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  • : Blog de dominique Baert
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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 15:25
Une réponse parue au J.O.

Ce matin, le Journal Officiel m'apporte la réponse à la question que j'avais posée au ministre de la décentralisation et de la fonction publique sur l'anomalie statuaire identifiable à l'observation des schémas d'avancement des agents territoriaux de la catégorie C de la filière technique.

 
Pour relire l'intégralité de ma question et prendre connaissance de la réponse, cliquez ici.
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 08:07
Avec M. Valls à Evry : pour une France confiante, créatrice et fraternelle !

« La France est belle quand elle prépare l’avenir de sa jeunesse » ! C’est sur ce thème que, ce mercredi soir, dans un gymnase bondé, à Evry, et accueilli au micro par le maire Francis Chouat (par ailleurs animateur des prises de parole de la soirée), le Premier Ministre Manuel Valls – qui m’avait invité à être à ses côtés – a lancé une série de réunions thématiques de dialogue avec les Français. D’entrée, il en a précisé les enjeux

 

« Il y a le moment présent, ces constatations, ces attaques, les casseurs qui mettent en cause les fondements de la République. Il y a des postures politiques qui ne font pas honneur au pays, une gauche qui se déchire et se parle trop souvent à elle-même. Il y a des colères.

Avec M. Valls à Evry : pour une France confiante, créatrice et fraternelle !

Mais il y a aussi un moment plus long, dans lequel notre pays est entré en 2015, mis à rude épreuve. Sommes-nous capables de remonter les fractures, la défiance qui ronge notre société, sommes-nous toujours une nation unie et fraternelle, ou une France morcelée, fracturée, entre élite et peuple, riches et pauvres, entre confessions ?

 

Allons-nous nous barricader ? Allons-nous nous retourner sans cesse vers un passé idéalisé ?

 

Ce qu’il faut c’est le retour à la source.

 

Le retour à la source, ce sont nos valeurs : la République, la jeunesse, la laïcité, l’éducation. Nous avons 12 mois devant nous  pour : continuer à agir dans tous les domaines (croissance, emploi… élargir les horizons, construire pour demain, pour créer.

Avec M. Valls à Evry : pour une France confiante, créatrice et fraternelle !

Je sais que nous pouvons recréer de l’espérance. Il ne faut pas rester immobile. Autour de nous, dans d’opposition des projets, durs d’ailleurs, se forment. A gauche, il y a des logiques de divisions, de la défaite à l’œuvre.

 

Il faut partir de la source : les gens, les Français ! Tout au long du mois de mai, j’animerai des débats (Clermont Ferrand, Gironde, Seine-Maritime).

 

La source de ce qui nous forge, ce sont nos maîtres, nos enseignants : qui n’a pas dans son parcours un maître d’école qui lui a donné confiance ?

 

Sur l’éducation, la jeunesse, il s’agit de dresser un bilan, d’entendre les critiques, mais aussi d’approfondir. Car ce qui manque c’est un projet de société, une société où la défiance, les obstacles, les conservatismes de droite ou de gauche s’effacent pour laisser à chacun le droit de créer son destin.

 

Nous voulons une société juste, mais de créateurs : chacun a son dessein, et nous devons permettre à chaque citoyen de l’accomplir.

 

Je veux une France confiante, créatrice et fraternelle ».

 

Ce soir à Evry c’était la 1ère pierre de cette ambition collective, avec la participation aux débats, aux côtés du Premier Ministre, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education Nationale, Patrick Kanner, Ministre de la Ville et de la Jeunesse, Thierry Mandon, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement.

Avec M. Valls à Evry : pour une France confiante, créatrice et fraternelle !
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 11:26

La Proposition de Loi portant répression des abus de marché avait été votée le 7 avril dernier par l’Assemblée Nationale unanime. Le Sénat l’a, en ce début mai, amendée et complétée de nouveaux articles, en Commission des Finances puis en séance publique. Comme le Gouvernement avait demandé l’urgence sur ce texte (puisqu’il est impératif que les nouvelles dispositions légales entrent en application pour le 1er septembre), une Commission Mixte Paritaire (AN/Sénat) a été convoquée dans la foulée pour ce mardi 17 mai à 13 heures 30.

 

Rapporteur pour l’Assemblée Nationale, il m’a appartenu de souligner les points d’accord, et les différences, voir les désaccords, que nous avons avec le Sénat. Chacun sait que le calendrier de ce texte est serré, et que mieux vaudrait que la CMP aboutisse, mais encore faut-il ne pas s’écarter de la ligne équilibrée initiale.

 

C’est pour cela que, si d’entrée je valide douze dispositions (souvent rédactionnelles) du Sénat et si je préconise la modification d’une autre, j’insiste sur trois articles nouveaux, insérés dans le texte par le Sénat, qui ne me paraissent pas souhaitables, soit pour des raisons d’une maturité juridique à conforter dans les mois qui viennent, soit par désaccord sur la procédure.

 

Ce sont les articles : 1er Bis A, qui concerne les demandes d’autorisation de l’AMF au Juge des Libertés et de la Détention pour l’obtention d’informations (Fadets) aux opérateurs téléphoniques ; 2 Ter, qui veut instaurer une coopération renforcée en amont de la procédure d’aiguillage avec des transmissions de documents et une mutualisation très poussée des actes d’enquêtes ; 4 Bis A, qui veut unifier devant le juge judiciaire les recours formés. Sans reprendre ici les arguments du débat, j’ai réussi à convaincre mes collèges sénateurs de renoncer à ces trois articles.

 

Dès lors, la Commission Mixte Paritaire entre le Sénat et l’Assemblée Nationale se sera conclue positivement par un accord (ce n’est pas si courant, et cela mérite d’être souligné !), et le texte de cet accord (qui sera dans le texte final de la loi car il  n’y a maintenant plus d’amendements possibles) sera soumis au vote de l’Assemblée le 1er juin prochain, me dit-on ! Mission accomplie…

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 08:18

Loi Travail, que d’erreurs on commet en ton nom ! Que ne lit-on pas sur la Loi Travail dite El Khomri ? Des caricatures, des manipulations, il y en a, et malheureusement des tensions, des heurts se produisent, sur la base de ces informations mensongères.

 

Adoptée en première lecture par l’Assemblée Nationale, (après le recours justifié au 49.3 par le gouvernement), la loi Travail sait être un texte de progrès, articulé autour de deux piliers que sont : le renforcement du dialogue social de proximité au sein de l’entreprise, et la garantie de droits nouveaux pour les travailleurs.

 

Pendant des semaines, le débat médiatique et politique s’est focalisé autour des nouveaux modes d’élaboration des accords d’entreprises masquant l’importance d’avancées sociales que porte ce projet de loi.

 

Mon rôle de député consiste, bien sûr, à porter et voter ces avancées sociales de gauche ; ma responsabilité est également de mieux les faire connaître de tous les habitants de ma circonscription.

 

A ce titre, la loi Travail comporte 10 avancées précises et concrètes qui vont influer favorablement sur la vie des Français

 

1 La création du compte personnel d’activité. Revendiquée depuis près de 20 ans, la création du CPA, véritable sécurité sociale professionnelle, permet de  regrouper l’ensemble des droits sociaux des travailleurs (salarié, employé ou indépendant) quels que soient ses changements de statuts ou d’employeurs durant la carrière et la retraite (formation, bilan de compétences, pénibilité, …).

 

2 La généralisation de la garantie jeunes. Elle sera généralisée à l’ensemble du territoire en 2017. Elle permet à des jeunes en situation de précarité de bénéficier d’un parcours complet et intensif d’accès à l’emploi associé à une aide financière pouvant aller jusqu’à 461€ par mois.

 

3 La création d’une aide à la recherche du premier emploi. Cette aide nouvelle, versée pendant 4 mois aux jeunes diplômés âgés de moins de 28 ans d’origine modeste, vise à les soutenir financièrement  lorsqu’ils cherchent à entrer sur le marché du travail, aide que le gouvernement souhaite pouvoir mettre en œuvre dès septembre 2016.

 

4 Le droit à la déconnexion. Dans une société dominée par les nouveaux moyens de communication, la loi Travail fixe les garanties du droit à la déconnexion, c’est-à-dire du droit au repos et au respect de la vie personnelle. Une charte définissant les modalités du droit à la déconnexion devra être signée dans toutes  les entreprises de plus de 50 salariés pour une entrée en vigueur début 2017.

 

5 Le droit immédiat aux congés payés. Avec la loi Travail, les congés pourront être pris dès l’embauche et non plus à compter de l’ouverture des droits, un an plus tard. Cette avancée est essentielle pour les jeunes qui démarrent une carrière professionnelle ; elle est novatrice pour les salariés contraints de changer de plus en plus souvent d’employeur dans une carrière.

 

6 De nouvelles avancées de congés et  de protection des femmes. La loi Travail vient protéger les salariées à l’issue de leur congé de maternité en interdisant le licenciement pendant 10 semaines au lieu de 4 précédemment. Le congé exceptionnel d’un salarié en cas de décès d’un enfant est porté de deux à cinq jours. Celui pour la mort des parents et beaux-parents, d’un frère ou d’une sœur passe d’un à deux jours. La loi Travail, c’est également l’obligation qui sera faîte à un employeur de rembourser les indemnités chômage versées à la personne licenciée suite à un traitement discriminatoire ou à un harcèlement moral ou sexuel.

 

7 Des droits nouveaux pour les travailleurs saisonniers. La loi Travail permettra de faciliter la reconduction des contrats, de prendre en compte leur ancienneté, d’expérimenter le recours au contrat de travail intermittent  tout en offrant la possibilité de percevoir des indemnités financières de fin de contrat en cas de non reconduction.

 

8 La majoration des droits à la formation. Pour tous les actifs peu qualifiés, la loi travail viendra majorer les droits à la formation de 24 heures à 48 heures, créditées sur le compte personnel d’activité, dans la limite d’un plafond de 400 heures.

 

9 La protection des personnes handicapées. De nouvelles missions sont confiées au CHSCT en faveur des travailleurs handicapés avec une surveillance renforcée par la médecine du travail. La prise de congés payés pourra être adaptée en cas de contraintes liées à la présence de personnes en situation de handicap au sein du foyer.

 

10  L’égalité au profit des salariés d’outre-mer. La loi met fin aux dispositions votées par la Droite avant 2012 ; les conventions collectives  s’appliqueront désormais de manière automatique aux départements et collectivités  d’outre-mer.

 

Autant d’avancées concrètes, de droits nouveaux, de protections renforcées pour les salariés qui font de la loi Travail une réforme utile pour notre pays. Elle veut allier progrès social, dialogue social, emploi et compétitivité, car, au final, rien ne peut se faire sans nos entreprises que cette loi prend en compte en conjuguant nouvelles souplesses et droits sociaux renforcés.

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 09:18

Lorsqu’il s’était invité en mairie le 30 avril, avec sa banderole (traditionnelle) et ceux qui l’accompagnaient, j’avais dit à Paul Destailleur que, compte tenu de mes engagements (dans les écoles) ce samedi-là, mieux vaudrait reprendre un rendez-vous pour le samedi 14 mai, à 9h30. Nous étions tous là à l’heure, et je les ai reçus dans mon bureau pour plus d’1h30 d’entretien.

 

Paul, animateur du Groupe d’Action des demandeurs d’emploi, a rappelé d’entrée ses préoccupations sur l’emploi et ses revendications que je connais et auxquelles j’attache grand prix de répondre autant que je le peux.

 

J’ai d’abord remis en perspective l’action gouvernementale depuis 4 ans, rappelant qu’en matière de politique d’emploi, en arrivant aux responsabilités, François Hollande avait 3 leviers d’actions possibles :

> la politique budgétaire, c’est à dire relancer les dépenses publiques. Sauf que la dette était déjà très élevée (+ 25 points de Pib de 2007 à 2012 !), qu’elle augmentait très vite (effet boule de neige, car les taux d’intérêt étaient supérieurs au taux de croissance), que le risque de « grecquisation » de la France sur cette tendance existait, qu’il était plus qu’urgent de casser cet emballement de la dette, et pour cela de réduire fortement le déficit (lui aussi très élevé : plus de 5 % du Pib), ce qui n’a pu se faire qu’en augmentant les impôts et en réduisant les dépenses ! Il n’y avait donc pas de marge de manœuvre pour augmenter les dépenses pour agir sur l’emploi.

> la politique monétaire, c’est-à-dire baisser les taux d’intérêt. La Banque Centrale Européenne l’a fait, et les taux sont dorénavant très bas. Cela favorise l’emprunt et la croissance, mais son effet macroéconomique prend du temps pour agir (de 18 à 24 mois) sur l’emploi. De plus, cela a un effet négatif : cela dévalorise l’euro (ce qui est favorable aux exportations certes), et donc renchérit les importations, et pèse sur le pouvoir d’achat. Ceci dit, la seule stimulation de l’emploi, cela ne peut pas venir de cet instrument.

> le développement et la compétitivité (par la politique de l’offre), ce que le Gouvernement a décidé de faire massivement à partir de début 2014, avec le CICE (qui n’est pas 40 Mds de « cadeaux aux patrons », comme on me le dit, mais 15 Mds € par an !) pour restaurer les trésoreries et les marges des entreprises, préserver l’emploi et créer les conditions d’investissement, et le Programme des Investissements d’Avenir, la Banque Publique d’Investissement, ou le Plan Juncker en Europe. L’inconvénient de cet instrument, c’est que s’il rétablit en profondeur l’économie, il est lent dans son action sur l’emploi : là aussi 18 à 24 mois avant que cela ne se manifeste sur les créations d’emploi !

 

Et voilà pourquoi on ne commence qu’à apercevoir en cette fin 2015/début 2016 les premiers signes de la baisse des défaillances d’entreprises, l’augmentation des créations, la diminution du chômage et surtout l’accentuation des créations d’emploi et des déclarations d’embauche.

 

C’est lent et progressif, mais c’est là ! Et il n’y a pas, il n’y avait pas dans les circonstances économiques du pays en 2012, d’autre politique possible.

 

La stratégie économique et sociale, c’est celle-là ; elle n’a pas interdit des gestes « sociaux » significatifs, et je les rappelle : + 10 % pour le RSA en 5 ans, la prime d’activité (4 Mds €) qui permet déjà à plus de 200 000 jeunes d’avoir un soutien financier qu’ils n’avaient pas jusqu’à présent, ou la « Garantie Jeunes » (ce que salue d’ailleurs Paul Destailleur !), non plus que les 300 € pour les chômeurs âgés (pour compenser l’AER que la Droite avait fait disparaître !).

 

De même, Pôle Emploi a recruté plusieurs milliers de nouveaux collaborateurs, et a réorganisé son fonctionnement.

 

Enfin, pour préparer la refonte des (dix) minima sociaux (et mettre fin aux incohérences – réelles – que soulignait parfois le GADE), le Gouvernement a reçu le rapport de mon collègue Christophe Sirugue, et devrait prochainement proposer les réformes nécessaires.

 

En ce qui concerne Wattrelos, j’ai confirmé à Paul Destailleur que Wattrelos était volontaire pour participer à l’expérimentation du « Territoire zéro chômeur de longue durée », mais que cela devrait se discuter dans un cadre métropolitain.

 

Pour autant je suis intéressé, comme député (et même si, étant membre de la Commission des Finances, je n’ai pas à intervenir dans les questions sociales), par les incohérences ou difficultés que les demandeurs d’emploi, présents ou que rencontre Paul, ont à connaître. Il me cite ainsi : les conditions d’attribution des 300 € des chômeurs âgés, les problèmes de l’accompagnement renforcé à Pôle Emploi, les conditions de départ en retraite des frontaliers, ou la participation des demandeurs d’emploi aux instances de l’Unedic ou de l’emploi (sujet sur lequel j’ai déjà posé une question écrite au Gouvernement en 2013, et… restée sans réponse, sans doute par la position de refus ferme des organisations syndicales !).

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 08:16
Censure rejetée, Loi Travail adoptée !

Et tant mieux ! Comme le dit le Premier Ministre, Manuel Valls à la Tribune de l’Assemblée en répondant à la motion de censure de l’opposition, la décision de recourir à l’article 49/3 « s’est imposée parce qu’il y avait une volonté de blocage ». De fait, cette motion de censure, c’est « une alliance des contraires », puisque les communistes annoncent voter la motion… de la Droite !!!

 

Manuel Valls rappelle que ce Projet de Loi veut « passer à une autre vision des rapports de l’entreprise, qui sache faire confiance au dialogue social », ce qui est conforme à la démarche de la social-démocratie, et donc de gauche. Et le Premier Ministre, se tournant vers le groupe communiste, de dire haut et fort : « ni le Gouvernement, ni la grande majorité des députés socialistes n’ont de leçons de gauche à prendre de vous ! »

 

Après de longues discussions en Commission, dans ce débat dans l’hémicycle, signe de son écoute et de son ouverture, « le Gouvernement a pris à son compte plus de 460 amendements », et donc « chacun a fait des pas » vers l’autre.

 

« Qu’y a-t-il dans ce Projet de Loi qui a alimenté les fantasmes ? », rien d’autre que « la volonté de faire entrer sur le marché du travail ceux qui en sont exclus. Il faut permettre aux PME-TPE de créer plus d’emplois. Le Projet de Loi clarifie les motifs de licenciement économique pour donner plus de lisibilité, et favoriser les embauches en CDI ».

 

« Ce Projet de Loi, c’est la confiance faite au dialogue social. Nous, nous voulons faire confiance aux acteurs sociaux. Pour la première fois, nous affirmons clairement que des entreprises plus compétitives, ce n’est pas imposer à toutes le même cadre, c’est plus de libertés en matière d’organisation du travail, ce texte donne plus d’espace au dialogue social de proximité ».

 

A la Droite, mais aussi et surtout aux députés communistes, Manuel Valls lance « arrêtez de mentir ! », car ce texte ne cesse d’être caricaturalement dénigré, car « il y a des garanties à ces nouvelles souplesses » (accord majoritaire ; formation des salariés ; branches professionnelles moins nombreuses mais plus efficaces).

 

Et le Premier Ministre, à juste titre, de rappeler que « progrès social, emploi et compétitivité sont liés ». Ainsi, avec le compte personnel d’activité, mais aussi avec des dispositions telles que : chaque salarié peu qualifié bénéficiera de 48 h de formation ; tous les jeunes de moins de 26 ans pourront se former gratuitement ; la garantie jeunes pour les 16/25 ans ; les bourses prolongées de 4 mois ; les nouveaux droits pour les travailleurs des plateformes numériques ; des avancées concrètes pour la vie des salariés (personnes handicapées, réseaux de franchises, salariés ultramarins, freins aux travailleurs détachés…).

 

Manuel Valls martèle : « la Loi Travail est une loi de progrès social et une réforme indispensable pour le pays. Je suis fier de ce Projet de Loi ».

 

Aux opposants, il lance « que voulez-vous censurer ? Le fait de tout faire pour consolider la reprise économique », pour permettre de créer des emplois ?

 

Et le Premier Ministre appuie – et il a mille fois raison ! – sur le comportement irresponsable d’une partie de la gauche plus apte à critiquer qu’à gérer sérieusement, en distinguant « ceux qui assument l’exercice du pouvoir, et ceux qui se complaisent dans le confort de l’opposition ».

 

Pour sûr, le Gouvernement – fidèle aux engagements de François Hollande – qui a construit méthodiquement depuis 4 ans une politique économique et sociale qui a su redresser les comptes de la France, desserrer enfin la dépendance bancaire de notre pays, rétablir la compétitivité de notre économie, et ainsi réamorcer la mécanique des créations d’emploi, poursuit avec ce Projet de Loi la réforme en profondeur des fondamentaux du marché du travail, tout en affirmant sa confiance au dialogue social. Avec pour priorités l’emploi et de nouvelles relations sociales, cette ligne politique est clairement de gauche ! Je m’y retrouve parfaitement.

 

Voilà pourquoi je n’ai pas voté la censure, et je salue au contraire le courage et la volonté de Manuel Valls et de Myriam El Khomri ! La censure n’a recueilli que 246 voix, soit celles des députés Républicains et de l’UDI et,…blessure à gauche, celles des députés communistes ! Quelle erreur historique ! Le Front de Gauche par sa stratégie suicidaire veut affaiblir la gauche de Gouvernement,… car lui préfère la gauche qui manifeste mais ne gère pas. C’est vrai que c’est plus facile de critiquer que de faire…

 

Moi, en responsabilité, à l’inverse, je préfère travailler à l’intérêt de la France et des trop nombreux demandeurs d’emploi… qui ont besoin d’en retrouver un, et vite !

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 07:56
St François d'Assise à l'Assemblée

L’éducation à la citoyenneté, c’est d’abord une meilleure connaissance de nos institutions. Voilà pourquoi je réponds toujours favorablement aux demandes de rencontres, d’interventions de ma part, ou de visites de l’Assemblée Nationale d’écoles, de collèges, de lycées de ma circonscription. C’est ainsi que ce jeudi j’ai eu le plaisir de faire ouvrir les portes du Palais Bourbon à des élèves du lycée Saint François d’Assise de Roubaix.

 

Cette année, dans le cadre d’un séjour de deux jours dans la capitale, ce sont des élèves de Première Vente, de Première et terminale ARCU (accueil relation client et usager) sous la responsabilité de leur enseignant Farid Achouche qui, découvrent les différentes salles et l’hémicycle de l’Assemblée.

 

Le témoignage qu’ils m’ont adressé en remerciement pour cette visite vaut mieux que tous les longs discours : « Un monument extraordinaire par sa beauté et par ce qu’il représente. Nous sommes fiers de ce monument, fiers de notre République, fiers de notre France. Une fois à l’intérieur de l’Assemblée Nationale, nous avons été submergés par l’émotion ».

 

Si, ayant siégé la veille toute la nuit dans le cadre du débat sur la loi Travail, je n’ai pas pu accueillir ces élèves personnellement (ils l’ont été par Guillaume, mon assistant) car j’étais rentré en circonscription, je suis très touché de leur message et heureux de ce moment privilégié d’histoire et d’éducation citoyenne que j’ai pu leur permettre.

St François d'Assise à l'Assemblée
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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 15:05

L’Administration des Douanes réfléchit à l’adaptation de son réseau en territoire, et il semble que, dans les réflexions, la présence du Bureau des Douanes à la Tour Mercure puisse être remise en cause. Dans le contexte présent, je ne suis pas convaincu de cette mutation, et je crois même que ce ne serait pas pertinent. Ce n’est pas encore décidé, cela a plusieurs fois été reporté en interne.

 

J’ai donc écrit ce week-end au Ministre du Budget, Christian Eckert, pour savoir si oui ou non les Douanes envisagent cette fermeture et lui dire ce que je crois, à savoir que ce serait une mauvaise idée !

 

Pour lire mon courrier au Ministre, cliquer ici.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 10:28

Depuis le 3 mai, l’Assemblée Nationale avait engagé le débat sur le Projet de loi Travail. Considérablement enrichi en Commission des Affaires sociales (1000 amendements y avaient été examinés et 330 adoptés), ce texte équilibré porte des avancées sociales significatives pour les salariés :

-          mise en place de la sécurité sociale professionnelle (souhaitée depuis 30 ans dans notre pays) avec le Compte personnel d’activité qui regroupera les différents droits du salarié  (pénibilité, formation,…) durant toute sa carrière professionnelle ;

-          généralisation de la Garantie Jeunes qui octroie une formation et une allocation de 500€ à tous les jeunes de 16 à 25 ans sans qualification et sans emploi ;

-          calcul des congés payés dès l’embauche du salarié et non plus au bout d’un an et protection contre le licenciement des salariées en congé maternité durant 10 semaines au lieu de 4 actuellement ;

-          lutte contre le dumping social avec le durcissement des sanctions contre le détachement illégal des travailleurs,…

 

Telle est la réalité de ce Projet de loi Travail présenté par Myriam El Khomri : garantir des droits nouveaux pour les travailleurs, mettre en œuvre des protections renforcées pour les salariés.

Pitoyable nuit de lundi 9 mai : le déni de démocratie, ce sont les frondeurs !

Au cœur de ce projet de loi, figure bien sûr l’ambition centrale de développer la négociation collective au sein des entreprises (ce sont elles et elles seules qui créent des emplois !) et permettre ainsi de mieux s’adapter à la conjoncture et à la concurrence.

 

Derrière les mots savants (« hiérarchie des normes ») déclamés, certains opposants veulent faire croire que la négociation en entreprise conduirait inéluctablement à un affaiblissement des droits des salariés et à une dilution des règles du droit du travail. Cela est faux bien sûr ! Ces postures tournent le dos aux avancées mises en place dès 1982 par les lois Auroux, elles balaient d’un « revers de main » les 35 000 accords d’entreprises signés chaque année dans notre pays par les organisations syndicales (dont 80% le sont par la CGT !) !

 

Comment comprendre que les pays d’Europe du Nord, si souvent pris en exemple pour la qualité des relations sociales, soient valorisés comme modèle pour la social-démocratie en matière de dialogue social, et que lorsqu’on veut faciliter celui-ci en France, d’aucuns – plus obstinés qu’objectifs, plus opposants que réalistes – parlent de « régression sociale » ? C’est ridicule !

 

Ainsi, si la loi Travail dans son article 2 posait le principe d’un encouragement du dialogue social au plus près de la réalité économique du terrain, ouvre la possibilité, en matière uniquement de durée et d’aménagement du temps de travail, de déroger aux accords de branche, elle ne le valide que lorsqu’un accord majoritaire signé dans une entreprise obtiendra l’accord des syndicats représentant au moins 50% des salariés !

 

Ce Projet de loi affirme une démarche de confiance dans la négociation, et avec les nombreux soutiens de ce texte, j’affirme avec force qu’un accord signé majoritairement par des organisations syndicales n’est jamais un recul des droits ou des garanties des salariés!

 

Jusqu’au bout le Gouvernement, la Ministre, le Rapporteur, mon collègue et ami Christophe Sirugue, et la très grande majorité des députés socialistes ont travaillé inlassablement à améliorer, à répondre aux inquiétudes et demandes de précisions du texte : c’est cela la qualité de l’écoute et du travail parlementaire.

 

Malgré tout cela, ce lundi après-midi, et jusque tard dans la nuit, la ministre Myriam El Khomri a été soumise à un pilonnage, honteux et irresponsable, de certains députés socialistes qui ne sont que dans des positions négatives, critiques, destructrices !

 

Que l’opposition s’oppose, c’est légitime. Que les députés du Front de Gauche s’opposent, on est habitué à ce qu’ils soient contre ce qui est pour, et pour ce qui est contre : gérer cela ne les intéresse pas, critiquer et c’est leur fonds de commerce (c’est sûr, c’est plus facile !). Mais que des députés socialistes, élus pour soutenir le Président et son Gouvernement, pour redresser la France et la faire avancer, passent leur temps à savonner la planche des députés loyaux et des ministres, font tout pour faire perdre François Hollande en 2017 (pour mieux faire élire Montebourg ou Hidalgo en 2022 ? Piètre calcul !), quitte à faire gagner la droite (qui, elle, va rogner les services publics et les acquis sociaux !) et ou l’extrême-droite,… ça c’est inadmissible ! C’est à vomir ! Et ce soir, je n’ai que dégoût et écœurement pour les comportements de ces « frondeurs » !

 

Car enfin, le déni de démocratie, ce sont eux !

 

J’ai déjà subi, comme bon nombre de collègues, avec colère et énervement leurs postures sur les textes budgétaires, la loi Macron ou la confiance au Gouvernement ! Ce soir, j’enrage encore. Car enfin, pendant que ces frondeurs irresponsables et saboteurs passent leur temps à attaquer « leur » Gouvernement, aucun d’entre eux ne dénonce les propositions liberticides et régressives que la Droite propose si par malheur elle revenait au pouvoir en 2017 : retour pur et simple aux 39 heures payées 35, assouplissement de la rupture du contrat de travail, suppression des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, suppression du compte pénibilité, suppression du compte personnel d’activité, dérégulation totale du marché du travail… Pourtant, par leur comportement irréfléchi, à vouloir détruire Hollande et Valls (qui font pourtant un travail de fond solide pour moderniser la France !), c’est cela qu’ils vont donner comme avenir aux Français !

 

Il y a 5000 amendements ; la désertion (car c’en est une !) de ces députés dits socialistes rend impossible un débat parlementaire sérieux, et complique l’adoption du texte. Pourtant, la France a besoin qu’on avance, et sans tarder ! Voilà pourquoi, ce soir en quittant vers minuit l’Assemblée, comme je le dis au Ministre des Relations avec le Parlement, et au Cabinet du Premier Ministre, il faut se servir du 49/3 ! Marre de l’obstination de quelques-uns, immatures et incapables de responsabilité ! La Ministre a fait preuve d’ouverture et d’écoute, les bloqués ce sont eux ! Il faut débloquer la situation, et surtout avancer ! Le 49/3 est non seulement nécessaire, son recours est indispensable ! Je suis pour.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 09:08
Espoir et fraternité, mais vigilance et fermeté !

C’est sous un soleil généreux que ce sont tenues ce dimanche les cérémonies de commémoration de la victoire du 8 Mai 1945. Comme à l’accoutumée, entouré des élus municipaux (sans qu’aucun conseiller de l’opposition, ni Front de Gauche, ni Républicain, ni Front National, n’ai daigné être présent !), et des représentants des sociétés patriotiques, j’ai d’abord fleuri le monument aux morts du Cimetière du Crétinier, avant de passer en revue les tombes, fleuries pour l’occasion, des Wattrelosiens morts sur cette terrible période 39-45, et d’aller m’incliner, et déposer une gerbe, sur la tombe de Moïse Priez, Compagnon de la Libération.

Espoir et fraternité, mais vigilance et fermeté !

Au cimetière du Centre, là aussi, après le dépôt de gerbe au monument aux morts – là où le 8 mai 1945, autour du maire Louis Dornier, des milliers de Wattrelosiens avaient célébré solennellement la victoire sur l’oppression nazi – j’ai pris la parole, pour rappeler l’histoire et que « 1945 mit fin à la plus grande de toutes les folies humaines ». J’ai, précisément, remis en mémoire ce qui s’était alors passé à Wattrelos, et ce qu’étaient les conditions de vie des Wattrelosiens au sortir de la guerre.

 

Cela conduit à souligner combien la paix est un bien précieux, mais aussi à appeler à la vigilance pour sa fragilité, car, comme en attestent les terribles attentats de Paris et de Bruxelles, la barbarie veille. « Aujourd’hui, dans notre monde moderne, il n’y a plus une guerre, mais des guerres, de nature différente, qui bousculent le monde » qui sèment la mort et les drames, auxquels il faut sans relâche opposer « le bel idéal de fraternité ! ».

 

Cela suppose que fort de « l’idée que nous nous faisons de la France, des valeurs et des idéaux qu’elle symbolise », nous combattions avec vigueur « ceux qui prônent la soumission à une idéologie xénophobe, raciste, dogmatiquement religieuse ». Car si le 8 Mai 2016 se veut message « d’espoir et de fraternité », il se doit d’être aussi « de vigilance et de fermeté ». Comme un appel à défendre l’Europe, car celle-ci, comme l’exprime dans son message du jour, le Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants, « Europe libre et en paix » née de toutes les souffrances et de tous les courages de la Seconde Guerre Mondiale, est « un héritage dont nous devons rester les gardiens vigilants ».

 

Pour lire mon intervention, cliquer ici.

Espoir et fraternité, mais vigilance et fermeté !
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