans son programme dont certains font mine aujourd’hui de lui faire reproche.

 

Or, c’est là qu’est le ver dans le fruit du parti socialiste, celui de nos erreurs passées, de notre incapacité à être une gauche de Gouvernement durable, capable d’être réélue : aller aux élections sur des rêves intenables ou irréalisables, et susciter immanquablement la déception, et inexorablement à la fois, la défaite.

 

Va-t-on recommencer en 2017 les mêmes erreurs qu’en 1981 ou en 2012 ?

 

Aujourd’hui, avec une dette de 2 200 Mds €, avec 180 Mds € que la France emprunte chaque année sur les marchés financiers (et donc pour payer ses fonctionnaires !), avec une grande sensibilité de notre dette aux taux d’intérêt, on ne peut pas dire ni faire n’importe quoi ! Et c’est pour cela que je ne peux pas soutenir Benoît Hamon !

 

Comment peut-on oser vouloir faire campagne en proposant un revenu universel qui peut coûter entre 400 et 450 Mds € (plus que le Budget de l’Etat !), dire que l’on va supprimer le CICE et donc augmenter les charges des entreprises de 40 à 50 Mds €, vouloir baisser le temps de travail à 32 heures, taxer les robots et donc freiner la modernisation nécessaire de notre industrie et risquer d’accélérer la délocalisation des usines qui subsistent, réaccroître la dépense publique et la dette, pour ne parler que des questions économiques ?

 

Bien sûr, tout cela permet de se faire applaudir à la tribune, c’est sympathique, et cela permet même d’attirer des électeurs pour gagner une primaire, car qui peut ne pas avoir envie d’avoir plus de revenus, d’avoir un revenu de 800 euros pour tout le monde (surtout s’il est jeune, et qu’il doit bosser pour payer ses études), de donner « moins d’argent aux patrons », ou de travailler moins ? Si on a une sensibilité de gauche, on est séduit, et c’est bien normal !

 

Mais ce n’est pas raisonnable. Et ce n’est pas adapté à la France d’aujourd’hui.

 

La France d’aujourd’hui a une dette colossale – dont la progression a été heureusement stoppée par la gestion Hollande / Valls – doit lever des sommes colossales chaque année (près de la moitié du Budget de l’Etat pour se financer), et paie près de 43 Mds € de charges d’intérêt chaque année ! Ce n’est pas rien comme charge à supporter pour les Français ! A faire demain n’importe quoi, la gauche de Benoît Hamon veut-elle que les Français paient plus encore, souffrent davantage ? Le risque existe, et ne pas le voir, faire comme s’il n’existait pas est non seulement irréaliste mais irresponsable.

 

Dans  le journal Les Echos, cette semaine, un article souligne déjà combien, depuis novembre, les taux d’intérêt ont augmenté ! Oh bien sûr, ce n’est pas la faute de Benoît Hamon, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit. Non, il y a déjà une tendance à la remontée : mais elle s’accentue depuis ces dernières semaines avec un décrochage avec l’Allemagne : les taux d’intérêt (à 10 ans) ont augmenté de + 1 point en 3 mois en France (et seulement de + 0,3 point en Allemagne). La différence, c’est l’incertitude sur la politique économique française, sur la crédibilité de l’action que le nouveau Président demain mènerait.

 

Hamon n’échappe à pas à ce procès en réalisme et donc en crédibilité. Ne pas être crédible, c’est faire payer l’addition aux français si on est élu. Ainsi, toutes les belles promesses de Benoît Hamon butent sur une réalité : les intérêts de notre dette.

 

Déjà + 0,7 % d’augmentation en 3 mois ! Sait-on que si les taux payés augmentent de 1 %, en deux ans cela se traduit par + 4,3 Mds € d’intérêts supplémentaires à payer + 6,2 Mds € en 3 ans ? Et 1, 2 ou 3 % de taux d’intérêt payés en plus (par la prime de risque qu’exigeront les prêteurs), cela veut dire 4, 8, ou 12 Mds € de plus d’intérêts aux banques, et 4,8 ou 12 Mds € d’argent en moins pour les services publics demain, ou d’impôts en plus pour les Français !

Etre de gauche n’implique pas de ne pas être sérieux. La gauche a déjà géré le pays : entre 1981 et 1986, entre 1988 et 1993, de 1997 à 2002, et depuis 2012. Elle connaît les contraintes de la gestion. Dans aucune de ces périodes, elle n’a renoncé à réformer, et chaque septennat ou quinquennat de la gauche aura connu des réformes sociales significatives. C’est normal, c’est le rôle de la gauche de le faire, et elle le fait bien !

 

Voilà pourquoi je ne peux pas voter ni soutenir Hamon. Je ne veux pas brader les acquis de la gauche responsable et gestionnaire, pour me ranger dans les illusions d’une gauche incantatoire faiseuse de promesses mais incapable de les tenir.

 

Je suis profondément Jauréssien, idéaliste dans mon cœur et réaliste dans mes actes et dans mes votes. Député de Roubaix comme lui, je ne garde de Guesde que l’ardeur au combat et la fougue militante. Car je suis et reste militant socialiste au plus profond de moi-même. Un militant qui ne veut plus que son parti reproduise les mêmes erreurs qu’hier, car il a davantage confiance en la gauche pour gérer la vie quotidienne des Français, et se refuse à laisser la France et les Français, dont mes concitoyens, à la droite et à l’extrême-droite !

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 14:58
Agents municipaux : 55 médaillés !

Après un (trop rapide) passage à l’Assemblée générale des Amis de la Lainière, avec nombre d’adjoints je participe à 10 h 30 au CSE à la cérémonie de remise des médailles du travail aux agents municipaux qui ont 20, 30 ou 35 années de carrière. Ils sont très nombreux cette année (55) et la salle du CSE est bien pleine.

Agents municipaux : 55 médaillés !

J’aime cette cérémonie que j’ai créée au début de mon mandat (je voulais que la reconnaissance de tant d’années de travail se fasse dans une manifestation spécifique), car je sais que pour bon nombre d’agents médaillés, si ce ne sont tous, cet instant où j’épingle cette médaille, cette photo souvenir avec le « patron », et les fleurs remises, ce sont beaucoup d’émotions. Je la ressens chez eux ; elle est aussi en moi. Grâce aux relations, de jeunesse ou nouées ces années durant, avec la plupart. Mais aussi parce que ces médailles, c’est la vie de toutes ces femmes et de tous ces hommes.

 

Et comme je le dis au début de mon intervention, cette médaille que j’épingle à chacun ce matin est peut-être « la plus belle de toutes ». Ces agents qui ont œuvré, qui se sont investis dans leur travail, ont incarné « la mairie » comme l’on dit si souvent, et détiennent chacun une parcelle de notre « service public à la wattrelosienne ». Et tous, « vous faites un beau, un noble métier, celui qui consiste à se rendre utile aux autres ».

 

« Juste récompense », cette médaille ils peuvent l’arborer, elle est leur « certificat de travail », elle « raconte » leur vie. Bien sûr, comme je le fais à chaque fois, j’aime rappeler le chemin parcouru par la ville pendant que nos médaillés du jour y travaillaient : les années 80/85, les années 2000, toujours la ville a investi, la ville a changé. Elle continue de bouger, de se moderniser.

 

Voilà pourquoi, il faut défendre le service public, poursuivre l’intérêt général et collectif, car rien n’est pis que le chacun pour soi, « un risque majeur pour l’esprit même de la République, qui doit savoir aimer et rassembler tous ses enfants ».

 

La médaille du travail que j’épingle, avec un petit mot de sympathie et d’amitié pour chacun, à ces dizaines d’agents municipaux, c’est leur « énergie à faire changer la ville, à faire changer la vie ». C’est cette énergie-là qui me porte moi aussi pour cette ville que j’aime…

 

Pour lire mon discours aux médaillés, cliquer ici.

Agents municipaux : 55 médaillés !
Agents municipaux : 55 médaillés !
Agents municipaux : 55 médaillés !
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Agents municipaux : 55 médaillés !
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 14:31

Je ne crois pas à la capacité politique de Benoît Hamon d’être présent au second tour de l’élection présidentielle. Sa stratégie politique, orientée vers la gauche de la gauche, est une erreur, qui l’enferme dans une équation de l’impossible au 1er tour (et le condamne à ne figurer qu’à la 4ème voire la 5ème place) ; sa posture politique au sein du groupe socialiste et de la majorité dans ce quinquennat l’enferme de surcroît dans un isolement sans lendemains possibles autres que de façade, qui ne se desserrera qu’en apparence dans un « rassemblement » factice et illusoire : d’autant plus factice et illusoire que lui-même ne paraît pas accomplir les gestes nécessaires. De fait, figure tutélaire de « l’aile gauche » du PS, celle des utopies et des illusions, celle qui se complaît dans la critique et l’opposition, représentant emblématique des députés « frondeurs », qui a-t-il choisi pour conduire sa campagne ? Deux « frondeurs » !

 

Car le choix de la direction de campagne, c’est un geste, c’est le geste politique. C’est celui qui indique le cap qui sera suivi, qui précise vers qui tout dans l’organisation, les thèmes, les choix de la campagne, va remonter.

 

Et là, Hamon s’est trompé. Là, il pouvait, il devait « ouvrir » pour être en situation, demain, de rassembler un peu plus large. Mais il s’est enfermé, replié sur un choix de personnes qui le recroquevillent, et qui, pour les députés loyalistes du groupe socialiste, sont une provocation.

 

La campagne d’Hamon sera en effet co-dirigée par deux députés : son fidèle Mathieu Hanotin, Député de Seine Saint-Denis (ce que je peux comprendre, vu la proximité des deux hommes), et le député des Hauts-de-Seine, Jean-Marc Germain (un député hautain et je ne pense pas me tromper en estimant qu’il est parmi les moins appréciés du groupe socialiste tant sa convivialité est inversement proportionnelle à l’appréciation éminente qu’il a de lui-même), dont chacun sait la proximité qu’il a avec M. Aubry… et qui surtout fut un des « torpilleurs » en chef parmi les coups tordus et les amendements critiques contre le Gouvernement socialiste, plus prompt à être devant les caméras à critiquer l’action gouvernementale qu’à lui apporter son soutien.

 

Le boulot d’une « direction de campagne », c’est de tendre la main pour le patron, de préparer les discours et les gestes qui rassurent, qui rassemblent ! Comment le pourraient-ils, le pourront-ils avec un tel passé ?

 

Car ni moi, ni nombre de collègues députés qui avons subi leur lâchage et leur fiel, nous ne pouvons oublier notre honte devant certains de leurs votes, notre colère devant leurs comportements : dans les grands rendez-vous de la vie gouvernementale, ils n’étaient pas là ! Pas seulement absents, mais contre nous !

> Sur la « déclaration de politique générale » du Gouvernement de Manuel Valls (pourtant un acte politique fondateur et majeur !) en septembre 2014 : abstention d’Hanotin et Germain !

> Sur les textes économiques et sociaux fondamentaux que sont la Loi de Finances et la Loi de Financement de la Sécurité Sociale, de nombreux impardonnables manquements ! LF 2015 : abstentions Hanotin, Germain, Hamon sur la 1ère partie (recettes), la 1ère lecture, et encore en décembre sur l’ensemble du PLF ! LFSS 2015: abstention des trois ! Sur les textes 2016 et 2017, les votes s’éparpillent soit en vote pour, soit en abstention.

> Sur la sécurité, là aussi des manquements. Sur la loi Constitutionnelle de protection de la nation, les 3 votent contre ! Sur la prorogation de l’Etat d’urgence (février, mars et décembre 2016), aucun des 3 ne prend part aux votes !

 

            Et en cherchant bien, on trouvera d’autres exemples. Mais ceux-là suffisent à attester de l’erreur faite. Hamon ne sort pas, dans sa tête, de sa posture : il veut, dit-il, « garder le cap ». Il risque bien de n’aller que dans le mur.

 

            C’est qu’au demeurant, Hamon est pris au piège de sa stratégie. Son rêve ? Sa seule chance d’être au second tour ? Obtenir que Jadot, le candidat des Verts se retire (ça ne devrait pas être trop difficile), et surtout que Mélenchon se range derrière lui : et ça, ce n’est pas gagné ! Car si Mélenchon est sans doute prêt à discuter d’un « accord », gouvernemental ou politique, ce n’est pas au prix de son retrait : au contraire, il pense être, lui, l’âme de la « vraie gauche », et à ses yeux, Hamon ne sera toujours qu’une pâle copie ! Jamais Mélenchon ne se retirera pour Hamon. Et donc celui-ci n’a pas de capacité politique à élargir son assise dans sa stratégie politique : sans le retrait de « Mélenchon », il n’a pas d’espace supplémentaire à conquérir.

 

            Et encore faut-il observer que, même pour un rapprochement, Mélenchon exige qu’Hamon prenne ses distances avec les « hollando-vallsiste », mais moi, je suis fier d’être un hollando-vallsiste, fier de ce qui s’est fait sous la Présidence de François Hollande, des choix économiques et sociaux qui ont été faits, de la force de l’exécutif face aux menaces terroristes et internationales !

 

            De par ses choix même, Hamon ne peut pas avoir derrière lui celles et ceux qui ont été loyaux, fidèles, assument les décisions du Président de la République et du Premier Ministre, approuvent la stratégie économique et sociale de ces 5 dernières années, si son projet est de s’accoler à celui de Mélenchon !

 

            Ainsi, quelle erreur déjà de dépenser son énergie, pour se rallier une partie du groupuscule des Verts (la moitié du groupe à l’Assemblée !) ; et ignorer autant cet allié solide (et historique du PS !) de la majorité gouvernementale que sont les radicaux de gauche.

 

            Je l’ai déjà dit : il n’y a pas d’espace politique possible pour être au 2nd tour de la présidentielle, et donc pour être en situation de la gagner, en ne regardant qu’à s’élargir sur la gauche de la gauche ! Car on butte sur le mur du possible, et alors, gagner la présidentielle devient clairement impossible.

 

            Pour être le prochain Premier Secrétaire d’un PS vidé de ses sociaux-démocrates, la stratégie de Benoît Hamon peut suffire. Mais pas pour l’amener à la Présidence de la République.

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